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ANYM ou Anim, ville de la Palestine, dans la Tn'oiide Juda, selon Josué, c. 15, v. 50. Dom Calmée soup-çonne que c’est le bourg cI’Anam: ou d’ANEM, ou An-cem , dont parlent Eusebe Lc S. Jerôtne, Onomajt. advocem Anea , Anem Sc Ausem , Lc qui étoit à sortentd’Hébron , à huit ou dix milles de cette ville.
ANYSIS, ville del’Egypte. Hérodote, 4 2, c. 137, ScEtienne le géographe en Ion t mention.
ANYTHINES, riviere qui tombe dans la Mer del’Inde, selon Laconique, ciré par Ortelius, Thesaur.
ANYTI MONUMENT. UM , ou le monument d’A-nytus. Il étoit dans le fauxbourg d’Héraclée , ville duPont, au rapport d’Euphrada , en fa II e oraison, citéepar Ortelius.
ANYTIOS NOMOS, c’est-à-dire le nome ou quar-tier d ' ánitjs j ou peut-ètre òìAnyfis. Ces lieux font dunombre de ceux dont on ignore la juste poíition, parceque les anciens n’en fournissent que le nom tout nud.Hérodote j J. 1, c. 166.
ANZABAS, riviere aux environs du Tigre , selonAmmien Marcellm, 4 18. C’est la même que I’Adiaba,qui donnoit son nom à I’Adiabene. Voyez Adiaba.
ANZATE, royaume d’Afrique, dans la Cafrerie: ils’étend le long de la riviere du même nom (d’Anzate)qui se rend dans l’Océan, dans le golfe de Laurent Ma-quez.
C’est ainsi que s’exprims Corneille fans citer aucungarant. Ce golfe n’est point marqué fur les cartes quej’ai consultées, mais on y trouve au midi du Tropiquedu Capricorne la riviere du S. Esprit, autrement la ri-viere de Laurent Marquez. Les meilleures cartes met-tent dans km même golfe sembouchure de cette riviereSc de celle d’Aroé plus au nord ; celles de la riviere deMaunbe & de la riviere de Tenbé ou du lac plus au mi-di ; mais pas une ne parle d’Anzate, qui peut être diffé-rente de celles-là.
1. ANZERMA, province de l’Amérique méridionale,dans le royaume du Popayan, avec une ville de ce mê-me nom. Au sortir de la province de Caramanta, dit deLaet, Descr. des Ind. Occid. I. 9 , c. n, on rencontre dehautes montagnes, appellées Cima 3 couvertes de toutes
Î >arts de bois Fort épais : elles ont presque sept lieues deargeur, & le chemin y est extrêmement difficile. Aprèsqu’on les a pasiees, on descend dans une petite vallée, ouil y a peu d’habitans ; Sc un peu au-delà on entre dansune plus grande, autrefois fort peuplée , & présente-ment presque déserte, les Espagnols ayant détruit laplupart des naturels habitans, & contraint le reste d’a-bandonner leurs maisons, pour se retirer dans les boisdes environs. A deux lieues delà est une vallée plus pe-tite , qui s’étend jusqu’aux montagnes où est la ville.
2- ANZERMÂ, ville de l’A me tique méridionale, au'Popayan, Sc dans la province d’Anzerma : elle est situéeentre deux rivières, fur un tertre élevé, ceint d’un boisfort beau, Sc planté de toutes sortes d’arbres fruitiers,étrangers & domestiques. Sa situation est avantageuse ,en ce qu’on peut découvrir de loin dans de fort largescampagnes. Les Espagnols nommèrent d’abord cetteville Santa Anna de los Cavalleros, Sc la contréeoù elle est bâtie étoit appellée Umbra par les Indiens ;mais Sébastien de Belalcazat, d’abord qu il y fut entré ,entendant nommer le sel An^er par les naturels du pays,appelía cette province Anzerma, ce qui fait qu’onnomme aujourd’hui la ville Sainte Anne de Anzerma.Elle est fous le parlement du nouveau royaume de Gre-nade , mais sujette à sévêché Sc au gouvernement dePopayan. L’air y est fort chaud, Sc le terroir ne porte pasbien le froment, mais il est abondant en mines d’or.Tout l’espace qui e st entre cette ville Sc la Mer du Sud,est fort rempli de bourgades Sc de villages d’Indiens.C est ou la riviere de Daríen prend ía source. Latir. q.
ANZETA , ville de la grande Arménie, selon Ptolo-mée, 4 ; , c. 7. Voyez Azetene.
ANZITENE, contrée de la grande Arménie. VoyezAzetene.
ANZO ou Anzio : c est ainsi que l’on appelle en Ita-lie les ruines de la ville d’ANTiuM. Voyez ce mot. Ellea été épiscopale, & fut ruinée par les Sarrasins. Il n’yreste plus qu’un vieux château proche du cap d’Anzio.
ANZUQUIAMA, ville du Japon dans l’iste de Ni-phon, au royaume de Mino 3 qu on appelloit le Paradis
de Nobunanga, & qui n’a subsisté que jusqu’à la mortde ce prince Ion fondateur. Elle étoit située au piedd'une montagne à trois têtes, dont celle du milieu étoitla plus haute. Nobunanga en avoir applam le sommet enterrasse, & y avoir bâti un superbe château. Les sei-gneurs de fa cour avoient leurs palais fur les deux autrestêtes de la montagne , & le long du coteau jusqu’à laville qui étoit tirée au cordeau. Ce beau lieu étoit pres-que environné d’un lac de vingt-quatre lieues de longSc de íix de large, d’où sortent quantité de ruisseaux ,dont les uns se perdent dans d’agréables prairies, Sc lesautres formoient dans la ville plusieurs canaux qui larendoient assez semblable à Venise.
Nobunanga favorisoit la religion chrétienne, Sc com-me il n epargnoit rien pour rendre sa nouvelle villeflorissante, il en avoir accordé aux jésuites le plus belemplacement pour y bâtir un séminaire, où les enfansde la haute nobleííe de l’empire fussent instruits dansles belles lettres. Il fournit même aux frais de l’édificequi étoit superbe. Dans la fuite , s’étant oublié commeNabuchodonosor jusqu’à vouloir qu’on n’adorât pointd’autre divinité que lui au Japon, il fit bâtir à Anzu-quiama un temple superbe. Les Chrétiens n'obéirentpoint, Sc il ne parut point leur en savoir mauvais gré-Peu de temps après il fut tué par un de ses favoris : A11-zuquiama fut pillé par l’assassm, puis brûlé par le secondfils de l’empereur qui étoit tombé en démence, Sc toutjusqu’au palais impérial fut réduit en cendres.
AOA. Voyez Cilicie.
AOAXE : c’est ainíique quelques-uns écrivent le nomd’une rivière d’Ethiopie , que Ludolfe nomme Ha-v/ash, & de ITfie Haguache, ce qui est la même chosepour la prononciation. Elle ne va point jusqu’à la mer,comme ie disent les Jésuites Portugais, mais elle fs perddans les sables du royaume d’Adel. * Baudrand 3 Cor-neille , &c.
AOBRIGENSES, peuple ancien de l’Espagne, duque!il est fait mention dans une inscription des Romains.Cellarius., Ceogr. ant. 4 2 , c. 1, juge, avec bien de lavraisemblance, que ce sont les habitans d’ABOBRiGA,qui est aujourd’hui Baiona.
AOCHARA, bourg d’Afrique, dans le royaume d’Al-ger, entre Tenez & Sercelles. Corneille dit Seríelly.
AON 1 E. Ce nom, qui est propre à un canton de mon-tagnes, dans la Béotie, se donne quelquefois à tout lepays. Pausanias, Etienne le Géographe, Eustathe, Aulu-gelle Sc Claudien en font mention. Strabon, 4 9, p-401, nomme, les Aones ou Aoniens entre les peuplesqui se répandirent dans la Béotie, occupée en premierheu par les barbares; mais il ne nomme Aonie aucunlieu particulier. Pausanias, 4 9, c. ;, dit qu’une pesteayant dépeuplé le territoire de Thebes, les Hiantes, SSles Aones s’y établirent : il croit que ce n’étoient pas despeuples étrangers, mais qu’ils étoienr de la Béotie même.Il ajoute que Cadmus y étant venu avec des troupes Phé-niciennes, les Hiantes, après avoir perdu une bataillecontre lui, se sauvèrent pendant lanuitíuivante, Sc quStouché des prières que les Aones lui firent, il leur accor-da la permission de demeurer pêle mêle avec les Phéni-ciens, Sc ils formerent plusieurs villages. Cet auteur n®dit point en quel canton, sinon dans le territoire de The-bes, exprimé plus haut. Etienne dit que les Aones étoieptun peuple de Béotie, d’où est venu le nom d’Aonie Z hdit, in voce , que du nom de ce peuple toute **
Béotie a été nommée Aonie. Eustathe expliquant le 47 "vers de Denis le Periégete, dit que les Aones étoient ur»peuple barbare qui s’établit dans la Béotie. AulugeU®?4 14, c. 6, parlant des pays dont les noms avoient ct echangés, dit qu Aonie étoit l’ancien nom de la Béoti e -Les Poètes, Sc fur tout Ovide, Fajl. 4 1, v. 490, parlesen ce sens :
Cadmus in Aonia conftitìt exul humQ.
On trouve en plusieurs vers de ce Poète Aonissorofe s ?Aorádes , pour signifier les Mus^s, Aotùam Lyrarn, P°. l sune Lyre d’Apollon, &c. Ce nom a été employé parPoètes à cause de la mesure qui leur étoit très-favoraty *mais on ne voir pas que les Historiens l’ayent employs’
AOR.NIS , terre voisine du mont Emode, en A 1 •*vers le Gange, selon Denis le Periégete, v, 115 l "