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Tome premier. A - B.
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BEN

- e ' s > ce qui se faifoit fi promptement j qu’elle étoit de re-lour a Bugi e } avant que ceux de la montage qui pou-voient en moins de quatre heures mettre fur pied cinqmille hommes de combat , pussent avoir avis de leurentreprise. * Marmol , t. 2. 1. y. c. z6.

BENI- JUS, montagne d’Afrique , au royaume de, dans l’Errif. Elle a environ douze milles de lon-gueur & huit de largeur. * Davity , 2. part. p. 139,

BENI MAGER , montagne d’Afrique, dans la pro-v ince de Duquela. Elle est à quatre lieues de Saste dûCoCe de Ecrient, & les anciens lui donnoient le nomà montagne du Soleil. Ptolomée la met à six deg. 45min. de longitude , & à 31 deg. Sc iy min. de latitu-de- Elle est haute fans être roide , & a quelques villa—kes de Bérçberes , avec un châreau qui porte son nom,mais qui n’est fort ni par art, ni par nature. Quand Sa-6e étoit aux Portugais, il y deeneuroit un gouverneurmaure appelle Buduberg , avec trois cens chevaux , qu’ilte noit aux environs , Sc qtfii y assembloit , lorsqu’ilav oic quelque course à faire sur les Chrétiens. Dans lete ms que ces derniers se rendirent maîtres de Saste ,Es habitans se rccirerent sur cette montagne qui est^Sondante en bleds, en oliviers & en troupeaux ; maisBs s’y défendirent inutilement, ils furent contraints desubir le joug , Sc de se faire vassaux du roi de Portugal,c omme ilsl’étoient encore quand Je freredu roi de Fezv ínt au pays, d’où il en emmena quelques-uns, les au-^es s’étant retirés avec les Portugais > astn de pouvoirconserver leur bien. Depuis que Saste est retournée enE puissance des Maures , la montagne de Benimager Sc«eux qui Phabirent , dépendent comme autrefois, decelui qui est gouverneur de cette place. Les villages fontErt peuplés de Béréberes de la lignée d’Uled-Chedma.Les Arabes d’Abda Sc de Garbie font des courses dansEs plaines d’alentour, ou ils y a force pâturages. * Mar-

r. 2.1. 3. c. 67.

BEN1-MANSOR , montagne d’Afrique, dans laprovince d’Errif, au royaume de Fez. Elle est au le-vant de celle de Beni-Oriegan,& s’étend l’espace de cinqlieues le long de la côte. Sa largeur n’est que de deux.11 y a de grands bocages épais, remplis de belles fon-raines. Ses habitans font forts & légers, mais pauvres ;leur nourriture n’est que d’un peu d’orge , Sc de quel-que millet & de raisins secs. Us font du vin de quelquesvignes qu’on a plantées fur les coteaux , & ont quel-ques chèvres. 11s tiennent un marché toutes les semai-nes , Sc 1 on n y vend que des vivres. Ils font rrois millehommes de combat, Sc leurs armes font des dards, despoignards Sc des frondes. On leur a porté quelques ar-quebuses ou arbalètes , mais il s’en ferveur fort mal.* Marmol , t. 2. 1 . 4. c. 73.

2. BENI-M ANSOR, autre montagne de la même pro-vince , au midi de celle de Botoye, & a trois lieues delong d’orient en occident, & un peu plus d’une de large.On y recueille peu de bled , mais beaucoup de vin.Ses habitans sont courageux & robustes, mais fainéans ;de forte qu’ils passent tous les jours à boire. Ils sontcruels & si sujets à la jalousie, qu’ils s’entretuent fortsouvent fur le sujet de leurs femmes qui vont toujoursa Ptès leurs troupeaux, qui ils ne font pas moins por-tes à l’amour , que leurs maris à l’yvrognerie. C’est celui fut dire à ceux de Fez , quand ils veulent faire en-tendre qu’une femme n’est pas chaste , qu’elle est del’humeur de celles de Beni-Manfor, qui filent tandisque leurs maris boivent. Les hommes fe font redou-ter de leurs voisins , à cause de leur orgueil , & fontenviton trois mille cinq cens combattais s ; mais ils necombattent qu’à pied. * Marmol , r. 2. 1 . 4. c. 76.

BENI-MARAZ , montagne d’Afrique, au royaumede Fez , dans la province de Habit, près du détroit ,& vis - à - vis de Ceuta. Les anciens appelloienr cetteMontagne les Sf.pt Freres , Septem fratres , pateequ’elle a sept sommets qui fe ressemblent. * Baudrand,cd. 170J.

BENI-MESGILDA , grande montagne d’Afrique,Bans la province d’Errif , au royaume de Fez. Elle estvoisine d e celle de Beni-Zantem & de la rivière d’Er-gui! ,Sc a par tout de grandes contrées d’oliviers , quifendent quanriré d’huile. Le savon est le principal traficBes habitans , qui lc portent vendre à Fez Sc ailleurs. Ils

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ont toujours guerre avec les Arabes qui errent par kscampagne voisines, Sc font plus de douze mille com-battaus , dont il y a quelques arquebusiers & arbalé-triers. Autrefois on y enlèjgnoit publiquement la négro-mancie ; les docteurs Sc les écoliers avoient accoutuméd’employet leurs sortilèges' pour gâter les vignes & lesmoissons de leurs voisins. Le chéris Mahomet défenditcette science,& augmenta les impôts qui étoient fort pe-tits, a cause que les habitans entretenoient les docteurs& les écoliers. Sitôt qu’il paroít quelque flotte de Chré-tiens , les A tabès de ces campagnes , ainsi que quelquesBéréberes des montagnes, fe réfugient à Velez. Us boi-vent tous du vin; Le leurs docteurs qui l e défendent,ne laissent pas d’en boire eux-mêmes jusqaà s’euyvren* Marmol , t. 2. 1 . 4. c. 94.

EENI-QRíEGAN > montagne d’Afrique,la premierede la provine d’Errif, du côté de l’occidcnt, au royaumede Fez. Elle est des dépendances de Taïga , & quelques-uns ía nomment Beni-guarit. Sa longueur est de troislieues , Sc fa largeur d’une lieue & demie. Ses habitansqui portent son nom, font de la tribu des Gomeres. Ussont pauvres, ne recueillent qu’un peu d’orge, Sc n’ayantguere de bétail ; mais en récompense , ils y vendent &boivent beaucoup de vin ; aussi leur montagne est plan-tée de force vignes. 11 s’y trouve aussi des oliviers Scquantité de cèdres. C’est un bois odoriférent & propreà faire des galères, parce qu’il est dur & leger. L’on enfait divers ouvrages qui font estimés dans le pays. Certenation est orgueilleuse Sc fort jalouse , à cause du pen-chant que les femmes ont à l’amour. * Mar-mol t. 2.I.4. c. 72.

BENI-QUILIB ou BeniQuelid, petite montagned’Afrique , dans la province d’Errif, fur le chemin cíeVelez à Fez. Elle est extrêmement froide & couverted’une épaisse forêt de grands arbres , où il y a force cè-dres & plusieurs fontaines ; mais la terre est si stérileque l’on n’y peut recueillir de bled. 11 y a quelques vi-gnes , dom ont fait du vin Sc des raisins secs. Ses habitansfont vassaux des seigneurs de Velez , Sc peuvent four-nir trois mille hommes de combat. Ils vivent dans unetelle indigence qu’ils sont contraints de voler fur lesgrands chemins pour payer les impôts. * Marmol , 1. 1.1. 4. c. 7;.

BENI SABîH ou Mucuba , ville d’Afrique , dansle royaume de Darha. Elle est située fur le rivage dufleuve Darha. * Corn. Dict.

BENí-SAYD , montagne fort grande eií Afrique ,dans la province de Garet , au royaume de Fez. Elles’étend jusqu’à la ville de Caçaça , & confine avec laprovince d’Errif, où elle est séparée de celle de Garéepar la riviere de Nocor. Elle est partagée cn rroís peu-ples > qm font Bem-Sayd , Beni-Manfor Sc Beni-Vlid ,tous trois belliqueux & riches , de la tribu des Go-meres. Le pays est fort propre pour les trou peaux , àcause des pâturages des vallons. 11 rapporte beaucoupd’orge. II y a aussi des mines de fer, d’où naissent plu-sieurs fontaines. Ceux qui s’employent à y travaillerontleurs forges & leurs maisons près de là. O11 y vient deFez acheter des sers de charrie , des grilles de fer desbêches,des piques Sc autres ustensiles de labourage, avecdes boules de fer, parce qu’on ne met pas le fer en barredans ce pays-Ia , comme en Europe, Us manquent d’a-cier , Sc le font venir d ailleurs. II y a en cette monta-gne un château qu’on appelle Calaa. C’est la fbrte-ïefle du pays. Les habitans font vassaux du roi de Fez&■ lui payent tribut. Ce n’est pas qu’ils ne soient'plusde huit mille hommes de combat, parmi lesquels il y aplus de cinq cens arquebusiers ou arbalétriers, avecquel-_que cavalerie ; mais comme leur pays est trop ouvertils 11e peuvent maintenir leur liberté. Lorsque Caçaçaétoit aux Chrétiens , ils étoient dans une appréhensionperpétuelle , fans avoir pourtant abandonné leur mon-tagne. * Marmol , t. 2. J. 4. c. 102.

BENI-SUAYD, selon Marmol, t. y. /. r r< ctire ville d Afrique , située au bot d d n Nil, à vingt lieuesdu Caire, en remontant le long de ce fleuve. Elle estau milieu dune grande plaine , où l’on recueille quart-rire de lin Ac de chanvre ; aussi en sournit-elle toute IE*gvpre. Lc lin est excellent. C’est celui qu’on appelle Ale-xandrin , Sc que Ion transporte en Barbarie & ailleurs f