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le relie de ce qui compose le Cercle d*Autriche.
( En qualité de Reine de Bohême. ) La Bohème _, laMoravie. La Silésie , quelle políédoit dans la mêmequalité , lui fut enlevée dans la derniere guerre parCharles-Frédéric roi de Prusse.
( En qualité de Reine de Hongrie.) Le royaume deHongrie > l ’Esclavonie , la Bosnie , la Servie 3 ( * ) laTranjilvanie 3 &:'partie de la Walachie.
{En qualité íPHeritiere de Charles II.) Le du-ché de Milan j & les Pays-bas Espagnols 3 que l’onappelle auflíì Pays-bas Autrichiens.
* (La guerre entre l’empereur & ks Turcs, terminée par Istraité de Paflarowitz du zi de Juillet 1718,6t revenir à la maisond'Autriche des pays perdus depuis longtems ; & fa domination annord da Danube s'étend jusqu a l'Aluta ou l'Alt.)
AUTRICUM , ville de la Gaule Lyonnoise , capitaledu peuple nommé Cariantes par les anciens. Son nomest formé de celui de la riviere Autura (Eure) ; cette villea quitté comme les autres son propre nom pour pren-dre celui du peuple, & s’appelle présentement Char-tres. Voyez ce mot. * Ptolom. 1 . z > c. 8.
ADTRIGONES, ancien peuple de l’Espagne Tar-ragonnoií’e , selon Ptolomée, 1 . z . c. 6 , qui en parle endeux occaíions, selon fa maniéré ; c’est-à-dire qu aprèsavoir parlé de cette province comme maritime, il enparle de nouveau commes’éloignànt de la mer, ce qu’ilappelle méditerranée. Les Autrigons, selon le P. Briet,Par ail. z part. I. 4, p. 166, répondoient à une partiede l’Alava 8c de la Biscaye. La feule ville qu’ils eussent furla côte étoit Flaviobriga , aujourd’hui Bilbao , selonce pere. Les autres étoient Deobriga Municipe , aujour-d’hui Haro ou Miranda de Hcbro; Uxama Barea, aujour-d’hui Laredo ; Saliumca , peut-être Orduna ; Buruescaou Virovesca , aujourd’hui Birviesca. Segijsamuncula ouSegisama la petite , aujourd’hui Villa Beja.
ALJTUMN ACCJM , selon Antonio Itïner. ou Antena-cum , selon les notices de l’Empire. Ce lieu se nommeprésentement Andf.rnac.
AUTQMNITANJE. Voyez Aptuchi Fanum.
AUTUN, en latin Augustodunum. On dispute entreles savans, si c’est la Bibraàe de César. Je renvoyé cettediscussionau mot Bibracte. Autun est en France, auduché de Bourgogne , dans l’Autunois , dont elle est lacapitale. Elle étoit dé ja une ville considérable du peupleEdui, lorsque les Romains firent la conquête des Gaules.Auguste en fit une colonie Romaine , & c’est pourquoielle prit le nom de cet empereur; la terminaison Du-num , de Dun , qui signifie Colline , marque sa situation.En effet, elle est au pied de trois grandes montagnesdu côté de l’orient Sc du midi. Cette derniere est si rem-plie de sources , qu’elle fournit abondamment de l’eauà tous les quartiers de la ville. De six fontaines, qui dis-tribuent cette eau aux habitans d’Autun, celle qui est audevant de la cathédrale, est la plus remarquable parfa structure magnifique. La riviere d’Aroux baigne lesanciens murs de la ville. Les restes de ces murs fontsi solidement bâtis, & les pierres en font si égales & sibien unies , que l’on diroit qu’une feule en fait tout letour, Sc que c’est une espèce de rocher. La longueurde la ville , depuis la porte Metrou, jusqu a celle deMarchant, est d’environ un quart de lieue ; Sc fa lar-geur, depuis la porte de S. Brancher jusqu’à celle de Ca-rouge, est presque égale. Au milieu d’Autun, il y aune place appellée communément le champ de saint La-dre , autrement le champ de Mars, qui est très-belle.Autun a été autrefois plus considérable qu’elle n’est à pré-sent. Après la chute de l’empire Romain, les Bourgui-gnons se rendirent les maîtres de cette ville; ensuiteelle vint au pouvoir de nos rois Mérovingiens. Pen-dant que Charles-Martel gouvernoit la France , les Sa-razins ayant en 7 3 o ravagé le royaume de Bourgogne,prirent, ruinèrent & brûlèrent Autun,qui depuis ce tems-là ne s’est pu rétablir en son premier état. Sa situation ,éloignée des riviçres navigables , n’étant point avanta-geuse pour le commerceelle subsiste néanmoins tou-jours , quoique dechue de son ancienne splendeur.
On voit dans la ville Sc dans les campagnes voisinesquelques restes considérables de l’antiquité. Les portesd’Arroux Sc de S. André parodient être des ouvragesdes Romains. La ptemiere est une espèce d are de triom-phe, dont les pierres ne font jointes par aucun fer ni
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ciment. Il y a des restes d’un temple de Diane ; cel’on appelle aujourd’hui le Mont - Dru , semble annon^cer par ce nom que ô'étoit autrefois la demeure des Dru ..des. LejANiTOYE étoit un temple de Janus; le MontJon , un temple de Jupiter ; 8c le Marchamp > H 1champ de Mars. La pierre de Couar , large monceau 6pierretilles bien cimentées , s’élevant un peu en pointe,est vraisemblablement un tombeau , étant aupres richamp des Urnes, ainsi nommé parce qu’on y a souventtrouvé des urnes sépulchrales. Les restes de l’amphim ea 'tre font considérables. Ce font des degrés de terre cou-verts d’herbes & tournans en rond ; au bas est une preforme verte , qui doit avoir été l’arène ; Sc sous R sdegrés de petits caveaux bâtis de pierres , où l’on r ^ er ”moit les bêtes pour les combats. Aux environs subsistéplusieurs morceaux des grands chemins des Romains.
Autun, seconde ville des états de Bourgogne, est \ e ae 'cond bailliage principal du parlement de cette province*Il y a chancellerie ressortissante au même parlement,présidial uni au bailliage & à la chancellerie ; vierie oumairie , qui a la justice ordinaire fur la plus grande,p ar 'tie de la ville, & la police par tout ; maîtrise particu-lière des eaux Sc forêts , fous le ressort de la ta 'ble de marbre de Bourgogne , & grenier à sel dépendantde la direction de Châlon sur Saône.
L eveché d’Autun comprend six cens onze paroin^sSc quatorze abbayes. Saint Amateur est reconnu pour I epremier évêque. Ses successeurs ont le droit de portesle Pallium , qui fut accordé par S. Grégoire le Grandà levêque Syagrius. Ils font premierssuffragansde l’ at Tchevêche de Lyon , Sc administrateurs pour le spirituelSc le temporel de cette métropole, lorsque le siège estvacant. Ils font présidens-nés des états de Bourgogne, ^ont droit de justice dans une partie de la ville.
Le chapitre de la cathédrale, qui est dédiée à saint F 3 'zare , est composé dun doyen, d’un chantre, de deustprévôts , de quatre archidiacres, & de cinquante chanoi-nes , y compris le souschantre. Ce chapitre a TadminiS'rration de l’évêché immédiatement depuis la mortl’évêque, jusqu’à ce que l’archevêque de Lyon en ait pt Jfpossession, en vertu du droit de régale que ce prélat afur cet évêché pendant la vacance. Ce même chapitre *aussi la nomination de tous les chanoines , dignités»vicaires, places d’habitués, Sc de toutes les chapellessondées dans cette église , Sc de quarante-huit cures ditdiocèse. Il a aussi, par concession de Hugues, ducdeBour-gogne, la justice d’Autun pendantíeize jours, à commen-cer de la veille de la fête de saint Lazare. L’église collé-giale de Notre-Dame est composée d’un prévôt, de douzechanoines Sc de quatre chapelains. Ce chapitre a c tefondé par le chancelier Rollin, Sc Evigéne de Salins Dfemme.
Il y a huit paroisses dans la ville ou dans les fauxboUtgs»& plusieurs couvents de religieux Sc de religieuses »entre autres une abbaye de filles , de Tordre de fa_ îrItBenoît, appellée de saint Andoche , fondée par la reineBrunehaut vers 588. L’hôpital général fut établi en iù8Gpar les foins de levêque. Celui de saint Antoine est p° utles pauvres malades, & est desservi par des religieusesqui suivent la régie de saint Augustin. Le séminaire estmagnifique. On y a joint les prieurés de S. Denis en Van*Sc du Val de S. Benoit, qui valent trois mille livres d erente. Il est occupé par des prêtres de la communauté d®saint Sulpice. Il y a encore un petit séminaire pour e'e-ver les jeunes clercs du diocèse , Sc les former aux p rlIV 'cipes Sc aux régies de la discipline ecclésiastique. Il st*)subsiste que par les libéralités du roi. * Piganiol d~Force , Desc. de la France, t. 3 , p. 1 y 6. Longuerue, D ÊS . C ’de la France, part. 1 , p. z8z. * Garreau , Desc. u e aBourgogne p. 344, éd. 1734. Long. zi, 58, latir 45 '
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AUTUNOIS,(T) contrée de France , au duch cBourgogne , ainsi nommée à cause de la ville d’A lltU »qui en est la capitale. Elle est bornée au septen tll °st _Pl’Aussois;au levant par leDijonnois Sc leChaloU 11015 ’^midi par le Charolois & le Bourbonnois ; & 311 c0Uchant par le Nivernois. Ses meilleures villes font Au w mSémur en Briennois, & Bourbon-Lanci. *Baudrand, c •170;.
Cette petite province fut érigée en comté pat F^u 13le Begueen faveur de Thierry, qui avoir été chambe