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Tome premier. A - B.
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BAY

1CE * Sauvages y demeuroient cous autrefois ; íl y en anierne encore un village, ôc quelques auteurs ontdon-leur nom à la baie. Dans le fond est l’emboiichurede la riviere des Renards ; c’est ainsi qu’on appelle vul-gairement les Sauvages Outagamis , ôc ce fur par là queI e A Marquette & le sieur Joliet sirène la premiere dé-couverte de Mifsiísipi. Le pays des environs de la baiene ft pas agréable, si ce n est dans le fond, où il estcharmant, mais le tenein y est un peu mêlé de fable ,& les bois n’y sont pas aulsi touffus qrfailleurs. Cest’à que demeurent les Sakis ôc les Otchagras. On adonné à ceux-ci, & on ne convient pas trop pourquoi,le nom de Puants, ôc c’est de là que la baie a pris celuiqu elle porte. * Journal du P. Cbarlevoix.

BAYE DE ROSES , Sinus Rof <&, partie de la mer Mé-, diterranée , fur la côte de la Catalogne , qui est plusVer « les Pyrénées , proche de la ville de Roses ôc le capde Creux.

BAYE* DE SAGUíNAN ou DE Sakinan , petitS°lfe de la Nouvelle France, à l’occidënt de la partieméridionale du lac des llinois. Elle tire son nom d’unenation nommée les Sakis. que les Iroquoisont détrui-kE; elle a six heures de traverse,,<& on trouve aumilieu deux petites isles , .qui font quelquefois d’unStand secours, lorsque le vent s eleve dans le trajet. * Latíontan. Voyage, c. i. p. r ra.

BAYE DE SAINTE ANNE, Sinus Sartfta Anne ,Scande baie de l’Amérique septentrionale , en Canada ,011 Nouvelle France , dans l iste de Gaspey, vers l’Aca-die quelle traverse presque toute , Ôc sc joint à 1 , Océandans fa partie orientale. On l’appclle aussi le Golfe de•Labrador.

baye de saint Augustin , sîmsSanSH ah-

%'tftini , baie en Afrique > dans la partie méridionale deBille de Madagascar, où elle tend au couchant. Ceuxdu pays rappellent Jonghe-labé. II y avoir autrefois unecolonie de François fur fa côte.

BAYE DU SAINT ESPRIT, Sinus Sanch Spiritus,Partie du grand golfe du Mexique , fur la côte de laFloride. Les Espagnols l’appellen r quelquefois la Cula-tu ôc Lago de Lodo , c'est-à-dire Tac de Boue, & aussiRdax Pequeno ; mais il n’y a point de colonies d’Euro-peens aux environs. Elle reçoit trois ou quatre rivièresconsidérables , entre autres celle de Missiílìpi.

Les cartes ont marqué de ce nom plusieurs endroitsdu golfe du Mexique. De la Martiniere place dans lafeule dont il parle , l'embouchure du Míssissipi, ôc necite aucun auteur ; mais nous ne connoissons bien quecelle ou Ferdinand de Soto débarqua à fou arrivée enFloride , & à laquelle il donna ce nom. De l’Isle la pla-ce , avec bien de la vraisemblance , par les 17 deg. delatitude septentrionale , & par les 194 degrés de lon-gitude , fur la côte orientale du golfe.

BAYE DE SAINT JULIEN , Sinus Santti Julianì,Petit golfe de l’Amérique méridionale > fur la côte°tieutale de la Magellanique , ôc près d ri détroit deMagellan.

. Baye DE SAINT MARTIN . Sinus Saniïi Mar-ànì , petit golfe d’Afrique, ôc partie de l’Océan d’Ethio-Pie, fur la côte méridionale de la Cafrerie , & au le-Va »t du cap de Bonne Espérance.

BAYE DE SALDAGNE , Saldaniœ Sinus , baie dansla Cafrerie, fur la core occidentale du cap de BonneEspérance,: elle a été ainsi nommée par Antoine deSaldagne, Portugais, qui la découvrit en 1503. Ellee st assez petite, à quinze lieues au nord du port que lesBollandois ont bâti à la baie de la Table.

Baye DE SCHAPENHAMS , dans l’Amériqueméridionale, au sud de la Terre de Feu : l’ancrage yE fort bon , & les vaisseaux y font en fureté contre* es brisans. Assez proche de cette baie on trouve a terreBc l’cau douce , qui descend des montagnes. On y peutau ssi faire du bois, & prendre du lest. Elle fut ainsi nom-mée du nom du vice-amìral de la flotte de Nassau en3 ^ a ;. * Voyages de la Cornet des Indes orientales ,

f. p. 33,

BAYE DE SLEGO, Sinus Slegenfïs , baie fort pe-f!re , fur la cô:e occidentale dTrlande , dans la provin-

de Connaught, au comté deSlego, près de la bour-gade de ce nom.

B A Y 1 % í

BAYE DE LA TABLE , Sinus Tabule , partie del’Océan d’Ethiopie , fur la côte méridionale de la Ca-frerie , au cap de Bonne Espérance. On lui donne cénom parce qu’elle est proche de la montagne qu’onappelle ainsi vers le midi : elle a six lieues de circuit >ôc au devant de son ouverture il y a l’isle des Lapinsou Robben-Eyland ; ôc c’est près de cesse baie , au pieddu mont de la Table, que les Hollandois ont bâti unfort depuis environ cinquante ans, avec une coloniequi en est proche, Sc qui fe rend toujours plus consi-dérable dans le pays des Hotentots , suivant que lemarquent Dapper ôc les autres voyageurs de long.cours.

BAYE DE TOUS LES SAINTS , Sinus omniumSanclorum , baie fur la côte méridionale du Brésil, pro-che de la ville de San Salvador. Les Portugais rap-pellent Baya de Todos os S anil 0 S: Voyez. San Sal-vador pour la ville. Cette baie est comme divisée enplusieurs reculs & canaux , ôc entre dans le continentplus de quatorze lieues, ce qui est d’une grande com-modité pour les habitans des environs. Six rivières ydescendent du dedans du pays. A main droite , quandon entre dans la baie de tous les Saints, qui s’ouvre ausud ôc s’enfonce vers le nord , on voit le continent duBrésil, & à la gauche la longue isle de Taperica : elleest large de plus de trois lieues encre cette isle & la terreferme, & en cet endroit il y a à la main gauche une poin-te de terre obtuse , auprès de laquelle est située la for-teresse de Saint Antoine & Villa Veya , fur un petitrecul barré vers le nord d’un cap , depuis lequel làcôte se courbe vers Lest , faisant un recul circulaire oùl’on a bâti la ville de San Salvador. Ce recul finit parune pointe de terre qui s’avance en cet endroit en angleaigu , au dedans de la baie où l’on voit le château deTapagipe. Là le passage, jusqu’à l’isle de Taperica , estle plus étroit, quoique large de deux lieues. De cet an-gle aigu la côte fe tourne de nouveau vers Test , & labaie qui s’élargir, fait un golfe méditerrané, qui, aprèss’être pressé dans une embouchure assez étroite , s’étendau dedans comme en deutf bras. Depuis cete embou-chure la côte court encore vers le nord jusqu’à Leurréede la riviere Pitange , dont l’étroite embouchure s’élar-git peu à peu vers le levant, recevant diverses petitesrivières, au bord desquelles il y a plusieurs moulins àsucre. Quand on a passé cette embouchure , la côte con-tinue vers le nord presque une lieue , & alors elle serecourbe comme un coude vers l’ouest, faisant dans cepli un recul demi-circnlaire , au dedans duquel estimepetite isle cultivée. La côte continue ensuite droit à l’ouestenviron deux lieues jusqu’à une pointe de terre obtuse.Dans l’espace qui est entre deux on trouve l’isle qu’onnomme de Mare : elle a environ une lieue de longueur,& est étendue en long au devant de l’embouchure dela riviere Pitanya, laissant entre deux un détroit largede deux lieues. Au devant de la derniere pointe de celtecôte, où elle tire verá l’ouest , il y a une autre isle trian-gulaire , appellée Liste des Moines, qui a fa basse tour-née vers la terre ferme* De cette pointe la côte retourneencore vers le nord , ayant vis-à-vis, ou droit à l’ouest,l’embouchure de la riviere de Cachocra , qui eu est àdeux lieues ; d’ailleurs cette côte , qui depuis cet angleobtus coure du sud au nord , est coupée de deux petitesrivières, ôc bordée de quatre petites isles, qu’1111 petitdétroit sépare du continent. La premiere de ces isles,qui est pioche de la pointe même j s’appelle Burapeba-ra ôc celle qui en est voisine , Porto Madero. Depuis laderniere , qui est au devant de la bouche d’une petite ri-viere , ia côte de la terre ferme retourne comme un cou-de vers l’ouest , ôc au devant de la pointe qu’elle fait ,il y a une petite isle nommée De Fontes. Ensuite la cô-te Court vers le nord , & à peu de distance de là , la pe-tite riviere qu’on appelle RioTambaria , regorge dans làbaie, d’où , après plusieurs tours, elle fe va rendre àl’embouchure dc la riviere de Geresipe , ou au plus pro-fond de la grande baie. Cette riviere descend de deversle nord , ôc reçoit plusieurs autres petites à droite ôc àgauche. Au devant de son embouchure il y a deux peti-tes ides, dont celle qui en est la pins proche se nommePycca , ôc l’autre Carcìbe. 11 y en a une troisième, quiest comme au-dedans de son embouchure, Ai qui la divisesTome L Parti II Q