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Tome premier. A - B.
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bayes [Sinus) qu entre les plus remarquables, la pre-mière est celle que l’on nomme Apocopa. Apres quoion trouve de fuite le grand & le petit rivage. Ce der-nier auteur confirme ce que dit Etienne, savoir quec’étoit le nom propre de ce lieu. Mais la remarque sub-siste , .& la baye de tous Les Saints dans le Bréíil, Rap-pelle simplement la baye entre les mariniers. Alors cenom est appellatif, & propre en même teins.. Il peuten avoir ete de même cl’Apocopa.

APODASMII, ancien peuple de Gréce, selon Hé-rodote. Ce mot se trouve en effet dans cet auteur,/. i , c. 146 ; mais joint avec Phocenfes, les Phocéens-,iTn’est là qu adjectif, Lc non pas comme nom particu-lier d’un peuple, sédition de Jacques Gronovius rendce mot en latin par immunes, c’est-à-dire exempts decontributions. l’explique dans une note, où après avoircondamné, les sens que d’autres critiques ont donnés àce mot, il dit son sentiment : il croît que cet adjeòtifsignifie une partie de la Phocide, tellement rempliede roches, & d’un terroir h ingrat, que les habitanscroient trop pauvres, pour avoir de quoi contribuer ;que pour cette raison , ils quittoient sans regret unepatrie si stérile. Plusieurs ont dérivé ce mot X AtsAckt^squi veut dire partie , ou portion ; & ont rendu 1 'a% 0 -Akct^ioi d’Hérodote par portionales ; mais ils n’ont pûdire pourquoi ce surnom leur avoir été donnéni àquelle occasion.

APODEOTAL Voyez I’article suivant.

: APODOTI , peuple d’Etolie , selon Polybe, /. 17.Ce font sans doute les mêmes que les Apoboioti d’E-tienhe le Géographe, Sc les Apodeotaì de Tite-Live,/. 3 z , c, 34.

1. APOLLINARES. AQEhE. Voyez Aqu^ê.

2. APOLLINARES ou Apollinarii. Voici Albici.

APOLLON, l’undes dieux de la fable les plus con-nus par le foin qu’ont pris les poètes de lui attribuerIenthousiasme, qui produit les bons vers, Sc de sup-poser qu’il est en même teins le dieu de la poésie,de la lumière , Sc de la médecine : comme par ce nomles payens .entendoient le soleil , qui fait naître les

f ilantes , & leur donne les vertus Sc les propriétés qu’el-es ont de guérir les maladies , ils avoient multipliéses attributs , dont je laisse le détail & les explica-tions aux myrhoìogyíles. Un assez grand nombre delieux portoient son nom , parce qu’il y avoir un tem-ple , une chapelle , ou quelque culte publiquement éta-bli. Ces lieux se nommoient ou Apollínis aqu& 3 ouFanum, ou Fons Scc. c’est-à-dire les Eaux , ou la Cha-pelle , ou la fontaine d 1 'Apollon , ou ApolloniA , ensous-entendant le mot Ures. Nous avons imité cet usa-ge des payens : Sc comme il y a en France Sc dans lesautres pays catholiques , un grand nombre d’égliíes dé-diées íous l’invocation des Saints 3 il est arrivé que desparoisses, des villes, ou même des provinces ont prisle nom du Saint à qui leur principale église est dé-diée. C’est ainsi que nous avons en France quantitécle lieux qui postent le nom de Saint Denis , de SaintMartin , de Saint Pierre , Scc. Les noms dérivés decelui de quelque faux dieu ctoient communs à un nom-bre de villes, plus ou moins grand, selon le plus ou lemoins de célébrité de ce dieu. La déesse Minerve nom-mée étkena , Aêw* par ! es poètes , Hercule nomméHpaxAîî par les Grecs , Diane nommee Aprsfas, & au-tres divinités des idolâtres fournissent quantité. d Athè-nes , d’Heraclée^ , d’Artemises, Scc.APGLLINìACUM. Voyez Polignac.

APOLLINIS CIVI 1 AS MAGNA , ou la grande citéd’Apollon, ville d’Egypte , selon Ptolomée, L 4, c. 5,íes interprètes écrivent en marge comme nom moder-ne Munsiaziegi. Ortelius écrit simplement Munfia ,Sc cite Ziegler. C’étoit la même que I’Apollo supe-juor d’Antonin. Ptolomée la met dans le nome d’Her-montis, fur la rive gauche du Nil,

APOLLINIS Cl VIT AS PARVA, 011 la petite villed’Apollon , ville d’Egypte, selon le même, sur la rivedroite du Nil, au midi de Coptes, dans le nome dece nom. C est la meine que PApollo minor d’An-tonin.

APOLLINIS ARCES. Ortelius nomme ainsi lin lieuparticulier, voisin de 1 antre 011 Enée consulta la Si-bylle. Virgile, AEneid l. 6 , v. p , dit :

APO

At pins JEneas arces quibus altus ApolloPrœjìdet , horrendœque procul sécréta Sibylle 3Antrum immane petit.

Le P. de la Rue explique cela d’un temple d’Apollon,qui étoit au côté oriental de la colline , Sc faisoit par-tie de la ville de Crimes à, laquelle il servoit, pour ainsidire , de citadelle. 11 ajoute qu’il étoit creulé dans unefeule roche. Sc que l’antre de la Sibylle n’étoit pasdehors, mais au fond de ce temple. Il tire ces circon-stances de l’exhortation de Saint Justin Martyr, quivivoit fous Antonin, environ 170 ans après Virgile,Sc dit avoir víi ce temple , Sc du premier livre d’Aga-thias, du vivant de qui il semble que ce temple aitété démoli, ou du moins changé en citadelle , fous la-quelle étoit l’antre de la Sibylle. Le P. de la Rue ob-serve encore que ce temple étoit consacré à ApollonSc à Diane ; ce qui se prouve, parce que V irgile nom-me la Sibylle, prêtreffe de l’un & de l’autre.

Phœbi Trivi&quc sacerdos.

Auprès de ce temple il y avoir un bois consacré , ouà Apollon Sc à Diane, comme le temple, ou peut-être à Diane seule.

Jam fubeunt Triyìs, lucos.

Virgile pouvoir mettre &des , qui signifie simplementun temple ; mais il a préféré arces , comme plus har-monieux Sc plus convenable à la situation, Sc à la forcenaturelle de ce temple.

1. APOLLINIS FANUM ?/ siége épiscopal d’Asie,dans la Lydie, selon le périple de Scylax. Entre lesPeres qui signèrent le concile de Chalcedoine, on trou-ve Leucius , évêque de Fanum Apollínis. Le même estnommé Lucius dans l’épître synodale de cette provin-ce. Il y avoir auffi une ville cÍ’Apollonie dans la Ly-die , qui étoit différente de celle-ci & avoir pareille-ment son évêque. * Carol. à S. Paulo 3 Geog. Sacr,

H 5-

APOLLINIS FANUM, c’est-à-dire le temple d’A-pollon, dans l’Afrique proprement dite , selon Ptolo-l. 4, c. 3 ; il y avoir quelque chose de plus qu u st

mee.

temple, Sc il étoit situé au nord oriental de Tabracafur la côte. Castald croit que ce lieu se nomme pré-sentement Tamaclati.

APOLLINIS FONS, fontaine de la Cyrénaïque estAstique, selon Eustathe, cité par Ortelius Thefaur.C’est la même que la fontaine du soleil , Fons Jolis.Voyez l’article Eau du Soleil , au mot Eau,

APOLLINIS INSULA, isle d’Afrique, selon Etiennele Géographe.

APOLLINIS LITCUS, ou le Bocage d’Apollon. VoyeLOncium Sc Oncus.

APOLLINIS OPPIDUM, petite ville ou bourg del’Ethiopie fous l’Egypte, au pays des Mégabares, se"Ion Pline, /. 6 , c. 3 o.

APOLLINIS PI LLSTIÍ PORTUS, port de la Gréce,dans la Locride, au voisinage de l’Etolie, selon Pline,l. 4, c. z.,Martianus Capella, /. 6, p. 259, en f lltaulfi mention.

1. APOLLINIS PROMONTORIUM, ou le P? 0 '

montoire d’Apollon , cap de l’Afrique proprement dite-II étoit. au nord de la fameuse ville d’U tique. Ptolo"mée , l. 4, c. 3, le nomme - Strabou,

l. 17 , p. 8 3 1 , le nomme Am^mm. Mercator dit st uec’est présentement le cap de Rasamuzar.

2. APOLLINIS PROMONTORIUM , ou lePromo^toire d’Apollon, cap de la Mauritanie Césarienne, 0différent du précédent. Ptolomée le marque auísi A fc. 2. U étoit à l’occident de Castra Germanorum. Csttald croit qu’on le nomme présentement Cabo d® 1

NES.

APOLLINIS REGIO, contrée de l’Ethiopie. P eUêtre faut-il y chercher Y Apollínis Oppidum de

1. APOLLINIS TEMPLUM, ou le temple d’Ap^

Ion. Tite-Live, /. 38, dit qu’on le nommoitthium dans le pays , & il le met dans la Thrace alconfins des Amiens. p

2. APOLLONIS TEMPLUM, dans k Lycie au

se de Myre, selon Aîlien dans son histoire des amaux, /. 12, t. 1. ^ ,- e

3. APOLLINIS ACTII TEMPLUM, en Theík J y