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Tome premier. A - B.
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fui la cote de Magnésie auprès de P agas. Hygin ditR ue ce fm en cet en droit que l’on construisit le naviredes Argonautes. Je parle encore de ce vaisseau au motAphetul. J e cite Hygin fur la bonne foi d’Ortelius, carI e « ai pas trouvé dans cet ancien ce que le -moderne lui

attribue.

APOLLINIS URBS , ou la ville d’Apollon. Virgilenomme» ainsi la ville ù’Asterie , qui fut ensuite appel-lee Delos , nom qui lui fut commun avec l’ifle oùelle étoit située. Voyez Astérie 8 c Delos.

APOLLONEATES, tribu des Tégéates en Arcadie»au Péloponèse, selon Pausanias, /. 8 , c. 53.APOLLONIADE. Voyez Apollonie , 2, ;» 8, 9,

irí 9 ’

APOLLÓNIATE ) lac d'Asie, qui a pris son nomde la ville d’A pollonie qui étoit sur ses bords, selonStrabon , & près de laquelle passoit le fleuve Rhinda-qui séparoit la Bithinie de la Misie » & se jetteauprès de Cysique dans-la Propontide. Ce lac est très-poissonneux, & peut avoir trente milles de tour.APOLLONIATES. (les) Voyez Apollonie 12.-^POLLONIATIDE. Voyez Apollonie 8.APOLLONIE. J’ai dcja remarqué que quantitéde villes ont été ainsi nommées à cause de quelque tem-P e d’Apollon » qui en étoit le lieu le plus remarqua-nss- Etienne le géographe en remarque xxv ; il fauty en ajouter vii autres, qui ont porté aulsi le mêmen°m, quoiqu elles en eussent un autre, qui même a pré-valu & presque fait oublier celui d’Apollonie. Il estpourtant utile de connoître ces noms, parce qu’il se trouve«es auteurs qui les ont employés. J’entre dans le détailSc commence par celles de í’Asie.

1. APOLLONIE, ville d’Assyrie, à l’orient du Ty-8 r e. Etienne le géographe, dont elle est la xxv', lauiet entre Babylone & 6use. Polybe, /. 5,0 5z,en faitmention, 8c parle aussi de l’Apolloniatiae, pays qui enprenoit le nom, & dont je parlerai ci-deíîous. Ptolo-mée , 1 . 6 , c. 1, place cette Apollonie au-delà du fleu-ve Gorgos.

z. APOLLONIE, ville de la Carié. Ptolomée , /. 5,c ' a , la nomme pour la distinguer ( Apollonia ad Lam-banum) auprès du Lambane 3 mais Cellarius doute sice dernier nom signifie une montagne ou un ruiííèau.lime, L z , c. 10 6 , fait mention des habitans qu ilnomme Apolloniates ; il parle austì d’une pierre qui jer-toit des flammes quoiqu’il y eût des sources d’eau des-sous , & lorsqu elle cessoic de jerrer du feu, on croyoitque c etoit le présage de quelque malheur pour lepays. Les notices épiscopales mettent dans la Carieun siège épiscopal nommé Apollonias, selon Ca-rol. à Sanclo Paulo , Geogr. Sacr. pag. 236, & ontrouve entre les peres qui souscrivirent au concile deChalcédoine, Tynchanius évêque d’Apolloniade, dansla Carie. C’est la xvi e d’Etienne le géographe, qui lamet dans la Lydie \ c’est du moins le sentiment deBerkelius son commentateur, qui, à cette occasion, litwpòr KíÀ/3iàï« au ' lieu de *p W qu’il prétend

ctre corrompu dans Ptolomée. La correction est d’au-tant plus vraisemblable quelle est autorisée par despassages d’Etienne 8c d’Eustathe fur Denis.

Z- APOLLONIE, ville de Syrie , selon Appíen inSyriacis. C’est apparemment la même que la xii c d’E-tienne qui la met joignant la Célésyrie, & qui la dis-tingue des deux qui suivent.

4* APOLLONIE, ville de Syrie auprès d’Apamée.Strabon, /. 11, p. 569 ,8c l.. 16 , p. 752 , en fait aussimention , 8c la met entre les dépendances de cette ville.C est la XX e . d’Etienne le géographe.

;. APOLLONIE, ville de la Palestine, entre CéfaréeJoppé 3 mais plus près de la derniere, selon Ptolo-mee s l. 5 , c. 16. Pline en fait aussi mention ,/. 5 , c .

Ottelius Thesaur, faute d’avoir fait assez d’attentionj , a juste ponctuation que demande le passage de Pline,Ul . impute à tort d’avoir dit que Céfarée se nom-^ eit aussi Apollonie. Pline les distingue très - bien.^?"e-ci e st i a xm e . d’Etienne , qui la nomme Apollo-Ap au P r ^ s de Joppé. La table de Peutinger la nommewTd ^° NIAde ' ^ met à vingt milles de Joppé 8c àca i| Céfarée, en quoi il y aune grande erreur de4 • ' Quelques -uns la confondent mal-à-propos avec

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kacride. Joseph ( Antiq. I. 13, c. 25. ) les distin-

gue comme deux villes différentes, il n’en est point parlédans l’Ecriture. Cette Apollonie fut fans doute ainsinommée par les rois Macédoniens, ou par ceux de Syrie& d’Egypte, qui se disputèrent la souveraineté de cettecôte; car cette ville n’étoit pas loin de la mer. Lesguerres Payant presque ruinée, elle fut rétablie par Ga-binius , président de Syrie , aulfi-bien que plusieurs au-tres villes de ce canton. * Joseph. deBello , l. 1. c. 6.

6. APOLLONIE, ville de Pisidie, peu loin de lasource du Méandre au nord oriental d’Amblada, Scau sud-ouest d’Antioche , selon Ptolomée , /. 5, c. 4.C’est la xvii c . d’Etienne, qui dit que l’ancien nom dece lieu étoit Mord^eum.

7. APOLLONIE , ville de Mysie , selon Etienne legéographe, qui la distingue de celle qui suit. Celle-ciest la vm e . de cet auteur. Il n’en donne néanmoins au-cun caractère distinctif. Mais c’est fans doute la mêmeque Pline, l. 5, c. 30, met dans la Troade, 8c queStrabon , L 13 ,p. 6z$ , met vis-à-vis de Pergame àl’orient. Elle n’avoit rien de commun que le nom avecla ville qui fuit. C’est aussi vraisemblablement la mêmeque la xvm e . d’Etienne qui la met dans la Phrygie »Sc de laquelle il dit que lancien nom étoit Margion.Voyez Assum.

8. APOLLONIE » ville de la Mysie selon le même,sur le Rhyndacus. Ptolomée, /. 5;, c. 2 , donne à la pe-tite Phrygie cette Apollonie qu’il place fur la mêmerivière. Strabon ,1. 12 , p. ; 7 5 , Sc Pline , /. 5, c. 3 0 ,ne disent point de quel peuple elle devoir faire partie,quoiqu’ils fassent mention, P un du marais ou lac nom-mé Apolloniaúde du nom de cette ville, St Pautre desApolloniates fur le Rhyndacus. Cette ville a été épisco-pale , Sc Cyriacus, son évêque, signa la lettre synodalede cette province adressée à Léon. Le P. Charles de saintPaul, Geog. Sacr.p. 235 , se trompe avec un très-grandnombre d’autres, lorsqu’il dit que le nom moderne estLupadi. Ce nom désigne la ville que les Grecs ont nom-mée Lopadion 3 Sc que les François appellent aujourd’huiLoubat. Cette Apollonie conserve encore son ancien nomun peu corrompu en celui d’AsouiLLONA. Voyez cèmot. C’est la ix e . d’Etienne. Je doute au reste que cetteville soit différente de celle que diverses notices nom-ment Apolíoniade dans la Lydie ; mais elle n’est pas lamême que la suivante.

9. APOLLONIE , ville de Bychinie. On lit dans Jemartyrologe romain, ( au 28 Janv.) que Ion célébréá Apollonie la mémoire des saints martyrs Thyrsus ,Leucius Sc Callinique , qui, fous l’empire de l’empereurDece,souffrirent le martyre, après avoir été tourmentesde divers supplices : le premier Sc le troisième eurentla tete tranchée, Sc le second rendit l’esprit, dans letems qu une voix céleste l’appelloit. Il y a plusieurs ob-servations à faire fur ce sujet. Voyez Baron. Ann. adannum 254. n. 22. Il est certain que ces trois martyrs nemoururent pas dans une même ville ; car S. Leucius, ouLucius fut martyrisé à Céfarée de Bythinie » que saintThyrsus mourut à Mile t, dans la Carie, en un lieu nom-mé Daphné , 8c qu’il n’y eut que S. Callinique qui mou-rut à Apollonie. Cela paroît par les actes de leur mar-tyre : il paroît aussi par ces mêmes actes que P Apollo-nie , dont il est ici question, étoit celle de Bythinie. Lesnotices s’accordent à mettre dàns la Bythinie une villenommée , non pas Apollonie, mais Apolíoniade. Elleétoit épiscopale fous la métropole de Nicomédie, selonCarol. à S. Paulo, Geog. Sacr. p. 252. Gorgonius , quiest nommé au premier concile de Nicée, est qualifiéévêque d’Apollonie de Bythinie» ce qui fait voir qu’ondifoit également Apollonie 8c Apolíoniade. Baillerbrouillé un peu les choses : Apollonie , dit-il, ouApolíoniade , ville de Mysie , ou plutôt de Bithynie „

' réputée depuis dans la petite Phrygie. On voir bien qu’illa confond avec celle qui est dans le huitième rang ci-dessus. Le P- Charles de S. Paul les a très-bien distin-guées.

10. APOLLONIE : Etienne compte pour X e . vins dece nom, une qu’il met dans le voisinage de Thyatire 8cd’Ephèse : mais la position de cette ville n’en est pasplus cotìnue pour cela, cal* la premiers étoit dans laLydie , & la seconde bien loin de là, vers le midi dellonie ; de forte qu’une ville qui auroit ete voisine del’une, ne pouvoir pas être regardée comme voisine de

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