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à une portée de canon de la mer. De ces deux rivièresl’une vient dunord-est, & l’autre dn nord-ouest : ellesfont pleines de caymans, Sc néanmoins fort poisson-neuses ; mais le poisson n’y vaut rien, & donne lafièvre.
AUTEI, peuple de l’Arabie heureuse, selon le même.Ils ne font pas différens des Aut&i d’Agatarciiide, dumoins la convenance est allez forte. * Pline 1. 6 , c. 2.8.
. AUTENTUM, ville d’Afnque, fur la route deTheneà Thebeste , à vingr-cinq mille pas & Amudarja , & àtrente mille pas de Suffetula , selon Antonin. Cetteville a été épiscopale. Outre que dans la notice des évê-ques d’Afrique , n. 104, on trouve entre ceux de la By-zacene Horreníius Autentensis , on voir encore Optât,évêque de l'église d’Autentum, parmi ceux qui sous-crivirent la lettre des évêques de la Bizacene, au con-cile de Latran, fous le pape Martin.
AUTERI , ancien peuple de l’Irlande , selon Ptolo-mée, 1. 6, c. 2.
AUTERI VE, petite ville de France dans le haut Lan-guedoc, au diocèse de Toulouse, dans la sénéchaussee &comté de Lauragais- Elle députe à son tour un diocésainâtix états.
AUTHETANI. Voyez Ausa.
AUTHIANDAÌ, , peuple d'entreles Scythes, vers lesPalus Méotides , selon Pline , 1. 6 , c. 7.
AUTHIE , ( 1’ ) riviere de France. Elle a sa source auxconfins de la Picardie & de l’Artois , à Coignin un peuau-dessus du Chateau d’Authie. Elle passe à Dourlens,à Auxi, Sc se jette dans la mer au pont deColines, dansun lieu appellé le Pas de l’Authie, entre l’embouchurede la Somme Sc celle de la Canche.
AQTHION (F) , riviere de France dans l’Anjou. Elleprend fa source près du bourg de Sa vigne fur les con-fins de la Touraine, Sc dirigeant son cours vers le midi,elle se recourbe vers le couchant, passe au bourg deVivy au-dessus duquel elle reçoit la riviere de Latan ;passe ensuite à Beaufort, reçoit le Coesnon, & se renddans la Loire, deux lieues au-dessus de la Mayenne.
AQTHITES ; c’est le nom d’un Nome d’Egypte, se-lon Etienne le géographe.
AUTIRE (P), petite riviere de France dans le Poitou,entre celle de Vendée & la Sevre Niortoise, dont lecours est à-peu-près le même, toutes les trois venantdu nord- L’Autire passe à Maillerais, &C se rend au-dessous dans la Sevre.
AUTOBA , village d’Ethiopie, à l’occidentduNil,selon Ptolomée , 1. 4, c. 7.
AUTOLALA , ville de la Libye interieure, selon lemême, 1. 4, c. 6 . Ce peuple seroit-il bien différent desAutololes , dont parle Pline , 1. $ , c. i, qui les rangeavec d’autres peuples de la Gétulie. Solin, c. 24, p. 45.Edit. S aimas, en fait aussi mention.
AUTOMALA, selon Strabon , 1. 2 , c. 123 , & I. 17,p. 836.
AUTOMALACA, selon Etienne , &
AUTOMALAX , selon Ptolomce , 1. 4, c. 4. Le pre-mier dit que c’étoit un bourg d’Afrique , auprès des au-tels des Philenes. Marmol, t. 2, 1.6, c. 5 5, dit que c’est pré-sentement Alcudi a, différente des deux dont je parle enleur rang. Celle-ci n’est qu’une habitation au royaumede Tunis, dans la province de Mesrate. D’Ablancourrdéfigure le nom marqué par Ptolomée , Sc au lieud 'Automalax, qu’on lit dans cet ancien, le traducteurFrançois écrit Antomalafe. Strabon Sc Ptolomée disent-que c’étoit une place forte , ou l’on entretenoit garni-son.
AUTOMOLI, peuple d’Ethiopiens, qui habitoientvers la source du Nil, selon I-lérodote, 1. 2, c. 31.Pomponius Mêla , 1. 3 , c. 9, dit qu’il demeurait versl’isse de Meroé , la premiere isse que le Nil entoure.Ce passage sert à marquer la véritable position de cetteisse. Au reste Mêla écrit Automoloe.
* AUTONNE ( 1”) petite riviere de l’isle de France dans]e Valois. Elle prend fa source entre Villerscoterets ScSc Pisseleu , passe à l’abbaye de Lieurestauré , à Bétizi,Sc va se rendre dans 1 Oise un peu au-dessus de Verbe-rie. * Piganiol de la Force , Duchene _, Jaillot.
AUTÒNOMI, peuple dans le voisinage de Philip-pes , ville de Thrace. Arrien en fait mention.AUTOMATE, peuple de l’Inde, selon Elien ,
AUT
Ais.. Animal. 1. 17 , c. 41 , Casaubon a cru qu’il falloitoter le mot indica , Sc y en substituer un autre. Orte -lius n’est pas de cet avis , il trouve qu’Agatharchideplace aussi dans les Indes un peuple qu’il nomme Au-tariatJt.
AUTOSIDORUM. Voyez Vellaunodunum
Autr&um , bourg de France au comte
de
AUTRAY , **.*+<f ) t/VUlg UV, A 2 tli: W ç
Bourgogne fur le bordd’un bois , entre la Saôneautre petite riviere à une lieue au nord - ouestCray. Long. 23 , 10, latit. 47 , 30.
AUTRE, bourg d’Angleterre dans le comté deDevoihfur une petite riviere, qui se décharge dans la mer aou 7 milles de là. Il est à quarte milles au sud-oued’Hunyton. Long. 14, 30, latit. 50,40. , .
AUTREY, abbaye régulière de chanoines rcguucde la congrégatioii de Lorraine au diocèse de Tous .
AUTRICHE, pays d’Allemagne, íur le Danube,le traverse d’orient en occident, Sc fait partie dehaute Pannonie Sc de la Norique des anciens. Nos t°François d’Austrasie l’ayant conquise en firent une pp rtion du duché de Bavière. Elle 11’en fut point sépaie e ’lorsqu’en 8x7 l’empereur Louis le Débonnaire érige* 1Bavière en royaume en faveur de Louis, ion fils, o° n ^les fils Carloman Sc Louis possédèrent ce royaume J llS ^qu’en 882 ; mais avant cela l’Autriche , fans être det achéedela Bavière, avoir eu des gouverneurs particuliers-Comme c’étoit une des frontières de la monarchie Fra 11-çoife, Charlemagne en 797 avoir établi un margr ;lV 1 eou marquis commandant des armes Sc gouverneur , aScette province. Après la mort du dernier des trois to' s ’qui font nommés ci-dessus, les ducs de Bavière coustUverent l’Autriche. En 928 , Henri I, dit l’Oiseleur,
.de Germanie , chargea Léopold l’Illustre de défendcette province contre les incursions des Hongrois- ,s’en acquitta si bien qu’en fa faveur l’empereur Ottqnérigea vers P40 l’Autriche en margraviat héréditaire?mais relevant du duché de Bavière. En 1138 He 11d’Esse , dit Welf ou Guelf, Sc surnommé le Supei^’duc de Bavière Sc de Saxe, fut mis au ban de l’ewp ,r ®Sc dépouillé de ses états , pour n’avoir pas voulu rett> irnoître Conrad III, auquel il venoit de disputer la c° l1 'tonne de Germanie. Conrad investit du duché devie te son frété utérin Léopold , margrave d’Autrich e >'lequel étarit mort en 1141, eut pour successeur,au margraviat qu’au duché, son frere Henri JochfopTmergot : cependant Henri le Lion, fils du duc Hendj®superbe, avoir été rétabli, dès 1142, dans le duché ûSaxe, Sc n’avoit presque pas cessé depuis de faireguerre aux margraves d’Autriche pour leur enlever ^Bavière. En 1156 , l’empereur Frédéric I , dit Bam ^rousse, & la diette de Ratisbonne terminerent ce gt 3 stdifférent. Henri Jochsammergot se démit du duchéBavière, dont l’empereur investit sur le champ HenriLion : Sc celui-ci renonça, pour lui Sc ses íucceJse ulS ’ducs de Bavière, à la suzeraineté sur l’Autriche. B° udédommager en quelque sorte le margrave. 1 empef^Gdu consentement sse la diette , en érigea les états e»ché & principauté de f empire, avec ces conditions e 'traordinaires ; que le duché d’Autriche paíferoit 30femmes au défaut d hoirs mâles; que dans le cas oumaison viendroit à s’éteindre, le dernier possesseur p° l l 'roit, ou par vente ou de toute autre maniéré, en di s P j een faveur de quiconque il voudrait choisir ; qu’enh 0 ^duc d’Autriche ne pourrait être appellé qu’aux alertes sss’assembleroient en Bavière , Sc qu’il serait dispen* esuivre l’empereur à la guette , toutes les fois qu’ess?fe feroit pas fur la frontière d’Autriche. Ces condst ,furent l’ouvrage de la diette, & Farter en fut p ro1101par Ladistas, duc de Bohême. . .
Vers 1250 Frédéric le Belliqueux, duc d’A° t g^ í j e *étant mort fans enfants, Herman , margrave d e .descendu par les femmes de la maison de Fréde rl . c , jjson héritier au duché , en vertu d une substst 1 ^ 10 -”’ aUmourut bientôt après ; & le duché devoir app asíen 1 \$jeune margrave Frédéric, son fils , au défaut duqu .véritable successeur étoit Henri Flllustre , margrave^Misnie , Sc mari de Constance , sœur aînée du o tic .
déric le Belliqueux; mais Ottocar, roi de Bohême, «de Marguerite , sœur cadette de Frédéric d 0 , ■tance, s’empara de l’Autriche au préjudice des ve ^ nS fblés héritiers. Il en jouissait depuis plus de nn ^l 0 tsafi*