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Tome premier. A - B.
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dessous ’a-mer pour le rendre dans cette-ifîe , quellèrend ce qu’on a jette dans l’Alphée, qui coulant à la villed’Olympe , se perd au rivage du Péloponnese. Cicéron ,■én Verr. L a 3 n. 118 , en .parle ainsi. L’extrêmité de cetteiíle est une source d’eau douce , nommée Aréthuse,d’une grandeur incroyable , &c très - poissonneuse , quiseroit entièrement couverte des flots de la mer , si élisn’en étoit séparée par une digue & par une levée depierre. Quant à sa communication avec l’Alphée, Séné-a ue ( Natuf-. Quaft. L 3, c. 16. ) en donne un détail quiíe réduit à ceci : que tous les cinq ans , au tems des jeuxOlympiques, elle j étroit des vuidanges j que delà étoitvenue 1 opinion que l'on avoir, que L Alphée passoit del’Achaïe jusques-là , continuant son cours par-dessous lamer, fans reparaître qu’au village de Sicile ; que pourcette raison le fumier des victimes , qui durant les fêtesolympiques étoit jetté dans l’Alphée , étant entraîné parle cours de ce fleuve , alloit sortir en cet endroit. C’est àquoi faisoit allusion Virgile , Ecl. 10, v. 45, lorsque par-lant à la fontaine Aréthuse , il lui dit :

Sic tïbi j cùm fluclus sub'ter labere SicanosDoris amaïa suam non intérmisceat undam.

Les traditions fabuleuses font moins sujettes à dépérirque les autres. Les modernes n’ont eu garde de renoncer-á une merveille si vantée dans l’antiquité. Le sieur Jou-vin de Rechefort, dans son voyage de Màlthe & d’Ita-lie , fournit ces détails à Corneille t On trouve la fontai-ne d’Aréthuse en Sicile , près de Sáragouse, en côtoyantles murailles. Elle vient d’un rocher peu éloigné de lamer avec une si grande abondance d’eaux, quelles pour-raient faire un gros ruisseau. Cependant le lieu d’oùelles sortent paraît incapable d’en fournir une si grandequantité, & c’est ce qui a donné lieu à quelques-uns dedire qu’elles viennent de quelque autre lieu par un ca-nal souterrain. Pour preuve de ce qu’ils avancent, ils pré-tendent qu’on a trouvé fur cette fontaine une écuelle debois que quelqu’un avoir laissé tomber fur la riviere d’Al-

E hée , qui se perd en terre dans le Péloponnese. Les ha-itans deSaragouse rapportent à peu près la même chosed’un pèlerin, qui buvant dans son écuelle sur le bordd’une riviere , en Terre-Sainte, l’y laissa tomber à son

Î ;rand regret, parce qu’il avoir caché sept pistoles danse fond. Après avoir traversé la mer, il arriva à Sara-gouse , où , buvant à la fontaine d’Aréthuse , il vit sonécuelle qui flûttoit sur l’eau& y retrouva les sept pisto-les qu’il y avoir mises. Cette fontaine est une des bellessources que l’on puisse voir en Italie 3 ses eaux font très-bonnes, quoique d’un goût un peu sulfuré & un peusalé. Strabon, 1. 6, p. 271 , parle auflìde la communica-tion prétendue de l’Alphée avec cette fontaine ; mais illa réhxte assez, en faisant voir que l’Alphée se perd dansla mer comme les autres fleuves. Il traite de mensongela coupe perdue dans l’Alphée &C retrouvée dans la fon-taine de Sicile. Le docte Bochart ( Chanaan 3 l. 1 , c. 28.)cherche I’origine de cette erreur dans la langue des Phé-niciens , qui appellerent apparemment cette fontaines'F En-Halphe ou 8 > 28!7 Halphaja 3 c’est-à-dire, lafontaine des Saules , parce qu’il y en avoir à l’entour ,ou même ♦abxfl’P En-Alphc , ou X'à Alphaja , lafontaine des vaisseaux. Cette derniere explication est as-sez naturelle , parce quelle étoit proche d’un vaste port,& dans un lieu commode pour l’aiguade. Les Grecs quinavigerent en Sicile trouvant le nom de cette fontaine siressemblant à celui de leur fleuve Alphée, trouvèrentbientôt le reste dans le fonds inépuisable de leur imagi-nation. Ils imaginèrent qu’Aréthpfe , fille de Nérée &de Doris , & compagne de Diane , fut aimée d’Alphéed’Arcadie , duquel étant poursuivie, elle s’enfuit en Si-cile, en une iíle près de Syracuse, où elle fut changéeen fontaine, & Alphée sut changé en une riviere quitraverse la mer , & court en fidele amant jusqu a ce qu’ilrejoigne fa chere Aréthuse, avec laquelle il sort de terre,se trouvant dans un même lit.

7. ARETHUSE, fontaine d’Itaque ; elle a été aitflì ap-pellée Cypara , selon Etienne le géographe. Cêt auteurobserve que ce nom vient d A'p5 , d’où s’est fait A > fí6t/ »humecter ; comme de <1 UíV», brûler, s’est fait 4>xtyé9a. De-làvient, dit-il, que toute fontaine peut être nommée Aré-thuse , nom qui veut dire Arrosante. II remarque de plusque Didyme trouvoit huit Arethuses. S’il y comprenoit

A

les villes de même nom, il y en avoir dávantagé.

8. ARETHUSE, fontaine de la Béotie , selon Plinè»L 4, c. 7. Solin ( c. 7. p. 23 , edit. Salm. ) met une fontai-ne d 'Aréthuse auprès de Thcbes ; & c’est la même q uecelle de Pline ; d’autant plus sûrement que ces deux au-teurs nomment à peu près les mêmes fontaines.

9. ARETHUSE , Pline , 1 . 4, c% 12, met une fontainede ce nom dans l’Eubée. Strabon, 1 . 1, p. 58, dit que patun tremblement de terre qui se fit sentir dans la Syrie -,dans les iíles Cyclades, & même dans l’Eubée, la sourced’Aréthuse, qui est en Chalcide , se trouva bouchée *que quelques jours après cette eau se fit Un nouveau pas*sage, & que Lille ne fut point délivrée des secousses dsce tremblement, jusqu’à ce qu’uneouverture s’étantfaitédans la plaine nommée Lélante , eût vomi un fleuve dsboue enflammée. Eustathe, in v. 467. Perieg. Dionyf. ditqu’Aréthuse de l’Eubée étoit auflì nommée Chalcis*Etienne de Bysance met Aréthuse entre les villes d’Eu-bée. Il a cru apparemment que c étoit un des noms de laville de Chalcis.

10. ARETHUSE. Ortelius dit avoir pris de Hartug >for i’autorité de Didyme , qu’il y avoir encore une Aré-thuse auprès de Smyrne.

11. ARETHUSE. Caflìodore , fariar. I. 8. ad Sevcr .nomme Arethusa , une fontaine de la grande Gréce , a u*environs du golfe de Squilaci, ( in Scyllatico ) Baril litdans cet auteur Arethusa , au lieu SAruthuJà .

ARETHUSII. Voyez Arethuse 1 & 2.

ARETHYREA, ou plutôt Ar^thyrea , contrée dsl’Achaïe. Elle fut nommée ensuite Asopis. Voyez ce mot*

ARETINI, ancien peuple d’Italie , dans l’Etrurie»Pline , 1 . 3 , c. 5 , les distingue en trois classes : savoir >Aretini veteres j les anciens Aretins , Aretini FideN-tes, & Aretini Julienses. Ils habitoient trois vilk*différantes : la premiere a subsisté jusqu’à présent j & scnomme Arezzo. Voyez ce mot. Les deux autres font ab-solument détruites ; il n’en reste pas même les masures »comme l’avoue le P. Hardouin. Holstenius, in Cluv.p.~j' t ->croit au contraire que les habitans de la même ville oUde son territoire étoient distingués en plusieurs classes ;mais qu’ils n’avoient point de territoire distinct. De sorteque le nom entier de cette colonie étoit selon lui C01O'NIA FIDENS JuLIA ARRETIUM.

ARETINUM. Voyez Arrhetìum.

ARETTEBvE. Strabon dit que de son rems on no W'moit ainsi les Artabares. Voyez Artabri.

ARETTE ou Aurette , Corneille dit que c’est unôpetite riviere de Francequi coule dans le Berri. Elle vient»dit-il, d’auprès de Charly , arroíe Soubize, Crosses , Sa'vigny, Ormoy , te traverse la ville de Bourges , où elletombe dans l’Eure. fauteur for la foi de qui Corneilleparle de la sorte, brouille plusieurs rivières. L’Havresteest un ruisseau qui, coulant vers le nord j joint la rivièred’Evre dans les dehors de Bourges. Si on en excepte cetteville, il ne pâlie â aucun des endroits nommés dans cstarticle.

AREVA , ancien nom d’une riviere de l’EspagneTat - *raconoise. Baudrand éd. 1682 , dit sur l’autorité d’OrtC"lius , de Martin Ximena , de Didace de Colmenares, #autres, que c’est présentement I’Eresma , ou Elere^I’Le P. Hardouin dit que c’est I’Arlanzo , riviere de fCastille vieille , & que cette riviere se jette dans kDouera, au-dessus de Valladolid. ^

AREVAC/E ou Arevaci, ancien peuple de l’Esp a "gne Tarraconoise. Nous apprenons de Pline, /. 3 , *

qu’on le nommoit ainsi à cause de la riviere d’Are^Ainsi la connoissance de ce peuple dépend de la connotfsance certaine de cette rivière. Le P. Briet, Parai ..part , /. 4 , p. 264 , qui la nomme Arlance , dit qUflterritoire des Arevacie répondeit à une partie de h ^ ^rindade de Valladolid , à toute celle de Ségovie ,une partie de celle de Burgos. Voici comment il e^Fque les noms modernes des villes anciennes ds cnation.

Ctunia Colonia Sulpicia , aujourd’hui Coruna d e j Cos^ e

Lutia 3 ravagée par ìe jeune Scipion. Elle estdéttuU •

Thermes ou Termisum , c’est ou Lerma 3 ou TarvidoOu N. Senora de Thiermes.

Uxama , aujourd’hui Osma.

Segobia } présentement Segovie, ^fls