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Tome premier. A - B.
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Atlas i grand royaume d’Aíie, dans l’c-mpite RiílTìen ,au nord de la mer Caspienne , qui le borne au midi ;ses limites à l’occident lonc une ligne imaginée entre lui& la Circaiîìe, à 1 occident de l’embouchure k plus mé-ridionale du Wolga jusqn’au Don -, au-dellus de Tuia ;ensuite ses bornes font communes avec celles de l’Eu-rope jusqu’auprès de Kalisva, où les limites se tournantau nord-est , vont chercher le Wolga au-dessus de hara-toff. Ce fleuve jusqu’à la rivière de Samara, & cette ri-vière elle-même jusqu’à fa source, & une ligne depuis-làjíisqu’au Jaick, terminent ce royaume au nord. Le Jaïckle sépare de la grande Tartarie , qui est à l’orient. Cepays a été connu des historiens Arabes, fous le nom deChapchac, & il s’appelloit ainsi lorsque Timur-Bec yfit des conquêtes. Au nord le royaume de Casan y con-fine, & en est séparé par le Wolga en partie. Ces deuxroyaumes avoient entr’eux une alliance défensive, envertu de laquelle celui d’Astracan ayant fait quelquesefforts en faveur de celui de Casan, qu’íwan Basilowitstutaquoit, ce czar en n’eut pas plutôt achevé la conquêtequ’il tourna ses armes contre Astracan, dont il se renditmaître vers le milieu du XVI e siécle. Le royaume d’As*tracan est nommé Czarstvo Astrakanskoie par les Rus*siens. Au nord de ce Pays, à l’orient du Wolga, est Ve-ticA Nagaia , c’est-à-dire le grand Nagai, dans lequelfont comprises plusieurs hordes de Tartares, entr’autrescelles d’OrlokoLiri, le long de la rivière d’Orustave, quise jette dans le Wolga auprès de Saratoff, & ZolotaiAHorda ou Horde d’or , entre 1 a riviere de Rustana aunord, & celle d'Achrvhs; les Tartares d’Astracan ouNogais habitent auprès de la capitale , vers la mer Cas-pienne. Les places remarquables de ce royaume font auxdeux côtés du Wolga, soir que la commodité de ce fleuveait engagé à préférer son voisinage, soit que les voyageursprenant tous cette route comme la plus facile , nousn’ayons pas eu d’ocaíion de connoître les villes qui enfont éloignées, supposé qu’il y en ait. Ces villes font :

Sarator, g. Czaritzin , d.

Ouvesenskaia, d. Czornogorod, d.

Zarefgorod , forteresse détruite , g. Astracan , cap. g.

ASTRACAN ( rivière d’) Voyez Wolga , qui est ionnom moderne. Les anciens l’ont connue fous celui deRha , 8c ont nommé Rhabarbara la rhubarbe , racinequi vient aux environs de ce fleuve.

ASTRA.A, ville d’Illyrie, selon Etienne le géogra*phe, qui dit qu’Arrien en a fait mention dans le pre-mier livre de son Alexandriade.

ASTRzECJS, riviere de Gréce, dans la Macédoine:on la pafloit à moitié chemin de Theíîalonique & deBorrhoée. C’est la même que l'Axius , fi la conjectured'Ortélius est vraie, ou du moins elle n'en devoir pasêtre fort éloignée. L)e l iste, dans fa carte de l’ancietmeGréce , met bien l’Astneus en Macédoine, mais fans laconfondre avec l’Axius. Il met fa source auprès d’Aes-traeum, au pays du peuple nommé Aejlr&i, &C lui faisanttraverser l’Eordée & l’Emathie, entre l’Erigon & i’Aliac-mon > d’un cours presque parallèle , il la mene au nordde Beroée, jusqu’au golfe Therméen, où cette riviere seperd, entre Ichnac & Motus , un peu après avoir reçuune partie des eaux du lac que forment l’Erigon & l’A-xius après leur jonction ; ce canal pafloit auprcS de laville de Pella. Seion ce dernier géographe , la rivièrenommée Afirttus par les anciens, est présentement leCastoro. * JElian. Hist. animal. 1 . i

ASTRAGON , forteresse de l’Asie mineure , dans laCarie, aux environs de Stratonice, selon Tire - Live ,1. 55, c. 18.

ASTRASSUS, ville de l’Inde, en - deçà du Gange ,selon Ptolomée, 1 . 7, c. i.

ASTRATA , ífle du golfe Arabique, selon Prolomée,cité par Ortélius. L’édition de Bertius lit Astrate , tantdans le Grec que dans le Latin. Ptolomée, 1 . 4, c. 8 ,place cette ifle fur la côte d’Ethiopie , ce qui s’accorcieavec ce que dit Etienne, qu’Astrara est une ifle d’Ethio-pie, selon le Periple de Marcien.

ASTRINGI, nation entre les Gots, selon Jornandes ,cité par Ortélius 5 ce dernier observe qu’en marge de sonmanuscrit on liíoir Asdingi , & que Théodore , abré-viateur de Dion, le nomme Astingi.

ASTROBI, nation d Asie, auprès du fleuve Indus,selon Aérien, in Indie.

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ASTROMELA, ville de la Gaule Narbonnoise, ^ lo , nPline, 1 . 5 ,c. 4. Voici le pasiage entier Vitra. j-se-tyex tíhodano i C. Marïi opéré ct nomme insigne Stag nu,n3AJiromela Oppidum , mariúrna Avaticorum. Ortéhus cotrigea cet endroit ; mais Pintianus, qui a travaille uPline , lavoir prévenu. Tous deux apperçurent querltïma étoit le nom propre de la ville , & qi % Aj^ 0 ’^ a 3ou plutôt Mastramela, comme on lit dans lege°S^ a ''phe Etienne, étoit le nom du Lac ; ainsi il n’est pj uquestion d’une ville nommée sijiromela mais d’un iaappellé Majtramela } & Je pallage rapporté ci-deflu s u° !se lire ainsi; Vitra fojjae ex Rhodano C.-Marii op ere& nomine insignes ; òtagnum Majlramela ; Opp'^s 1 jMarithjia Avaticorum. Les copistes ayant négligé Í’E "Nde fojjae , l’A finale R insignes , Y M finale de Staffs , 3parce que les lettres qui suivent ces mots font pment les mêmes, ils ont embrouillé ce psstage , q ul etrès clair par lui-même. Baudrand , Corneille & A a 11 'tres, ont cité Pline comme ayant mis une ville d’AstrÇ'mêla dans ces quartiers, & ont supposé que c’est P re jsentemenr Martegues. Corneille dit encore plusqu’on appelloit autrefois Astromela la ville de MartégutS& le bourg d ’IJires , qui font en Provence. On n’apP e1 'loir ainsi ni l’unni l’autte : Astromela, ou plutôt Massif'mêla, n’est point le nom d’une ville, mais d’un étang»qui est présentement celui de Bette ou de Martigues ;hom moderne de la ville que Pline apelle Marhima > f'Marignane ; d’ailleurs Bouche, dans son histoire d®Provence, 1 . 3 , c. 6 , fait voir que Martigues n’est ?f s ,ancienne , n’y ayant que cinq ou six siécles qu’elîe a etCfondée dahs un lieu auparavant inculte & désert. Voy eí^Martigues &. Marignane. Baudrand, éd. 168r, *y'encore une autre faute , sorsqu’il dit qu’Astcom elíétoit, selon Pline , un petit golfe de la mer Méditer^née , dans la Gaule Narbonnoise. Pline ne parle p° lstíd’un petit golfe, mais d’un grand étang.

1. ASTRON, rivière de l’Asie mineure, dans la T r ^de. Ortélius dit qu’elle descend du mont Ida ; mais yne, /. 5, c. 3 , qu il cite , ae le dit pas, il le dit seuR"ment de l’Hieros.

2. ASTRON. L’interprète Latin de Ptolomée, M 'c. 16, éd. Aid. place une très-grande ville nonn 11 ^Astrum , an Péloponnèse, dans l’Argie.

ASTRUM. Voyez Tarncle précédent.

ASTRUNO, montagne d’ítalie, au royaume de U 1 'pies, dans la Terre de Labour. On trouve dans ce ctmontagne , près de Puzzol un petit Lac , où il y a ,bains nommés Bagni di Astruno. Quelques géog raphes les prennent pour la fontaine minérale nom 111Oraxus. * Baudrand, édit. 1705. -

ASTU. Ce inot fut employé par les Grecs pour nL"fier premieremenr l’ancienne partie de la ville d’ouMnés, qu’ils supposoient avoir été la première vifl eeût été bâtie , comme le dit Philochore, cité patne d« Bysance ; en second lieu pour signifier uneen général; Il différé du mot n«xir, en ce qu’il ne fl? 0que les édifices, au heu que n<Mî signifie auflì les b a jtans. C’est de ce mot que les Romains ont formé R ialAstutus pour dire un homme fin , par opposition agrossière simplicité des gens de la campagne. ,, ...

ASTUIA ; c’est la même qu’AsToviA. L’une 8 c 1 ^tre ortographe Latine s’accordant avec le Grec^ >ville ancienne de la Germanie, selon Ptolomée ct'c. 11. Baudrand , qui cite cet auteur , ajoure q u ^ ís jg, étoit une petite ville des Gavions. Ptolomée ne P j tepoint de ce peuple, ni ne dit qu’Astuia fût une P ' tville ; il ne la qualifie ni petite ni grande. MatV »a copic Baudrand, & qui a été copié par Corneique quelques géographes prennent Swerin , villeché de Mecklenbourg , pour l’anciénne Assinaville des Gavions. Stverin n’est pas une ville fl 3llC g nl pe-& elle n’a été fondée que du rems des Othons,reurs d’Aílemagne , comme je le dis en son hâtea 1 *

1. ASTURÁ, selon Baudrand , édit. 1705 » Q a p'd’Italie , dans 1a partie de la campagne de Ro 0 àpellce la Marine, près des marais Pontin, fo r - ron àla petite riviere d’Astura se jette dans la mer , ? n T eV anrcinq milles d’Anzo, & à trente de Rome, v sr ? ie , ^isd’été & Terracine, dont il est à pareille dist aI } ce \j 0 ^le lieu est à demi ruiné à cause du mauvais an.la (tic le suivant.