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■j i * ^AUGÈ LE VIEUX, bourg dc France, dans-Anjou, à un quart de lieue de Baugé , aussi fur JeA-oesnon. en tirant vers Angers. C’est ce dernier quic st fameux par la défaite du duc de Clarence, frété duroi d‘Angleterre. * De l’Ifle, Carte de l’Anjou.
Z. BAUGE , ou B âgé. De Longuerue & Piganiol dea Force écrivent l’un Baugé, & l’autre Beaugé, villee France dans la Bresse , dont elle éroit autrefois laspirale. Beaugé , dit Piganiol de la Force, Desc. de larance , t. 3. p. 22y. est située fur une hauteur à une■eue de Maçon : fa longueur depuis la porte de BourgJusqu’aux murs du château , qui fervent de clôture à" vdle, est de cinq cens pas , & son circuit d’envi-|on douze cens soixante. Elle fut érigée en marquisatan t J76 , par Emanuel - Philibert, duc de Savoye.*; e seigneur marquis de Beaugé a son juge ordinaire ,*°n juge d’appel & fes autres officiers. Outre le second„ e gré de juridiction , cette justice , prétend encoreeri ' e adinfiar des pairies: mais les officiers du présidiai‘k Bourg fe moquent de fes prétentions dans les cas
Us croient leur appartenir. I! n’y a qu’une feuleparoisse dans cette ville, L’hôtel-Dieu est mal bâti &fort pauvre , n’ayant que deux cens cinquante livres deÍCv enu, Guichenon, dans l’histoire de Bresse , assure quePlusieurs titres font mention dès Fan 904, de Hugues ,étoit un puissant seigneur de ce pays, Sc avoir lehtre de seigneur de Beaugé , Balgiaci ou Baugiaci, ScStèles successeurs de Hugues ont porté le même titre jtis-^u’a ce que le pays soit venu au pouvoir des comtes &ducs de Savoye. Les descend,ms mâles de Hugues° nt joui de la seigneurie de Beaugé & d’une gçande par-* 1 ? de la Bresse jusqu’à Guy qui mourut l’an 1268, &lle laissa qu’une fille nommée Sybille , qui épousa l’anl2 7 a , Amé IV, comte de Savoye, qui unit par cessiatiage la Bresse à fes autres états. Depuis ce rems là* es ducsdeSavoye ont démembré Beaugé de leur domai-n , e , Payant donné en pleine propriété à la maison dUr-^ - en échange de la souveraineté de Marro, près d’O-^iile à la riviere de Genes, Sc le duc érigea en mar-quisat certe ville de Beaugé qui est à une lieue de Mâ~p°n, sor un coteau dans un terroir fertile. * Longuerue,■Uefc. de la France, part. 1. p. 297.
BAUGENCI, ville de France, dans l’Orléanois pro-prement dit : quelques - uns écrivent mal Beaugenci.Cette ville nommée B.ilgentiacum en latin , est situéefur un coteau au midi , Sc au bas duquel coule la Loirefous un pont de vingt deux arches. Elle a titre de com-té , & étoit déjà célèbre vers l’an 1100. Ce fut là quele cardinal Richard légat assembla un concile pour don-ner l’absolution à Philippe I, roi de France , à causede son mariage avec Bertrade de Montforr. Cette pe-tite ville avoir son seigneur particulier que l’on nom-tnoit alors Raoul, du rems duquel fut fondé le mona-stère des chanoines réguliers , dédié à Notre-Dame.Cette terre fut acquise d’un des successeurs de Raoul,êc qui porroit le même nom Fan 1291 , par Philippete Bel. Elle fut ensuite donnée en apanage au ducd’Otléans Philippe , & ensuite à son neveu Louis, dontle fils Charles, étant prisonnier en Angleterre, vendit àJean d’Harcmirt, archevêque de Narbonne , Baugenci,Pont la somme de seize mille écus. Cette seigneuriede Baugenci passa des mains de l’archevêque dans plu-steurs autres > & vint enfin à François d’Orléans ,ï^arquis de Rothelin, qui en jouissoir sous le régné deFrançoisI. Ce futponrlorsque Ieprocureurgénéral pré-sidant que Baugenci étoit du domaine , & n’avoit pu?rre aliéné , en fit déposséder le marquis de Rothelin,î>i exécution de deux arrêts du parlement rendus dans'es années 1543 & 1544. Outre le concile de Baugen-îl, dont j’ai déjà parlé , il y en eut un autre assemblé^a semaine de devant Pâque fleuri l’an 11 y 2 , pour con-hoitre de la parenté, qui étoit entre le roi Louis VII,dit le Jeune . & Elenorede Gnienne fa femme. Le con-c 'le ayant trouvé qu’ils étoient parens du trois au qua-trième degré, cassa & annulla le mariage. * Piganiolde la Force, Defc. de la France, t. y. p. 194. Longue-rile > Desc. de la France, part. 1. p. 109.
Baugenci a le titre de comté , & quelques uns pré-ludent que Simon en étoit seigneur dès le rems duto i Qhlljsoric, c’est-à-dire, environ l’an y 80, 11 reste
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èncorè une tour d’un château quson dit avoir été bailpar les Gaulois. II a été détruit par le rems Sc par lessièges que cette petite ville a soufferts > car le voisi-nage d’Orléans l’a exposée à autant de sièges que làville d’Orléans en a essuyés. Le commerce de cetteville console presque tour dans les eaux de vie & dan»les vins. On y fait des serges rremieres, des serges àdeux eslains, des frocs Sc des baguettes, Sc de plus desserges drapées. II y aVoit ci-devant un commerce detannerie assez considérable , mais les grands droits quepayeur les cuirs Pont foie tomber. * Savary , Dict. dutcommerce , r. 1. Col. 869. Piganiol de la Force , I. a
BAUGERA 1 S, abbaye de France , de l’ordre de Cî-teaux , au diocèse de Tours, à trois lieues de Châtil-lon sor l’indre, du côté du nord, à trois lieues deLoches. Quelques personnes dévotes firent bâtir en cecendroit une église l’an 1153, pour y faire le servicedivin. Henri II, roi d’Angleterre Sc duc de Touraine ,donna cette église & ses dépendances, aux moines deLouroux en Anjou , lesquels y établirent une abbayede leur ordre en 1173. II n’y a que trois religieux outréPabbé. * Piganiol de la Force , Desc. de la France *r. 6. p. 68.
BAVIERE, Bavaria, Bajoaria, province des plusconsidérable d’Allemagne , selon Baudrand, éd.ijo^.Elle éroit anciennement comprise , partie dans la Vin-dclicie , Sc partie dans la Norique. Quelques peuplesGaulois d'origine, qui avoient été chassés de la Bohê-me par les Marcomans, s’y établirent sous l’empire déValens, & s’y maintinrent malgré les efforts des Bar-bares , qui fe jettoienr alors de toutes parts fur lesterres de Fempire. Ils partagèrent leurs états en quatregouvernemens , sous l’autorité d’un même prince.Théodon I, issu d’Aguilulfe , en sic hommage à Théo-doric , roi des Goths, U tison , son fils, lui succédalan yy8. Théodon II fut baptisé par saint Robert, évê-que de Saltzbourg , qui convertit à la foi les Bavarois.Théodobeit, son fils, régna après lui, & il eut poursuccesseur Hugibert. Enfin Thassillon serant ligué avecDidier , roi des Lombards, fut dépouillé de fes étatspar Charlemagne , qui le relégua dans l’abbaye deJumiéges , Sc divisa la Bavière en plusieurs gouverne^mens particuliers. L’empereur Louis le Débonnaire ensir un royaume qu’il donna à Louis, son troisième fils jqui prit le nom de Germanique ensuite du partage qu’ilfit avec fes frétés après la bataille de Fontenai. Arnoul,fils naturel de Carloman , second fils de Louis le Ger-manique , s’en empara-, &faprès la mort de Louis, solifils, qui ne laissa point d’enfans, ce royaume fut dé-membré en plusieurs principautés , dont la principalefut la Bavière , qui depuis a été possédée par des ducssouverains, membres de l’empire.
Le duché de Bavière est borné par la Bohême , Sc leHaut Palatinat au nord ; par l’Autriche , Parchevêchéde Saltzbourg , & Pévêché de Passau à l'o rient ; parFévêché deBrixen, & le comté de Tirolau midi 3 Scpar Pévêché d’Augsbourg , le marquisat de Burgati, &le duché de Neubourg à l’occident. Le pays en estbeau, & le duché de Bavière peut avoir quarante lieuesdu couchant au levant, & trente-cinq du sud au nord.II est arrosé par un grand nombre de rivières, dont lesprincipales sont le Danube, l’Inn , l’Iser & le Lech.L’air en est tempéré Le sain, le terroir beau Sc fertile 3& quoique chargé de montagnes & de bois, il ne laissepas de produire du vin, quantité de froment, Sc d’avoirde bons pâturages. II y a aussi quelques mines, cepen-dant il n’est pas fore riche . parce qu’il manque decommerce. Le duc de Bavière qui est une branche dela maison palatine, n’a la digniré électorale que depuisle cinq mars 1623 , pendant les guerres de Bohême, queFerdinand II en dépouilla Frédéric V, électeur Palatin,& en investit Maximilien I, duc de Bavière, ce quifut confirmé par le traité de paix de Westphalie , oàl’on érigea un huitième électorat pour le prince Pala-tin du Rhin. La Bavière , que les habitans appellent disBayern , éroit anciennement beaucoup plus étendue,Sc comprenoit aussi la Haute Autriche, jusqu’au remsde l’empereur Frédéric I, qui l’en sépara. Elle est pré-sentement divisée en deux parties savoir, en Haute Ba*viere, où est la régence de Munich , Sc Basse Bavière »
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