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Tome premier. A - B.
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i. ASTURA. Servius , expliquant ce vers de Virgile.7j y. 801.

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°bft

Qua Satura jacet atra palus 3

en erve que quelques-uns lisoient de son rems AJluria ;

ce cas , le poëce a employé le mot Palus 3 marais,Q C c ®hii d ejlumen, rivière ; car aíTez près de Terra-, 1 a ville Austuria , Sc une riviere de même nom.j 11 ccou pas nécessaire de rien changer ; car Strabon,^ 5 P- 131, dit S t or a Zropu; noTapis , au lieu que Pli-ifl ’ i" * \ c " t ’ uornrne cette riviere Astura, avec uneeft 6 ^ème nom. Festus , in voce Stura , dit : SturaU ç 6 r í v iéce que quelques-uns nomment Astura. Cedift' V * Us appelle une ville Oppidum , ne paroit pasen er 6 i nt ìbde. Plutarque, dans la vie de Cicéron, dit,tés I ant cec orateur, Sc de son frété Quintus, ilsoiurent de paíTer à Astura, qui étoit une maison deftipagne que Cicéron avoir au bord de la mer., Cice-[ *} en parle lui-même plus d’une fois. Je crois (écrit-il,te J j à Lepta ) que je demeurerai quelque-

4 de plus à Astura, afin de l’attendre. II écrit auslìjpAtticus ( 1 . 13 ,EpiJl. 16.) dans les conjonctures pré-lltes je n’aì pas un seul endroit où je puisse être plusu ^^odement qu’à Astura. Il semble que cette maisonJ* Ca 7 1 P a gne étoit dans lTíle ; car dans une autre lettrelai eme ami, 1. u,EpiJl. 19, il dit; c’est ici un lieuMabls , dans la mer même , Sc que l’on peut voir^ de Circeii. Il s’y forma apparemment unla 8e ou un bourg, qui est le même que Servius a

nommé Oppidum , bourg ou petite ville. Le nom mo-derne de la rivière Sc de Piste est le même que l’ancien ,selon le P. Hardouin. Magin, dans fa carte particulièrede la campagne de Rome, nomme la rivière Astura,mais fans iste. Seulement à l’embouchure de P AJlura est' une espèce de presqu’iste, fur laquelle est situé le bourgà'AJlura , qui tient la place de l’ancien. Baudrand ob-serve que Cicéron fut tué par les soldats de Marc-An-toine près de-là , suivant Léandre Alberti. Cet auteur,qui est moderne, n’étoit pas un témoin à alléguer pourun fait si ancien ; il falloir citer Plutarque, qui dit queCicéron se réfugia à Astura, & s’y embarqua pour Caíe-te, où il avoir une autre maison , Sc ce fut près de cedernier lieu qu’il fut assassiné. Dacier exprime XAJlurade Plutarque par Astyre dans toute fa traduction de lavie de Cicéron par cet auteur.

ASTURES , peuple ancien d’Espagne, où il habitoità peu près le pays nommé aujourd’hui PAsturie ; ils ti-roient leur nom d’Astur 011 d’Astyr , cocher de Memnon,comme le prétend Silius Italiens ; mais il y a bien dei’apparence que le peuple AJlures Sc la contrée AJluriafont ainsi nommés de la riviere Astura. Voyez les arti-cles Asturie Sc Cantabres , car l’Asturie de Santillaneétoit en partie dans la Cantabrie ; mais l’Asturie des an-ciens entroit dans le royaume de Léon, & c’est dans ceroyaume qu’il faut chercher les Astures d’Auguste, dontla capitale Aftorga , nommée anciennement AsturicaAugusta, n’est plus présentement dans l’Asturie. LeP. Briet distribue ainsi ce peuple :

'Transmontani

As ÎURES.

.Augustani

Lucas AJlurum 3 aujourd’hui Oviedo ,

Flavionavia Pajicorum 3 aujourd’hui Avilies 3 selon d’autres, Bilbao 3Pelontium Lingonum ou Lingorum , aujourd’hui Aplans ou Ablans 3Laberris j aujourd’hui Pennajlor ou S. Salvador ,

Le mont Vindius , aujourd’hui le mont des AJluries 3VAJlura 3 riviere, aujourd’hui AJlario ou AJlurio.

AJlurica Augujla 3 aujourd’hui AJlorga 3

Legio VII. Germanica ou Gemina 3 aujourd’hui Léon ,

Interamnium Flavium 3 à présent Pontjerrada ,

Brigaetium Brigacinorum 3 à présent Brigantia 3 ( Birviesca)Lanciatum , peut-être Manjilla 3Beduni-a 3 peut-être Puebla de Sanabria 3Nemetobriga Tiburonum 3 ou Nuc[ 3 ou Torbes .

ASTURICA AUGUSTA, ancien nom d’AsTORGA.v oyez ce mot.

ASTURICANI, peuple ancien de la Sarmatie, enníie, selon Ptolomée , 1 . 5, c. 9.

ASTURIE, selon l’état présent de l’Espagne,t. 1,P 1 r.93. Province d’Espagne, avec titre de principauté ,^ctavée entre la vieille Castille, le royaume de Léon, laGalice 8c la Biscaye. Elle a la Biscaye au levant, la vieillepastille Sc le royaume de Léon au midi, la Galice au° Uc hant, Sc l’Océanau nord 3 sa longueur est d’environ& sa largeur de 18. Elle tire son nom de la riviereetl “ ca > qui lave les murailles de la ville d’Astorga, qui? c °u autrefois la capitale. L’Asturie anciennementstiivn be ^? u P plus grande quelle n’est aujourd’hui,

J 11 ^ Ceîlarius, Geogr. Ant. 1 . 1, c. 1. Le peuple seSué tn °j t 4 ft ures > êc quoiqu’il paroisse avoir été distin-^ en douze petits peuples, on le divisent principale-t 0 i etl Transmontani Sc Augujlani. Les premiers habi-Uiér’rî’ P art l e septentrionale, Sc les derniers la partiel e$ . ®Uale , où Auguste les avoir fait descendre pourHo^ulser. Les géographes ne conviennent pas fur lep ^ GS V HÏ® S que l’on doit attribuer aux Transmon -Ov/j tolomée leur donne Lucus AJlurum , aujourd’huiV 0 (p 0 & Libunca , en quoi il est suivi pat Mêla ; maisMel 1U | S & Oronovius, au lieu de Libunca , substitue Ivia.

Idin , donne en outre Naga Sc tres - Ara 3 maïsiw® Place iv^ q anS l’endroit où l’on met commune-tah re *í ° Vla , & Ptolomée donne N aga Neejìa aux Can-Íertikí : es ,Plus proches de la mer. L’opinion de MêlaQ n ^ nean >noi n s préférable.

deçà le^ouve pas la même dificulté pour les villes d’enA ugust ° nts ’ Ptolomée en compte sept, savoir,Ajlorg a a Colonia , ou Asturica colonia , aujourd’hui

Lan!-? Germanica, ou plutôt Gemina 3a 0u Lanciatum,

Vallata ,

Interamnium Flavium,

Brigaecum ou Brigecum, Sc

Bergidum.

Toutes ces villes se trouvent marquées dans l’itinèraiïâd’Antonin, fur les routes de Braga à Aftorga, Sc de Tar-ragone à Sarragoce.

La ville capitale des peuples Aflures étoit AJlurica Co-lonia , dont différentes médailles anciennes font men-tion. Gruter, p. 193, n. 3 , en donne deux, fur lesquelleson lit : Provin. Hispani^® citer. Asturie et Gae-laeciarum 3 Sc pag. 416 , n. z. Per Asturicam etGallaeciam. Le P. Hardouin en rapporte une autre aveccerte inscription : Col. Asturica Augusta 3 Sc Holife-nius en cite une,en laquelle on trouve l’addition du motAmakur de cette forte ; Col Asturica Amaicur Au-gusta ; ce qui semble confirmer le sentiment de Ptolo-mée, qui place AJlurica Augujla chez les Amaci.

Aujourd’hui, suivant l’état présent de l’Espagne, t. 1*p. *93 3 l’Asturie est divisée en deux parties fort inéga-les 3 la premiere, qui est à l’occident Sc la plus grande ,s appelle XAJlurie d’Oviedò ; Sc la seconde, qui n’est pasla quatrième partie si grande que l’autre, s’appelle XAs-turie de Santillana 3 portant l’une Sc l’autre le nom deleur ville capitale.

Le pays est raboteux , couvert au midi par de hautesmontagnes, qui font comme des branches des Pyrennées,Sc le séparent des royaumes de Léon Sc de la vieille Cas-tille. Toutes ces montagnes font couvertes de vastes fo-rêts 3 le terroir ne laisse cependant pas de produire assezde bled, beaucoup de fruits Sc d’excellent vin. L’air y estpassablement bon. On y trouve plusieurs mines d’or, dechrysocolle, d’azur& de vermillon. Mais ce qu’il y a deplus remarquable cé font les chevaux, dont la bonté Sc lavitesse ont été si estimées dans l’antiquité, que les Romainsles préféraient à tous les autres chevaux d’Espagne.

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