4?o ATA
sud-ouest, •& celle de Messillones est au milieu. De lapointe de cette derniere baye au cap Morreno , qui estíous le z3 d. de latitude méridionale, il y a huit lieues >cours nord quart au nord-est, & sud sud quart au sud-ouest. La terre de ce cap est haute, & au nord-est il y aune rade près d’une petite iste : on trouve auíli un havrefort commode, quoiqu’étroit, & où l’on peut donnerla caréné. Il faut se tenir loin du cap autant qu il estpossible, à cause des rudes boufféesquien tombent
Du cap Morreno à celui de S. George, qui est fous lea3 d. 45' de latitude méridionale , il y a quinze lieues,cours nord-quart au nord-est Sc sud quart au sud-ouest. En-tre ces caps il y a une grande baye , qui est dangereuse sile vent soude du sud-est, parce qu’il y donne á plomb.E11 cas que l’on soit forcé d’y toucher, il faut mouiller sousle cap de S. George , où l’on a vingt-cinq braises d’eau furun fond de bonne tenue, Sc où il n’y a point de dangerqui ne paroisse, quoique la mer y roule. Du cap de S.George à la baye Notre-Dame , il y a vingt lieues , coursnord-nord-est& sud-sud-ouest, la terre est haute & mon-tagneuse ; mais il n’y a point d’habitans, ni même debonne eau , jusqu’à six lieues ou environ en deçà de labaye. Sous la montagne du milieu, qui est au-dessus decette baye , il y a de l’eau douce Sc quelques plaines. Onpeut mouiller vis-à-vis avec vingt-cinq brasses d’eau furun fond net. La pente de cette montagne forme une es-pèce de langue, au bout de laquelle il y a un gros rocherblanc , qui est fous le 2,4 d. z o de latitude méridionale ,Sc à une demi-lieue ou environ de la mer. Il faut avoircette roche au nord , & laisser tomber l’ancre à un tiers delieue du rivage. Si letemsest serain, on peut voir de là lecap Morreno. Depuis ce rocher la moitié de la baye esthabitée, Sc l’autre ne l’est pas. On y essuye d’ailleurs deviolentes bouffées de vent.
De la baye de Notre-Dame au cap de Copiapo, il y àtrente lieues, cours nord-quart au nord-est, & sud-quartau sud-ouest , Sc au portYRTEN six. La rade est bonnedans ce port, mais il faut mouiller à trente brasses d’eau,afin d’avoir assez de place pour mettre à la voile , en casque le vent du nord íbufle. Un monceau de fable blanc ,au milieu duquel il y a une tache noire, est la marque duhavre de Bette. Ce port est fous le 15 d. de latitude méri-dionale , Sc l’on n’y trouve point d’eau douce. :
Du port de Bette à celui de Juncal, il y a six lieues.Ce havre n’est bon que lorsque le vent de sud-ouest régné.Il n’y a point d’eau douce , Sc les montagnes voisines nefont pas habitées.
De Juncal au port du Général, il y a six lieues : ce ha-vre est bon avec une petite iíle à son entrée. Mais on n’ytrouve point d’eau douce.
Du port du Général à celui de Copiapo, il y a douzelieues. L’ancrageest bon tout le long de la côte , où il y ades bayes qui font à l’abri des vents du sud Sc de quel-ques autres. Voyez Cobua.
ATAD. Voyez au mot Aire.
ATAGIS , le même qu’ATHESis , noms latins de l’A-dige , riviere d’Italie.
ATALA , ou Itala , bourg de Sicile , dans la valléede Demona, entre Messine Sc Taormina. * Baudrand ,éd. 1705.
On lit dans l’Auteur cité Naormine , c’est une fauted’impreffion.
ATALANTA , petite iíle de Grece, près de l’Euboée :On la nomme aujourd’hui Talata, dans l’Euripe. VoyezCaloyer 3. Voyez aussi Atlanta.
ATALAYA, petite ville de Portugal , dans l’Estrama-dure, à deux lieues au midi de Tomar, fur une grandehauteur qui en rendl’accès fort difficile ; outre quelleest défendue par une bonne forteresse. On n’y compteque deux cens habitans dans une feule paroisse. * Corn.Dict. Desc. fumât, del Reyno de Portugal. Long. 10. 18.Latit. 39,25.
ATALENUM, ville d’Asie, dans la premiere Armé-nie. Il en est fait mention dans le concile de Chalcedoi-ne, au rapport d’Ortélius Thesaur. \
ATAPHYNI , grande nation de l’Arabie , selonEtienne de Bysance.
ATARBICIS, ville située dans une iíle de la Propon-tide, selon Etienne. Ortélius tient qu’il faut lire dansl’ifle de Profopitis. Berkelius a trouvé que cette correc-
ATE
tion étoit conforme aux manuscrits. Or cette iíle c[olCdans le Delta de la balle Egypte 3 Sc Hérodote en parlecomme je le dis en son lieu.
^ ATARNA, ville de la Mylie, sur l’EIellespont, vis-à-vis de l’ifle de Lesbos , lelon Strabon, 1. 37 , c. i°>qui nomme ce lieu Atarneus ; c’est où tenoit fa cour letyran Herrnea dont j’ai parlé à l’article d’Assos ou As-son. Pline la nomme Aterne , Sc dit que de ville qu elleavoir été autrefois, elle 11’éroit plus de ion rems qu unsimple village.
ATARNES, rivière de la Scythie, selon Hérodote, J* 4*
ATAROTLI. II y a eu, selon D. Calme t, trois villesde ce nom , dans la Palestine 3 savoir : ,
1. ATAROTH , dans la tribu de Gad , au - dela duJourdain. Numer. c. 22, v. 3 & 34.
2. ATAROTH-SCHOPHAN. Voyez Etïiaroth.
3. ATAROTH , dans la tribu d’Ephraïm , entre D"noë Sc Jéricho. * Josuéj c. 6 , r. 7.
ATAVILLOS, (les) peuple de l’Amerique méridio-nale, au Pérou, vers la source de la rivière de Xauca»environ à quarante lieues de la mer Pacifique, Sc à f? 1 'xante de la ville de Lima, suivant Pedro de Ciéca, c lt£par Baudrand, éd. 1705.
ATAX, nom latin de l’Aude, rivière de France. C^r-neille ayant trouvé dans une carte francoife de l’atlaS
" nou 1
de cet atlas, Sc un autre de l’Aude , tiré de Daviry ,donne lieu de croire qu’il a pris ces deux noms cornu 1s’ils marquoient des rivières différentes. *
ATECA, bourg d’Espagne,au royaume d’Aragon, 1 ,la rivière du Xalon, deux lieues au-dessus de la vinE.Calatayud. Clusius y place l’ancienne Attacum , vl ^des Celtibériens, que d’autres mettent à Daroca.*-^ 'éd. 1705.
ATEGUA , selon Hirtius, de bell. Hispan. c. 8 SC 1 *Attegova , selon Dion, 1. 43. Baudrand cite fausse# 1 ^ 'pour tous les deux, César , qui ne parle ni de l’un O 1l’autre de ces noms. Les Espagnols eux-mêmes ne s aV£ ,pas trop où l’on doit fixer la place de cette ville : ,
ques-uns la mettent fur la route d’Antequera à Sevn le ’d’autres près d’Alcala-real, ce qui paroit plus vrai-f etI1 sblable; car Hirtius , c. 7, dit que la riviere qu’il n 001 ^Flumen Sal/um, Sc qui est présentement le Salado, Détoit pas loin non plus que la ville Ucubis : car P°pée ayant passé le Salado, campa entre Ucubis Sc A te Sjh’pour obliger César à lever le siège de devant cetteniére ville. , e ;
ATEIA , ville de l’Asie mineure, dans la Palmy reselon Ptolomée, 1. 5 , c. 1 ç. íS
ATELE VEROMANDUORUM, aujourd’hui A TÍÍ ^bourg de France , assez considérable , dans le ^ ert L 0 jrdois, fur l’Oumignon. Ce lieu a été célébré pour a ^été une ancienne maison royale des rois de Francefur-tout pour avoir été le lieu où sainte Radegofld®^élevée dans le tems de fa jeunesse. Tout le monde „vient que cette maison royale étoit située dans I e ^sitmandois, mais plusieurs la plaçent fur la Somme ^Athies se trouve un peu éloigné, étant sur l’Oum 1 ^^qui après être sorti d’Athies, va se décharger j* c gmille pas de-là dans la Somme, environ à égale di .^ g(des villes de Ham Sc de Peronne. Mais pour conces deux opinions , on peut dire que l’enceinte ^ e ^ ot ivmaison étoit assez grande pour s’étendre jusqu’a^ ^ 0 jn-me,' Sc la grande proximité fait qu’il n’y a pas I edre inconvénient à le dire.
ATEK. Voyez Atok. llC ail
ATEL pour EvEL, nom que les Tartares donnWolga. Voyez Rha. ramP a '
i. ATELLA , ancienne ville d’Italie, dans a
nie, entre Capoue Sc Naples. On en voit eI ^ ien t dé-minés à deux milles d’Averfa. Elle fut prem lC j’^ e ^ e lledatée municipale ; elle devint ensuite une ǰ sui f 'n’a rien de commun que le nom avec le lie* Fronán, de Colon. „ j’,m cd 1 "
les
d’un
\Àe
On voit encore les fossés & quelques r ?*\ eS o7 c elssifice public ; entre le village de Fratta Picciola - 0 , ° úsaint Elpidus, que le vulgaire appelle san f A ; va jjtedans le clocher de la paroisse on lit l’inscrip* 1