j^2 A R B
ïchthyophageá Orites , ou les montagnards mangeursde portion , qui ont un langage particulier , & ne par-lent point comme les Indiens , l’espace de c c. milles.On met ensuite les Arbiens, nation qui occupe aulìïc c. milles , Sec. C’est la même rivíere que Ptoloméenomme Arabiu s , Sc fur laquelle il met la ville deParfis métropole, Se celle d Arbis.
z. ARBIS, riviere qui couloir auprès du cap de Car-manie, & à cause de laquelle Pline nomme Arbiens unenation qui habitoit ce cap.
Il ne seroit pas impossible que ce fût la même riviereSc la même nation que ces auteurs autoient décrites di-versement , & que Pline qui n’est pas toujours d’accordavec soi-même, auroit diversement placées. Ce que jedis de Pline, n est rien que de très-ordinaire à ceux quiempruntent , de plusieurs auteurs, de quoi faire unvaste recueil. La mémoire ne rappelle pas toujours lescontrariétés ou les différences qu’il y a entre ce qu ona déjà pris de P un & ce que l’on tire de l’autre. Celaest arrivé plusieure fois à Pline, Sc c’est à cause de cedéfaut, qu’aucun géographe n’a encore pu venir à boutde faire des cartes qui fuîíent bien conformes à ce qu ilenseigne. Bertius dit savoir tenté vainement. Etiennele géographe distingue ausli deux rivières, l’une Ara-bis , dont les peuples voisins étoient nommés Arabites,l’autre Arbis , auprès de laquelle demeuroient les Ar-bites. Arrien cité par Ortélius, trouve une nation d’A-rabiens dans les Indes , au voisinage des embouchuresde l’Indus, Sc qui prend son nom d’un fleuve nomméArabius. C’est fans doute la même chose que les Ar-bites de Ptolomée dans la Gédrosie , entre la plus 'oc-cidentale embouchure de l’Indus Sc celle de l’Arabius,qui, selon cet auteur j est la premiere riviere qu’il mar-que en deçà de l’Indus. A l’occident ce peuple touche àla Carmanie ; delà vient que les uns le donnent à laCarmanie , d’autres à l’Inde, Sc d’autres enfin à la Gé-drosie , où il étoit effectivement entre les deux.
Il ne faut pas multiplier les peuples toutes les fois 'que les auteurs ont varié dans leur position, ou dansl’ortographe des noms. Casaubon in Strab. L 15 3 p. 720 ,dit que les Arbies de Strabon font les mêmes que lesARiBEsde Denis le Périegete,v. 1096, les Arabéensd’Arrien, les Arbiens de Pline, /. 6 , c. 13 , Sc l. 7, c. 3,Sc les Arbites de Ptolomée. Ortélius a raison d’y ajou-ter les Arrabiens d’Appien , in Syriads , & les Am-brites de Diodore, /.17. S’il est vrai, comme le mar-quent les cartes dressées fur Ptolomée, que certe riviered’Arbis fût la première en deçà de l’Indus ; on pourroitcroire que c’est présentement I’Ilment, à l’embou-chure duquelest encore une bourgade nommée Arabia ,nom qui sert presque de preuve à ce que je viens dedire. »
3. ARBIS, ville des Arbiens dans la Gédrosie furl’Arbis , ou Arabius, selon Ptolomée ; riviere qui tombeun peu au-deffous dans l’Occan Indien.
ARBITI MONTES, chaîne de montagnes qui com-mençoit à l’orient de la ville d’Arbis , & qui courantau nord-est , renferment les sources de plusieurs riviè-res qui alloient grossir l’Indus. Ce font les montagnesqui servent présentement de bornes entre le pays deMacran , qui est de la Perse , Sc l’Indoustan, qui est auMogol.
ARBOCALA. Voyez Ai bocella.
_ ARBOGEN, Arbogha, Arboga , ou Arboi, pe-tite ville de Suéde , dans la province de Westmanland ,fur la riviere qui descend des mines de Lindesberg , Scbaigne Nora , pour se jetter dans le Malet, au cou-chant de Stokolm. Elle est remarquable par le synodequi s’y tint l’an 1 297 , fous Nicolas , archevêque d’Up-fal, Sc par les armes qui s’y débitent, Sc dont on faitbeaucoup de cas. * Zeyler Suecke Des. p. 90. OlausMag. hist. gent. septent. 1 . 9. Frœlich. Vïator , p. 2 ,c. iZ-
ARBOGHA. Baudrand, éd. 1705, nomme ainsi lariviere dont il est parlé dans l’article précédent.
ARBOIS, Arborosa ville de France , au comté deBourgogne, fur le ruisseau de Laustine, selon Baudrand,éd. 1705. Elle est peute , mais peuplée Sc. renomméepour son bon vin blanc, etant entre Salins Sc Poligni,à deux lieues de chacune de ces villes , & à six de Doleau midi, en tirant vers saint Claude , dans un vallon
entre deux montagnes. Long. 23, 50', latit. 46,5 S ‘,
1. ARBON , ville de l’Illyrie , selon Etienne le géo-graphe. Les critiques jugent qu’il faut dire Narbon , Scque dans Polybe , dont il cite le II livre , il y avoirrac Apeávu , au lieu de A» Nappáw. Il est ordinaire aux co-pistes qui trouvent deux fois de fuite une même lettre »d’en oublier une.
2. ARBON , ville de Suisse, au midi occidental dulac de Constance , fous la jurisdiction de l’évêque deConstance. Elle est ancienne , Sc son nom. latin ArbokFélix est marqué dans l’itinéraire d’Antonin , à vingtmilles de Bregenz, Sc autant de Fines. Ammien Marcel-lin , /. 31, dit que les Romains y avoient un camp fixepour leurs troupes , Sc que Gratien allant des Gaulesdans l’Illyrie , paífa par ce camp 3 D/greff'us per cajba.quibus Felicis Arboris nomen eji. *On lit dans la noticede l’Empire 5 9 , qu’Arbor étoit le quartier du tri-bun de la cohorte herculienne des Pannoniens. Il estvraisemblable que sous les rois françois Arbon fut enquelque considération , puisqu’elle étoit chef d’un pays
uifaïíôit partie du Turgow, Sc c’est en ce territoire'Arbon que fut bâti le célébré monastère de S. Gai,qui mourut dans cette ville d’Arbon, comme on voiedans fa vie, écrite vers le milieu du neuvième siécle-Elle a eu ses seigneurs qui porterent premièrement letitre de comtes, puis de barons, comme dit Guillimandans son ouvrage fur la maison de Hapsbourg. La racede ces seigneurs manqua, Sc les évêques de Constanceprirent possession d’Arbon vers la fin du XIII e siécle,fous l’empire de Rodolphe de Hapsbourg. Cet évêquejouit encore de la seigneurie temporelle d’Arbon, Sc ilnomme un bailli, Sc autres officiers pour l’administra-tion de la haute & baffe justice. Il y a un vieux châ-teau , où réside le bailli de l’évêque. Il a été bâti parles Romains, Sc S. Gai y mourut l’an 640. En tempsde guerre les Suisses ont droit d’y entrer, Sc d’y mettregarnison comme souverains de ia place. La ville a étéautrefois plus grande quelle n’est aujourd’hui. Quoiquel’évêque de Constance y ait la jurisdiction temporelle,les bourgeois ont leurs privilèges , leur chef, leur con-seil , pour l’administration de la poliçe 3 Sc quand I ebailli de l’évêque a arrêté un malfaiteur , ce sont cUXqui instruisent le procès, qui le jugent Sc le font exécu-ter. Les deux religions : savoir, la catholique, & la P'réformée, y sont egalement fibres. Un évêque de Cons-tance voulut inquiéter les P. .réformés en 13983 le?cantons protestans s’y opposèrent, Sc il fut réglé par untraité, l’an 1600, que les P. réformés feroient admisaux charges , aussi - bien que les catholiques 3 qu’ils cc-deroient à ceux-ci l’église, qui est dans la ville, Sc qu’onleur en bâtiroit une autre hors de la ville aux dépensde l’évêque. Il y a quelque villages fous la jurisdiction& dans le voisinage de cette ville, Sc qui dépendent dsl’évêque de Constance : savoir, Horn, Egnach, & Rog'gweil, qui sont furie même pied à 1 égard de la reli-gion. Baudrand en fait présent à l’Allemagne , Sc &mec djyis la Suabe. * Longuerue , Desc. de la Franco,
2 , part. p. 292. Délices de la Suisse, t. 3 , p. 468. Long-27 , 30' , latit. 47, 38'.
3. ARBON ou Àrbona, riviere de la Morée ; q affl’on appelloit autrefois Asopes , dit Corneille 3 i.l v fcite point : mais on voit qu’il a tiré cet article de BaU“;éd. 168z , qui dit qu ’Asopus est présentement nom^Arbon. Y, Asopus 5. .
ARBON AH 3 c’est ainsi que le géographe de Nub 1 ^en décrivant les rivages de la mer Méditerranée, a sspelle la ville de Narbonne en France. Elle fut prise aUbien que Toulouse, Sc une grande partie du Lang u ^doc par les Arabes , qui avoient conquis l’£spagn e -comte Eudes y ayant été battu , Sc les Maures s ava fl .cant bien avant dans la France , Charles Martel lc s . c .Mebattit , les défit & les chassa jusqu à Narbonne où 1réfugièrent * D'Herbelot, bibl. orient. , u
ARBONAIS, torrent d’Asie, quelque part danMésopotamie. Il en est fait mention dans le second cpitre du livre de Judith, non pas dans la vulg at ^. J J? 1 ,dans le grec donr elle ne paroît être, pour ainsi dir 'que l’abrégé. . »
ARBORÉ A, ville ancienne de Piste de SardaígSelon Léandre , c’étoit le nom d’une contrée qui efjourcl’hui celle d’Oristagni.