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Tome premier. A - B.
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APT

eu. diversement nommé par les anciens, Polaticus Si-Nus W, a cause de la ville de Pola : Flanaticus Si-p US ( b ), Ou Flanonicus (c) • la table de Peutinger y metortus Plana ricus pour Flanaticus. On a fait plus jf ar * e nom de la ville Flano , ou FLanona 3 qui est au-Jpurd hui Fianona , a fait changer celui de Fille Absyr-> ls » laquelle a été nommée dans la fuite Flanonensis^sula (d) 5 ou même Flano Insula ( e ), comme il pa-ï 0It P ar plus d’un témoignage des historiens. * ( a ) Meta ,

' 2 > c - 3- ( b ) P lin. 1. 3, c. 18 & 21. ( c ) Artemld. apud Ste-u U cl' B ^ mc - W tripartita 1. 5, c. 2 , & Paul Diac.

Mise. 1. 11. ( e ) Socrat. 1. 2, c. 27. Niceph. Caliji. 1.

93 c > 12, & So^omen. 1. q, c. 6.

APT, ville de France, en Provence, fur la riviere deàton, que Baudrand nomme Calavon 3 Sc Robbe, <Scstuelques autres encore plus mal Coulon , elle est situéeproche des montagnes. Pline, 1. 3 , c. 4, met certe villenans la province de Narbonne , & en fait le chef-lieudu peuple V’ilgientes Apta Julia Vulgientium. Voyezaulïi Fia dr. VaLeJii Not. Gall. p. 27. Scaliger lit Vulgìen-Jtum autres Vulgentium Sc Fulgenjium. Quoiqu il enoit, 1 line semble mettre Apta au nombre des villes la-tines , en disant Oppida Latina Aqu<& Sextiœ, Salyorum 3. valL0 C ay arum 3 Apta Julia Vulgientium. Une inscrip-tion , publiée par le P. Sirmond, Fa fait regarder com-me une colonie romaine. Col. Apta qu’on y lit est prisPour Colonia Apta. Antonin fait mention de cette ville,** aa place fur le chemin de Milan à Arles, entre Cis-teron & Cavailloii j à cinquante-cinq mille pas de laPremiers, Sc à trente & un mille de la seconde. Voicic 5>minent il fait son calcul : de Cisteron à Forcalquier,^zcuflerone Alaunium 3 vingt-quatre mille pas : de For-Ca lquier à Ceireste , village de Provence, Alaunio Ca-l Aucam , seize mille pas : delà à Apt, Catoluca Aviam•hliam , quinze mille pas ; d’Apt, au lieu nommé alorsrines , vers Fendroit où est aujourd’hui Maubec , seizemille pas - 8c delà à Cavaillon, quinze mille pas. Dansmae autre route il met Apta Julia 3 au lieu d 'Avia Julia.^urita, dans ses notes fur l'itinéraire, a remarqué queans un seul exemplaire il y avoir Apta Julia , Sc danst0Us ios autres Avia Julia. Mais Avia Sc Abte paroilfenrc °rrompus, Sc avoir été employés pour Apta. Il est assezordinaire aux mauvais copistes de confondre le p & le b.Uans i es anciennes notices des provinces, & villes desauies cette ville est nommée Civitas Aptenfium 3 danse mule Civitas Abtenfis pour Aptenjis 3 par la mêmeerreur que l’on trouve Abte pour Apta on la trouve au■second l'an" parmi les'villes de la II e Narbonnoife. Ro-bert , dans & Fa chronique, l’appelle Civitatem Abtenfem 3& dit qu’avant le siécle où il vivoit, on la mettoit dansla province d’Arles. Si cela est vrai, contre les appa-rences , elle fut bientôt rendue à Aix son ancienne mé-tropole , 6c remise dans la seconde Narbonnoife. E11offet, Gervasius Tisteberiensis, qui a été contemporainde ce Robert, Sc deux notices plus modernes qu’eux,somment l’évêque d’Apt, comme le premier d’entre lesc mq suffragans de F archevêque d’Aix.

.Cette ville a conservé son ancien nom ; car aujour-mu elle se nomme encore Apt , nom que les RomainsPeuvent lui avoir donné à raison de sa situation avanta-§euse : e q e c q située sur les bords de la petite riviere de^ alaron , à quelques lieues de la Durance. Le nom Ju-de cette ville marque quelle doit son origine à Jules-f?, > qui a fondé ou embelli la plupart des villes con-

rue table z des Gaules. Elle pourroit austì devoir ce noma Auguste, fils adoptif de Jules-Céfar, qui, selon Dion,envoya plusieurs colonies dans la Gaule Narbonnoife.

L évêché d’Apt ( a ) est très-ancien. Les députés de cetteue affisterent au premier concile d’Arîes Fan 314,uus le grand Constantin. Ses évêques se sont trouvéstr^ VI<! au concile d’Epaune & à plusieurs au-p e | s î- )• S. Auspice, martir, qui vivoit vers Fan 92,011,L’é^'r utres5 en r^2, fut le premier évêque d’Apt.ruas cat bcdrale fut d’abord dédiée à la Ste Vierge ;c orn 'rT âedia à Ste Anne vers Fan 794, à cause dufous î Cette ^ aante 3 stue l’on prétendit avoir été trouvé

csipc ? re §ue de Charle magne, & dont on croit garder leLe ch ' ^ église.

d'uu at ^ î a cathédrale est composé d'un prévôt,Heuf aut 1(aiacre 3 d’un sacristain, d’un capiscol, & der es chanoines, fans compter trois bénéficiers qui

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ont voix en chapitre comme les chanoines. Dans ce dio-cèse il n’y a que trente-trois paroisses & quatre abbayes,deux d’hommes & deux de filles. Celles d’hommes font :saint Euiebe de l’ordre de S. Benoît, qui est si anciennequ on ignore le tems de ía fondation j on fait seulementqu’en 1005, Durand, abbé de ce monastère, fut évêquede Vence. Valsainte , de l’ordre de Cîteaux, fondée enm88. Les deux de filles font Sainte-Croix d’Apt, de1 ordre de Cîteaux 3 & sainte Catherine d’Apt, de l’ordrede saint Augustin.

L’évêque partageoit autrefois la seigneurie de la villed’Apt avec les comtes de Forcalquier : mais il céda famoitié en fief à la maison de Simiane, à conditionquelle lui en feroit hommage. On voit par plusieursactes passés entre les bourgeois d’Apt & les seigneurs deSimiane, que ceux-ci falsifient battre monnoie à leurcoin, ce qui prouve combien leur puissance s’étoit éle-vée au-dessus de celle des comtes de Forcalquier. Ilsvendirent, Fan 1319, leur seigneurie au roi Robert,comte de Provence ; Sc la reine Jeanne, petite fille &héritière de Robert, acheta, en 1355 de f évêque Ber-trand de Meysenes, les droits féodaux : mais elle luipermit de porter toujours le titre de Prince , droit queles évêques ont abandonné depuis long-tems.

Cette ville a un bailliage : elle a droit de députer auxétats Sc aux assemblées de la province. On prétend quel’enceinte des murailles d’Apt, lesquelles subsistent en-core aujourd’hui, est un ouvrage des anciens Romains.On voit austi plusieurs beaux monumens d’antiquitédans cette ville. Longit. 23,6', latit. 43,50’. ( a ) Longue~rue , desc. de la France, part. 1,1. 3 , p. 3 74. ss) Piga-niol de la Force 3 descr. de la France , t. 3, p. 28 x.

APTA JULIA VULGIENTIUM , nom latin de laville d’A pt. Voyez l’article précédent.

1. APTERA, ville de Lycie, selon Etienne le géo-graphe.

2. APTERA, ville de Crète, selon Etienne le géogra-phe. Pline, l. 4, c. 12 , l’appelle Apteron : le premierdit quelle fut ainsi nommée à cause du combat des mu-ses & des sirènes, pour le chant, près de la ville Sc dela mer. Car les sirènes ayant été vaincues, en quittèrentde dépit les ailes quelles avoient fur les épaules 3 Scctant devenues blanches , elles se précipitèrent dans lamer. La ressemblance de ce nom avec Tàsrríp* qui veutdire des ailes, & le nom d’un lieu voisin nomme Mnmci,où l’on prétend que cette dispute íe passa., a pu donnerlieu à I "imagination des Grecs d’inventer cette fable.Eusebe, dans fa chronique, dit que la ville prit le nomd’un roi nommé Apteras, Sc fe mocque de la fable avecraison. Ptolomée nomme cette ville Apteria, & ses in-terprétas disent que c’est présentement Paleocastro.

APTERIA &

APTERON. Voyez l’articíe précédent.

APTUCHI FANUM, ville d’Afrique dans la Penta-pole, selon Ptolomée, /. 4 , c. 4. Ses interprètes disentque c’est Longifaria. S. Augustin, Epijl. 86, nomme'ce lieu Aptungis , Sc ailleurs on lit dans ce même Pere{Epijl. 161) Apungitanum pour Aptungìtanum. L’évê-que de ce lieu est nommé dans la conférence de Car-thage Aptunginensis. Il y a peu de noms qui ayent étécorrompus en tant de maniérés que celui-là ; car on litdans quelques-uns Plebs Aptxjgnitana; dans d’autres,Autumnitana. Voyez les notes 116, 127 à 836 de Du-pin fur la conférence de Carthage. Mais il ne faut pasconfondre ce siège avec celui d’Aptuca, qui étoit diffé-rent, quoiqu’on ne sache dans quelle province.

APUA, petite ville de la Ligurie , vers les sources dela riviere Magra. Tite-Live, /. 39, en nomme les habi-tans Apuani Ligures ; Augustin Justiniani leur attribuela partie de la Toscane, qui est entre la Magra & le Ti-bre. Cette contrée , dit Ortelius, est nommée présente-ment Maremma , Lc Fancienne Apua est, selon lemême Justiniani, Sc Léandre Castello dì Ponte Tré-molo. Magin Sc Baudrand la nomment Ponte Tremom*Voyez ce mot.

APUANI LIGURES. Voyez l’article précédent.

APULENSIS COLONIA. Voyez Apulum. ,

APULIA. Les Latins ont ainsi nommé certe contresde l’Italie, qui est à l’opposite de la Gréce. Elle est en-core désignée fous plusieurs autres noms. Les poetes Scquelques historiens Font nommée Japvgie , quoique la