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S. Eustache, aux Hollandois.
Niéves ,
Antigoa,
Montferrat,
La Guadeloupe,'!
La Desirade, > aux François.
Marigalante, )
La Dominique, aux Caraïbes.
La Martinique, aux François.
Sainte Alouíîe , aux François.
S. Vincent, aux Caraïbes.
La Grenade, aux François.
Curaçao, aux Hollandois.
Bonair, aux Hollandois.
Cubagna, ou I’is-
le des Perles. ( ^ Espagnols.
La Marguerite , C
La Trinité, 3
ANTIMELOS, petite iíle de la mer Egée, auprès & àToppoíite de l’iste de Melos 3 d’où lui vient son nom.Elle s’appelle présentement Antimiio, & Fautre iíle estnommée Milo. Elle est montagneuse 8c déserte. * Bau-drandj édit. 1682.
ANTIMONASTERIUM, nom latin d’EYMouTiERs.Voyez Esmoutiers.
ANTINOE 8c Antinopolis , ancienne ville d’Egyptefur le Nil. Cette ville fut austi nommée Aíirianopolis ,c’est-à-dire la ville d’AnRiEN. Ptoiomée, /. 4, c. 5, lanomme la ville d’Antinous, 8c met tout autour decette ville un nome, ou district., qu il appelle Antinoite.L’empereur Adrien ayant choisi pour l'infâme objet deses amours Antinous avec qui il eut un commerce dé-testable , témoigna un très-grand regret de fa mort, queles historiens racontent différemment. Dion & Xiphilinfonabréviateur, dans la vie d’Adrien, prétendent qu’An-tinous se dévoua pour l’empereur : selon une autre opi-nion, ce mignon se noya dans le Nil pendant que lacour d’Adrien y séjournoit, c’est-à-dire vers l’an 132, del’ere vulgaire. Ce prince ne se borna pas à lui ériger untombeau : il lui éleva des temples avec un culte particu-lier , 8c des prêtres. Il rétablit une ville au lieu où Anti-nous étoit mort, & voulut quelle en portât le nom.
( Xiphil. in Hadrian.) Baudrand, édit. 1682, fait deuxfautes remarquables au sujet de cette ville ; car il ditque son nom moderne est Anthios, & cite Léon d’A-frique qui ne dit rien de pareil. Cela vient d’avoir malcopié Orteíius, qui dit qu’en lisant la description d’A-frique par Jean Léon, on juge qu’on la nomme Anti-noë, présentement Anthios. Orteíius a été trompé parun peu de ressemblance qui est entre ces noms. VAn-thios de Léon est Y Anthius de Marmol, qui dit qu’on laliommoit anciennement Antedon. Voyez Anthius. Bau-drand met cette ville à 49 milles du Nil, ce qui est unegrande faute. Cette situation ne convient, ni à l’Antino-polis des anciens, ni à l’Anthios de Léon, ni à f Anthiusde Marmol qui étoit au bord oriental du Nil. Cette villeétoit épiscopale 8c métropole de la premiere Thébaïde.Le P. Charles de S. Paul, Geog.fac. p. 272, qui ditqu’elle fe nomme présentement Anthios 3 dit aussi queLucius, évêque d’Antinoé, est nommé par S. Àthanase,in Brev. Meletii 3 8c que Tyrannus, évêque de la mêmeéglise, souscrivit au concile de Nicée. Voyez I n s i né ,qui, selon Paul Lucas, est le nom moderne de cetteville réduite en village.
ANTIOCHE, ancienne ville de la Syrie, dont elleétoit la capitale. Son nom moderne est Anthakia. Elle(4 s appelloit autrefois Reblata. Le nom d’Antioche nefe trouve que dans les livres des Macabées 8c du nou-veau Testament : mais celui de Reblata est dans ceux desNombres, 0 au quatrième des Rois, ( c ) 8c dans Jéré-mie. 0 Antioche est située fur l’Oronte, qui est fortétendu devant cette ville. Cette ville fut fondée par Se-leucus Nicanor, qui lui donna le nom de son pere An-tiochus. Il consacra toute la campagne voisine a Apol-lon : elle devint célébré par 1 S bourg de Daphné. 0 S.Jérôme, i n B\echiel 3 c. 47 , ' m Cm i^, v x, & inAmos 3 c. 6,v. i. ( b ) C. 34, v. n. (c) c.23 ,v. 33, &e. i-j ,V. 6, 20sc 21. 0 C. 39, V. z, Lc c. 32., V. 9, 10, 2si, 27.
Antioche fut le séjour de plusieurs Empereurs qui fefirent un plaisir de l'embellir. Anjniien Marcellin l’ap-
aux Anglois.
ANT
3pelle la capitale de l’Orient, 8c en fait un éloge magni-fique. Plusieurs autres écrivains la mettent aa nombredes plus belles villes du monde. Sa véritable gloire estd’avoir vu commencer le christianisme : ce fut dans An-tioche que les disciples assemblés prirent le nom dechrétiens pour la premiere fois. S. Pierre en fut le pre-mier Apôtre : on croit que l’Evangéliste S. Jean étoitoriginaire de cette ville. Elle a donné naissance à S. JeanChrisostôme, 8c á beaucoup d’autres grands Saints, estl’honneur desquels on y avoir élevé plusieurs églises.Cette ville changea de face 8c de nom fous l’empereurJustinien qui la tìt réparer & l’appella Theopolis, paresqu’elle ne fut nullement endommagée par un terribletremblement de terre qui détruisit plusieurs villes de lafiyrie.
Elle fut prise pour la premiere fois, fur les Grecs, parAban-Obeidah, général du Calife Omar, l’an 16 del’hegire ou l’an 638 de l’ere chrétienne. Elle demeurafous la puissance des Califes Abbasides , jusques vers lamoitié du dixieme siécle que Nicephore Phocas, empe-reur de Constantinople, la reprit. Les Sarrazins la repri-rent ensuite : mais les premiers croisés s’en emparèrent,& Antioche fut érigée en principauté en faveur de Bohe-mond, prince de Tarente, normand d’origine. En 1269,Almalek-al-Daher, roi des Mameluks en Egypte, s’ena-para de toute la Syrie, prit Antioche d assaut, renversales églises , abbattit ses murailles, 8c fit passer au fil del’épée la plus grande partie de ses habitans. Selim I,empereur des Turcs, la conquit fur les Mameluks , 8Cdepuis ce tems elle est restée fous la domination des Ot-tomans. Cette ville fut long-tems déserte : mais le châ-teau ayant été réparé par un ordre exprès de la Porte,& plusieurs maisons y ayant été construites, un grandnombre de Turcs, de Grecs, d’Arméniens 8c de Juifsallerent s’y établir.
Antioche moderne est, cependant, bien différented’Antioche ancienne. Elle conserve encore presque touted’enceinte de ses anciennes murailles, dont on prétendque le circuit est d’environ dix mille pas. Sa situation ,partie fur des hauteurs, partie dans une plaine, est en-core la même : mais dans l’intérieur d’un espace si vastsl’on n’y trouve que des ruines. Au lieu des temples, deSpalais, des cirques, des amphithéâtres, enfin de ces su-perbes édifices qui faifoient l’admiration de tout le mon-de, l’on ne volt que des monceaux de pierres. Dans cesruines on y trouve quelque chose encore qui peut attiresl’attention des curieux. En entrant du côté de l’orienr,qn voit un canal de figure carrée de plus de deux censpas de longueur fur cent de largeur : il est revêtu demarbre, 8c divisé en plusieurs compartimens. Il a poufaccompagnement un fort bel aqueduc soutenu par deiarches, lequel recevoit les eaux de plusieurs sources, l eSportoit dans le canal d’où elles fe distribuoient ailleu rSpar plusieurs canaux souterrains, Du côté du midi 1 ’°°voit les restes d’un superbe édifice de figure hexagone,qu’on croit avoir été le palais de Seleucus, & des pre-miers rois de Syrie. Il étoit si vaste que ses ruines occu-pent presque toute la colline fur laquelle il étoit élevs-On y trouve encore quelques bouts de galeries en porti-que qui étoit élevées fur des colonnes de marbre d’un 5grosseur prodigieuse, faites en ordre corinthien. Dans c epalais il y avoir un temple dont on voit encore d’astebeaux restes fur le haut de la montagne qui s’éleve adcçntre de la ville. On voit encore les débris de cette f a "_meule basilique, que Constantin fit élever en Thonne 1 ' 1de S. Pierre, & quelques restes d’un ancien temple defortune, lequel Théodore dédia à S. Ignace, martir. Lmurailles de cette grande ville, qui font encore presq0toutes dans leur entier, attirent l’attention desgents, ainsi que le château qui commande fur l a , jgville 8c fur la riviere. Ces murailles étoient fortifiéesplus de quatre cens tours carrées très-bien distrib u 10pour la défense. Il en subsiste encore un nombre a ^considérable, & chacune d’elles a une citerne. D anS ^paissent des murs d’enceinte , du côté de l’occidept,y a une longue montée, ou rampe presqu’impercepnpar laquelle les voitures toutes chargées arrivent a 1fraîchement au haut du château ; ce chemin est P/T'ipé.fous des voûtes, dont on admire l’artifice Sc la f° IldLong. 55,8. Lat. 36, 22. ■ ^
C’est ( a ) un spectacle assez agréable pour ceux
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