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Tome premier. A - B.
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<ìu peuple Athéniensoit parcs qu’elles avoienr anflì

«du peuple AtT&éniensoit parcs qu’elles avoienr aaffiun temple & un culte particulier de Minerve , soit pourquelqu’autre raison que je reserve aux articles particu-liers. Je commence par la plus fameuse de toutes, lafeule dont ies dictionnaires géographiques Françoisayent parlé.

i. ATHENES, selon Corn. Dict., ville de Grece,«élebre dans l’antiquité par les savans , & les hérosqu’elle a produits. Elle s’appella d’abord Cecropie , dunom de Cecrops, son premier roi, qui commença àregner lan du monde *49(5, & n’étoit alors qu’unebour-gade , quoiqu’elle eût le titre de capitale du pays Atti-que. Elle prit le nom d’Athènes , lorsqu Amphictyon ,ion troisième roi, í’eut consacrée à Minerve , nomméeen Grec Athena. Il est pourtant vrai que ses habitansl’appelloient Ajly par excellence, ce qui signifie la ville.Originairement & jusqu’à Thesée, qui en tut le dixièmeroi, les bourgs de í’Attique avoienr chacun leur magis-trat , qui, avec les principaux du lieu , régloit les diffé-rents & les contestations fans en instruire le roi. Théséevoyant que ces peuples aimoient le séjour de la cam-pagne , vivoient dispersés de côté Sc d’autre, & restoientexposés aux irruptions de leurs voisins, assembla les plusriches en un corps de ville ; cette union d’habitans futcause qu’on le regarda comme fondateur d’Athenes.Elle eut dix-sept rois qui gouvernoient, avec une auto-rité fort limitée. Le peuple, par lavis duquel tout sedécidoit, s’aíTembloit de grand matin pour délibérer ,tantôt dans la place publique, tantôt dans un lieu ap-pellé n«|, c’est-à-dire , lieu plein , à cause du grandnombre, ou de sièges qu’il contenoit, ou d’hommes quis’empreííoient de les remplir , tantôt, Sc le plus souventau théâtre de Bacchus. Quelques jours avant l’astembléeon affichoit un placard qui instruisoit de la matière qu’ondevoir agiter. On n’y admettoit point ceux qui étoientau-deífous d’un âge marqué , & l’on forçoit tous lesautres d’y venir. Les Lexiarques y faisoient avancer lepeuple avec une corde teinte en ecarlate qu’ils tendenttendue. Tous ceux fur qui on appercevoit des marquesde cette teinture, payoient une amende, & l’on récom-pensent de trois oboles ceux qui avoienr marqué de ladiligence. On avoir foin d’écrire fur un registre le nomde tous les citoyens à qui la loi accordent voix délibéra-tive. Ils l’avoient tous après l’âge de puberté, à moinsqu’un défaut personnel ne les exclût ; tels étoient lesmauvais fils, les poltrons déclarés, les brutaux, les dé-bauchés , les prodigues & les débiteurs du fisc. Les fem-mes , jusqu au tems de Cécrops, avoienr droit de suffra-ge; elles le perdirent pour avoir favorisé Minerve dansle jugement de son procès contre Neptune, à qui noin-meroit la ville d’Athenes. Les dix tribus d’Athenes éli-saient par an, chacune au fort , cinquante sénateurs ,qui composoient le sénat des cinq cens. Chaque tribu ,tour-à-tour , avoir la préséance, Sc la cédoit successive-ment aux autres. Les cinquante sénateurs en fonction senommoient Prytams , le lieu où ils s’assembloient Pry-tanse, Sc le rems de leur exercice Prytanie ; il duroitjours , pendant lesquels dix des cinquante Prytanes préiû-doient par semaine sous le nom de Proëdres ; & celui desProëdrés qui, dans le cours de la semaine, étoit en jourde présider , s’appelloit Epistate. On ne pouvoir l’êtrequ’une fois en fa vie , de peur qu’on ne prît trop de goûtà commander. Les sénateurs des autres tribus opinoientfélon le rang que le fort leur avoir donné ; mais les Pry-tanes convoquoient l’affemblée, les Proëdres en expo-foient le sujet, Sc YEpiflate demandoit les avis. * Toureil,remarques fur la I. Philip.

On distingnoit deux sortes d’aíTemblces ; les unes ordi-naires & les autres extraordinaires. Les Prytanes seulsavoienr droit de convoquer les premieres ; il y en avoirquatre durant chaque Prytanie, en des jours Sc fur dessujets marqués. Les dernieres se convoquoient , tantôtpar les Prytanes , tantôt par les généraux, Sc toutes lesfois que l’occasion s’en présentoir. On négligeoit les for-malités à l’approche d’un péril manifeste. Diodore Q. 16,rapporte que le peuple d’Athenes, à la nouvelle d’uneirruption de Philippe, s’attroupa au théâtre, fans attendreselon la coutume , Tordre du magistrat. On ouvroit Tas-sembîéepar un sacrifice Sc par une imprécation. L’on sa-crifiait à Cerès un jeune cochon pour purifier le lieu,quePou arrosait du sang de la victime. L’imprécation mêlée

ATH

aux vœux, se faisait en ces termes : Perijfe mcuìït desDieux j avec fa race , quiconque agira } parlera 3pensera contre la république. La cérémonie achevee, j esProëdres exposaient au peuple pourquoi on Talfembloit,lui rapportaient l’avis du sénat, & demandaient la ra-tification , la réforme ou l’improbation de cet avis. Mpeuple ne fesentait pas en disposition de l’approuver, u ®héraut commis par l’Epistate s’écrioit à haute voix : Q^ ecitoyen au-dejfus de cinquante ans veut parler ? Le P ll \ancien orateur montoit alors dans la tribune. Chacun ala fin des harangues tendoit la main vers Torateur,d° nl’avis lui plaisoit davantage. Xenophon, lier. Helen> 1 - I *raconte que la nuit ayant surpris le peuple, assemble p oUun sujet important, nc remettre la délibération à un autr®jour,de peur qu’on eût trop de peine à démêler les mai"& leurs mouvemens. Ils tendent la maindit CicéronFlacco, & voila un décret éclos. Il falloir au moins Umille citoyens pour le former. On le dressoir après avoirrecueilli les suffrages, Sc on l’inrituloit du nom ou d*Torateur ou du sénateur, dont Topinion avoir prévalu ,Sc dont la tribu étoit en tour de présider ; mais fi Ul1météore paraissait tout-à.-coup , rassemblée fe sépa-rait fur le champ, Sc on la renvoyait à une autre fois. L®jeudi passoit pour un jour fort malheureux, Sc cette se'perdition faisoit différer les assemblées qui lomboient aUjeudi. ,

Le dernier des rois d’Athénes a été Codrns, fils"®Mélaton. Lorsqu’il étoit prêt de livrer bataille auxraclides, on lui rapporta que l’oracle avoir répondu q u ®l’armée qui perdrait son chef serait victorieuse. Al° rSil prit l’habit d’un simple soldat, Sc se fit tuer. Ses enfse sMédon Sc Niléese disputèrent le royaume. Les Athénse nSen prirent occasion d’abolir la royauté qui avoir duré qp'tre cens quatre-vingt sept ans , & déclarèrent JupU®seul roi d’Athénes. A la place des rois, ils créèrent degouverneurs perpétuels, qu’ils appellerent Arasions'Ils en eurent treize successivement pendant zi6 ans, d e "puis Médon qui fut le premier jusqu’à Alcméon. Lagistrature perpétuelle ayant encore paru à ce peuple awp"reux de l’indépendance, une image trop vive de la royaU^îon réduisit l’administration de l’Archonte à dix snS- **n’y en eut que sept de ce nom, dont le premier fut CÛ*'rops, & le dernier Eryx. Les Athéniens réduisirent I e Padministration à un an mais une puissance si lin>Û cSn étant pas capable de contenir les esprits remuansAthéniens, ils reçurent de Dracon ces loix céléhrss siPcroient si rigoureuses,qu’on difoit quelles avoienr été ec tltes avec du sang. Elles furent supprimées vingt - qn a 'j tans après par Solon qui en donna de plus douces. Il *■digéra avec Epiménides , ce sage & savant hommefit élever en plusieurs endroits du territoire d’AtheU®des autels consacrés à un dieu inconnu.

Ces Loix établirent la démocratie, jusqu’à ce ffi-Pisistrate usurpât la souveraineté d’Athénes, qu’il if >à ses fils Hipparque Sc Hippias. Le premier ayant été separ Harmodius Sc Aristogiton, Hippias prit la fuit®.’appella les Perses , qui vinrent au nombre de centmille : mais dix mille Athéniens commandés parde les reçurent Sc les battirent à Marathon : ils 1 ® S pfirent encore au bout de quelques mois à SalarrsineSi cqui releva infiniment la gloire d’Athénes. Ce fat dan sCtems que parurent ses plus grands capitaines, sesph* 5tes philosophes Sc ses plus habiles artisans. Mais les Yfdemoniens, jaloux & allarmés de fa puissance, luirent la guerre, & après divers combats, Lysander, se ur ^j gnéral, attaqua à Timproviste les Athéniens dans un sisela Chersonese,dit le fleuve de la Chèvre, [AEgos potfé ’prit leur flotte, tua trois mille hommes, emporta P%, a rvilles, & vint attaquer Athènes, qui se voyant P re ^L*-mer Sc par terre, fut contrainte de se rendre fousdirions onéreuses, en se soumettant à trente tyrans,

4 ans de servitude , Tbrasybule, un de ses chefs, ^ eS ftrente tyrans. Elle eut alors de très-fameux capî ra xIphicrate, Timothée Sc Chabrias , Sc vai«q lîlt rine s,tour les Lacédémoniens , tant par ses prop reS â afKqu’en suscitant contre eux celtes des Thébains «seM ^dés par Eparainondas. Elle soutint ensuite ses e ^ ott t e$peuples de Bysance, de Rhode, & de quelq«f.£* j.insulaires, qui ne pouvoient souffrir le. tribut qu eiI pa cgeoit au détroit de l’Hellespont. Sa ruine comnien*cet impôt. Elle sot maltraitée après cela par Pni -PP