ARC
ARDIERË, riviere de France dans le Beaujolois. Urt- as R u i a trompé Corneille , donne à cette riviere uncours assez étrange. Elle vient, dit-il, du Mâconnois,eue arrose la ville de Cluni, Sc après être encrée danse neaujoiois, elle passe par BeaujeuSc par Belleville ,Pour se rendre dans le Rhône. Mais il n’est pas vrai i°.y u e l’Ardiere vienne du Mâconnois. i°. Quelle passea Cluni, où il n’y a point d’autre riviere que la Crosne.y > ' Qu’elle se rende dans le Rhône. Cette riviere a faloutce dans le Beaujolois ( d’où elle ne fort point) au-pres du bourg nommé les Ardillats ; d’où coulant vers1 orient méridional, elle passe au midi de Beaujeu, Sc segrossissant de quelques autres rivières, elle se partage au-dessus d e Z, j ean d’Ardieres en deux branches , dont laPuis méridionale passe à Belleville, Sc c’est par ces deuxbranches qu’elle se jette dans la Sône, vis-à-vis de laprincipauté de Dombes. Vaugondy 3 atlas.
ARDILA, riviere d’Espagne. Elle a fa source dans
* fcfttamadure, au nord des montagnes qui séparent cetteProvince d’avec l’Andalousie. Delà , serpentant vers foc-^dent, elle coule au nord de Fuentes de Léon, arrose^ e res de los Cavalleros Sc Aronched ; puis entrant en
• * ortugal dans l’Alentejo, elle va tomber dans la Guadia-na , au nord de Moura. Baudrand , éd 1 6o 5 , se trompeSiuand il la met dans l’Andalousie. Sanson 3 atlas.
ARDINACHIA, ville d’Irlande. Surius en parleàl’oc-Ca ‘ion de S. Malachie qui y fut élevé. Je doute fort qu’ilNe failli pas lire Ardimacha , qui est la même chose1 U Armagh. * Ortel. Thesaur.
ARDISTAMA, ville de la Galatie, selon Ptolomée ,'•Gr. 4.
ARDIUM. Le grec de Strabon porte A’'pJw. Xylander,nrr Ardius. Ils entendent par ce nom une montagne quipartage la Dalmatie en deux. On prétend que Sextus Ru*ms la décrite fous le nom d’Alpes Juliennes. Quelques-Nns disent que son nom moderne est Rosai.r ARDMANOCH, pays passablement grand, en Ecos-*?> à Feutrée de la province de Ross, dont il est la par-Jje orientale. Les habitans le nomment Ardmeanacií.t est remarquable, en ce que les seconds fils des rois** ficosie en ont porté le titre. Ce pays est plein de hautesMontagnes presque toujours couvertes de neige. * Camb-en Brttann. Thimoth. du Pont 3 dans l’atlasde Blaeu.ARDMORE, port d’Irlandedans la province deMuns-ter au comte de Waterford, entre la baye d’Yougal, aunord , Sc celle de Dungarwan au midi, à trois milles dela premiere & un peu plus de l’autre.
ARDONA. Frontin, dans son livre des colonies, metentre les villes de la Fouille & de la Calabre , une villenommée Ardona. C’est à présent un bourg du royaumede Naples, daas la Capitanate , entreTroja Sc S. Marco.C’est effeòstivement I’Erdonia de Ptolomée. V. ce mot.
ARDONE , ville de l’Inde, en deça du Gange, selonPtolomée , /. 7, c. i.
ARDOREL ou Arborel , S. Maria de Ardorello, ab-baye d’hommes en France , de l’ordre de Cîteaux, filia-icm deCadouin, fondée lan 1135 par Cécile, vicom-, e de Beziers. Une partie des moines ayant été maffa-^ res par les hérétiques Sc leur abbaye ruinée , ils se re-vêtent dans un lieu appellé la Rhode, au diocèse de La-aur ; cependant ils reconnoiíïent l'évêque de CastresP°ur le synode St les assemblées du clergé.
ARDOTIUM , ville de l’Illyrie , dans le canton desjí.urniens , loin de la mer, selon Ptolomée, /. 2 , c. 17..Mger eroit que le nom moderne est Magonikha. Lesl^tprétes de Ptolomée écrivent Magenica , & Molet,A apud Aid. p. ;6 ) écrit Vergovegna.
ARDOSA, bourg de Portugal, dans l’Estramadure.y u elques-uns croyent y devoir chercher I’Ara uuctayes anciens.
,^-bRA. Voyez Arder.ssDRACUM. Voyez l’article suivant.
I a K °RAGH , Ardracum , bourgade d’Irlande, dansCOtl £° Vj nce de Leinster , au comté d’East-Meath, fur lesnord ns â'Olster, à dix - huit milles de Drogheda, au
ne u f e , riviere de France en Bretagne. Elle est limo-cótê íp 5 ^ î erre de mauvaises vapeurs. Elle baigne d’unla q. » S Murailles de Nantes, & se jette dans la Loire. C’est1 *' ne st lle I’Erdre. * Coulon t Rivières de France,parc *P- 38S.
ARE
ï- ÀRDRES, ville de France en Picardie , au milieudes marais, à deux lieues de Guines, & à trois de Calais.Il n’y avoir autrefois qu’un champ propre pour le pâtu-rage , Sc une feule maison. Les seigneurs demeuroienrau château de Sileveste, qui appartenoit à une dame nom-mée Adele, laquelle avoir épousé un seigneur appelléErrede de Furnes. Leur fils Arnoul ayant bâti la villed’Ardres, y établit fa demeure vers l’an 1070. Baudouin,seigneur d’Ardres, mourant fans postérité l’an 1156, ins-titua héritière fa sœur Adeline, femme d’Arnoul, vi-comte de Marck , qui mourut sans enfans mâles. Celui-ci laissa fa terre d’Ardres, avec celle de Marck , en héri-tage à fa fille Chrétienne , laquelle avoir épousé Bau-douin II, comte de Guines. Arnoul III, comte de Gui-nes , qui descendoit de Baudouin & de Chrétienne ,ayaíit vendu tous ses biens à Philippe le Hardi, roi deFrance, la terre d’Ardres demeura unie au domaine. Cefut entre cette ville Sc celle de Guines que se fit l’entre-vue de François I & de Henri VIII, roi d’Angleterre etl1520. Ces deux princes, après avoir parlé de leurs affairesparticulières, y donnèrent un tournoi & plusieurs fêtes,où les deux cours parurent avec tant de magnificence ,que le lieu est encore appellé le camp de drap d’or. Cetteville est forte ; son gouvernement Sc les xix paroissesdont il est composé, ne payent point de tailles : mais seu-lement la plus value des fourages qui se consommentdans la ville d’Ardres, au-delà de cinq fols par ration.Ces mêmes dix-neuf paroisses fournissent les lits pour lestroupes de la garnison d’Ardres. La prévôté royale d’Ar-dres Sc du comté de Guines, est composée d’un lieute-nant général, d’un procureur du roi Sc d’un Greffier. Lesappellations d’Ardres relèvent au bailliage de Montreuil.On fuit dans la prévôté d’Ardres la coutume d’Amiens.* íonguerue , Desc. de la France part. 1, p. 60. Piganiolde la Force, Desc.de la France, t. 3 , p. 16 Sc suiv.Long.ií>latit. 50,34'.
2. ARDRES , riviere de France. Voyez Ardée.
3. ARDRES , Corneille fait un article d’un royaumede ce nom, en Guinée 3 c’est le même qu’ARDER, quoi-qu’il n’en avertisse pas.
ARDROSSEN, oourg de l’Ecosse méridionale, dansla province de Cuningham , fur la côte du golfe de Clyd,à quatre milles écossais d’Irwin , au couchant. * Baud.éd. 1682.
ARDSTIN, AEdstinus , riviere de l’Ecoííè méridio-nale , dans la province de Galloway. Elle íe jette dans laMer d’Irlande, au golfe de Clyd, vis-à-vis de la pro-vince de Cantire. * Baudrand , éd. 1682.
ARDSTINSEL , bourg de l’Ecosse , à l’embouchur#de l’Ardstin, au golfe de Clyd. * Baudrand, éd. 1682.
ARDUBA, ville de Dalmatie , laquelle fut prise parTibere , selon Dion 1 . 5 6. Lucius , cité par Baudrand ,éd, 1682 , dit que les Esclavons la nomment Knin, Scqu’elle est en Croatie.
ARDUCEND. Voyez Caschgar 2.
1. ARDUENNA ou Ardwenna Sylva. Voyez Ar-den 4.
2. ARDUENNA. Voyez Ardenne.
ARDVERDjifle de la Saintonge, au midi de l’enj-
bouchure de la Seudre , & à l’orient de Maremie : elleproduit un grand nombre d’arbres toujours verds, prin-cipalement des pins : Sc comme ce bois gras & huileuxprend facilement feu, quoique verd , c’est delà qu’estvenu le mot Ard-verd. * TaJJin, côtes de France. Corn.Dict.
ARDUSSON , (F ) riviere de France : elle a fa sourceà St. Flavi en Champagne , passe au Paraclet, abbayefameuse, où Héloïse, femme d’Abaillard, fut abbesse,Sc va tomber dans la Seine , entre Pont fur Seine Sc No-gent-le-Roi, selon Coulon, rivières de France , i.part.p. 66.
ARDYENSES , nation voisine des Gaules. Polybe, /.3 , en fair mention. Perot, qui a fait une traduction la-tine de cet auteur, lit Druenses.
ARDYNIUM, ville de la campagne de Thébes, selonEtienne le géographe. _
1. ARE, en grec A"p,, contrée de l’Arabie heureule ,
selon Ptolomée ,1.6, c. 7, ,
2. ARE , isle du golfe Arabique , selon Ptolomce,1.6, c. 7.
z. ARE, ( 1 ’) Arus , petite riviere d’Angleterre » au‘ V Tome I. Cccij