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Tome premier. A - B.
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j)oscs. Les habitans d’Aracan jettent auíli dans l’eau ceuxqui font attaqués dune maladie incurable. Cette cruautépasse chez eux pour humanité : ils prétendent que c’estdélivrer un homme de ses maux, pour l’envoyer jouir■des plus grandes félicités dans le ciel.

11 y a un grand nombre de Maures dans ce royaume,& particulièrement à Bandel. C est entre leurs mainsqu’est le commerce qui s’y tait par mer. Quelques - unsfont le trafic deléphans qu’ils envoyent à Bengale, à Co-romandel, à Orixa, à Golconde & en Perle , cl’où ils ap-portent des marchandises précieuses & de l’atgent. D’au-tre s font différens négoces, & vont souvent trafiquer àbord des vaisseaux hollandois.

La rue où il habite le plus de familles de cette nation ,est une des plus marchandes de Bandel, parce que la plu-part des Maures tiennent boutique, font courtiers oubanquiers , ou font quelqu’autre négoce. La plus gran-de partie des marchandises qu’on voir étalées, font destoiles de coton, ôc toutes sortes de belles étoffes de Ben-gale, de Suratte , de Coromandel, & des autres pays del’Asie, des épiceries & des marchandises d’Aracan. LesMaures ont un toock ou turban fur la tête , des cabales àleur mode , de longs hauts-de-chauffes & de larges sou-liers ; enfin ils font vêtus comme ceux des autres pays. Iln’y a que très-peu de Maures qui habitent dans le royau-me d’Aracan qui y soient nés ; les autres font originai-res de Bengale, de Golconde , de Suratte, dePaliacate,de Masulipatan ; de sorte qu’ils y habitent comme étran-gers , & ils y font dans une grande dépendance des puis-sances!

Il y a beaucoup d’élephans dans le royaume, peu dechevaux, quantité de buffles, dont on se sert aux mê-mes usages à quoi l’on employé les chevaux ailleurs, ôcparticulièrement à la culture de la terre : ils font grandsôc forts , & ont de grandes cornes, dont ils frappent ôctuent ceux qu’ils attaquent. Les habitans les menent paî-tre le long des chemins : on avertit les Hollandois des’en garder lcJtsqu’ils en rencontrent en se promenant,car ils font dangereux, & ont l’adreffe de laisser passerceux qui se promènent : puis prenant leur course, risvont les attaquer par derriere , ils les enlevent avec leurscornes, les jettent en l’air, & les brisent en pièces ou lestuent ; mais sur-tout ils ne manquent presque jamais decourir fur les Hollandois , donc l’air & les vêtemensleur paraissent plus étranges que ceux des gens du pays.La couleur rouge les laite plus que les antres, & il est fortdangereux d’en être habillé.

Toutes furieuses que font ces bêtes, elles respectent lesNoirs qui les gardent, 8c leur obéissent d une maniérésurprenante, jusqu’à traverser vite des rivières à la nage.Celui qui ses garde les fait assembler au son d’un cornet,saute sur le premier qui se trouve sous fa main, se tientdebout & ferme fur son dos, le fait marcher à la têtedes autres, fans s’arrêter pour les courans d’eaux ou pourles rivières qu’il rencontre. Les autres buffles se suiventde rang, marchant tousl’un après lautre, & ils portentadroitement en nageant, leurs maîtres , dom les piedsmême ne font pas mouillés, & qui font demeurés furiedos de ces animaux comme fur de petites ifles.

Il y a quantité d’autre bétail dans ce royaume , en-tr'aimes des cabris : il y a des oyes, des canards , despoules, du gibier , & abondance d’excellent poisson.L’eau monte douze ou quinze pieds dans les rivières,&jusqu a dix-huit ou vingt pendant la marée; de serre quepar la rapidité des courans, quand on se sert à propos del’occasiondu flux &dù reflux , on fait de grands voya-ges en bien peu de terns , & l'on va & revient en un mê-me jour. Long. no. latit. 10 , z o.

ARACCA, ville de la Susiane, selon Ptolomée. VoyezAr,ach.

ARACEENS , ancien peuple de la Palestine. On nom-moit ainsi les descendans d’Arac, fils de Canaan, les-quels avoient leur demeure dans la ville d’Arcé ou d’Ar-ca , au pied du mont Liban. Voyez ArcÉ.

ARACENA , Lalia , petit bourg d’Espagne , enAndalousie, dans le teiritoire de Séville & la Sierra Mo-réna , avec un ancien chateau fur une élévation, selonRodrigo Mendez Silva. * Baudrand, édit. 1705.

ARAC - GELARAN , périt pays de Perse, dans leChufistan : c’est la Mélitene des anciens.

ARA

ÀRACH, ancienne ville de la Chaldée : elle fur bâ-tie parNemrod, petit-fils de Chus, [Genes. c. io,v.c’est apparemment la même que la ville d’Aracca, posespar Ptolomée, l. 6 ,c. 3 , dans la Susiane, fur le Tigre,au-dessous de fa jonction avec l’Euphrate. Ammien, L a 3 >

р. 271 , édit. Lindebrog. la nomme Arecha. C’est de cetteville que les campagnes nommées par Tibulle, Pane-gyr. ad Mejsalam, v. 141.

Ardet A réel aïs aut unda per hospita campls ,

& qui étant pleines de naphte s’enflamment quelquefois,ont pris leur nom , selon D. Calmer , Dicl. de la Bible-Voyez Arect.£i. Curopalate , cité par Ortelius , furmention d’Arach , ville d’Arménie- C’est la même qu’E-rec , dont ïlraque porte aujourd’hui le nom avec quel-*que changement.

ARACHE. La plupart disent Larache. Voyez ce mot.

ARACHOSIE., ( par ei ) contrée d’Asie, selon Pto-lomée ,1.6 , c. 10. Quelques uns l’ont auíli nommée ArA-cHOTts. Les bornes que lui donne Ptolomée, font aUcouchant la Drangiane , au nord les Paropanifades, fl’orient une partie de l’Inde, ôc au midi partie de la Ge-drosie. Les peuples qu’il y met font

au nord Bartieu ou Bargyeu.plus au midi Sydrì ,

Bh&plutA ou Ropluta ,

Eorita.

Il la fait traverser par une riviere différente de l’Indus,quoiqu’elle s'y jette, &y forme un lac nommé ArA-chotos ; il met auíli dans ce pays une ville nomméeArachotos , & Pline ,1.6, c. 23 , nomme le pays Ara-chosie, avec une riviere 8c une ville de meme nom. lìajoute que quelques-uns la nommoient Cophe , &quelle avoir été bâtie par Sémiramis. Cette ville estprésentement Candah.r , comme quelques - uns 1 ®croyenr. L’Arachosie répond aux pays de CandahaRd’une part j & à celui de Haiacan , dans l’Indoustan,aux états du Mogol. La capitale étoit Alexandreiopolis*

ARACHOTOS. Voyez l’article précédent.

ARACHOVAou Aracova , grand bourg de la Grèce,dans la Livadie, à deux lieues du golfe de Lepante. On laprend poux l’ancienne Ambrissus , ville située au pieddu mont Parnasse, dans la Phocide. * Baud. édit- 1705.

1. ARACHTHUSville de ì’Etolie, selon Ptolomee,/. 3 , c. 15. Gerbelius dit que d’autres la nomment ArA'cynthus. Les interprètes de Ptolomée disent la mêm®chose, & citent Virgile; mais l’Actteus Aracynthus, Egl-1, v. 24, de ce Poëte, n’est rien moins qu une ville. Tousces interprètes conviennent que c’étoit une montagne.

2. ARACHTHUS, fleuve de l’Epire, selon Ptolomé®,/. 3 , c. 14, dans le golfe d’Ambracia. Strabon , /• 7 , /*325, dit même qu’il arrose la ville de ce nom. Dicear*que le Messénien le nomme Aratthos. Son nom mo-derne est Spagmagmurisj , selon quelques - uns 3 oUVouro-Potami , selon d’autres.

ARACIANA , ville de la Parthie, selon Ptolomée,1.6 , c. 5.

ARACILLUM, ville d’Espagne , selon Orose , /•

с. pi. L’empereur Auguste la prit ôc la renversa. Anto-nin la nomme Ara C^elim. Etienne Garibay,M »c. 13 , croit que c’est la vallée d’Arracola oà il faut e °chercher le lieu & le nom. Surira conjecture que ce p eUtêtre Araciel , bourg du royaume de Navarre, end®Corelia & Pharus , c’est-à-dire, entre Corella & Ass ar °*Baudrand dit que c’est Araciol, village fur l’Ebre , eíl } teCalahorra & Tudela, & cite Surira , qui ne dit p° ince que cet auteur lui fait dire. D’autres veulent qU® c . ssoit Araquil , ou Huarte Araquil , bourgade de aNavarre sur l’Aranas , auprès de la montagne de Anm?’à cinq lieues de Pampelune au couchant- C’est desh atans de cette ville qu’il faut entendre les Arocee iT-Ade Pline. Harduinus in P lin. 1 . 3, c. 3.

ARACIEL. Sc

ARACIOL. Voyez l’article précédent. ... ,

ARACLEA, en latin Heraclea ÔC Perinthus, vd' e ,la Turquie en Remanie, avec un bon port fur la cot ?la mer de Marmara , à cinquante mille pas de Con j aI j.tinople vers le couchant, & à soixante - dix de Gallip 01au levant : elle est ancienne, & a un archevêque g reC >