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Persique, 8 c n’étánt joint au continent que du côté del’Egypte & de la Syrie.
ARABIE. Plante .n Trinummo acl. y, sc. 2, v. 87 &seq. met dans le port une Arabie où croît l’absynthe. Unefoule d’auteurs font venir du. Pont cette plante, & pas und’eux ne nomme l’Arabie. Plante ne donne pas celacomme une vérité. Il fait parler un fourbe des voyagesqu’il n’a point faits & qu’il invente fur le champ, 8c luimet dans la bouche des fautes de géographie, qui mon-trent qu’il n’a pas effectivement vû les lieux où il fe vanted’avoir été.
La Mer d*ARABIE, Mare Àrabicum ou OceanusArabicas ; c’est la partie de l’Océan oriental, depuis ledétroit de Bab-el-mandel jusqu’au cap de Ras-al-gate.Quelques-uns la continuent le long des côtes de Persejusqu’à la presqu’iíìe de ì’Inde, en-deçà du Gange.
Le Golfe d’ARABIE. Quelques - uns disent le SeinArabique , Sinus Arabicas. C’est cette partie de la merqui s’etend depuis le détroit de Bab-el-mandel jusqu’àl’isthme de Suez, entre l’Arabie à l’orient, l’Ethiopie 8cl’Egypte à l’occident. Les Arabes en ont autrefois habitélss deux côtés. On f appelle plus communément la MerRouge. Les Arabes la nomment mer de Kolfum, à causedune petite ville située sur l’extrêmité de sa côte septen-trionale. Voy. au mot Mer l’art. de la Mer Rouge.
Il ne faut pas confondre ce grand golfe avec un petitgolfe de Barbarie, entre les côtes de Barca & l’Egypte.On l’appelle le Golfe des Arabes, à cause d’une tourqu’on nomme la tour des Arabes avec un village.
ARABIE HEUREUSE. Ce nom a été auíîi donné a laville d’Aden en particulier. Pomponius Mêla, /. 3 , c. 8,parlant du golfe dont les Arabes habitent les deux côtés,dit qu’à la droite de ceux qùi y entrent font les villesCane , Arabie & Gandamus. L’auteur du périple de laMer Erythrée, p, 14, en fait un village maritime, qu’ilnomme Arabie Heureuse e Àpufiloo orospxôotrios. Il le met environ mcc Rades d’Ocelis 3 il dit quele port y est plus commode , 8c l’aiguade meilleure
Í |U a cet autre port. Il dit qu’on lui donna autrefois leurnoin d’Heureuse, parce que comme on ne naviguoitpas encore des Indes en Egypte en droiture, & que per-sonne n’avoit encore osé aller d’Egypte dans Pintérieurde l’Inde, elle étoit l’entrepôt des marchandises tant desIndiens que des Egyptiens qui y bornoient leur course.Mais César la détruisit peu avant le rems où vivoit fau-teur du Périple. Voyez Àden.
ARABIE Voyez Arbis.
ARABIO. Saint Epiphane, cité par Orteil us, semblemettre une forteresse de ce nom, entre la Perse propre 8cla Mésopotamie.
ARABISCI, ancien peuple de la Pannonie, selon Pto-lomée, /. z, c. 16.Pline, /. 3 , c. z5, le nomme Araviscidans quelques éditions3 mais, comme le remarque le P.Hardouin, l’ordre alphabétique suivi par cet auteur,demande qu’il y ait Eravisci. L’air y est très-sain , 8cl’on n’y connoît point les maladies contagieuses : on yest feulement’sujet à quelques accès de fièvre pendantcertains mois qui font pluvieux. Les hommes étant ro-bustes 8c la pluralité des femmes y étant permise , l’es-péce humaine fe multiplie beaucoup. Comme on y estrarement en guerre, il fe détruit peu d’hommes , & iln’en fort presque point, parce que l’on n’y fait aucune es-pèce de commerce fur mer 3 l’on y_ entretient seulementquelques vaisseaux pour les Jelyajjes qui font chargés des’opposer aux entreprises des habitans de Bengale 8c dePegu. Ainsi les hommes fe multipliant fans cesse dansce rovaume, fans être détruits que par les maladies na-turelles , il s’y trouve une quantité incroyable d’habitans.On croit qu’i'ls occupoient les environs de Bude.
ARABISSUS, ancienne ville de la seconde Arménie.Antonin en fait mention ; mais les chiffes des distancesde cette ville font si diversement dans cet auteur, que jene puis entrer ici dans le* détail qu’il faudroit pour lesrétablir. Ortelius, évêque $ Arabisas ou d’ARABVssus,souscrivit au premier concile de Constantinople. Lessermons de Leontius, eyeque de ce lieu , font cités parPhotius, Cod. íjt. Adolius, autre évêque dumênie lieu,souscrivit au concile de Qialcedoine, ( A cl. 6. ) mais cefut par Adelfius, choreveque , selon la remarque deHolstenius fut' la'géographie sacrée du P, Charles de S.Paul,/?. 249.
ÀRÀBM, lieu dont il est fait mention au livre desnombres, c. 31, v. 12, selon Ortelius. Ce mot est rendupar celui de Campestiua, dans la traduction de S. Jérô-me. Ce font les plaines de Moab. Voyez Araboth.
ARABIUS. Voyez Arbis 1.
AR ABO, nom latin de la riviere 8c de la ville de Rabou Raab en Hongrie.
ARABOTH-MOAB. J’ai remarqué au mot ArabAque les Septante ont retenu plusieurs fois ce mot hébreu,au lieu de le traduire par Solitude ou Campagne , com-me fait S. Jerôme. On en trouve des exemples aux li-vres des nombres, c. 26, v. 3,6 63 ; des rois, l. i,c. 17,v. 16,ct /. 4, c. 14, v. 4 G' 5. Saint Jerôme , dans fa tra-duction de la géographie d’Eusebe, dit qu’il y avûit en-core de soh rems un lieu nommé Araba , joignant lemont Phégor en allant de Libiade à Esbus d’Arabie, vis-à-vis de Jéricho. Eusebe dit la même chose.
ARABRACE REGIQ , pays d’Asie, anx frontières del’Arménie. Caliste en parle à l’occasion du martyr Eus-rrathius qui en étoit. Porphyrogénête fait mention desArabraceniens, qui en croient fans doute les habitans.
ARABRICA ou Arabriga , ville d’Espagne dans laLuíîtanie, selon Ptolomée, qui la met dans les terres.On doute si c’est présentement Rabida , comme le veutArias Montanus, cité par Ortelius, ou Aravida selonVarrerius 8c Bertius cités par Baudrand, ou Gallegoselon R.odericus Carus ; ou enfin, selon d’autres, Cas-tanheira. La seconde opinion est la plus généralementsuivie.
ARABYSSUS. Voyez Arabissus.
ARABYZA, ville de la Cauconidè, selon Etienne legéographe, qui dit qu’on l’appelloit aussi Pesine.
ARAd Voyez Areca.
ARACzEI. Voyez Arce.
ARACzELUM. Voyez AracilluM.
ARACAN, selon Schouten, voyages ,í. 1, p. 244 &seq. royaume maritime des Indiens, fur la côte qui està l’orient de l’embouchure du Gange, avec une Villeauísi nommée Aràcan , fur une riviere de même nom.Ce royaume est situé par les 18, 19 Lc 20 deg. de latit.nord. 11 a le golfe de Bengale à l’occident 3 les royaumesd’Ava & de Siam à l’orient ; celui de Bengale au nord,8c celui de Pegu au midi. Il a dans son enceinte quan-titç de villes, de bourgs, de villages bien peuplés, descampagnes rres-fertiles, des bois, des montagnes, desvallées 3 un nombre infini de vergers, de maisons 8c dejardins de plaisance 3 plusieurs rivières, des lacs, desétangs, &c.
La Ville d’ARACA'n est à - peu - près de la grandeurd’Amsterdam 3 mais elle est beaucoup plus peuplée. Elleest entourée de fauxbourgs. Schouten dit n’avoir jamaisvû de ville où les maisons soient si serrées, & 011 il y aitune si grande multitude de peuple. Il semble, dit-il, queles bâtimens des riches 8c des pauvres soient entassés les11ns fur les autres. Mais la'plûpart font si bas qu’ils n on tl’air que de tentes 8c de hures, & ils ne répondent guè-res à la vanité de la nation. Dans la ville, dans ses faux-bourgs , & dans tous les lieux du royaume où j’ai été, lesmaisons n’ont que quatre, cinqf ou six pieds de hauteur.Elles font soutenues par des pilliets, parce qu il se levspresque toutes les nuits un brouillard à fleur de terrequi couvre tout le fol 3 mais les rayons du soleil le dissi-pent au matin.
Les villes font enfermées de murailles, où il y a desportes 3 mais il n’y a point de folles à l’entour. Il y a pestde places, de marchés, de rues ou de chemins , q u ‘soient pavés 3 de forte que le terrein étant d’argile, on ade la peine à y marcher par le mauvais teins, & ils so ntbeaux 8c unis par un rems sec.
Les maisons font construites de Gabbagabbas 3branches de palmier, de roseaux & de feuilles de cocosElles ont beaucoup de petites fenêtres, & font bien a srees. Celles qui appartiennent aux gens au-dess 1 * 3 , Ucommun ont des appartemens fort commodes. Il n ^ 3point de foyers de pierres, point de greniers ni de caves.La cuisine fe fait hors des appartemens, ordinairementfous de petits auvents, qui font auprès des portes, où le*femmes font cuire dans des pots de terre ce qu’on doitmanger. On couche fur des tapis & fur des nates, 8c 1 onfe couvre de cabaies de toile & de coton pour fe garantdu froid.