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Tome premier. A - B.
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pelle dans la lailgue des Perses, comme nous dirionsl nai s on du chameau , en mémoire de ce Darius, fils^ Histape , ancien roi de Perse qiu > s ecanc fauve des"tains de ses ennemis par le secours d un chameau ,Voulut q U 'il fse- nour ri dans ce bourg , & lui allignaquelques villages, & quelques revenus pour son entre-tien. Strabon , I.16, init. avoir relevé 1a même fautelong-temps avant Plutarque. Il paroît même que ce neint pas dans la plaine d’Arbele j comme on le croitcommunément , que la défaite de Darius arriva, &que ce fut dans l’Aturie ; mais non pas dans l’Arbélï-tide • car elles croient distinguées. L’Aturie , dit Stra-bon , ihid , est séparée du pays d’Arbele par le Lycus.Arbele appartient à la Babylonie , & les plaines de 1 A-turie font autour de Ninive. Dans l’Aturie est aiiffi levillage Gaugameles, où Darius perdit la bataille &:iempire; ce qui rend célébré ce lieu, auflì-bien queson nom, qui signifie la maison du chameau : mais lesMacédoniens voyant ce village si chétif, & qu’au con-traire Arbeles étoit un lieu considérable , & bây. parArbele , fils d’Athmonée , aimèrent mieux dire que la,bataille s etoit donnée auprès d’Arbele , & ils le rap-portèrent ainsi à ceux qui éctivotent 1 histoire , & 1 ona toujours continué à donner à certe célébré bataille lenom d’Arbele. Ce n'est pas la feule chose où Quinte-Curce a montré peu de connoistance dans la géogra-phie. Par exemple, il dit qu Alexandre après la red-dition d’Arbele marcha vers Babylone, qu en quartejournées il arriva à Mennis ou Memnis. Ce lieu ne setrouvant que dans ce passage de cet historien, ses edi-• teurs n’ont su comment il doit être écrit. Mais en des-cendant vers Babylone le long du Tigre, car Quinte-Curce ne dit point que 1 armee 1 ait repasse aptes labataille ; il laissoit à main gauche l’Arabie , cette heu-ìeit Je contrée qui porte les parfums & les gommes odo-r antcs ; ce qui ne peut être, a moins quil n aît mar-ché à reculons- Strabon ayant parlé de la situation d Ar-bele , entre le Lycus & le Cap rus , dit que le pays estNommé Artacene. Joseph Scaliger & Casaubon ontbien vû que ce nom'Ap*™*»^ , ou comme d’autres li-sent , ’Apuxrwì, étoit corrompu. Le premier a jugé qu ilfalloir dire ’A P , Aractene , c’est-à-dire , le terri-toire ou la contrée cfArec, dont Moïse fait mention ,Genef. c. io , lorsque parlant de Nemrod il dit, la ca-pitale de son royaume étoir Babylone , Arec , Acad &Laine, dans la terre de«Sannaar. Il croit que c’est decette contrée d’Arec qu’il faut entendre les champs Arac-téens de Tlbulle , /. 4 , Panegyr. ad Mejsalam v. 142-

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Ardet Areclús aut unda per hospìta campis.

Casaubon a trouvé cette conjecture si belle, qu’il donnedes louanges immodérées à son auteur. Cellarius qui? e lad miroir pas tant, a cherché une autre correction ;u croit que ce ne seroit pas tant s’écarter, si l’on disoitou 'Ap/s , Arbaleae ou Arbelene , qui seroit^ hierne chose que I’Arbelitis de Pline, 1 . 6 ,,c. 13.ct auteur s’est livré à l’erreur commune, lorsqu’il dit1 Arbélinde est le lieu où Alexandre vainquit Da-/ Us > mais il parle juste, quand il dit que l’ArbélitideA °/ C f^ ans l’Adiabene. Les géographes arabes donnent àj r bele 77 deg. 1 o' de longit. & 3 5 deg. de latit., & laAniment Erbel. Baudrand dit qu’elle est entièrementy llle e : mais elle existe encore fous le nom d’ERBiL.c ,°yez ce mot. Davity prétend qu’elle subsiste , quee st une petite ville champêtre où les vivres se don-z etlt à très-grand marché. Tavernier , voyage de Perse ,

, ÀÎ 5 . c ; 5 , parle d une plaine qu’il suppose être celle^Arbele , & j a n se me où se donna la bataille^ Elle a,qu’" 1 ’ E r “ âc quinze lieues de tour. Il va même jus-qti^i?"^buer aux gens du pays une tradition, selon la-jls marquent à quel usage se! voient, du tempsc °te i riUS ’■ Rivets châteaux dont il assiste qu’on voir en-mè 1T | e es ru ines : mais il ne dit pas un mot de la ville

nomu^f^S. Etienne le géographe , parlant dune villede l’A r i e Pcmétriade , dit qu’elle étoit de la Perse , prèsqn e r : . e * u s Açi3ïX» , comme si Arbelus étoit quel-' h'oiv- a? re ou q u elque montagne. Strabon dit : aux en-c’elì-3 j Arbele est aussi la ville de Démétriade. Commee mi qu’Etienne a pris cette ville, il y auroit lieu

de croire qu’ati lieu de *•/>« A P -Z^>«,, il faut lireAçfìnÁcti auprès d’Arbeles.

ARBENGIAN , petite ville d’Asie dans la Tartarie,au Zagatai. Elle est , selon d’Herbelot, Bíbl. orient. danSla campagne ou la vallée que l’on appelle la Sogde deSamarcand : c’est proprement le territoire de cette ville.Ce nom de Sogde est fort ancien , & il a donné le noma une grande province, que tous les géographes Grecs& Latins ont nommée la Sogdiane. La ville d’Arbengian,

? ue l’on nomme autrement Rabengian , a été autre-ois ruinée ; mais un Sultan de Khowarezme la rétablit.Abulfeda la met dans le v c . climat véritable, & luidonne 88. deg. if de longit. & 39 deg. 50' de lati-tude septentrionale. Divers auteurs, nés dans cette vil-le , en ont pris le surnom d ’Arbengiani.

1. ARBERG ou Aarberg , Arberga , petite ville deSuisse, au canton de Berne sur l’Aar , à trois lieues deBerne, dans une espece d’iste que forme la riviere , defaçon qu’on n’y entre que par deux ponts de bois , 8ccouverts comme la plupart de ceux qu’il y a 1 en Suisse :à une des extrémités de la ville est un beau château oùdemeure le bailli. Cette seigneurie appartenoit autre-fois à des comtes cadets de la maison des comtes deNeuf-Châtel. Pierre comte d’Arberg la vendit aux Ber-nois l’an 1351. Elle fut entièrement brûlée l’an 141c,,puis Fan 1477, excepté l’église & le presbytère. Le bail-liage d’Arberg a six ou sept paroisses. * Délices de laSuisse , t. 1, p. 12?. Plantìn _, hist. de la Suisse, p. 471.Long. 24, 45', latit. 47.

2. ARBERG , chateau d’Allemagne en Autriche. LeComte d’Arberg en Suisse, s’étant retiré en Autricheaprès avoir vendu son comté aux Bernois , ses descen-dans y bâtirent un château auquel ils donnerent lemême nom qu avoir la ville dont ils portoient le nom.

ARBERNA, nom d’un lieu dont parle Varron, auquatrième livre de son traité de la langue latine.

1. ARBEUCHIM , selon de l’Ilse dans son Atlas ,montagne de l’empire Rustien, fur la rive droite ouoccidentale du Wolga, entre ce fleuve & les sourcesdes rivières de Jonka, de Tura & de Sviaga. Oléarius,l. 4 ,p. 294 , qui en parle pour savoir vue en descen-dant le Wolga, la nomme au singulier, & dit qu’en-tre cette montagne & le fleuve , on découvre une grolsepierre de plus de vingt pieds de long & de presque au-tant de large , couchée entre deux collines, & 1 on ytrouve gravés ces mots : Budesch time dobro tob& budet :c’est-à-dire , fi tu me leves , tu t’en trouveras bien. Onlui raconta que depuis quelque-rems un grand bateaumoscovite ayant été contraint, par le vent contraire ,de s’y arrêter , cinquante passagers se mirent à levercette pierre ; mais après savoir soulevée avec beaucoupde peine , 'ils n’y trouvèrent rien , sinon ces mots gra-vés de l’autre côté : TJlo isches netjèbo poloschcn , c’est-à-dire , tu cherches en vain ici ce que tu fi y as point mis.

2. ARBEUCHIM, ville voisine de la montagne doncOn vient de parler. Elle fut malheureusement une decelles que Timur-bec , ou Tamerlan détruisit dans sonexpédition du Chapehac. Oléarius, l. 4, p. 294, ditqu’on en découvreur encore les ruines en 1636.

ARBI, petit pays de l’Amérique méridionale , prèsdes montagnes des Andes , entre le Popayan & la nou-velle Grenade , selon Corneille , Dicl.

ARBIA, Aima , riviere d’Italie, dans la Toscane. Ellea fa source près des confins du Florentin, d’où passant parle Siénois , elle se rend dans l’Ombrone , près de Bon-convento , à douze milles de Siéne , en allant versRome. * Baudrand, éd. 1705.

ARBIDOUR. Voyez Aberdorë.

ARBIENS , nation d’Asie , dans la Gédrosie , ainsinommée de la ville cTArbis qu’elle habitoit, ou plutôtde la riviere d’Arbis, donc elle habitoit les bords. Pline *1.6 ,c. 23 , donne deux cens mille pas détendue à cepeuple.

ARBIS, riviere d’Asie. Il y eti a eu plusieurs de ce

nom.

k A | RB Tn’rT Ier » elle couloir entre les Orì-

tes & les Indiens, & servoit de bornes entre ces deuxpeuples, selon Pline , 7 , c. 3. Le P. Hardouin croit

que ce a meme que le Cophes. Pline, L 6 ,c. 3 3 5dit, quelques-uns mettent ensuite les Gédrusiens & ses1 astres, 1 espace de cuxxin mille pas, ensuite se S

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