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taill^ 0 ' ri’' st u j § a 8 na àr elle & sur les Béotiens la ba-,j. e r. e Cheronée. Alexandre le Grand la maltraita aulîì;fa > * 11 ràcba depuis en fa faveur. Deux ans après„ slort » Antipater & Cratérus, deux de ses successeurs,^gnerent une bataille fur elle , Sc mirent garnison^acedonienne dans Munychia , & pour affoiblir encore‘ antage les Athéniens, Antipater en transporta vingt-4 « i X lru ^ 2 dans la Thrace. Cassander, autre successeurfeuj CXan ^ re » opprima tout-à-fait fa liberté qui lui futDê ll , e . pât Antigonus & par Démétrius. Ge même****** l’assiégea, la prit fur Lachares , un de ses ci-Press S ' st u * sen étoit fait le tyran, s'en fìtlui-même Top-q u - eur > & servit de matière à la valeur d’Olympiodore,des ]u lr V ne bravoure fans exemple la délivra tout-à-fait^ ace doniens , en ayant dissipé iz mille lui treizième,mie ^ a 3^ânimité de ses habitans reprit alors ses pre-J e res ^°rces , Sc fit sentir aux Gaulois la puissance desii 4 S i arnies ‘ L’Athénien Callipus arrêta la nombreuse ar-p v ] 6 Bre »nus Sc d’Acichorius , au passage des Termo-dte âfipa en la contraignant d’aller fe répan-
Ga ^ • eurs * C e tut le dernier triomphe d’Athénes. Lesm' ° lS a y ant épuisé ses forces , elle retomba fous la do-tation des Macédoniens , & ne put s’en affranchirq ? P ar |e secours d’Aratus. Aristion, l’un de ses citoyensj^. ls en étoit fait le tyran , causa son malheur. Ce fut surfit ^' le la prit & l’abandonna au pillage. Le Litéeeuluite saccagé & a’a point été rétabli depuis. Athènesde ^ ce malheur eût été une affreuse solitude, fi le savoir„ 1 a S Pbdofophes n’y eût attiré ce qu'il y avoir dep ns doctes dans l’univers. Au bout de vingt ans, le grandteM^ hjscontinua la poursuite des pirates, pour vilî-les philosophes d’Athénes : par reconnoissance ellefi t î| Ûat ^ t Pour lui à Pharsales ; ce qui lui auroit été fataltr S j e ^ C eu a àire à tout autre qu a César; mais il avoir°P de grandeur pour ne pas lui pardonner. Les paroles" dit à ce sujet, ont été souvent répétées : Je devroisp lr éer Athéniens ; mais je pardonne aux vivans endes mons.
tu nes oublia ce bienfait pour prendre le parti de Bru-
ses S ^ a ® us > fss assassins, contre Auguste & Antoine,t Ven geurs. Ce dernier, demeuré victorieux à la ba-p J. e da Philippe , traita Athènes favorablement ; il yg a quelque rems dans fa plus haute fortune, s’yan • Creer Archonte, Sc s’accommoda tellement à sesciens usages , qu on l’appelloit ordinairementUn des Grecs. Lorsqu’il eut perdu la bataille d’Aétium,toute la grâce qu’i demanda á Auguste, ce fut de pou-cnr vivre dans Athènes en homme privé ; mais elle luitut reruíee. Auguste laissa aux Athéniens leurs anciennesloix ;, mais il leur ota quelques istes qui leur avoient étédonnées par Antoine. L’empereur Adrien aimoit fortAthènes, & voulut être le restaurateur de ses superbes 'édifices. Il y vécut coin me un simple citoyen, brigua ladignité d’Archonte, en fit la charge, s’habilla à l’Arhé-J* len ne & remit en usage les loix deSolon. Son inclinationj QVir Athènes passa à Antonius-Pius son successeur , quiv « tra, ismit à Vêtus. Tous deux vinrent à Athènes Sc ytr CUi:e nc d’une maniéré aussi populaire qu'Adrien ; mais^means après ou environ , l’empereur Sévère y vint Scf«s privilèges, pour se venger de quelque injure*sét ^ avoit re Çne , dans le tems qu’il y failoit les études,e n encore qu’un homme privé. L’empereur Valérienq UG c ^ cta blir les murailles, trois cens cinquante ans aprèss 0lls pdla les eut ruinées, ce qui n’empêcha pas que* e 'npire de Claude successeur de Gallien, elle
ne fû,.'f 1 *" ,a ns taccagee par les Scythes. Environ cent quarante
prjf a P res , fous l’empire d’Honorius, elle fut encoreíàgi P ar Alaricjàla ftiscitation de Scilicon. Athènes eutd’Q r ^ lre de donner la naissance à plusieurs impératricesftin n enC , : Achanaïs , fi connue fous le nom d’Eudocie ,Lédqp, Théodose II ; la célébré Irene , femme dela tn 0 j a ^ ar * > qui íe fit proclamer impératrice aprèsfer - de fou mari q Ue Charlemagne vouloir épou-TsiL ? rie femme de Constantin Porp’nirogenete , &î-'eip? anon » qui épousa Staurace, fils de Nicéphore.rr aill ^ Baudouin attaqua Athènes, dont il fut con-Pût p ea 'ever le siège ; mais le marquis Boniface lavêpr^ ^ cs François la posscderent jusqu aux
Sonnois j* letl nes en i zSi, que les Catalans & les Ara-s ’est c ©nse r S '"c dallèrent. Le titre de ducs d’AthènesVe fort long-tems en France , il passa dans la
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maison de la Roche. Guillaume dé la Roche, duc d’Athé-nes, &Sire de Thébes, mourut vers l an 1300; fa fille oufa sœur Isabelle veuve de Géofroi de Caritane, porta leduché d’Athénes à Hugues de Etienne, comte de BrienngSc de Liches : de ce mariage vint Gautier V tué en i j i z,Sc pere de Gautier VI, comte de Etienne Sc de Liches,duc d’Athénes & connétable de France. Celui- ci fut tuéà la bataille de Poitiers en 1336, fans avoir laissé d’en-fans, ni de Marguerite de Sicile-Tarente, fille de Philip-pe de Sicile, prince de l atente Sc d’Achaïe, ni de Jean-ne d’Eu , qu’il épousa en secondes noces. Cette Jeanned’Eu , qui étoit fille de Raoul de Etienne, comte d’Eu,connétable de France, prit une seconde alliance avecLouis d’Evreux, comte d’Etampes. On voit son tombeauen l’abbaye de S. Denis en France, dans une chapellequ’on appelle Notre-Dame Blanche, avec une épitaphecouçue en ces termes. Cy git madame Jeanne d’Euj jadiscomtejje d’Ecampes 3 & duchejse d’Athénes,fille de très-no-ble homme M. Raoul , comte d’Eu 6 ’ de Guines , laquelletrépajja en la cité de Sienne le 6 Juillet 138 j. De la do-mination des Aragonnois, Athènes passa fous celle d’unefamille, originaire da Florence , appellée Acciaioli, quiavoir aussi la souveraineté de Thébes & de Corinthe.Francus on François, fils d’Antoine Acciaioli, Sc le hui-tième prince de cette maison, fut enfin contraint de l’aban-dontier en 1455, à la valeur de Mahomet II, le plusredoutable de tous les empereurs Ottomans. VettorCa-pello , général des Vénitiens , 1 a surprit l’an 1464 ; maisil ne put se rendre maître du château, Sc garda fore peula ville, qui est demeurée depuis ce tems-là fous la puis-sance des Turcs.
Saint Paul, en sortant de Macédoine , alla à Athènesdisputer contre les Stoïciens & contre les Epicuriens.Il leur expliqua la doctrine de la résurection des morts ,Sc leur montra que le Dieu qu’il leur annonçoit, étoit ceDieu inconnu , dont ils révéroient les autels. S. Denis,qui étoit du corps célèbre des Aréopagites, Sc une femmeillustre, nommée Damaris, furent les plus considérablesde ceux qui embrassèrent le christianisme. L’hiítoire enest rapportée dans le xvii chapitre des actes des apôtres ;Sc cet endroit des cahiers sacrés est si précieux parmi lesAthéniens, que quand un chrétien étranger fe trouve kla célébration de leurs messes, on ne manque pas dédiracette épître, au lieu de dire celle du jour courant. Lescommencemens du christianisme y furent remar-quables par le sang de quantité âe martyrs, qu ani-ma l’exemple de Pubiíus leur évêque. L’empereurAdrien étoit alors à Athènes, où il se faisoit rece-voir dans la confrairie des mystères de Cérès Eleusine,Peu de tems après, Quadratus, successeur de Publius ,arrêta le cours de la persécution par un excellent discoursau meme empereur, qui étoit venu à Athènes consacrerle superbe temple de Jupiter Olympien, qu’il avoir faitrétablir ; le philosophe Aristide, qui étoit chrétien, ache-va d’adoucir l’esprit d’Adrien, par une savante apologiedu christianisme,
L'église d’Athénes a depuis fourni d’excellens hon:<(mes. Elle a été érigée en archevêché , dépendant du pa-triarche de Constantinople, Sc le métropolitain d’Athénesa présentement sous lui sept évêchés , Scyros Sc Andros,dans l’Archipel ; Carystia, dans l’iste de Négrepont,Porthinia, Diaulis, Hécérotopia Sc laValone en terraferme. On compte jusqu’à cent trois églises dans Athè-nes. Il y en a quatre appellées Panagia , pares qu’ellesfont consacrées à la Vierge, & trois dédiées á saintGeorge. Les plus célébrés aes autres font, Agios Dimi-trios , Agios Joannis , Sc Agios Chiriachos. Outre cescent trois églises , il y en a encore plus de deux cens àune lieue aux environs de la ville. II est vrai que la pluspetite chapelle est comptée pour une église,eníorte qu’unseul Papas en gouverne souvent deux ou trois. U n’y aqu’un autel dans chacune ; on ne célèbre la meíle dansquelques-unes que trois ou quarte fois Tannée. Quoiqu’il«’y air point d’Athéniens qui suivent le rit latin : un tiersde la viHe admet la procession du saint Esprit & la supé-riorité du pape, Sc les points les plus estemiels qui fonten controverse avec 1 église orientale.
La ville est peuplée de quinze à seize mille person-nes , dont les Turcs font partie jusqu’au nombre de milleou de douze cens. On n’a jamais voulu y souffrir deJuifs , quoiqu’il y en ait quantité à Thébes Sc á Negre-