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Tome premier. A - B.
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3ì 6 APU

Japygie soit proprement la presqu’iíle où Ton s 1 embar-que en plusieurs ports pour passer en Gréce, & que l’onappelle auffi Messapie , Calabre, & Territoire desSalentins. Ii y en a d’autres qui ne regardent pas cesdeux derniers noms comme sinonimes, & les distinguent.Tout ce qui est hors de la presqu’iíle, depuis le honore,( Frento ) jusqu’â Brinde & â Tarenre, a été appellé Apu-lìa. par les Latins, de forte quelle étoit séparée de lapresqu’isie, nommée la Messapie, par une ligne imagi-née de lune à latine de ces deux villes. La riviere deBradanus 3 aujourd’hui la Tacina, depuis son embou-chure jusqu a environ xvm milles au-dessus, la séparaitde la Lucanie. Le Tífernus 3 aujourd’hui la riviere deBiferno , la séparait au nord des Fsentant 3 depuis sonembouchure jusqu a environ xxvi milles plus haut. LaMer supérieure ou Adriatique la bornoit au nord-est,Sc elle avoit au couchant le Samnium, les Hirpins & laLucanie. On ne fait pas trop d’où lui est venu le nomd’AputiA. C’eft se repaître de badineries , que de direque ce mot est dérivé cL'Apluvia ; c’est à-dire fans pluye,fous prétexte qu’Horace la nomme altérée ou aride 3 Jiti-culose. Elle se divisait en Daunienne Sc Peucetienne.Voyez les articles Daunie Se Peucetie. Voyez aussi l’ar-ticle de la Pouille.

APULUM, a’VmAí», ville de la Dacie, selon Ptolomée.Ses Interprètes disent que c’est Weissenbourg , en latinAlba Julia.

APUNGITANUM. Voyez Aptuchi Fanum.

APURIMA, riviere de l’Amérique méridionale dans lePérou. C’est la plus rapide de toutes celles de ce royaume.Elle est à douze lieues de la riviere d’Abançay, Sc l’on ydescend d’une bourgade d’Indiens, où il faut passer par deslieux extrêmement dangereux, qui font la Taxa Sc lepont d’Apurima. La Laxa est un sentier de 400 pas delong, taillé dans des roches fort dures, qu’on descendcomme un escalier ; les degrés font faits en forte quechaque bête de charge se peut arrêter sur chacun de cesdegrés , qui ont d’un côté de fort hautes montagnes derochers de quatre lieues détendue, Sc de l’autre une ri-viere , dont le bord est auffi un rocher penchant à droite,muni à côté comme d’un mur ou rempart taillé , afind’empêcher que les voyageurs ne tombent du haut enbas. De 'l’autre côté de la riviere font des montagnes Scdes bois impénétrables. Toutefois les anciens rois duPérou avoient si bien appiani -un chemin par ces endroitsraboteux, qu’ils alloient souvent par-lá jusqu a quatrelieues de la Laxa, le long de la riviere, en un certain lieuretiré, situé dans le fond d’une vallée, proche duquel ondit qu aujourd’hui il se trouve beaucoup d or. L’ouvragedu pont est merveilleux. Il est fait de bois, long de cent

S uatre-vingt pas, soutenu d’un bout par une roche, Sce 1 autre bout par un grand monceau de pierres. Quoi-que ce pont ne soit soutenu dans fa longueur d’aucunescolonnes, a cause que la riviere est si profonde dans celieu-la, qu’aucun sommier n’en peut atteindre le fond :il est cependant accommodé Sc lié de telle forte, avecdes anneaux, des clous & des chaînes de fer, qu’il peutporter de très-lourds fardeaux. U y a un Espagnol qui amille ducats de gage pour entretenir ce pont, où toutesles marchandises qui y passent, payent un demi ducatpour cent.

APURWAKÂ, riviere de í’Amérique. Quelques-unsrappellent Caperwaco ( Capurwaca. ) Elle a son em-bouchure à cinq lieues de la baye de Uviapoco , & deCommaribo , vers le nord-ouess. Harcourt dit que sesbords font fort peuplés de sauvages ; mais Laurent deKeymis, qui accompagna Raleigh en ses voyages, assureau contraire quêtant entré dans cette riviere, Sc l’ayantmontée quarante lieues, il n y découvrit aucun sauvage,ce qui ne doit pas surprendre , puisque les sauvages deces quartiers-là ont accoutumé de changer souvent d’ha-bitation. Il rapporte qu’au pied d’une certaine monta-gne, ses gens avoient coupé autant de bois de Brésil, queleur chaloupe en pouvoir porter, Sc qu’il s’y trouve aussibeaucoup d arbres, dont lecorce approche de la canelle.Cette riviere est large, Sc il y a dans son embouchureplusieurs petites istes. Diverses petites rivières , Sc quel-ques torrens y portent leurs eaux d’un côté & d’aurre.On dit que fa pointe la plus avancée en mer est à 4 deg.a4’ de latitude septentrionale. Son canal monte premiè-rement vers le sud-est, & delà il se courbe comme un

AQU

coude vers le sud-ouest. Les Hollandois qui ont été <senscette riviere témoignent qu’à son embouchure il y aune petite iste longue qui finit en pointe, Sc qu’il setrouve dans les bois qui bordent sos rivages, un grandnombre de perroquets Sc d’autres oiseaux, avec quantitéde singes. Son coûts est du sud au nord , Sc son embou-chure dans un golfe situé à l’orient de celui où tombe seriviere de Cayane, selon les cartes de Sanson : ce géo-graphe en met la source dans un lac qui est à l’orient dulac ou prétendue Mer de Parime , presque sous l’Equa-* Corn. D ici. de Laet, Ind. Gccid. /. 17, c. 8.

teur.

Cette riviere dont parle de Laet, Sc Corneille aprèslui, est fans doute la riviere qu’on trouve dans les cartesmodernes sous le nom d’Aprouage ou d’Aprouague.

APUSCIDAMUS, lac d’Afrique. Pline,/. 31 , c. 2#ne nous dit point dans quelle contrée : il observe seule-ment que tout y nageoir. Sc rien riy couloir à fond. Cettecirconstance, qui n’est pas si merveilleuse ni si incroyablequ elle paraît à quelques-uns, est commune à ce lac, SCà celui d’Asphaltide en Judée. Isidore avoir quelque ma-nuscrit de Pline bien vicieux, puisque dans ses origines,/. 3, c. 13, au lieu de ces mots, contra in Ajricœ, lacuApuscidamo omnia jluitant 3 nihìl mergitur 3 iì substitueceux-ci où il n’y a aucun sens, contra in Alce lacuperPor -cidamum omnia Jluitant 3 Sec. Le P. Hardouin remarqueque les manuscrits favorisent la maniéré dont le passageso trouve dans les imprimés.

APUYES (les), peuple de l’Arnérique méridionaleau Brésil, assez avant dans les terres, vers la capitalistede Rio Janeiro, selon de Laet Sc d’autres. * Baudrand,éd. 1703.

APYRjE, selon les notices ecclésiastiques, ou

APYRE, selon Pline,/. 5, c. 2,7, ville de la Lycie*Ptolomée, /. 5, c. 5 , l’y place aussi, Sc la nomme ApeR-raì , mais les notices épiscopales la nomment Afxe/ri.Ortelius , Thésaur. dit qu’elle est comptée entre sessièges de la Phrygie Pacatienne au vi e concile de Cons-tantinople.

APYRI. Voyez Tapyri.

AQUA. Ce mot, dans la langue latine, signifie l’EAtr.On peut voir les remarques curieuses que j’ai rassena-blées au mot Eau. J’ajouterai ici, selon le P. Lubin ,Merc. Géogr. que les graveurs des anciennes cartes degéographie distinguoient l’eau de la terre d’une autremaniéré que ne font les graveurs de ce rems : ils expri'moient la mer & les lacs par des ondes fort tendres, otxbien semant 1 espace de la mer de petits points qui sefaisoient paraître comme grise, la terre demeurant touteblanche. Maintenant, après avoir tracé le trait des con-tours des caps & des ances , lequel sépare les terres d’a-vec les eaux, on se contente d’ombrager au-dedans àsl’eau ces endroits par de petits traits parallèles, qui sentforts du côté de la terre contre ce trait ; & au contrairefoibles, Sc se perdant, pour ainsi dire, du côté de l’eaU-On pratique le contraire dans les carres marines. J’ a *remarqué que la médecine examine les eaux par rapporrà leur salubrité ; /'observerai ici que 1a géographie l eSenvisage aussi à cet égard, puisque ces eaux médicinales,nommées souvent A qu a j'alubres 3 ou AáduU par les La-tins , à cause de leur goût aigret, ou autrement à causede quelque circonstance du goût ou des effets, ont ser-vent occasionné une dénomination particulière àvastes provinces. On verra à laracle Aquitaine q 11 ®son nom vient de sos eaux ; mais pour m’arrêter atf. xeaux minérales, c’est l’abondance de ces eaux qui a fassdonner le surnom de Salutaire à des pays entiers. Assis 1la Palejline salutaire 3 la Galatie salutaire 3 la PhryJ iesalutaire 3 n’ont été surnommées ainsi qu’à cause de sessi*eaux minérales.

Outre cela le mot Aqua est entré, soit ail singuhef ■>soit au pluriel, dans la composition de plusieurs norns avilles, de bourgs ou de villages. A

) AQUA, province d’Afrique, dans la Guinée fur se cc>r^d’or, au nord du royaume de Pantin, & au midi oCCl ~?^,tal de Dinkira 3 à l’orient de la riviere de Chama ou R 1de Saint Joan, qui la sépare de Jusser. * De Vise 3 atseSc Bosman , relat. de Guinée.

AQUA-ALBA, nom latin de Beackwater. Il y a e °Irlande deux rivières de ce nom.

AQUA CHE FAVELLA, ì y AAQUADEILA M ELLA, J Yoyez AcQuA

aqua