Band 
Tome premier. A - B.
Seite
323
JPEG-Download
 

APE

II monte San Todoro > en latin > 5 . Th.eod.on> au comtene Molise pr ès d’Ifernia.

M monte S. Antonio > en latin Sancli Antonii > dans laprov lnce d’Otrante.

APENRADE ) selon Hcrmanìdes Dan ,, & Norw . desc./• 836 j en latin Apenroda _, petite ville du Dannemarck° ans le Sud-Jutland, ou duché de Sleswick. Son nom"vient de Een openreede > c’est-à-dire rade ouverte. Ellee au fond d’un golfe si peu profond, que les gros bâti-rnens font obligés de rester à un quart de lieue de laVille. Elle est à huit milles & demie d’Allemagne , de^-ypen, à quatre de Hadersteben , de Flensbourg, & deundetbourg, à sept de Slesvnck. Un boulevard deprerre s’étend au midi jusqu a la mer, & tout auprèsnoule un ruisseau qui descend du village de Ries, & qui2- e .^«geant de quelques autres ruisseaux fur fa route,r ait tourner le moulin nommé Newmuhl, & celui dela citadelle. On ne fait si ce lieu a été érigé en ville parWoldemar II, roi de Dannemarck, ou par VVoldemar II,

1 un des descendans du duc d’Abel : quelques-uns fixentcette epoque à Tannée 12.88. Cette ville n’a point d’édi-^^^rdnables. Les habitans vivent de la pêche, quie allez abondante pour fournir plusieurs villes voilì-J es > ^ brasseries, le labourage, le bétail & la culturedu noublon font leurs principales richesses. Elle s’estagrandie depuis environ trois siécles, car alors le coteauou est présentement Téglife , & Thôtel-de-ville croientors de 1 enceinte : Téglife de S. George fut détruite enidoo ; la citadelle, nommée Brunludt , tût bâtie aumidi de la ville par la reine Marguerite en 1411 , pourrsmr lieu d’une autre citadelle qui étoit auparavant dansa ville, & qui fut démolie. Apenrade fut réduite encendres par les Wendes Tan 1148 : elle fut de nouveau■meendiée durant les guerres du roi Eric contre le duc •"bel en 1247. Nicolas , comte de Holstein , Tenleva en*365 au duc Henri, & à fa mere , & la laiíía à fa fillecstie la reine Marguerite maria aú duc Eric de Saxe ,gardant pour foi Apenrade : ce fut dans ce tems quelley nt élever la citadelle dont je viens de parler. L’an?4 a 5> , lorsque Eric de Poméranie infestoit les états dujeune comte de Holstein & du duc de Sleswick , Guil-aurne, duc de Saxe, & frété de la duchesse, fe saisit« Apenrade & de la citadelle , & la pilla. L an 15 24 ,durant les troubles, fous Chnstierne II, à la place du-quel Frédéric, duc de Sleswick & de Holstein , fur choisipour roi par la nation danoise, un gros de cavalerie ,qu on envoyoit de Lubec au secours du duc, étant arrivéa Ries , s avisa de demander quelques tonnes de biere àla ville qui les refusa. Ces troupes la surprirent du-rant la nuit, & la saccagèrent. Lan 1576, une femmeayant mis le feu par imprudence à quelques linges ycausa un nouvel incendie. Il y en eut un autre en 1610.qui coníuma Téglife, l’école, le presbytère , Thôtel-de-vdle, & cent cmquante-six maisons ; ce fut auptès de^ette ville que Douglas, général des Suédois, fur surpriscf battu par les Danois en 1643 & 1644. Les tables desollandois^ donnent à cette ville 5 3 deg. 50' de latin, &

2 e c’’ S q/ de longitude. De Tille la met au-delà duS 5 deg.

ìbh K ààcruur d’APENRADE , selon Hermanides,/“A 835, petit pays du Dannemarck dans le duchébleswick. Il est bordé au nord par la PréfectureHadersteben, au couchant par celle de fondent, auWi & à Torient par la contrée de Sundewit, & par laG’ 6 n H a ^ ss montagnes qui ne font pas fort hautes,f e ^ là que prennent leurs sources les rivières de Tun-^eraw ou de Widaw 3 le bras gauche de la Nips, «k laarbeck qui coulent vers le couchant 3 il y a aussi quel-b le s ruisseaux qui fe jettent dans la Mel Baltique. Delày pêche beaucoup de poissons délicats, &jjg 6 , 1 otl ssy manque point de gibier. A Blaumoel, Au-Earsbeck & Rondemuhle on pêche du saumon.lnen e . yéfecture se divise en deux hardes ou départe-APun V °* r ' Uiesharde & Suderandftofpharde.trad. q ^TES (les). Plutarque, t. 3, p. 573 , de lapeu p i e e "acier, dans la vie de Flaminius, nomme cemantes a p e f ^ es ^olopes, les Magneíiens & les Atha-ville dè p^înne le géographe nomme AperAntèia uneCe U vre hestalie, & cite le vingtième livre de Polybe.p. 11. 7 4 Perdu, mais parmi les extraits de cet auteur,

1 Ce uom fe trouve d’une maniéré qui laisse in-

APE 323

certain si c’étoit une ville ou un pays. Selon Plutarque,les Aperantes étoient une nation, & selon Tite-Live, 1 ,36, c. 33 , & 34, TAperantie étoit un pays. Ne voyez-vous pas, fait-il dire à Flaminius que. .. Philippe, quin’a vu ni Tannée ni les enseignes des ennemis , a déjasubjugué non-feulement des villes, mais des nations en-tieres, TAthamanie, la Perrhebie, TApérantie & la Do-lopie. Il n’est point question ici de villes, mais de pro-vinces. Il n’en parle nulle part comme d’une ville par-ticulière , & Fauteur de Tindice s’est trompé lorsqu’il aécrit Aperantia Vrbs. L’autorité d’F-tienne ne sufht pascontre celles que je viens de citer. Grtelius, Thejaur.dit que c’est une ville, & cite Plutarque , site - Live ,Etienne & Polybe 3 c’est-à-dire les mêmes auteurs, qui,excepté le troisième, nous apprennent que ce n’en étoitpas une, mais une contrée.

APERETHES, ville de T Arcadie, selon Paufanias citépar Ortelius, Thejaur.

APERI OCULOS, c’est-à-dire, Ouvres les yeux. On.appelle ainsi en latin certains écueils dont j’ai parlé auxmots Abre ojos & Abrol-hos. Les cartes írançoifes lesnomment quelquefois Abroilles.

APEROPIA, iste du pays d’Argos, devant le Promon-toire de Buporthmos, au rapport de Pauíanias, 1 . 2, c.34, qui dit que tout auprès il y en avoir une autre nom-mée Hydraa. C’est apparemment la même que Pline, 1 .4, c. 12, nomme Epiropia dans les anciennes éditions.Mais dans celle du P. Fìardouin on lit Aperopia > con-formément à l’orthographe de Paufanias.

APERRfiE, selon Ptolomée, L 5, c. 3 , Apyre, selonPline, 1 . 5, c. 27, ancienne ville de la Lycie. Commeelle a été épiscopale, quelques notices marquent, selonSchelstrat, Ant. Eccl. t. 2 ,p. 705, dans la Lycie A^>«,ou AîrEf \at , ou selon le P. Fìardouin A^íXai. C’est pré-sentement un village maritime , si nous en croyons Mi-chel Server, brûlé à Geneve pourSocinianisme, & connuparmi les géographes fous le nom de Villanovanus , parsédition de Ptolomée qu’il a publiée : heureux s’il n’eutjamais écrit que fur ces matières, où il a beaucoup mieuxréussi que dans celles de la théologie.

APESANTUS, ou

A PESAS, anciens noms d’une montagne du Pélo-ponnèfe, dans le pays d’Argos. Le premier est de Pline,1 . 4, c. 5, le second de Paufanias, 1 . 2 , c. x 5 , qui ditque cette montagne étoit au-dessus de la contrée quiportoit le nom de Nemea, fille d’Asopus. Ce meme au-teur observe que ce fut, dit-on, sur cette montagne quePersée rendit le premier les honneurs divins à JupiterApéfantien. Jupiter avoir apparemment quelque templeou chapelle íur cette montagne, outre le temple remar-quable qu il avoir dans la contrée de Nemée, doit ilprenoit le nom de Jupiter Neméen. Etienne le géogra-phe parle aussi de Jupiter Apéfantien. II doute si le nomd’Apefas est venu d’un héros nommé ainsi , ou des jeuxneméens où Ton lâchait les chariots A» atyíni

, ou fi c’est à cause du lion qui y fut envoyé de lalune. Car Anaxore s’étoic figuré qu’il y avoir dans lalune de vastes pays d’où ce lion étoit venu, & NigidiusFigulus rapporte que ce lion avoir été nourri dans lalune, &: envoyé par Junon fur la terre pour faire périr*Hercule. Ses paroles font rapportées pat Germanicuâdans son commentaire fur les Phénomènes d’Aratus. Or-teíius dit que Paufanias nomme quelque part cette mon-tagne SeAísvsj, & comme ce mot veut dire la Lune , c’est:fans doute par ce rapport de lignification que les anciensont imaginé ce que je viens de rapporter. Plutarque legéographe, p. 33, écrit Apafantus Aît«iWvtoí , & dit quôce mont s’appelloit auparavant xo.^vdiev , Selenms. Car,dit-il, Junon voulant la perte d’Hercule, appeila la luneà son secours, qui, employant la magie, remplit d’é-crime une caisse dont un terrible lion s’étant formé, IrisT avant attrapé , avec fa ceinture , le mena fur le montOrpheltion, oû il déchira un pasteur de la contrée, le*quel étoit nomme Apxfantus, d’où, par la providencedes dieux , il arriva que ce lieu fut nommé Ap&fantus ,comme Técrit Demodocus dans le premier livre deTHerculéide. Il y naît ulie herbe nommée Sélene , dontle jus étant recueilli vers le commencement de Tété, lgspasteurs s’en frottent les pieds, & ne peuvent être bles-sés par les reptiles. Le même Plutarque rapporte encoreà une autre morr le nom d’Apassanrus. , <

Tome /. S q ìj