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AORNITIS, Voyez Averne.y AORNUS, ville de la Bactriaue, selon Arrien,
and. /. 3.
r. AORNÍJS, roche peu loin de N Isa, ville de l’In-j e î selon le mèrne auteur, i. 4.
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Elle a quinze stades de
ar ge, h nous en croyons Philoícrate, dans la vie d’Apol-? mus > A r. Denis le Périégete, & son interprète Pris-Clen , la nomment Aornis. Eustathe, en expliquant le11 43 vers du Periégete grec, lui rend son nom d ’Aor-n°s. Cette roche étoit une place fortifiée ; car Strabon,
* f5 j P- 688, dit qu’Alexandre l'ayant prise dès le pre-mier assaut, on imagina, pour lui faire plus d’honneur,qu Hercule, qui l’avoit trois fois assaillie, y avoit étérepousse autant de fois. Le même auteur dit que le pieden 5, ave P ar 1 Indus, encore voííin de fa source. Quin-te-Curse, à qui il a été aisé de prendre un A pour unA, dit fort mal, l. 8, c. u. Dorinis ou Dormus ; duJpoins on lifoit ainsi du tems d’Ortelius dans cet histo-rien. Les critiques, avertis par ce Géographe, ont réta-bli Aornos au lieu de ce nom défiguré.
3. AORNUS, lieu de l’Epire,ouily a une exhalaisonmortelle pour les oiseaux. Ce sont les termes de Pline,\^' c ’ 1, à qui il est familier de désigner ainsi les en-roits ou il y avoit eu des villes qui ne fubsistoient plus,bí dont on ne voyoit plus que quelques ruines. Etienneait mention d’une ville nommée Aornos. Le mot grecne hgnifie autre chose que fans oiseaux.
4- AORNUS ; Virgile, Eneid. L 6 , v. 13 9, dit que lesrecs ont donné ce nom à la caverne de Cumes , pour
Une pareille railon. Voyez Averne.
5- AORNUS, Athénée dit fur l’autorité de Philoste-puanus qu’il y avoir un fleuve nommé Aornus, qui cou-°H a Pheneos, & dans lequel il y avoit des poissons quiOndoient un son pareil à celui de la tourterelle. * Or~
Thesaur.
6. AORNUS, lieu de la Thesprotide, où Pausanias ,A 9, c. 30, dit qu’il y avoit un ancien usage devoquer les^rts pour prédire l’avenir. Il explique d’une maniéréa uez vraisemblable la descente d’Orphée aux enfers. Ce’nuíicien, poète, ayant perdu fa femme, nommée Euri-Ql ce, alla en Thesprotie au heu Aornus, & s’étant flattéqu elle le suivoit, il tourna la tête, & voyant qu’il s’étoittrompe dans son espérance, il fut accablé de douleur &le donna lui-même la mort. Strabon, /. 1, p. 16, parleauíli de ce lieu Ôc de cet usage.
ç 7 Peuple d Asie, sur les bords du Tanaïs, selon
•Strabon, l. 11, p. 506. Leur pays est aujourd’hui PU-Lrame.
On peut regarder ceux - là comme les Aorsi propre-ment dits , car Strabon dit, parlant en général desAorsi, & en y comprenant d’autres peuples, qu’ils possé-dotent la plus grande partie des bords de la mer Cas-pienne, & Ptolomée, /. 3, c. 5, qui a mis les Aorfese utre les Agatyrites & les Pagyrites, dans la Sar marieEurope, en met d’autres au-delà du Rha à l’orientj 11 Jaxarte, (/. 6, c. 14, ) fur la mer Caspienne. Pline ,
* 4, c. 11, en met dans laThrace, au nord du Mont Hse-J l,s > un tirant vers l ister. On doit conclure delà que lesj otses étoient une nation très-dispersée, que dans laa 'igue des Scythes ce nom n’étoit qu’une épithéte appli-*j llee a des peuples qui avoient des noms qui leur étoientPt°pres. Les Adorsi de Tacite n’étoient point différons
Aorfes. Voyez Adorses.
AORT, qu’on trouve souvent nommé d ’Orthey, estvicomté de France au pays des Landes, quoiqu elle<au gouvernement de Bayonne. On l’appelle ausiìpointé d LJrt. Elle est au-delà de l’Adour, fur les con-,j. ns du Béarn & de la basse Navarre, & a pris son nomu a PP siI é Urt, qui n est plus aujourd’hui qu’unvie °ourg peu considérable. La principale place de cette. ouate est Peirehourade , en latin Petra-jorata où les
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vivoir q E^gueuts ou vicomtes depuis Lopes Garcii quiété étei a,ls ^ siécle, 8c leur postérité masculine n’ac’est alorj 6 st ue âans le commencement du XVII e siécle ;Bay 0ntle P u e ce vicomté a été uni au gouvernement depag. j ' íonguerue , Desc. de la France, part. 1,
' AORejc
0 > Aupoc , ville ancienne de í’isie de Crete.
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Etienne le Géographe dit qu’on la n o ra moi t aulsi Eleu-there.
1. AOSTE ou FIoste, en latin Augujlum , autrefoispetite ville, & maintenant village de France dans leDauphiné, aux confins de la Savoye , fur la petite ri-vière de Bxévre, environ à une lieue de son embouchuredans le Rhône, & autant du bourg de S. Genis. * Bau-drand , éd. 1705.
x. AOSTE ou Aouste , village de France au Dauphi-né, fur la rivière de Drome, à une lieue au-deííus de laville de Crest. On croit, dit Baudrand, que c’est la pe-tite ville d’AuousTA, que les anciens pìaçoient entreDie & Valence, quoique d’autres la mettent à Autun ,village entre Romans & le pont de Proyan.
3. AOSTE ou Aouste, en latin Augufla Pretoria ,ville de Savoye. Les Italiens l’appellent Aosta & les Al-lemands Augst, Cette ville est située dans un lieu agréa-ble au pied des Alpes Pennines & Groques qui se joi-gnent en cet endroit, (selon le Théatr. de Piémont 8cde Sav.) fur la rive gauche de la Doria ; elle a donnéson nom au pays qu’on appelle le Vat d‘Aoufle -. elletire elle-même celui d 'Augufla Pr&toria , de la coloniedes citoyens Romains 8c des soldats Prétoriens qu’Au-guste y envoya pour remplacer les Salasses que Teren-tius Varro avoit défaits, 8c dont il avoit fait vendre toutela jeunesse. C’est le nom que lui donnent Ptolomée »Tite-Live, Strabon, Antonio, Dion & les autres Ecri-vains : quelques-uns la nomment Augufla Salafllarum ,du nom d’Auguste & des peuples qui l’habitoient avantqu’on y envoyât la colonie Romaine. D’autres la nom-ment Cordella , du nom de Cordellus, fils de Statiel-lus 3 d’autres même l’on t appellée Ostium, parce quelleétoit comme la porte par où passoient ceux qui venoientde la Germanie ou de la Gaule en Italie. Il est vrai néan-moins que cette opinion n’est appuyée de l’aurorité d’au-cun ancien Ecrivain.
Lors de la décadence de l’Empire Romain, elle passafous la domination des Ostrogots, fous celle des Lom^-bards, fit ensuite partie de l’empire de Charlemagne &Cde ses successeurs. Les Marquis d’Yvrée la possederentau nom des empereurs d’Allemagne , dont ils étoientcomme Lieutenans-Généraux dans cette partie de l’Italie.Enfin les comtes de Maurienne ou de Savoye en devin-rent souverains.
Cette ville est encore environnée de murailles : mais fcy.elles font fort anciennes & ruinées en plusieurs endroits.Quoiqu’elle ait un très-grand circuit, elle a peu dhabi-tans , & les maisons y sont fort rares. On y trouve després, des champs, des jardins & une très-grande quan-tité de monumens des Romains, comme arcs de triom-phe cíe marbre, amphithéâtres, palais, ponts, portes,chemins publics , dont les restes excitent encore l’ad-miration des curieux.
L’églife cathédrale est recommandabíe par son an-cienneté 8c pansa grandeur ; elle est sous l’invocation dela sainte Vierge & de saint Gratus, martyr, qui en a étéun des premiers évêques. Dans le tems que le Val d’Aostefaisoit partie du diocèse de Verceil, cette ville étoit dela jurisdiction de l’archevêque de Milan. Mais lorsqu’onl’a érigée en évêché, l’évêque a été fait suffragant del’archevêque de Tarentaise. Il y a dans la cathédralevingt-deux chanoines réguliers de l’ordre de Saint Au-gustin, 8c cinquante-deux chapelains & six enfans dechœur, que l’on appelle innocens.
On conserve dans celte église un grand nombre de re-liques , entre lesquelles on a une vénération particulièrepour celles de Saint Gratus, dont l’on invoque le se-cours contre la grêle & le mauvais tems. Elles font dansune châsse d argent d’im grand prix & placées dans unechapelle magnifique 3 le corps de Saint-joconde, la mâ-choire de Saint-Jeàn, & une. épine de la couronne deNotre-Seigneur , sont ausiì dans le trésor avec un grandnombre de vases d’or & d’argent très-précieux.
Outre la cathédrale il y a une église collégiale sous letitre de saint ïJrfe, qui a été un des anciens prieurs decette église, & dont on conserve aufli le corps dans unechâsse d’argent, d’un travail exquis. Les vases, ornemens& meubles sacrés , font précieux par leur ancienneté 8cleur richesse. On y voit fur tout une croix d’argent d unpoids considérable. Il y a encore dans cette V1 j® J C! !?l sparoisses, deux collèges gouvernés par des ecdeuaíu-