av S ran de lumière, & l’éclac augmente à mesure qu’onUst 1111 "' 6 ' ^j eS ^ Llrcs uttribuent la cause de certe lumière à- ' lllrat e de Mahomet, & prétendent quelle parut le^ ut meme que le sultan Mahomet II convertit cette villech • m °j t l uee ‘ Devant ces pierres lumineuses on voituneaire de mai nte blanc ; autrefois la place de l’archevê-e i & aujourd’hui celle de I’Iman ou Ministre, quandj e ex P 1 que i’Alcoran; aux deux côtés de la chaire dansst e ^ r ° S ? ïllr > sous deux embrasemens ou réduits couvertsj l^ ar bre , ouïes chrétiens enlermoient les ornemensQu i aUíe ^‘ ^ cinquante pas du temple, on trouve un puitsteri 4 thémen5 comprentpour une des plus curieuses ta-j p | e leur pays. Son eau est salée & a la couleur de celleest a a iîl ' er ' Ures les fois que le vent du midi souffle, elleterr^ 1 ^ 6 ’ ^ ^ a ' t un grand bruit dans le fond du puits, Dud’E ■ ain du château on découvre toutes les istes du golfeche^ la * " >Ur ce ^rre-plain il y a une petite pointe de ro-c’eft ’ n>en a P° m: d’ au tre a côté d’elle. On dit que, c A e uequi servit de liège à Silène quand il vint dansoù c ,^eau avec Bacchus, Tout est plein de ruines du côtéy °S Qr ‘t les Jannilsaires, lî on excepte l’arsenal bâti parycurgu e fils fie Lycophron. Il paroit encore avec uney a S n 'hcence Sc une élévation qui surprennent, surtoute grande tour qui fait partie de cet édifice. C est un dese uuers objets qui font discerner le château aux naviresgèrent dans le golfe d’Engia. C’étoit peut-être 11 -des-qu on avoir placé cetre statue de Minerve qui étoitUne fi excessive grandeur, que du promontoire de Su-cet° f 11 Sn Recouvrait le casque & la lance. Lycurgue fitar íenal de marbre , Sc entre les munitions de guerreq 1 y renferma, on remarquoit une provision de cin-j*i aiîte mille flèches. Comme les Grecs ne fréquententf Us en ces lieux où Ton ne voir que des démolirions, quié|Pposeat des bârimens autrefois magnifiques, & que lefours de la tradition manque; on ne sauroit discerner, u etoientles temples de Jupiter, surnommé le Turélaire,p e Minerve Poliade, de Neptune, d’Aglaure, de sa sœura udtos e , de la Victoire , non plus que celui de VenusI e ht bâtir Phèdre , voulant s’acquitter du vœu qu’elleoit fait pour obtenir de ne plus songer à Hippolyte. Lee hors de la ville qui est à Torient du Lycée, est occupéj- r des jardins fort agréables. Ils s’étendent jusqu’au quar-i er q u on appelloit autrefois Amasonion , à cause de laataille qui s’y donna entre Thésée & les Amazones. Lesmeniensy eíeverent une colomne nommée Ama^onia ,q. ces femmes belliqueuses y firent aussi bâtir le templeAmasonion.
C etoitla qu etoit dans Tahcienne ville la porte appel-fee Ithonia. C est encore présentement le chemin de Pha-'ax, & c’est sur ce chemin , près de cette même porte,qu’étoit le tombeau d’Antiope reine de ces amazones.Ces jardins occupent aussi Tendrait où étoit la place pu-blique qu’on appelloit nd|,où les assemblées du peuple sesoient, Sc où tant d’exceìlens orateurs ont prononcée urs harangues. Autour du tribunal qui étoit au milieu^ cette place , il y avoir une petite étendue de terre qu’ilsa Ppelloient , parce qu’elle étoit environnée
2 cordages, pour empêcher que les juges ne fussent in-°uimodés d e l a foule. Le Lithos étoit à côté. C’étoit unefc^inde pierre où montoit le crieur public pour faire fairej a e,ace - Plus loin étoit un cadran solaire , & au bout dej a Pfuç e un temple dédié aux muses. On découvrait à côtéj ^^sson de Ci mon & d’Elpinice, Sc delà on entraitj ails I e quartierappellé Chryfa 3 célébré parle campement^ s ■amazones. Près du lieu où est aujourd’hui Thospicean S d^ucinz, on voir un petit édifice que les AthéniensPPellent To phanari tou Dìogenis , c’est-à-dire , la lan-'de Diogene. C’est le réservoir des eaux dune fon-ça} 2 - Les anciens le nommaient Analog&on ,parce qu’ilbâti en pup { tre ■ ma i s comme on voir au-dessus unej“Peqai a la figure dune lanterne , le vulgaire dit au-tiste • que c’est la lanterne de Diogene , par allusion àlt M ait J? ce philosophe , qui pour se mocquer de Thu-eri ^ déminée des Athéniens , courut parmi le peuplei m £ ein jour une lanterne à la main, criant qu’il cherchoit§c \° mr7 !p Plùtarque dit que T Analogœon a été l’ouvraged' íin Diogene , qui commandoit les garni-son q. ? ce d°niennes du pays Attique, & qui à la persua-Salam; » atUs > les fit sortir du Pirée, de Munychia , deí.as & í 11 Gâteau de Sunion.
econde mosquée d’Athènes étoit autrefois le tem-
ÁTH
pie de Venus - U-ranie , bâti par Egée , Si réparé parAdrien. Il y avoir une statue de Venus, de la main dePhidias. Le temple de Vulcain, appellé aujourd’hui leCatholicon , qui est legiise archiépiscopale d’Athènes ,n est pas loin de là. La Maijòn des vents est après cettemosquée. C’est une tour octogone de marbre blanc. Chir-chestes fit graver fur chaque face une figure de vent ;quelqu’un y ajouta un cadran solaire. Oii vo’yoit sur cettetour un triton d’airain , qui tournant au gré du vent,montrait avec une verge qu’il tenoit, celui qui regnoitalors. Ce triton n’existe plus, & des huit cadrans on n envois que sept, encore n’ont-ils plus d’aiguilles pour mar-quer les heures. Le huitième est enfermé dans la maisond’un Turc qui tient à cette face. Vis-à-vis de la maisondes vents , un peu plus haut, tirant vers le Céramique ,est le portique appellé Petúle , ou Porticusvaria. C’est leplus considérable de tous ceux qui embellissaient Tan-cienne Athènes. On l’appelloit le portique par excel-lence, pour le distinguer des autres. Auparavant il étoitnommé Pisianaclios. Pendant la splendeur d’Athènes, sespeintres les plus fameux avoient représenté à l’envi dansce portique, les actions mémorables des grands capitai-nes de la république , Sc le célébré Pòlygnote y fit deschefs-d’œuvre, dont il ne voulut point de récompense.Selon les savans , la réputation du portique lui est venuedu philosophe Zenon ,qui y établit lecoledes Stoïciens.Le mot de Stoa , qui signifie portique, donna le nom àces philosophes appellés auparavant Zenoniens. L’hos-pice des capucins, qui font aujourd’hui en possession dela mission d’Athènes , est un petit édifice de marbre blanc,Sc d’une structure délicate. Le vulgaire T appelle indiffé-remment , to Phanari tou Demojíhenis , & to Palati touDemojlhenis , tantôt la lanterne de Démosthene , tantôtson palais. Les Athéniens veulent que ce soit-là que cefameux orateur , à qùi une épaisseur de langue ôtoit laliberté & la grâce de la prononciation, se mettoit de pe-tits cailloux dans la bouche pour se dégager de cetteépaisseur, & former fa voix. Le travail du Phanari & sesbasses tailles sent admirables.
La porte de-Dipylon est la seule qui reste aujourd’huide Tancienne ville. Il y en a trois de fuite assez grandes,mais si bien travaillées quelles méritent detre mises aunombre des plus célébrés antiquités. Voici ce que Tite-Live , 1 .31, c. 24 , en dit en parlant de Philippe , roi deMacédoine. Ad Dipylon acceffìt ; porta ea , relut in oreurbis pojìta , major aliquantò , patentìorque quarn atter& intra eam , extraque , latttsunt vi<£. Lucien dit qu’on yrévérait le tombeau du médecin Toxaris, que les Athé-niens reclamoient pour lafiévre. Il ajoute que ce tombeauétoit fur la main gauche du chemin qui conduit à l’aca-démie_,ce qui répond aux environs dutemple de Thésée.On y voyoit aussi le tombeau d’Antemocrnus ; ce hérosque les Mégariens tuerent contre le droit des gens. Cetteporte étoit aussi appellée Thrycjìa, Thratìa , & Cérami-que. A main droite du Dipylon , on voir une très-ancien-ne & très-belle muraille de marbre, & un portique ruiné.C’étoit autrefois le Gymnaíîon de Ptolomée , roi d’E-gypte, où entre plusieurs statues d’airain, il y en avoir deMercure, qui étoient de pierre, & qui passoient pour lesplus beaux ouvrages d’Athènes. Par ce mot Gymnafionles Athéniens entendoient un lieu également destiné auxexercices d u corps, & à l’étude des belles-lettres. Cicéronétudia fous le philosophe Antiochus , dans le Gymnafionde Ptolomée , au midi duquel étoit la maison de The-mistocle , dans le quartier de Melite. A côté de ces ruinesTon volt quelques restes d’une ancienne muraille de bri-ques , proche du mont de S. George. A main gauche duchemin de l’académie, & tout proche de Dipylon , onvolt Tancien temple de Thésée, remarquable par lesfêtes que les anciens y solemnisoient en son honneur, Scparles distributions desfarines que Tony faisoitaux pau-vres de la ville. Ce quiprouvoit mieux la vénération desAthéniens pour leur fondateur , c’est qu’ils avoient faitde ce temple un asyle inviolable, où les esclaves mal-traités de leurs patrons venoient se réfugier. Il fut bâtiaprès la bataille de Marathon, consacré pendant les vic-toires de Cimon, réparé comme les autres par TempereutAdrien, Si depuis par les libéralités des princes chrétiensqui en firent une église. Il y avoir autrefois autour de cetemple quatre lieux fort remarquables, un tribunal, uneprison, YHorcomoJìon , où la paix fut conclue entre The-