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de Carence; qu’elle a laZacanieau levant; il fant yajouter la province nommée Brajjo di Marna , qui estprésentement le pays des Magnotes. La mer termine leBelvedere áu midi &c au couchant. Ses golfes sont ceuxde
L’Arcadia,
Zonchio,
Coron, '
Ses places fontBelvedere,
Chiarenza, port de mer.
Dimizzana , fur la rivière de même nom.Castel Tornesc , port de mer.
Longanico , fur l’Erasino.
L’Arcadia,
Navarin,
Modon,
Coron,
Calamata,
2. BELVEDERE, ville de la Morée, dans la pro-vince de Belvedere, donc elle est la capitale : elle tientla place d’Elide, ville située fur le Penée, qui est lamême rivière à l’embouchute de laquelle est Coritichi.Belvedere est une assez grande ville , fa situation estcharmante, & si on y avoir pris les mêmes foins quel’on prend en quelques autres lieux des peuples chré-tiens , ce feroit un des plus agréables lieux del’Europe;niais l’esclavageoù font les Grecs, & l’indifférence bar-bare que les Turcs, à qui la Morée est. soumise , ontpour les embelliffemens que l’on peur faire à un pays -font cause que celui-là n’a pas autant de charmes qu’ilavoir du tems des anciens Grecs.
J.BELVEDERE, château du royaume de Naples,dans le Calabre citérieure , fur la côte de la mer de Na-ples , & au pied de l’Apennin, entre Cirella & Citraro.Barri croît que c’est la Blanda que Tite-Live donne à laLucarne. * Baudrand , édit. 1705.
4. BELVEDERE, lieu autrefois agréable, dans laSicile , près de la ville de Syracuse. Baudrand doute s’iln’auroit point été détruit avec la ville par le tremble-ment de terre, qui y a causé tant de ravages. * Bau-drand » édit. 1705.
BELVER , selon Baudrand , éd. 170p. château d’Es-pagne , çn Catalogne , dans la Cerdaigne , fur la Segre,entre la Seu d’Urgel & Puicerda. Quelques-uns écri-vent Belvert. Corneille n’en parle pas.
BELVES 011 Beevf.z. Corneille écrit Belver , & enfait une ville. Belves est un bourg de France, en Pé-rigord, dans le Sarladois, fur une petite riviere , qui,coulant vers le midi, fe jette dans la Dordogne , à en-viron deux lieues au-dessus de Limeil. Ce bourg est mar-qué pour sept cens huit feux dans le dénombrement deîa Fiance , f. 1. p. 374.
BELUGARA , ville d’Afrique , au Monomotapa ,fur la riviere de Sainte Luee , au-dessous de Sophala.Le pays y est fertile, L abondant en chasse, félon Cor-neille & Vincent l e Blanc. LesSanfons écrivent Belegu-ra. De 1 Isie négligé ce lieu.
BELVOIR , Belvoir-Castle ou Bevoir-Castee,château de d’Anglcrerre , au comté de Lincoln, entrela ville de Nottingham & le bourg Grantham. On croîtque ce château a été bâti fur les mines de Margtdunum ,ancienne ville des Coritains. Voyez, ce mot, où cetteopinion n’eft pas suivie. * Baudrand , édit. iyoy.
BELUNUM. Ptolomée nomme ainsi i a ville qui estprésentement appel lée Belluno.
1. BELUS ou Beleus, selon D. Calmer, DiB. ruis-seau de la Palestine , dans la Galilee. II tombe dans laMediterranée à deux stades Se Prolemaide , selon Jo-seph , de Bell. I. 2. c . 9. Pline , l. 5. c. 19- dir qu’il a s asource dans un lac ou marais nommé Cendevia. 11 necoule qu’environ dans l’espace de cinq milles : fes eauxne font pas bonnes à boire : son fond est marécageux;mais l’eau dc mer, qui remonte en son lit, en lavele sable, dont on fait le verre. Le bord où l’on tire cesable n’a pas plus de cinq cens pas d’étendue , & quoi-qu’on en tire depuis tant de siécles continuellement,
Ports de mer.
on ne peut néanmoins l’épuiser, & il fournit toujoursde nouvelles matières. Joseph, L c. & Tacite,l. $. c. 7. en parlent de même que Pline ; mais les au-teurs des guerres saintes ne font mention de ce fable duBelus que comme d’une chose qui de leur tems etoithors d’ufage - & que l’on ne connoissoit que pat lesécrits des anciens. On tient que ce fable a donné lieu al’invention du verre. Pline raconte ainsi l’histoire de cet-te découverte, /. 36. c. 2 6. Un vaisseau , chargé par desmarchands qui trafiquoient en nitre , ayant aborde encet endroit, l’équipage ayant mis pied à terre , voulutfaire la cuisine. Ne trouvant point de pierres pour éle-ver les chaudières, on tira du vaisseau quelques piecesde nitre, & le feu les ayant échauffées, & mêlées avec lefable du rivage , on vit couler des ruisseaux transparensd’une liqueur toute nouvelle. Voilà, dit-il, l’origine duverre. Je remarquerai ici, à la honte de l’esprit humain,que la plupart des inventions les plus commodes f° ntdues au hasard.
2. BELUS , ville d’Espagne , près des colonnesd'Hercule , selon Etienne le géographe. C’esl apparem-ment la même que Belo. Voyez, ce mot.
BELYTES, peuple d’Asie. Quinte-Curfe, l. 4. c- t 1,nomme les Belytes ou Bellites , selon les divers exem-plaires , entre les troupes que Darius opposa à l’arrneed’Alexandre , & il les met avec les Arméniens, les Ba-byloniens , & ceux qui habitent les montagnes desCosséens.
BELZ, ville du royaume de Pologne, dans la Rus-sie Rouge, au Palatinat auquel elle donne le nom :elle est bâtie route de bois, & est assez petite : fa situa*tion est dans des marais, entre Léopold & Zamoski >vers le levant, à cinq milles polonois de la riviere deBug. * Baudrand , édit. 1705.
Le Palatinat de BELZ, petit pays de Pologne ,dans la Russie Rouge , & l’un de fes gouvernemens,entre le palatinat de Léopold , la terre de Chelm & laVolhinie , & est divisé en quatre territoires, qui foncceux de BeltzJkp - de Busk ., Grodla ôc Graíaiv , selonque remarque Starovolski. * Baudrand , édit. 1705,
BELZELINGEN. Maty ayant malheureusement malformé le T dans Betzelingen , qu’il ttouvoit ainsi écritdans l’hisloire des Suisses par Plantin , quoiqu’il donnepour nom latin Betfelinga > fes imprimeurs Font pti§pour une L. Corneille , & l’éditeur françois de Bau-drand , l’onr copié de même fans examen. Le nom de celieu n’esl pas Belzelingen , mais Botz.elingen ; l’O de lapremiere syllabe étant adouci, comme disent les gram-mairiens allemands , doit erre prononcé comme eeUdans oeuf. Pour exprimer à peu près cette prononciation-Plantin, qui écrivoit en françois, a changé cet o en e >& écrit Betzelingen. Voyez. Botzelingen.
BEM ou Bembe , ville de Perse , à trois journées deMultan, fur les frontières de l’Inde. On tient qu’elle aété bâtie par le calife Mouktader. Les Orientaux luidonnent 74 deg. 15 minutes de longitude, & 28 deg-20 min. de latitude. * Tavernier , Voyage de Perse»1. 3. c. dernier.
BEM A & Bematizein sont deux mors grecs, dontle premier est un nom, qui signifie un pas, & le se-cond est un verbe, qui veut dire compter les pas d’unlieu à 1 autre. Polybe, l. 3 .c. 19. s’en sert pour mar-quer que l’on avoir mesuré l’Espagne de huit stades enhuit stades, c’est-à-dire , par milles romains. Srrabon ,l. 7. p. 3 22. employé aussi le mot de Bebematismené >pour dire que la voie Egnarienne avoir été mesurée pafmilles depuis Apollonie vers la Mapédoine. Hefycheexplique le mot Bnp-artsuv par ttoci [sïtçuv > & c’est ceque Strabon appelle ailleurs 1s.1Z1a.dim. Nous dirionstoiser un chemin , pour savoir combien il y a de p aSgéométriques d’un lieu à un autre.
BEMARIN , contrée de l’Amérique septentrionale,dans la Floride , au pays des Apalaches, au.nord deSaint Marc d’Alapache , &à l’orient de la riviere d’A-palache. Baudrand lui donne pour capitale MeliloG& Corneille , qui ne voulant pas le nommer, a mieuxaimé citer De Laët, fans marquer ni le livre ni le cha-pitre, contre fa coutume ,* change ce nom en Meliot,ville imaginaire.
BEMATRA. Voyez. Bimatra.