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19. ANTIOCHE, (le Permis d’) petit détroit de îamer de Gascogne, entre la côte septentrionale de Tiíled’Oleron, Sc la partie méridionale de l’isle de Rlié.* Baud. éd. 1705.
ANTIOCHETTA, ville de Turquie, dans la C a ra-mants, avec un évêque grec, suffragant de.Seleucie, furla côte de la mer méditerranée, dans le Beglierbeglic deCypre. Elle est peu habitée à présent. * Baud. éd. 1705 ,Long. 49, Latit.
ANTIOCHIS, tribu de Tactique, selon Pollux.
ANTIOPIA, village de Palestine, entre les villes deTyr, & de Bethzaida. Cetoit autrefois la principale villedes Cananéens, ditBaudrand, éd. 1705. Voyez Asoitqui est T ancien nom.
ANTIPACEÎSLT, Ândpaxus, petite iíle, fur la côtede TEpire, à Toppoíìte de Tille de Paxu, entre les ìílesde Corfou, Sc de Cephalonie , vis-à-vis du golfe de-1 Arta. * Baud. éd. 1.70 t.
ANTIPAROS, iíle de TArchipel, elle est ainsi nom-mée , parcé quelle se trouve auprès & à Toppoíìte de Tillede Paros. C’est un écueil de seize milles de tour, plat,bien cultivé, qui produit assez d’orge pour nourrir soi-xante ou soixante &c dix familles , enfermées dans unméchant village, à un mille de la mer, Sc qui paient septcens écus de taille réelle, & cinq cens de capitation,quoique tout leur négoce ne consiste qu en peu de vin Scde coton. On y élit tous les ans deux consuls,quelque foisun seul, à qui on donne dix écus pour prendre le foindes affaires de Tille. Pour le spirituel, elle dépend del’archevêque grec de Naxie. La plupart des hibitans del’iûe font des corsaires François Sc Maltois, qui ne font,ni grecs, ni latins.
Le monastère de Brici de Siphanto poffede le meil-leur bien qui soit dans Tille. Il étoit autrefois d’un reve-2111 considérable; mais les Vénitiens, y ayant fait hiver-ner leur flotte pendant la guerre de Candie, brûlèrentles oliviers & y firent beaucoup de dégât : le poisson estassez commun dans cette ifle ; mais la viande de bouche-rie y est fort rare, on y trouve même peu de gibier.
Le port d’Antiparos n’est bon que pour des barques,Le pour des tartanes; mais dans le milieu du canal, quiest entre cette ifle & celle de Paros , le fond y est proprepour les plus gros vaisseaux : ce canal, quin’a qu un millede large, entre les écueils de Strongilo Sc Despotico, si-tués un peu à côté de son ouverture, est plein de plu-sieurs autres petits écueils qui n'ont pas de nom.
Cette ifle, quelque méprisable quelle paroisse , ren-ferme une des plus belles choses qu’il y ait peut-êtredans la nature. Cet endroit admirable est à quatre millesciu village, à près d’un mille Sc demi de la mer, à la vuedes iíles de Nio, de Sikino & de Policandro, qui n’enfont qu à trente-cinq ou quarante milles.
Une caverne rustique se présente d’abord, large d’en-viron trente pas, voûtée en arc surbaissé, Sc fermée parune cour, qui est l’ouvrage des bergers : ce lieu est parta-gé en deux par quelques pilliers naturels, fur le plus grosdesquels, qui paroît comme une tour attachée au som-met de la caverne , on lit une inscription fort ancienneèc fort maltraitée : elle sait mention de quelques nomspropres que les gens du pays, par je ne fais quelle tradi -tion, prennent pour les noms des conspirateurs qui envouloient à la vie d’Alexàndre le Grand- & qui, aprèsavoir manqué leur coup, vinrent se réfugier dans cetendroit, comme dans un lieu de surete.
Parmi ces noms, il n’y a que celui d’Anripater quipuisse favoriser la tradition des Grecs : car Diodore deSicile, /. 27, rapporte que quelques historiens avoientaccusé Antipater de la mort d’Alexandre. Tout le mondesait que ce prince avoir laissé Antipater^ régent en Eu-rope , lorsqu’il partit pour la conquête de Perse ; maisce ministre irrité des mauvais offices qu’O'lympias luiavoir rendus auprès de son maître, fut soupçonne de sa-voir fait empoisonner par son fils’ Tun des échansons duprince. Cependant, soit que le soupçon fût bien ou malfonde, Diodore remarque qu’Antipater ne 1 ailla pas deconserver une partie de son autorité, après la mort d A-lexandre, bien loin qu il fut venu se cacher dans cetteifle. , .
On ne peut lite qu une partie de Tinscription, mais unbourgeois en a une copie entiere, qu il conserve, & quia été déchiffrée par un habile homme qui passa par Anti-
ANT
paros il y a quelques années. Voici en François ce qU2l mlcription contient en grec.
Sous
La Magistrature de CritostVinrent en ce lieuMenandre,
Socarme,
Menecrate,
Antipater,
Ippomedon,
Aristeas,
■Phileas,
Gorgus,
Diogenes,
Phiìocrate,
Cnesime.
Peut-ctre que ce font les noms des Citoyens de Tille,qui, dans le tems que Criton en étoit le Magistrat, osè-rent les premiers descendre dans ia grote Sc la recom-noître.
Au- dessous de cette inscription est un creux carré long,dans lequel étoit encastré un marbre qu’on voir encoreauprès. Une figure de la croix qui est dessus, prouve qu’iln’est pas de la premiere antiquité. C’est un bas relief dutems des Chrétiens qu’on n’a jamais trouvé assez beaupour Temporter. Sur la gauche & au bas d’un rocher ,taillé en plan incliné, se voit une inscription greque plususée que la précédente.
Entre les deux piliers qui font fur la droite, est un pe-tit terrein en pente douce, séparé du fond de la cavernepar une muraille assez basse : on a gravé en cet endroit,depuis quelques années, au bas d’un rocher, dont la»croupe est aflèz plate, les paroles suivantes :
HOC ANTRUM EX NATURAE MIRACULIS RA-RISSIMUM, UN A CUMCOMITATU, RECESSIBUSEJUSDEM PROFUNDIORIBUS ET ABDITIORIBUSPENETRATIS , SUSP 1 CIEBAT ET SATIS SUSPICÍNON POSSE EXISTIMABAT CAR. FRANC. OLIERDE NOINTEL , IMP. GALLIARUM LEGATUS. DlENAT. CHR. QUO CONSECRATUM FUIT. ANN.MDCLXXIII.
On avance ensuite jusqu’au fond de la caverne, patune pente plus rude, cl’environ vingt pas de longueur \c’est le paliage pour aller à la grote, & ce paílage n’estqu’un trou fort obscur, par lequel on ne sauroit entrerqu’en se baillant Sc au secours des flambeaux. On des-cend d’abord dans un précipice horrible,à Taide d’un ca-ble que Ton prend la précaution d’attacher à Tentrée. Dufond de ce précipice on se coule pour ainsi dire dans un-autre bien plus effroyable, dont les bords font fort glis-sait s & qui répondent fur la gauche à des abîmes pro-fonds : on place fur les bords de ces gousses une échelle»au moyen de laquelle on franchit, en tremblant, un ro-cher tout-à-fait taillé à plomb. On continue à glitíer patdes endroits un peu moins dangereux; mais dans le teinsqu’on se croit en pays praticable, le pas le plus affreuxarrête tout court, Sc Ton s’y casseroit la tête si Ton n’étostaverti Sc retenu par les guides. Pour y parvenir il fautse couler sur le dos le long d’un grand rocher, & fans 1®secours d’un cable qu’il faut encore mettre dans cet en-droit, on tomberoit dans des fondrières horribles- ,
Lorsqu’on est arrivé au bas de Téchelle, on estobhg cde se laisser glisser sur des rochers, & Ton arrive enfinà cette admirable grotte. On compte 1 ç o brasses de p 10 'fondeur, depuis la caverne jusqu’à Tautel, & autant de-puis Taure 1 jusques à Tendroit le plus profond où 1 °J?puisse descendre. Le bas â cette grotte fur la gauche etfort scabreux : à droite il est assez uni, Sc c’est p al ’" Aque Ton passe pour aller à í’autel. De ce lieu la grotte p a 'roit haute d'environ 40 brasses fur 50 de large; la yoiit een est assez bien taillée, relevée en plusieurs endroits degreffes masses arrondies, les unes hérissées de pointessemblables a la foudre de Jupiter, les autres boffueesrégulièrement, d’où pendent des grapes, des festons $7des lances dune longueur surprenante. A droite & *gauche ce sont des napes & des rideaux qui s'étendenten tout sens & forment fur les côtés des espèces de tour*