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Tome premier. A - B.
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^ ^phutA, vient de Jephta, ville marquée dansJoíue

> c - 15 , v. 44.

AdHYTE, Aphyteyá, ou Aphytis, ville vers la: a dene de Thrace : c’est ainsi que s’exprime EtienneGéographe. Hérodote /. 7, c. 123 , dit plus claire-ment que c’étoit une ville de la Pallene. Il paroït par?” Pelage de Thucydide , l. 1 , c. 4, de la trad. d’A-hlancourt, qu’Aphyte ctoit assez près de Pallene , villemaritime , dont la presqu’iste où elle étoit située pre-st oit le nom. Etienne dit que dans cette ville , il yavoit un temple de Jupiter Ammon. Cela s’accordeavec ce que Piutarque, t. a, p. 156 , de la trad. deDa-C1 pr’ , raconre que Lysandre dit aux Ephores qu’il étoitdaller au temple d’Ammon, pour s'acquittertìes sacrifices qu il avoir voués à ce Dieu avant sescombats. Il y a, poursuit cet historien, des auteursqut ecrivent, que lorsqu il assicgeoit la ville des Aphy-tiens en Thrace , Ammon lui apparut véritablementen songe , qu’il abandonna le siège , comme par Tordrede Jupiter, qu’en partant il avertit les Aphytiens delui faire cies sacrifices pour lui marquer leur reconnois-■íance 3 & que par la même raison il se hâtoit dalleren Libye pour appaiser ausiî ce Dieu. On voir par lespaioles me mes de Piutarque, que la ville des Aphy-teens etoit de la Thrace, c’est-á-dire qu’il y a eu unteins ou la Pallene étoit de cette province, quoique'en au midi du Strymon , que est" regardé comme laboine, entre la Thrace & la Macédoine.

t. APIA , T un des anciens noms de la Morce, selonPI me , /. 4 , c .

2.. APIA , ville d’Egvpte , aux confins de la Libye,selon Hérodote, L z, c. 18. C’est peut-être la mêmechoie que l’Aris de Ptolomée ; Ortelius le conjectureail \si : if pouvoir Tastìrmsr ; car Hérodote, /. 4. c. 59,ccrit Ama au génitif, dont le nominatif est Ans j•dpïa dans cet auteur n’est pas le nom d’une ville, maisde la terre que les Scythes adoroient comme une di-vinité fous ce no m-là.

APIACUM. Voyez Epiacum.

APIAREE. Siméon Métaphraste, dans la vie de S.Chrysostôine fait mention d’un evêque d’Apiarée. Sice mot n’est pas corrompu, ce lieu étoit quelque partdans TAsie. C’est la même qu ’Appiaria, selon le* P.Hardcuin.

APIA8. Campagne dans l’Asie mineure, vers ÎYEo-

1 a'iit it S ’ 5 : en fait mention.

AHAEES, ancien peuple d’Aquitaine dompté parCrallus, le.on Dion, l. 39. Xilandre croît que ce fontles Sonnâtes de César.

APICÊ, (T) en latin Apicium, petite ville du royau-me de Naples, dans la principauté ultérieure , & furla rivière Calore , à sept mille pas de Benevefit à To-r i en G & vers Ariano , dont elle est à pareille distance,hlle faifoit autrefois partie du. territoire de Benevent-mais elle appartient présentement aux rois de Naples.Baudrand, éd. 1705.

APIDANUS , rivière de Thessalie. Elle a fa sourcedans les montagnes de la Perrhebie, don serpentantv Ç r s lû nord-est , elle mêle ses eaux avec celles de l’Eni-PÇ e , du Melax & du Phœnix , & elles vont enfern-e fe jettec dans le Pence. Le nom moderne est Epi-■C’Eno. Voyez ce mot.

^ APIENATES , ancien peuple de TOmbrie. Pline,c ■ 14, en parle comme d’une nation qui ne fub-1 l oit déja plus de son rems.

. APILAS , rivière de la Macédoine, dans la Pierie,Ur l a cùte, selon Pline, /. 4, c. 10.j APINA & Trica , selon Pline, l. 3 , c.n , deux vil-csde la Pouille Daunienne. Diomede les détruisit. Eras-deV 1 ’ cenL 1 -> ddag. 13 , observe que le nomfie ' C j S ^ eux v Hles étoit passé en proverbe pour signi-ép] des bagatelles, des choses de néant. Martial, /. 1,, a nommé dans ce sens Ápinas, à l’accusa-Dun fí' 161 ' ^ es Poésies qu’il avoir faites dans fa premiereq uer e J e - & qu’il avoir lui- même oubliées pour mar-e Peu de cas qu’il en faifoit.

Qpzcumque luji juvenis & puer quondam ,

P ln a {que nojtras quas nec ipfe jam novi.

d’Eiali c „ r ^L fel° n Etienne le Géographe, & Denis

5 -

ou

ÀPO

ÀPIOLzE, félon Pline, /. 3 , c. 5 , ancienne ville d Y*salie , dans le Latium. Ce dernier dit, fur Taurorité d’Ar.-rias, que le roi L. Tarquin la conquit, & que les dé-pouilles de cette ville lui fournirent de quoi commen-cer l'édifice du capitule.

API RA y quelques-uns écrivent ainsi ce mot en la-tin au lieu d Apera , ce qui est presque indifférent,puisque le Grec porte A *ti(*, selon Homer. Odyjj'. H .On lit dans Antonm Apera ou Adapera. C’éroit uneville de la Gaiatie.

APIRI, c’est ainsi que portent quelques exemplairesde Ptolomée, l. 4, c. 7, au lieu cTAttiri, qu’on litend’autres. C’étoit une nation de l’Ethiopie fous l’Egyp-te. Ils éroient entre les Syrtibes & les Babyloniens.

1. APIS -y ancienne ville maritime de la Libye, selonPtolomée, /. 4, c. 3 , qui la met à 56 d. 40’ de lon-gitude , & à 31 d. 6 ’ de latitude. Comme elle étoitpeu éloignée du nome Maréotide , qui étoit de l’Egyp-te , Martianus Capella la donne à l’Egypte, qui a pûs’étendre jusques là, puisque des auteurs lui ont donnéla Marmarique, comme je le prouve ailleurs. Scylaxdans son Périple , p. 42 , la met dans la Libye Maréo-tide. Pline, l. 5, c. 6 , qui en fait ausiî mention, ne ladonne que pour un village» Hérodote la nomme Apia& la mer auíîi en Egypte.

2. APIS, montagne de la Libye. Elle étoit au sud-est de la ville d’Apis à quelque distance, & Ptoloméela fait contigue à une autre montagne, qu’il nommele petit Catabathmos , qui étoit à Torient du mont Apis.

3. APIS, isie auprès de celle de Crete , selon le Scho-liasse d’Apollonius y cité par Ortelius Thefaur.

APITAMI, peuple de T Arabie heureuse, selon Pli-ne , /. 6, c. 28.

APLEBY. Voyez Aepleby.

APLEDQRE. Voyez Appledore.

APLIÛM. Voyez Hypia.

ÁPOBATERIUM : ce mot est Grec , & veut

dire Sortie. Joseph, Antïq. liv. 1, dit qu’on donnace nom au lieu où. Noé sortit de l’arche. Le faux Be-rose cité par Ortelius le nomme auffi de même.

APOB ATHMOS , village du Péloponnefe, selon Pau-sanias , l. z y c. 38. Ce mot signifie un lieu où Ton abor-de. Il étoit auprès de Genesium, fur le chemin de Ber-ne à la mer. Ce nom venoit de ce que, selon la tra-dition da pays, c étoit là que Danníìs & ses fils a voientabordé au territoire d’Argos.

APOBATHRA, lieu d’Asie, près d’Abydos : c’est ainsique parie Ortelius, & il cite Eustathe ôc Strabon. Ilajoute que le vaisseau de Xerxès fut pris par les glacesen cet endroit. Je n ai pas vù le passage d’Eustathe,fur lequel il fe fonde : mais pour Strabon , il dit aucontraire, l. 13 , p. 391. qu’auprès de Sesthos, c’est-à-dire dans la presqu’isie de Thrace, & non pas en Asie,qui étoit à Tautre côté de l’Hellespont, étoit un heunommé Apobathra , de la descente qu’y fit laflote deXerxès, qui y prit terre.

APOBOIOTI, ancien peuple de l’Erolie, selon Etien-ne le Géographe, qui cire le III livre de Thucydide»Ortelius lit Apodot :, comme on le trouve présentementdans les œuvres mêmes de Thucydide. Voyez ce mot.

APOCOPA , anse du golfe Arabique, selon Etiennele Géographe. Malgré son autorité, il n’est pas sûr quece sut le nom particulier de cette anse , car Atr^o^signifie une coupure , une échancrure , une baye , une anse,& convient à tous les lieux où la terre semble se re-culer pour donner passage à la mer.

APOCOPON , ville marchande sur le golfe Barba-rique en Ethiopie, selon Ptolomée & le périple d’Ár-rien. C’est ainsi que lecrit Ortelius: mais il devoit aver-tir qu’AîToxoTí-av est un génitif pluriet , dont le nomi-natif est Arr'ien ( Perelip. mar. Erythrai, p. 9)

distingue deux Aprocopes, la grande, & la petite: illes met dans TAzanie. Il ajoute que Fancrage y estbon. Ptolomée, L 4, c. 7, dit auffi Apocopa , au pla-ner. Mais ils ne disent, ni Tun , ni Tautre, que ce feune ville , & moins encore une ville marchande (Em-poriurn) comme Ortelius, qui a cté moins exact en cetendroit qu’il n’a coutume de Terre. C’étoient deux an-ses. Marcien d’Héraclée décide pour mon sentiment,car il dit dans son périple,/’. 12, que la. mer de Bar-barie (aujourd’hui le Zanguebar ) a plusieurs anses OU