établirent la paix entr’eux, & il fut décidé que les
tons établirent la paix entr’eux, & il fut décidé que lesp. reformés habiteraient les communautés extérieures ,& les catholiques les intérieures ; ce qui fut exécuté.Depuis ce tems chaque parti a formé une petite républi-que qui a son chef, ia justice, fa police ìk la bannière àpart : mais pour les affaires matrimoniales, les Catho-liques, comme les p. réformés, le pourvoient par-devant1 officialité de l'évéque de Constance.
Les communautés intérieures Sc catholiques fontSchwendi , lientin , Lenh _, Schlatt _, Gonten ôc hingge-bach j composées des villages de ce nom, & de quelquesautres , comme Appen'zcii , Bruiligaw , W r itikdbach ,Hajjai ôc Idergrub 3 qui font deux paroisses, Appen-çel Lc
Inder&rub.
Les communautés extérieures Sc p. réformées font,Trogen,Herijjaw j íeufferij Urneschen j Huntwel ôc Haysou Abhayss , composées des villages de ce nom, & cf unpetit nombre d’autres qui font six paroisses.
Ces douze communautés ensemble composent un con-seil général & souverain, qui.s’assemble tous les ans le-dernier dimanche d’avril dans le bourg d’Appenzel oùprésidé le premier magistrat nommé Amman , qui n’estque deux ans en charge. On choisit dans cette assembléedouze eoníeillers de chaque communauté, pour com-poser ce grand conseil, qui se trouve de 144 personnes.Outre cela dans les affaires d’importance , on est obligéd’assembler tout le peuple, qui est fort jaloux de fa li-berté. La différence de religion a souvent introduit dansces assemblées des divisions , par les différons intérêts :ceux du dedans s ctant quelquefois engagés à des allian-ces que ceux du dehors n’approuvoient pas. * Longuerue ,Desc. de la France, part. 1, p. 288.
APPHA, ville d’Asie, dans la Parthie, selon Ptolomée,l. 6 ,c. 5, elle étoit dans l’Articene..
APPHADANA, ville de la Mésopotamie, selon lemême, /. 5, c. 18. Ortelius a raison d’avertir qu’il ne fautpas la confondre avec une autre Apphadana que le mê-me auteur met auíli dans la Mésopotamie , mais furl’Euphrate ; au lieu qu Apphadana étoit fur le ChaborasTaeaucoup plus vers le nord occidental. Voy. Apadna.
APPH AN A, iíle du golfe Persique, selon le même. Il[attribue à l’Arabie heureuse : il y a bien de l’apparenceque c’est fille de Cargh , vis-à-vis de f embouchure del’Euphrate & du Tigre joints ensemble.
APPHAR, ville de la Mauritanie Césarienne, selonPtolomée, /. 4, c. r.
APPIA VIA, c’est-à-dire 1A Voye Appienne : je ré-serve au mot Voye , un éclaircissement sur les voyes ouroutes publiques des Romains.
APPIA &
APPIANI, peuple de l’Asie mineure, dans le dépar-tement de Synnade j ville de la grande Phrygie, selonPline, /. 5, c. 29. Dans le VI e concile général, on trouvePierre, évêque de la ville d’Appia, qui y souscrivit avecl’évéque d’Âncyre. Ces deux sièges font attribués à laPhrygie Pacatienne. Le P. Charles de Saint Paul, Géog.Sacr.p. 231, nomme mal cette ville Apira." Hiérocles,dans fa notice , la nomme beaucoup mieux Appia , aulieu de Neclarius Apirensis qu écrit le P. Charles de S.Paul. Holstenius observe que dans les plus anciens ma-nuscrits on trouve Appias , c’est le génitif grec êì Appia.
APPIANUM ou ApiAnum. Paul Diacre , dans sonhistoire des Lombards, /. 3 , met ce nom diversementécrit, selon les différons exemplaires, entre les lieux duTrentin. Lasius juge que ce doit être le château de Hep-pen ; Ortelius aime mieux Aviano.
APPIARIA, ville de la Basse Mysie, ou ce qui est lamême chose, de la seconde Moésie. Antonin Itiner. ôcle livre des notices , fiel. 29, en font mention. Le pre-mier la met à xm milles de Tigra, Sc à xvi de Trans-marisca, fur la route de Fiminaáum à Nicomédie ensuivant les rivages du Danube, & du pont Euxin. Lanotice de Hiérocles la compte aussi nour une des septvilles de Mysie.
1. APPID ANUS, rivière de la Thessalie, où elle se jettedans le Penee. II est plus ordinaire de l’écrire avec unsimple/’. Properce, l. 1, Eleg. 3, v. 6, l’écrit avec deuxpp. pour la mesure de son vers.
Qualis in herboso concidit Appidano.
Voyez Apidanus.
2. APPID ANUS. Quelques - uns prétendent qu H Yavoit une nviere de ce nom dans la Troade, comme I eremarque Dubois dans ion commentaire de Propercepour l’uiage du dauphin.
APPLEBY, Abaúaba ou Abdlaba , ville d’Angleterreen Westmorland, dont elle est la capitale, fur l’Eden a.200 milles de Londres. C’étoit autrefois une ville d’im-portance. Il n’y a plus qu’une rue , qui n’est pas mêmefort peuplée. Cependant on y tient toujours les assises ,Sc c est la feule ville dans cette province qui ait le privi-lège d envoyer des députés au parlement : il y a une écolepublique & un hôpital. * Etat présent de la Gr. Bret. 1.1,p. 121. Long. 14, 48 , latit. >4, 45.
APPLEDORE, bourg d’Angleterre, dans le Kent, furla riviere de Rother, à 5 milles anglois de la Rye au sep-tentrion , à 16 de Cantorberi au midi, Sc autant de Dou-vres au couchant, selon Spéed, & à 54 milles de Lon-dres au sud. * Baudrandj éd. 1705.
APPULIA. Voyez Apulia.
APRAGOPOLIS, nom qu’Auguste donna en plaisan-tant à une isie voisine de celle de Captée, à cause de lavie oisive qu’y passoient ceux de sa cour qui s’y alloientdivertir. Ce mot est formé de AVp«y/«, qui veut direoisiveté, parejje j & de Fille. * òucton. 111 August.C.98.
1. APREMONT, selon Longuerue, Descrip. de laF rance , part. i,p. 196, seigneurie dans la Lorraine,avec titre de baronnie. Elle confine avec le territoire deS. Mihel : c’est un des plus anciens fiefs de l’évêché deMetz , & un de ceux que l’évéque Etienne de Bar remitfous son obéissance vers fan 1140.
Après la mort de ce prélat la baronnie d’Apremont futpartagée entre plusieurs familles. Godefroi, comte deSarbruc, rendit hommage à Jacques de Lorraine, évê-que de Metz, fan 1243, pour une portion de cette bayronnie. On trouve un Gobert d’Apremont parmi ceux quiaccompagnèrent S. Louis à la.Terre Sainte : Huart d’Au-tels & Jean son fils reconnurent en 1301 qu’Apremontrelevoit de l’évêché de Metz 3 ainsi il est probable queles comtes de Sarbruc, les sieurs d’Autels & d’Apremonteurent chacun une portion de cette baronnie, & que lesderniers changèrent leur nom de famille en celui d’A-premont. Ils reconnoissoient tous l’évéque de Metz pourseigneur suzerain.
De Gobert, qui accompagna saint Louis, descendoitGodefroi ou Géofroi, qui, reconnoissant Ademar deMonteil, évêque de Metz, pour seigneur dominant, ob-tint son consentement pour l’aliénation qu’il faisoit dequelques dépendances de fa baronnie fan 1346. Le mêmeGodefroi obtint de l’empereur Charles IV un privilège,par lequel la seigneurie d’Apremont seroit affectée àperpétuité aux aînés mâles de cette maison, qui auraientîe droit d’annoblir, & de battre moimoie 3 mais il n’eutpas lieu, parce qu’il parut injuste que f empereur fit cetétablissement dans un fief de l’évéque de Metz, fans souconsentement. Wenceslas, frere de l’empereur, & ducde Luxembourg,acheta la baronnie d’Apremont, dont ilfit hommage, & rendit les devoirs de vassal à Théodoricde Boppart, évêque de Metz, fan 1377.
Godefroi, baron d’Apremont, prit bientôt après pos-session de cette baronnie, qu’il donna à son fils Godefroilan 1380, quand il le maria avec Jeanne de Saulx. Go-bert d’Apremont, fils de Godefroi, eut un fils nommeGobert 3 mais il aima mieux donner la baronnie d’Apre-mont à fa fille Jeanne. Il la maria à quelqu’un de 1 »maison d’Autels, qui avoir acquis un ancien droit furcette baronnie : de la maison d’Autels, le droit passa, parmariage, à la maison de Linange.
Jean Henri, comte de Linange, avoir un quart d’A-premont fan 15 61 , dont il fit hommage, & rendit s® Sdevoirs à Charles , cardinal de Lorraine, administrateurde l’évêché de Metz. Dans la même année Louis Frétés,chevalier, baron d’Apremont, fit hommage au mêm ecardinal de ce qu’il y avoir, & en donna ses lettres eI1forme fan 1563.
Après cela le cardinal administrateur, pour assoupirles différends survenus entre lui & le duc de Lorraine poufdes terres contentieuses , lui céda tous les droits de fi®*?Sc arriere-fiefs, régales, juridictions Sc ressort, qui l ulpouvoient appartenir à cause de son évêché de Metz, ® nla baronnie, terre Sc seigneurie d’Apremont 3 à la charg e