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Tome premier. A - B.
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zo8 A NT

bâtit cette ville, Sc la nomma Antipatris en l’honneur cîeson pere Antipater. Le.s Gemmanstes ( c ) Sc le SanhédrinBabylonien ( f ) font mention d’une ville nommé Antipa-tris, qu’ils placent à l’exirêmité de la Judée. Les Talmu-distes (s) rapporte qu Alexandre le Grand s’avança jus-qu à Antipatris, Sc nous voyons (h) que P Apôtre Saint-Paul palfa par Antipatris, lorsqu’il fut conduit de Jéru-salem à Césarée. * ( a ) Antiq. 1 . xn, c. 17. ( b ) Cap. vu ,31. ( c ) Ant. 1 . xiii, c. Z3. ( d ) De bello, 1 . I, c. 16. ( e ) Hie-rosol. Taanith. Fol. lxix, 1. ( f ) Fol. xciv , i. (&) Baby-lon. Joma, Fol. lxix, 1. (h) Actor. xxm, 31.

Doubdan en fait une ville maritime, dans ses voyagesde la Terre Sainte, c. xlviii, p. 479 Sc suiv. ildit qu’ellen’étoit anciennement qu’un bourg appellé Capharíala-ma, auprès duquel Judas Machabée défit P Armée de Ni-canor. Il ajoute, après Adrichome, qu’Hcrode le Grand,voyant ce bourg situé dans une campagne des plus agréa-bles, le fit amplifier, Sc en forma une ville, qu'il nom-ma , Sc qu’elle fut ensuite appellée Arsur,

nom que lui donnent ordinairement les historiens desCroisades. Godefroi de Bouillon , après la prise de Jéru-salem , voulut s’emparer de cette ville 3 mais 11e pouvantl’aifiéger par mer faute de vaisseaux , il abandonna sonentreprise. Baudoin I, assisté des vaisseaux de Genes Scde Pise, Paísiégea ensuite de si près par mer & par terre ,qu’il la força de se rendre.

Les gens du pais affûtent qu ’Antipatris étoit située aulieu qu’oii appelle présentement Ali Ebn /Enlaym ,qui est le nom d’un saint chez les Mahométans, qui ontune si grande vénération pour lui, que les voyageurs nemanquent jamais de saluer un sanctuaire qu on a élevéen son honneur proche de la mer. On prétend que celieu avoir été autrefois dédié à saint Georges : on y voitencore une greffe tour qui est fur le.bord de Peau.

Les ruines qu’on découvre dans ce lieu font croireque c’étoit la position d Antipatris ; ce qui est d’autantplus fondé que dans les cartes géographiques elle setrouve entre Césarée de Palestine & Joppé , proche unepetite riviere, précisément à l’endroit où sont ces ruines.

Antipatris étoit éloignée de Césarée en Palestine desept ou huit lieues. Le P. Nau , Nouveau Voyage de laTerre Sainte , ch■ 3 ,p. 19.

Reland, lìb. III 3 de urbibus & vicis Palestins, pas.5Ó9 & 570-, soutient qu Antipatris ne fut point une villemaritime, par la raison que si elle eût été sur le bord dela mer, le droit chemin , qui étoit sans doute celui quetinrent les soldats qui conduisirent S. Paul de Jérusalemà Césarée, n’eut pas été de passer par cette ville : à cetteconjecture il joint le suffrage du Talmud, Misna Git-tin 7, m. 7 , qui dit que cette ville se trouvoit sur lechemin de la Judée en Galilée ; il y joint encore celuid’Obadias de Barteraore, qui, sur cet endroit, a remar-qué qu Antipatris étoit aux confins de la Judée.

Il convient que plusieurs auteurs ont avancé qu’Anti-patris étoit la même ville qu ’Ast'ur ou Arstuj 3 ville mari-time située dans un lieu agréablement entremêlé de boisSc de prairies ; mais il dit qu’il ne faut compter pourlien cette tradition. * Histor. Hierosolym. cap. xxm.Guillelmus Tyrius. r

Il le prouve 1 °. par le témoignage de Ptolomée, /. 5,c. 16, qui, dans le détail qu’il fait des villes de la Pales-tine,’ne met pas Antipatris au rang des villes maritimes,mais parmi celles qui font dans les terres, comme Lyd-da, Jamnia, & autres qui ne font pas situées fur la côte,mais dans les contrées voisines. II 0 . Par 1 autorité de Jo-seph , Antiq. L 13 , c. 13, qui rapporte qu’Alexandre fitcreuser un grand Fossé de Joppé à Antipatris, pour met-tre le pays à couvert des incursions des ennemis ; & ilconclut que ce fossé n’auroit été d’aucun effet, s’il eûtété tiré d’une ville maritime à une autre, aussi assise surla côte de 1 a mer. IIP. p ar i es anciens itinéraires quiindiquent la route de Césarée à Antipatris, & ensuite àDiospolis, & non à Joppé. IV°. Par la route que S. Jé-rôme , dans l’épitaphe de sainte Paule, lui fait prendre 3savoir , de Cesaree a Antipatris, ensuite à Diospolis,Arimathie, Nobe Sc Joppé, & puis en retournant furses pas à Nicopolis : or, dit Reland , si Antipatris avoirété située fur la cote de la mer, S. Jerôme eût dû fairepasser Paule de Césarée a Antipatris, & dèlà à Joppé ,Arimathie & Nobé , pour lui faire prendre le plus droitchemin pour aller à Nicopolis, fans la faire tourner fur

ANT

ses pas. Il ajoute ensuite que si l’on voit des vestigesd’une ancienne ville à Alsur, il saut dire que ce sont lesrestes d’Apollonia , & non d’Antipatris.

Enfin , dit le même auteur, Joseph rapporte que cetteville étoit éloignée de cent cinquante stades, & qu Alexan-dre fit creuser un fossé d’une ville à l’atitre pour se met-tre à l’abri des insultes de ses ennemis 3 que son anciennom fut Capharsabe, & que le pays où elle étoit situées’appelloit clu même nom 3 que cette ville étoit situéeproche des montagnes, dans une montagne entrecoupéede ruisseaux, Sc couverte d’arbres , qui en fuioient unpays délicieux. Or, conclut-il, aucune de ces choses nepeut convenir à la ville qui a depuis porté le nomd Aldus, située sur le bord de la mer , entre Césarée ScJoppé , à dix-huit milles arabiques de celle-là , & à sixnulles de celle-ci.

ANTIPAXU ou Antipachsu : la premiere de cesortographes est de Corneille. Baudrand a préféré la se-conde 3 petite isle de Gréce , sur la côte de l’Epire, entreCorfou Sc Céfalonie. Les anciens ont connu en cet en-droit deux iffes nommées Paxoe, ná%ai 3 ces deux ifles,selon le P. Hardouin, sont présentement Paxo Sc An-tipaxo. Corneille, dici. dit que la derniere est la pluspetite , Sc n’a point de port. Voyez Pax^e. * Pline 3 1 . 4 ,c. 11. Dion. 1 . 30 , Sc Polyb. 1 . 2.

ANTIPHILI, lieu d’Afrique, dans la Marcotide, selonPtolomée, /. 4, c. 5 : il le place dans les terres fans mar-quer si c’est une ville ou un village.

ANTIPODES, nom que l’on donne aux peuples quihabitent des points du globe diamétralement opposés ,c’est-à- dire à une latitude égale en quantité, mais dif-férente par rapport aux pôles, les uns étant vers le pôleméridional, les autres vers le septentrional , à moinsqu’ils ne soient les uns Sc les autres précisément fousléquateur. La différence de leur longitude est toujourspar conséquent de 180 deg. Ainsi pour savoir quels fontles Antipodes de Paris , par exemple , il faut en remar-quer premièrement la latitude, qui est de 48 deg. 50pour l’oblervatoire 3 car, dans de si grandes villes, pontplus de précision, on doit fixer un lieu. La longitude deParis, prise de Liste de Fer, est de 20 degrés , à quoi ilfaut ajouter la différence, qui est toujours, comme ostvient de le dire, de 180 degrés 3 donc les Antipodes del’observatoire sont à zoo deg. de longitude, & à 48 deg.50' de latitude méridionale, parce que celle de Paris estboréale. Lorsqu’il est question de lieux situés fous l’é-quateur, où il n’y a point de latitude, il suffit, pour esttrouver les Antipodes, d’ajouter 180 deg. à la longitudede ce lieu-là. S’il arrive que la somme qui résulte desdeux excède z 60 , il faut en soustraire cette somme, SCce qui reste devient la véritable longitude des Antipodesque l’on cherche: par exemple, on veut savoir quelsfont les Antipodes de l’iíle de S. Barnabé, l’une des Ga-lapes, Gallapagos fous l’équateur , au z8 ; deg. de lon-gitude , ajoutez 180, cela fait 46;, cette somme étantplus grande que 360, retranchez-en ce nombre , il reste105 3 donc les Antipodes de cette iste seroient sous kligne au 105 deg. de longitude, si ce n’étoit que la metcouvre cet endroit-là. Il faut observer de plus que lesAntipodes font'dans la même Zone lorsqu’il est questiostd’un lieu de la Zone Torride , quoiqu’ils ne soient passous la ligne 3 les autres font dans des Zones semblables,mais vers des pôles opposés. Ils ont les mêmes saisons,les mêmes longueurs de jours Sc de nuits, mais alterna-tivement, Sc jamais dans le même tems. Pendant qu’ustlieu a l’été, ses Antipodes ont l’hiver : pendant qu ncompte midi, ses Antipodes comptent minuit. Ce motAntipodes ne signifie que des peuples qui ont les pi_ e ,opposés les uns aux autres , Sc aux deux extrémitéd’une ligne droite que l’on conçoit passer par le centrede la terre. ,

II ne faut pas confondre les Antipodes ainsi expliff ueS *avec les Antichthons de Pomponius Mêla , /. 1, 1 î

10, comme a fait Gronovius, qui confond très madeux idées très- différentes. Pour mieux entendre cet ast'cien , il est bon de reprendre le passage quelques lig neSplus haut. » Le Monde a, dit-il, différentes parties j ost» appelle Orient le côté où se leve le Soleil, & Occident-- celui où il se couche 3 l’endroit où est sa plus haute-, élévation s’appelle Midi, l’endroit opposé est_nomme-, le Septentrion, La Terre qui en occupe le milieu, ° l