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Tome premier. A - B.
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B'EMBÉ ( la province de ) en Afrique, an royaume«l’Angola-. On la partage en haute 6 c baffe. Elle s’étend'â un côté furie rivage de la mer, & de l’autre elle sé-pare le royaume d’Angola des provinces voisines. CeP a ys fourmille de bœufs, de vaches, de chèvres, decerfs, de chevreuils 6 c autres animaux sauvages &í do-mestiques. Les peuples fe fervent d u suif de ces ani-maux pour s’oindre la tête , & tout le corps. II leursert même de beurre ou de graisse, pour accommoderleurs vivres : mais comme ils n'ont pas l’industrie de lecuire 6 c de le conserver , ils en manquent assez sou-vent. 11s font extrêmement attachés à leur culte idolâ-tre & barbare , & aux enchantemens ; leur langageest entierement différent de celui de leurs voisins. Onl’entend difficilement, c’esl une des raisons qui les pri-ve de commerce avec eux. Ils s’habillent de peaux debêtes grossièrement passées, ou de dépouilles des serpe n smilieu desquelies ils font un trou par lequel ils pas-sent la tête afin qu’une patrie leur tombe fur l’eslomaeêt l’autre fur le dos. Les femmes entretiennent & ac-commodent avec art leurs cheveux , au lieu que leshommes ont la tête entierement rasée, excepté un flo*con de cheveux qu’ìls laissent furie sommet. Leurs ar-mes font des piques , des sagaies avec des bâtonsd’envirtìn de quatre palmes, dont titre des extrémitésest garnie d’une grosse boule toute semée de pointes defer. Ils s’en fervent avec beaucoup de force & d’adressedans la mêlée, & font de terribles exécutions fur desSens nuds. Aussi leurs batailles & leurs guerres sc ter-minent elles en -peu d’heures. Ils ont aussi l’usage desfieenes pour fraper de loin.

BEMBlNA, village du Péloponnèsc , dans l'Arcadie,'®u canton appellé Némée.

BEìuBINADIA , contrée de l’Arcadie. C’est la mê-me que 'Némée , région. Voyez, ce mot. * Pline , 1 . 4.c. G.

e BEMBlNAiL The'ocrite , Eidyl. 3 1. nomme ainsi unpeuple, qui est apparemment le même que les habitansde la Némée.

BEM1STER , selon Allard , dans son atlas , bourgd’Anglererre, en Dorsctshire , à la source d’une petiteriviere qui passe à Lyrne , au nord-ouest, êc à quinzemilles angloìs de Dorsct. On y tient marché ; mais ceïî est pas une ville, comme le dit Corneille.

BEMKHOU , belle ville du Dagistan, du côté dela Géorgie. * Manuscrit 4 e la bibliothèque du Roi.

BEMMARIS , lieu ou ville de Syrie, vers la Co-tnagene. Antonin le met à huit milles de Batncc. Voyez.aux mots Betammarïa & Beaumaris.

1. BEN A , ville de l’isle de Crète, selon Suidas ycitépar Ortelius.

2. BENA > royaume d’Afrique, en Nigritie, au mi-lieu des terres, près de la riviere de Guinala - , vers laHaute Guinée 6 c le royaume de Melli, dans les mon-tagnes de Sierra Lionà. Ce royaume porte le nom de facapitale , 6 c ses habitans celui de Soufes. Le terroirdu pays est fort raboteux ; on n’y voit qúe monta-gnes 6 c coteaux couverts d’arbres, de verdures, & en-trecoupés de rivières. On connoît à la couleur de laterre des montagnes qu il y a des mines de fer, & quece métal y est plus fin qu’cn Europe. 11 y a des ferpensaussi gros que la ciníle d’un homme , mouchetés de di-verses couleurs aussi vives qu’il fe puisse. Le roi tientd’ordinaire un de ces ferpens entre les bras ; aussi f ap-pel le-t-on pour cette raison le Roi des Serpens : il lecaresse comme on fait ici les petits chiens, 6 c en faittant de casque personne n’oscroit le tuer. * Baudrand ,«dit. 1705. La Croix , Relat. de l’Afrique, t. z, paru r.P> 271.

Lorsque quelqu'un des habitans de ce royaume estmort, le bruit s’eu répand parmi tous les parens, 6 cVa même jusqu’à ceux qui demeurent dans d’autres vil-lages. Ces gens se mettent d’abord à jetter de grands«ris, 6 c s’assembicnt ensuite pour assister aux funérail-les du défunt. Ils portent avec eux du drap > de lot,^ autres choses nécessaires à la vie , pour en faire uneoffrande fur son scpulcre : ils partagent cette offrandeen trois parties, l’une est pour le roi, l’autre pour ceuxqui ont pris soin de l’entetrement du défunt , 6 c ilsmettent la troisième dans la biere , croyant que

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morts trouveront dans l’autre monde, tout ce que l’onenterre avec eux. On ensevelit ordinairement les rois 6 cles grands seigneurs la nuit dans des lieux écartés, fansbruit & fans fuite. C’est fans doute pour empêcherqu’on n’enleve les grands sommes d’or & d’argent qu’oáenterre avec eux, c’est pourquoi on les ensevelit sou-vent dans l’embouchure des rivières , détournant leurcours jusqu’à ce que le tombeau soit creusé 6 c laissantaller seau , lorsque le corps y a été dépose 6 c quela fosse est recouverte. On met aussi quelquefois fur lesépulcre des personnes de considération une petitetente de drap , qu’on y laisse jusqu’à ce que l’air &le rems Payent consumée. Les parens du défunt vien-nent souvent dans ces tentes décharger dans leur seinles chagrins qu’ils ont fur le coeur, afin qu’ils prientDieu qu’ils les en délivre.

Le roi de Bena 6 c tous ses sujets font idolâtres ilcommande à sept royaumes > quoiqu’il soit vassal, lui-même du Conche , empereur de tous les Soufes.

BENAC , Benacus , en italien Lago di Garda ;en allemand Gardsée. Pline, / 9. c. z 2. dit : le lacBenac en Italie , est dans le territoire de Veronne , 6 cle Mincio en fort. Les limites font changées depuis >car la partie orientale est du Veronnois , & la sep-tentrionale est de l’évêché deTrente.Tes habitans des:environs de ce lac font nommés Benacenfes dans d’an-ciennes inscriptions. Quelques auteurs ont prétenduqu’il y a eu autrefois une ville nommée Benacum aubord de ce lac qui en tiroir le nom , & ils croient entrouver les ruines au village nommé Ttuculano. Maisils n’en fournissent aucune preuve tirée de l’antiquité ,6 c ce que dit Vopiscus, à la fin de la vie de l’empereurProbus, que la postérité de Probus, pour se mettre àcouvert de la jalousie, quitta Rome > 6 c alla réta-blir en Italie cire a Veronam , Benacum 6 c Larium ,peut aussi bien s’entendre du lac que d’une ville dontpersonne n’âparlé. *Gruter, p. zsso.n. 1. 6 c 263. n. 8,BENACAFIZ, ville d’Afrique, au royaume de Ma-roc , dans la province de Duquela. Cette ville est à quin-ze lieues d’Azamor & à deux de là montagne verre,du côté du levant. Elle est au bord de l’Ommirabi vfur un tertre assez haut 6 c tout rond , 6 c est ceinte demurs & de vieilles rouis, comme étant de fondationtrès-ancienne. Les Arabes de Charquié errent dans leàplaines qui i’envirormenr, qui sont fort belles. Elle éroicautrefois bien peuplée deBéréberes ; mais après la con-quête d’Azamor lesPortugais l’allerent saccager avec unèbicoque voisine, 6 c les brûlèrent toutes deux, fans qu’oaait songé depuis à les rétablir , à cause de la peste 8 c dLla famine , de sorte qu’elles font demeurées déferresavec plusieurs autres > & les Arabes de Charquié poste*’dent maintenant ces contrées. II y a encore quelquesautres habitations en ces quartiers qui sont peu de chose.Guilez , Terrer & CÉa , qui étoient de quelque con-sidération , font maintenant inhabitées & leurs terreâpossédées par les Arabes. * Marmol , Astique , 1. 3. c.

Z 6. . .

BENACUM, ville imaginaire. Voyez,ÍÌEAvct.BENADAD. Ortelius en fait le nom d’une ville»avant mal explique ces paroles de Jérémie ,f. 49. v. 27.Et fuccendam ignem in muro Damasci , Cr devorabitmoe.nia Ben-Adad : j’allumerai un feu dans les murs deDamas, 6 c il détruira les murailles de Ben-Adad. Or*relius a cru qúe les murailles de Ben-Adad signifioiencune ville de ce nom , au lieu que c’esl le nom d’un roide Damas,comme on peur voir dans l’articlede Damas»Dieu dit par son prophète qu’il allumera à Damas unfeu qui détruira le palais de ce roi, qui y avoir fa cour»BENrE. Voyez. Benna.

BENAGURUM, ville de l’Inde, en deça du Gange»’selon Ptolomée , /. 7. c. x. Elle etoit au pays des Saia-cenes , près des monts Arur<ú.

BEN AKET, ville d’Asie, dans la Transoxaiíe. Abul-feda lui donne 90 deg. de longitude , & 41 deg. 20 min.ou 42 deg. 50 min. de latitude septentrionale. Elle estsituée fur une riviere qui porte son nom, 6 c fortifiéepar ún bon château. Cette ville fur prise pour servir delimites entre les états du sultan Mohamed KhuarezmSchah. & ceux de Kuschlek , fils du roi de Cara-Cathai,* D’Herbtkt 8 Bibl. orient,

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