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«n deux canaux. * Corn. Dict. De La'êt, Ind. occident.J. 15. C. 22.
Depuis la riviere de Geresipe la côte tourne commeun coude vers 1e sud, & là elle a une riviere bordée de•quelques petites istes , Sc qui en enferme une dans son-embouchure ; puis suivant le même-cours presque troislieues , elle se rend à 1 embouchure de celle de Cacho-xra, qui, sortant dans la baie , a au dedans un largesein comme un golfe où il y a quelques ides. Vis-à-vis deson embouchure est située , 1 ’isle de Mevet ; & enfin lacôte continue toujours vers le sud. crenelée de diversesbaies , & coupée de plusieurs petites rivières, ayant versl'esl la longue isle de Taperica, dont elle est séparée parun détroit aslez large.
Il n’y a point de gouvernement dans tout le Brésil quisoit plus peuplé Sc plus riche que celui de la baie de tousles Saints : il a environ quarante moulins à sucre . éparsdans les istes, dans les anses, & au bord des rivières quise rendent dans la baie : il y croît du coton en grandeabondance , Sc l’on y trouve sort souvent de l’ambregris, fans parler des grosses baleines qui y sont poussées,Sc qui demeurent à sec sur le rivage de l’isle de Tape-rica.
Cette baie n’est point, comme le dit de la Martinie-re , proche de la ville de San Salvador , puisque cetteville est à feutrée même de la baie , fur la main droite,c’est-à-dire , fur la côte orientale. Les Portugais ne di-sent point Baya , mais Bahia ; il a pris Baya de l’his-toire italienne du Brésil.
Certe baie a trois lieues de large à son embouchure,douze de diamètre, & trente-six de circuit : elle ren-ferme un très-grand nombre d’isles , mais qui sont dis-' posées de sorte, que le port n’en est point embarrassé.Elle reçoit six grandes rivières , qui sont Paraguassd ,Serzipe , Jaguaripe, Matuim , Paranamerim Sc Pirajâ.Elles arrosent un très-grand Sc très-beau pays , leursbords sont peuplés d’un grand nombre de riches habita-tions , qui semblent former des villes cntieres, Sc ellesfont continuellement couvertes de barques & de ba-teaux , qui portent à la ville le sucre, le tabac , Sc lesautres richesses de la campagne.
Le ciel y est toujours serein , le climat merveilleuxpour la santé, l’air continuellement rafraîchi par desvents à souhait, les fontaines d’une pureté admirable ,toutes les faisons tempérées , & toutes les campagnesfleuries Sc couvertes des plus grands arbres, qui par labeauté de leur verdure, Sc par l’excellence des fruitsqu’ìls produisent, contribuent également & à l’agrémenrde la vue Sc aux délices de la vie.
Outre la ville de San Salvador , qui est la capitale detout le Brésil, on trouve dans la province de la baie dede tous les Saints les villes de Notre-Dame du Rosai-re , de Cochocira, Notre-Dame da Ajuda de Jogoa-ripe , Saint Antoine de Joaon Amaro , Saint FrançoisdeSitio, Jacoabina & Maragogipe; ces deux dernieresont été bâties depuis peu par le viceroi D. Vasco Fer-nandez César de Menesez. Toutes ont des églises super-bes , beaucoup de commerce , & sont dans l’abondancede toutes les choses nécessaires à la vie. Voyez San Sal-vador*
BAYE DES TRESPASSÉS , Sinus Mortuontm, baiedans l’Arnérique septentrionale, & dans la partie de lagrande isle de Terre Neuve , qui regarde le midi : elleest fort fréquentée par les pêcheurs françois, étant aucouchant du cap de Ratz , en passant vers la baie dePlaisance*
BAYE DE LA TRINITÉ , Sinus Trinitatis , baiedans l’Amérique septentrionale , sur la côte orientalede Piste de Terre Neuve Sc au nord de la baie de laConception.
BAYE DE VALENTIN , dans l’Amérique méridio-nale Sc dans le détroit de le Maire ; elle est dans lapartie occidentale de la terre de Feu, appellée commu-nément Mauritius-Landt , entre la seconde & la troi-sième pointe de ce détroit. * Voyages de la Comp■ desIndes orientales, t. y. p. 28.
Les articles ci-dessus quin’ont point de citation sonttirés de Baudrand.
BAYERN : c'est ainsi que les Allemands nomment laBavière.
BAY
BAYES , ville d’Italie. Voyez Baies. ,- or .
BAYEUX, ville épiscopale de France, en Basic ^mandie, fur la riviere d’Aure. Le pays, dont e e ^la capitale , est nommé le Bessin , Sc est apparentle même qu’ont occupé les Cadetes de César*/ce mot. L’abbé de Longuerue prétend que le Best 111 >sont les villes de Caën Sc de Bayeux , est le terrisdes anciens peuples Biducasscs marqués dans Ptol 0 " 10 »ou Viducasses, comme récrit Pline , lesquels eto1du nombre des Avmoriques. 11 s portoient encore cestViducaJJ'es du rems de l’empereur Gordien , fous lc c ^sulac de Pius Sc de Pontianus l’an 238, comme 011 ,voir par une ancienne inscription trouvée à Toril? 111 . ’dans le diocèse de Bayeux. Les noms de plusieurs vles, commençant à s’altérer , cent ans ou environ Eque cette inscription eut été gravée, on changea le 111Viducasses , enBajocasses, comme on le voie p» 1 6vers d’Ausone.
Tu Bajocaffis stirpesatusBeleni facratum ducis è templo genus ;
comme on le volt dans la notice de l’cmpire ,où on lit : Prafetlus latorum Batavorum & Gentilitt ^Suevorum Baïocas , à Bayeux , Sc ConfiantU Lugdnenfisseconda , à Coutances. Ainsi on disoit en ce te m*'là Trecas pour Trecajfes ; Drocas pour Durocnjj eí 'Dans toutes les anciennes notices on voit au notnh 1 ®des sepr cités de la seconde Lyonnoise , Civitas % a l 0 'Grégoire de Tours nomme Bajucassins j ce *peuples Viducasses dans son histoire, /. $. c. 27. Sc Fr edegaire corrompant ce mot appelle les mêmes peup leBagassins dans fa chronique abrégée, f. 80. Chat^magne nomme ce pays Bajocajsmts Pagus dans ses cipitulaires. Charles le Chauve dans les siens appelle »même pays Bagefìnus Pagus. Orderic Vital, /. f- , ^qu’il y a six villes épiscopales sujettes à Rouen, Roi» 6 '^magosex Urbessubjacent Bellocajsìum, qu’on doit c° rriger, selon de Longuerue , dont je ne fais que rapp° rteles paroles, Bedocajsium ou Biducajsmm , c’est-à-d>re »Bajocas. Adrien de Valois, dans fa notice des Gaule* 'veut que Bayeux ait été appellé par Ptolomée en ces tes"mes : biaotkesioi íin iioais APrENorx ; mais c £Îmots ON nOAlS ne sc voient pas dans les vieilles éditios*grecques de Ptolomée. L’ancien traducteur latin v0Uau contraire qu’Argenus soit une riviere , Argenis fl 11 'vii Oftia. De Valois prétend outre cela qu’un lieu a P"pelle dans la carte de Peutinger Aregenus , soit cettCville d’Argenus, ce qui est fort incertain. De toutque je viens de rapporter cet abbé conclut ainsi : On ndoit point douter que Vidugajses , ViducaJJes , Biducs s 'sesyBajocaJJes , Bajoca , Bayeux, ne soient une me* 11 *ville, chef d’un diocèse Sc d’un pays qu’on nomme al1 'jourd’hui Bessin.
Non - seulement je crois qu’on en doit douter , nmême que tout bien examiné, cen’esl nullement la meru echose. Bidutaffes ou Biducajfez des anciens sont le peu-ple qui habitoit partie de ce qu’on appelle présenteme* 11le Bessin, mais les BIAOTKE2IOI de Ptolomée ne sont p°' rune ville, & si APsENOTl n’en étoit pas une, cet a °'teur n’en fait point connoître qui leur appartînt. V {ducajsmm Civitas n’étoit point à Bayeux. L’acaden”royale des inscriptions en a publié les preuves, que 1°peut voir au mot Viducasses. j
Bayeux est à une lieue Sc demie de la mer, fur le h°de la petite riviere d’Aure, Sc a un château Sc 1111 ^verneur. Voyez Piganiol de la Force, D esc. de ln* r ^ce , t. S - P- 47. & 87. Les habitanssonr laborieux, .
propres au commerce ; mais la peur d’exciter l afie de leurs compatriotes, faitqu’ils se tiennent re 11més chez eux. Cette ville renferme dix-sept p al01 jgen y comprenant celles des fauxbourgs ; cepeu° alnombre des taillables n’est que de dix-sept cens p ernés. Il y a sept couvents , trois de religieux Sc quatrefilles ; cinq juridictions , sçavoir, la vicomté , I e aliage, sélection , le grenier à sel Sc la maîtrise des eaSc forêts. Les Jésuites ont eu un collège dans cette v) ^'Sc la mission de Saint Lazare y occupe un séminaire n ^vellement bâti. L’évêché de Bayeux reconnoîr cExupere ou Spire pour son premier évêque. Q U1