APO
çîont elle est la iv e . Il la distingue de la suivante, avecaquelle il ne faut point ia confondre.
x 7 - APOLLONIE, ville de la Cyrénaïque ou de laI entapole. Etienne dit qu’on la nommoit Cyrene, & enI c la xv e . des Apollonies qu il remarque ; mais Pto-lonree, /. 4^. 4 5 distingue Cyrene d’Apollonie, Sc don-
cette derniere comme le port de mer de la premiere.I une en fait auffi mention, 4 5 , c. 3. Strabon, 4 17,P' 37 , la nomme Apolloniade 3 mais, après avoirnommé Apollonias le port de Cyrene, il dit ensuite dansà rneme page , en faisant íe dénombrement des villesne la Cyrénaïque , quelles étoient Apollonie , Barce,ieuchira. Bérénice, Scc. La seconde étoit dans les rer-1 . es 3 la troisième & la quatrième étoient des ports dé mer.Autoit-il voulu distinguer Apollonias d’Apollonie ; ScCet , te , derniere seroit-elle la même que celle de 1 articleprécédent ? Etienne, qui la place dans la Lybie , y metaulîi l’Apollonie, qu’il nomme Cyrene, & compte cel-le-ci pour la xve. Castald la nomme Bon Andrea. Mar-mol, í..a, 4 <S, c. 55 , ne s’en écarte pas lorsqu’il ditApollonie ou Bonne André.
28. APOLLONIE. Voyez Cesarée de Palestine.
29. APOLLONIE. Voyez Cydonie , iíìe.
3 °. APOLLONIE. VoyezTROEZENE.
yrtehus fournit encore quelques Apollonies, maisqui ne font fondées que fur des auteurs mal expliqués :lavoir , 1. Apollonie , autrement nommée Antandrus .a aï fait voir au mot ANTANDRE, d où est venue Ter-reur de ce lavant homme. 2. Apollonia Beliadis 3 il faut,T°Ì r qu’Apollonie d’Epire , qui est la 18=. ci-dessus ,n ecoit pas éloignée de Bulîis, autre ville épiscopale ;que Félix , évêque d’Apollonie, Sc de Cellis ou Bullis ,iquscrivit au concile d’Ephese. Quelques exemplairesVicieux , au lieu d Apollonia & Bellidis , aura eu Apol-lonï& Belliadis , ce qui aura trompé Ortelius.
APOLLONIUM. Voyez Apollinis Promonto-1UUM.
APOLLONIUS LACUS. Lac d’Asie, selon Suidas.^ e st le même que le Lac Apolliniatide, dont je parleaux articles Abouillona Sc Apollonie 8.
_ APOLLONOS 3 ce mot est grée Sc signifie le génitifrançois dé Apollon , & le génitif latin Apollinis. VoyezCe mot.
dQ APOLLOPOLIS , ou la ville d’Apollon. Le P. Har-Ufi ain 'Plum. IlluJLp. 16 , col. z , explique de cette villec^rfaille d’Hadrien , fur laquelle on lit aiioa. a. ia.^‘. a 'Ulre, selon lui Apollopoluarum annoxi. il renvoyémite à YApolopoíites Nomos de Pline, duquel j aiP ar le dans la z -, c . Apollonie , qui est auíîì la même quegrande cité d’Apollon; Voyez cet article, Sc celui" Apollinis civitas magna.
.. APOLOGUS. Voyez Teredon.
APONUS, lieu fameux à cinq milles de Padoue,P°ur avoir été la patrie de Tire Live. C’est présentementAbano. Voyez ce mot.
APOSTANOS, lieu de Perse, sur le Golfe Persique,e ° n Arrien in Indidis.
• APOSTOLOPOLIS ,’nom d’un lieu : il en est frit men-l °u au n-, concile de Nicée. Ortelius dit qu’il ne faitetl quel pays il étoit.
APOTEVITZ, petite ville de Hongrie dans l’Escía-°nie,.proche de la Drave au comté de Kreiíf ( Creits )des montagnes , Sc environ à un grand mille Hon-§ r °is de Copranirz vers Toccidenr. * Baudrand, éd. 1705.
APOTOMïTìE, peuple d’un des Nomes de laMar-lïla 5 rqne , selon Pcoloinée , 1 . 4, c. 5.
. APPA, ville de TArabie heureuse, selon Ptolomée,
' f c. 7.
I APPADANA, ville de la Perse propre, selon le même
• 6,0.4. Quelques exemplaires portent Aspadana.APPAMIA. Voyez Apamée.
APPENCENSIUM CIVITAS. Le livre des provin-
lU 1 ainsi une de celles de la Gaule Narbonnoifeaiures exemplaires portent Wappïnccnfium Civitas.PENNIN. Voyez Apennin.petr j NZEL , gros bourg de Suisse , au canton cl’Ap-gr au pied d’une haute montagne nommée Alpftein,(j\^ r m bord de la rivière Stinter , 8c en latin Sintrìa ,st°uze 5 Uatre ferres françoises de S. Gai au midi, Sc àCal a C ^orre vers le Septentrion (b). Un abbé de saint3 faut bâti en cet endroit un hospice vers le vme.
APP 3 31
siècle , ensuite une forteresse, nommée Clanx , il sopeupla peu à peu, Sc devint ensuite un bourg qu’onnomma Appen-Z ell , c’est-à-dire , la Cellule de P Abbé.( De Longnerue ( c ) dit un Cellier. Quoiqu’il en soit,on exprime ce lieu en latin par Abbatis Cella. ) Versle milieu du xi e . siècle, on y fonda une église parois-siale avec des revenus assez considérables : mais un abbéde saint Gai les réunit à la manie abbatiale , Sc n’ymit qu’un vicaire. On y voit encore les ruines de la forte-resse de Clanx. Il y a en outre deux convens, un de ca-pucins , qui y furent reçus vers Tan 1580 , Sc un de re-ligieuses qui fut bâti lan 1586, d’une maison que pos-sédoit un docteur en médécine , protestant de religion,exécuté à mort pour avoir accusé un prêtre d’un crimeexécrable.' Les protestans disent que ce docteur parloirpour avoir vu commettre ce crime, & qu’il fut con-damné Sc exécuté , sans qu’on lui lut son procès selonla coutume. * ( a ) Baudrand, éd. 1705. (b) Délicfesde la Suisse, t. 2 , p. 4! 1. ( c ) Desc. de la France , 2. part.p. 288 , long. 27. 84 tarir. 47. 30'.
Le Canton d’APPENZEL, petite contrée de la Suisse,qui est le XIII e & le dernier des cantons qui compo-sent la république Helvétique. Il tire son nom du bourgd’Appenzel qui en est le principal lieu. Ce canton, T undes plus petits, est composé de trois ou quatre vallées,entre de hautes montagnes, au midi de la ville de S. Gai,& presque à la tête du lac de Constance. Il a pour voi-sins du côté du nord,la ville & T abbaye de S. Gai 3 à Toc-cidenr, le comté de Tockenbourg ; au midi, le mêmecomté en partie, Sc le bailliage de Gans, Sc à l’orient leRheinthal. Comme ce pays est au milieu des Alpes , iltire fa plus grande subsistance du revenu de ses trou-peaux : les habitans s’y appliquent à filer du lin qii’ilsvendent à S. Gai. Les hommes y sont grands, bien faits,vigoureux 3 leurs mœurs sont simples & groíTïeres, maisfranches & naïves. *Dél. de 1 a Suisse , c. II, p. 42.6 &suiv.
Anciennement ce pays appartenoit aux abbés de S.Gai & à divers gentilshommes : mais Tan 1401, les ha-bitans fe soulevèrent contre Cuno de Staujfen , qui lesprivoit de tous leurs privilèges,& exerçoit'contre eux lesvexations les plus criantes. L’abbé, pour les dompter ,emprunta du secours des villes qui sont fur le lac deConstance, de Tévêque de Constance, de Frédéric, ducd'Autriche, du comte de Wirtemberg & de plusieursgentilshommes des environs. Les habitans d’Appenzel,uniquement secourus de ceux de la ville de S. Gai, íepréíenterent avec courage devant leurs ennemis, gagnè-rent plusieurs batailles, emporterent cinq villes, détrui-sirent plus de soixante châteaux, entr’autres celui doClanx que les Abbés possédoient à Appenzel. Cetteguerre, après avoir duré sept ans, fut terminée Tan 1408par les soins de lempereur Robert qui accommoda lesparties à Constance. Les habitans du pays s’unirent en-semble pour ne faire qu’un corps de république, & ré-glèrent leur gouvernement fur le pied qu’il est aujour-d’hui. Trois ans après cette paix, ils firent alliance avecles six cantons de leur voisinage, ce qui irrita l’abbé deS. Gai au point que Tan 142 5, il engagea l’empereur Si-gismond à les mettre au ban de Tempire, Sc le papeMartin V à lancer Texcommunication contre eux. Leursmontagnes les mirent à Tabri de la colere de Tempereur;ils fe mocquerent de Texcommunication du pape, chalïè-rent, même tuerent ceux de leurs prêtres qui refusèrentde célébrer Tofhce divin. L’abbé eut recours aux électeurs!mais il n’en obtint que des promesses. Enfin la paix se fitpat T entremise des Suisses. L’an 145 z ils se joignirent auxsept cantons, & furent reçus Tannée suivante au nombredes cantons.
La religion catholique & la protestante réformée y sonten usage : mais les P.- réformés font en plus grand nom-bre que les Catholiques. Le pays est partagé en douzecommunautés qu’on appelle Roden, Sc qu’on divise endeux classes : les intérieures- 6c les extérieures. Les pre- 1mieres sont à Torient & les autres à Toccidenr. Dans lescommencemens de la religion P. réformée, toutes lescommunautés étoient mêlées de Catholiques & de P.réformés qui vécurent clans une très-grande union jus-qu’à Tan 1587, que les Catholiques du bourg d Appen-zel commencerent à chasser les Protestans : ceux-ci somirent fur la défensive 3 les deux partis s’enflammerent,Sc le sang coula de toutes parts. En 1597 les autres can-
Tome L T t ìj