Band 
Tome premier. A - B.
Seite
188
JPEG-Download
 

r 88 BER

monastère où la confession d’Auíbourg est introduite, aun abbé luthérien , & les conventuels font des étu-dians en théologie. * Hubner, Geogr. p. 334.

BERGENHUS, province de Norwege , ainsi nom-mée de fa capitale qui est Bergen. Baudrand ct les Fran-çois écrivent Bergenhus , mais Hermanides écrit Ber-olrshusem. C’est la province la plus occidentale de laNorwege. Elle est bornée au midi, au couchant, & enpartie au nord par FOcéan , elle a au nord-est la pro-vince de Drontheim , & celle d’Agcrhus la termine aulevant. Baudrand se moque de ses lecteurs, quand ildit qu’elle est bornée au levant par les montagnes qui laséparent de la Suede. Leurs limites n’ont rien de com-mun , puisqu’il y a tout le gouvernement d’Agerhus en-tre deux. Cette province en a deux autres fous elle, sa-voir la Tellemarchie qu’Orteìius croyoit conserverdes traces de la fameuse Thule , sur quoi il a été réfuté ;ct' Stavanger. Voyez, ces deux articles * Mémoirescommuniqués.

En suivant la mer du nord au sud , on trouve les pré-fectures suivantes, Sudmer, Sogn, Nordhorn , Ber-genhus, Sudhorn. Tout au nord est Sorendal, ou la val-lée de Soren ; Esterdal ou la vallée orientale est dans lesmontagnes, au midi de la contrée nommée Valdros. IIn’y a dans route la province aucune ville considérableque la capitale & Stavanger.

BERGENTIO. Voyez. Bregetio.

BERGERAC , Bergeracum , petite ville de Francedans le bas Pcrigord, fur la rive droite cíc la Dordogne,à cinq lieues au midi de Perigueux. Le passage de cetterivière la rendoit autrefois importante. Les Anglois lafortifièrent dans le quatorzième siécle ; mais Louis, ducd’Anjou , frété du roi Charles V,la leur enleva en 1371.Les habitans ayant embrassé la prétendue réformationde Calvin , fe révoltèrent cn 1361, & pendant toutes lesguerres que la différence de religion a causées, la villede Bergerac a plusieurs fois été prise & reprise > ct c’estce qui lui a donné quelque réputation. Car cette ville ,comme le remarque de Longuerue, D esc. de la France ,1. part. p. 173 , n’éroit anciennement qu’une bourgadenommée Bra jerac , en latin Brajeracum , & une sim-ple seigneurie possédée long-tems par les sires de Ponstn Saintonges. Elles vint au pouvoir des comtes de Pe-rigord , quand le comte Archambaud épousa Jeannede Pons. Depuis ce tems-là , Bergerac fur réuni au comtéde Perigovd , il y a environ quatre siécles. Les Relìgion-naires la fortifièrent régulièrement & avec beaucoup dedépense : cela n'empêcha pas Louis XIII, de s'en rendremaître Fan 1611 , après quoi il en fit démolir routes lesfortifications. Bergerac est l’entrepôt de Lyon & de F Au-vergne à Bordeaux. Cette ville est exempte de tailles.Elle étoit si marchande ct si peuplée, qu’il y avoir, dir-on , plus de quarante mille prétendus Réformés , ra n rà Bergerac qu’à six lieues aux environs , au tems de larévocation de ledit de Nantes. Par édit de Fan 1331 ,on y créa un présidial ; mais i 1 ne subsista pas. Bergeracest aujourd’hui une petite fénéchaussée, qui est ancienne,ayant été établie avant Fan 1474. Les appellations decette fénéchaussée font portées, seulement au cas del’édir, au présidial de Perigueux * PiganioL de la Force ,Defc. de la France , r. 4. p. 16 y. ct 203.

BFRGERSHUSEN. Voyez. Bergenhus.

BERGERSDORF , bourg d’Allemagne , à la pointeoccidentale du duché de Lawenbourg , fur la rivìere deBille, qui se jette dans l’Elbe à Hambourg. C’étoit au-trefois une ville fortifiée , & assez importante. Eric III,duc dc Saxe Lavcnbourg, l’engagea à la ville de Lubec ,avec la citadelle. Les Lubecquois en confièrent la gardeà un gentilhomme nommé Othon de Ritzerou, Le ducEric IV, s’étanr introduit dans le château , en chassaRitzerou, & s’attira fur les bras par cette hostilitéles Lubecquois & les Hambourgeois, qui envoyerentcourre lui huit cens chevaux & trois mille hommesd’infanterie. On fe saisit de Bergersdorf, de Ripenbourg,ct de ce quota appelle les quatre pays ( Vier handen )qu’il céda à perpétuité, de peur qu’on ne lui en enlevâtdavantage. Cela arriva Fan 14x0. Depuis ce teins là,le bourg & le bailliage de Bergersdorf, avec les quatrepays ou cantons ; savoir Gamm le Vieux , Gamrn IcNouveau , Kosiack & Kerckwerdcr, sont demeurés

BER

aux villes de Lubeck & de Hambourg , qui les pofledenten commun. * Hermanides , Hiil. Defc. Dania; ct Noïv..p. 973. ct 1048.

BERGHEICK, petite ville des Pays-Bas,dans la Cam-pine : on la nommoic autrefois Eyck ,, qui veut diiu»chêne, ou Ejckjtnberch , c’est-a-dire un haut chêne»L’église de S. Pierre , qui releve alternativement de l’ab-bê de S. Jacques à Liège, ct de celui deTongerloo, est»pour patler ainsi , la inerc de plusieurs églises des en-virons. Elle est grande ct belle , ct la chapelle du S. Sa-crement commencée Fan 1337 , par une confrérie debourgeois, fut achevée en 1340 , comme il paroît patune inscription. La chapelle de Saint Sebastien fut bâtieaux frais de Jean Van den Berghe principalement : ctcelle de S. Pierre, par une société d’arquebusiers ( tìanhbogen ) à qui les ducs ont accordé de grands privilèges.Certe église est entourée dune terrasse,ct en tems deguerre elle sert d’afyle contre les partis. La maison de villeentourée dun fossé ct d’ean , où il y a eu autrefois gar-nison royale, faisoit leur fureté ; mais les Hollandoisconduits par le prince Maurice d’Orange , ayant man-qué Maslrichr, ct s’en revenant prirent Bergheick. Leschoses demeurèrent dans cet état jusqu’à ce qu’il plutà Mondragon de désarmer les habitans de la Campine,ct de faire raser les trois principales places, entre les-quelles étoit cette ville. * Grammaye , Campinia , c. 3.

р. 27.

Les habitans Rappliquent à l’agriculture , ct au mé-tier de tisserand. Ces derniers fe firent bâtir en 1470,une chapelle sous l’invocation de la sainte Vierge. Lapeste de 1331 , emporta plus de quatre cens bourgeois.Une patente d’un duc de Bourgogne , datée du 31 mars1468 , à Hesdein , leur accorde le droit d’un marchéqui sc rieur les samedis ; & celui de deux foires annuel-les , savoir le mardi devant Noël, ct le mardi devantla fête de S. Jean Baptiste : le duc Charles y ajouta deuxautres ; savoir le lendemain de l’Ascension ct du jour deS. Luc , iî l’on s’en rapporte à une lettre du conseil deBruxelles du 15 mars 1486, adressée au bourguemestre ctconseil de la ville de Bergeick , Civitatis Bergeicana.L’an 1468, le duc de Bourgogne persuadé que cetteville étoit un rempart contre les Liégeois, permit auxbourgeois de fortifier leur ville , & pour les frais leuraccorda d’imposcr durant quinze ans consécutifs un im-pôt fur routes les marchandises qu’on apporteroir auxfoires ; de vendre les terres communes , ct c. Les armesde Bergheick font lecu de Bourgogne suspendu à unchêne , accompagné d’un saint Pierre , avec ces mots ,JìgiUum Scabinorum Villa de Bergeick,.

BERGIDUM , ancienne ville de l’Espagne Tarra-gonoise , au pays des llergetes , selon Ptolomée , /. 2.

с. 6 . Une ancienne inscription , insérée dans le recueilde Gruter , p. 478 , porte

C. VALESIO. ALBINO.

FLAMINI. E BERGIDO.

On doute si ce n’est pas la même chose que la Vf.rgium;dc Tite-Live , l. 34. c. 21. qui étoit chez les Lace-rains, peuple limitrophe. Cellarius , Geogr. ant. I. 2.c. 1. croie qu’il saur chercher ce lieu au comté de Ri-bagorça, ct rapporte divers fentimens. Quelques-unsdisent que c’est Benavarri , d’autres Rota , ou quel-que autre lieu entre Balbastro & Urgel. Baudrand pré-tend que c’est Balbastro elle-mcme , quoiqu'il avoueque d’autres veulent que ce soit Berdun en Catalo-gne , dans la plaine d’Urgel.Moralès, cité par Ortelius.croioit que c’est Vierço. Voilà bien des conjectures dontpeur être pas une n’est juste.

BERGINE . ville de la Gaule Narbonnoisc , selonFestus Avienus, Ora marit. v. 192. Elle étoit fur le ri-vage de la mer, car cet auteur ne décrit que la côtedans cet ouvrage :

Gens hic Veragri , Bargineque civitas

Salycs atroces , oppidum MaflrameU .

BERGINTRUM ou Bergnitrum , selon lesdiffé-rens exemplaires d’Anronin , Itiner. si nous en croyonsOrtelius : Simler l’explique du monastère de i>.

O