Band 
Tome premier. A - B.
Seite
114
JPEG-Download
 

ti 4 BAV

de haut, dont les pieux se touchent, & située dansimeplaine , au bord de La riviere qu’on pourroit faire pas-ser aisément tour autour. Les montagnes les plus pro-chaines en font à un quart de lieue. Les maisons font foi-res de paille & fort serrées ; il y en a pourtant quel-ques unes des principaux Seigneurs, qui font de boisaulsi bien que le palais du roi. II y a dans Batufa-wer &dans Cotta Sabrang, à peu près trois ou quatre millehommes capable de porter les armes , la plus grandepartie du peuple demeurant hors de la ville ou des forte-resses. Ceux-ci, lorsque la nécessité le requiert. brûlentleurs maisons & fe retirent dans les villes, & dès quele péril est passé , ils retournent avec leurs esclaves fefoire de nouveaux bâtimens. Toutes les terres appar-tiennent au roi ; mais on ne les estime pas beaucoup;ceux qui en demandent en obtiennent autant qu’ils veu-lent ; cependant elles paraissent assez fertiles , car il ya quantité de beaux arbres, & on y va dans les herbesjusqu a la ceinture : c’est dommage qu’elles ne soientpas cultivées ; le pays abonderait, fans doute , en toutessottes de denrées, au lieu qu’il y a disette de la plupartdes choses dont on auroit besoin.

L’autre forteresse nommée Cotta Sabrang , estaussi carrée, & a quatre à cinq cens pas de circuit. Ellen’est pas bien peuplée , mais elle est aussi entourée depalissades. Le terrein est bas & demeure inondé pen-dant les hautes eaux ; de forte qu’on ne peut y faire debatteries ni se se servir du canon.

BAVAROIS, habirant de Bavière. Voyez, BavièreSc Bon.

BAVAY, petite ville des Pays-Bas, dans le Hainatilr,a quatre lieues de Mons. Elle éroit autrefois considé-rable. C’est la Baganum de Ptolomée , /. i. c. 9 . 8cla Bagacum d’Antonin , itiner. Cette place, qui estla feule des Nerviens , dont Ptolomée fosse mention ,est Tournay , selon quelques-uns ; mais les routes ro-maines qui aboutissent à Bavay prouvent qu’il fout ychercher la capitale des Nerviens. Elle dépendoit dela seconde Belgique , & ayant été ruinée par les Barba-res qui ravagèrent plusieurs fois les Gaules dans le cin-quième siécle, les villes voisines Cambrai & Tournays’accturent dc ses ruines. On la trouve nommée dansles monumens des âneiens Bagacum, Baganum , Ba-cacum , ôc Bavacum. Outre les ruines, les décombres& les médailles que l’on trouve en fouillant la terredes environs, on en a une autre preuve dans le nom-bre des chaussées , ou grands chemins qui condui-sent à des villes anciennes & considérables. L’une de ceschaussées conduit àMastricht & à Cologne par Tongres;une autre à Rheims, laquelle traverse ensuite toute laChampagne ; une autre à Soissons ; une à Amiens quiest continuée jusqu’à Mbntreuil ; une à Mardick, quipasse aussi à Valcnciennes& à Tournai, une à Utrecht,& la derniere à Gand. Ces chaussées furent faites dutems d’Auguste par Agrippa , tant pour occuper leslégions romaines , que pour faciliter la marche desarmées & la conduite des vivres. II paraît quellesécoienc tirées à la ligne autant qu’il se pouvoir, & assezélevées au-dessus du terrein. On y trouve en plusieursendroits des pierres à fusil & des cailloux , qui n’ont puy être apportés que de fort loin. Brunehaut, reine d’Au-strasie, les fit réparer presque toutes, environ six censans après leur premiere construction , 8c c’est pour celaqu’on leur donne presque par tout le nom de chausséesde Brunehaut. Bavay n’est présentement qu’un villagede quinze à vingt feux. Baudrand dit, dans son éditionfrançoise , que ce fut en cet endroit que Milan tua.Claudias. Cela ne se trouve point dans le latin. Ceferait une grande ignorance, si Ion avoir voulu signi-fier par là se combat où Clodius fut tué par Milonpour qui Cicéron fie l’excellent plaidoyer que nousavons ; car ils fe rencontrèrent auprès de BovilU ,comme ils revenoient à Rome , l’un de Lanuvium , 8cl’autre d'Aride , tous lieux bien éloignés de Bavay& de la Belgique. C’est pourtant comme l’enrendentpresque tous ceux qui lisent cet article fans discerne-men r . Voyez. Bauco. * Longuerue , Defc. de la Francepart r. p. 98 . Piganiol de la Force , Defc. de la Francet. 6 . p. 22 t.

BAUBULA, village d’Espagne , dans l’Aragon , fur

BAU

îa rìviere du Zalon , à une demi-liene au dessous <’e î*ville de Catalaiud. Ón tient qu’il occupe la place ‘J*l’ahcienne Bilbilis , ville des Celtiberiens & patrie deMartial. Vqyez. Calataiud & Bilbilis. * Baudrand ,éd. 1705.

BAUCADAì, selon Ortelius, Tkesaur. Zozi rat,l. 6 . semble mettre ce peuple dans les Alpes, peut-etrLdans la Savoye. On doute si ce font pas les BagAuÇ'®’d’Eutrope. Sous Dioctétien on donna ce nom dans I eGaules aux paysans, qui favageoient la Provence. Oro'fe , /. 7. les nomme Voacaud^. Silvien , /. /. de ? r0 ~vident, dit Baogandze; on trouve ce nom corrompsen celui de Bacharid^e dans la chronique d’Eufeb e *c’est d’eux qu’a pris son nom Bagauderum Caftrufft’aujourd’hui Saint Maur des fossés fur la Marne.

BAUCIDIAS, isledeGrece, dans le golfe Saron 1 'que , selon Pline , /. 4. c. 12.

BAUCIUM. Voyez. Baux.

BAUCO , selon Baudrand, éd. 1705. bourg d’ssa*lie, dans la campagne de Rome « près de la terre dLabour, entre la petite ville de Sora & le bourg “*Frosinone. On crotr que c’est la BovilU des anciens»o xx Milon tua Clodíui , comme Baudrand, éd. \tâ> ule remarque très-bien. Maty avoir aussi remarque c ®combat à Farticle Bauco , traduit del’article latinvilla de Baudrand. Ce dernier, ou ceux qui ont dû 1 'gé son dictionnaire françois trouvant cette circonstancedans Maty , l’ont fourée à la fin de l’article de Bava*»où elle ne convenoit pas, au lieu de la mettre à cel°*de Bauco , auquel elle convient, supposé que ce soit ^BovilLv® des anciens. Voyez. Bovill^.

BAUCONICA , nom latin à'Oppenheim.

BAUDEANICUS ATURRUS. Voyez. AdouR V

BAODEMONT » ancien château de France , cl *Normandie, fur la rivière d’Epte, à deux lieues aU'dessous de Saint Clair , & deux lieues au-dessus d§Giverni. Ce château » qui a titre de baronnie, a ctíbâti fur le haut de la côte pour défendre rentrée deNormandie 8 c le passage de l’Epte ; & il fut auteeso 1 ®habité par le roi saint Louis, dont on y voit encor®la chambre. Tous les dedans font presque tombés e"ruine , & l’on n’entretient plus ni ses murailles, ni R sbelles tours qui fe détruisent. La baronnie de Bauée-mont, dont la haute justice est établie dans le botuKd’Escos , comprend les paroisses de Sourges , de Bray»de Baudemont, de Bus, d’Escos, de Civières, de Va*'’corbon , de Bois-roger, & la belle maison de Grum e 'nil. On y trouve près du même château l’abbaye des 3 ^nardines, dites du trésor , fut la paroisse de Bus. Le ter-ritoire de Baudemont & de plusieurs autres paroisseau-dessus & au-dessous, à la côte de la rivière d’Ep rÊ *est en partie planté de vignes. II porte aussi des arbre*à fruit & des grains » & il y a quelques bosquets. * Cot'neille , Dict. Mémoires drejsésfur les lieux en 170Z-

BAUDOBRICA ouBaudobriga nom latin de Bop'parc. On trouve dans Pitineraire d’Antonin BaudoB rI 'cum . bourg ancien, dans le territoire de Trêves. C’ess lcmême.

BAVE ( la ), rivière de France : elle a fo source clan*le Querci, élection de Figeac , où elle se charge d’u**autre ruisseau auprès de Saint Elléart ; puis d’un autre a ^rpîdi de Tercou , d’où , coulant vers l’occident ; elle arrose Saint Seré, puis, serpentant vers le nord-ouestcôté de Castelnau de Bretenoux’, elle va fe jettes da^la Dordogne un pen au-dessous de l’embouchure deSeré dans la même rivière. * Jaillot , Atlas.

BAVERT. Voyez, Abivbrt. , . ^

1. BAUGE, 8 c non pas Beaugê , comme ec r,vquelques-uns , Balgiacum , Baugcium , Batig 111 ™Balgium > petite ville de France en Anjou , a

viere de Coesnon , à quatre lieues de la Fléché, t ^été bâtie par Foulques de Nerra , au commencement

onzième siécle. 11 y a un château qui aussi bien 9 ^ 5 ,ville, a son gouverneur particulier. 11 y a, aussi unroyal, dont le ressort s.’érendoit autrefois jusquel’Angoumois, qui 11’en releve aujourd’hui que poucas royaux. 11 n’y a dansBaugé qu’une seule paroiue.est desservie par un bon nombre d’ecctésiastique^^compte dans cette ville cinq cens quatre-vingt- 1 1(J<

* Piganiol de la Forte , Defc. de la France, t. * F*