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d’Harcourt. On y voie aussi quantité de beaux clo-chers aux paroisses qui bordent la côte de la mer,particulièrement à la côte d Estrehan , de Notre-Da-me de la Délivrance & de Bernieres, La losse de Col-ville , assez proche d’Estrehan , y paroît comme nn lacprofond , & il semble qu’on en pourroit faire unbon port de mer. * Corn. Diól. Mémoires drcjjéj fur leslieux.
BESSYG A, ville marchande des Indes, selon Etiennele géographe. Le même auteur fait mention d’unerivière qu’il, nomme Bessygas , & d’un peuple ap-pelle Brs$ YGiiá;, qu’il dit avoir été anthropo-phages.
BESTEDE, château d’Istande, dans l’Océan septen-trional , proche du golfe d’Alta, c’ess la demeure ordi-naire d'un gouverneur pour íe roi de Danemarck. * Bau-drand , éd, 1705.
BËSTERCZE. Voyez. Bjstricz.
BESTINI. Voyez, Vestini.
BESUCHIS, ville d’Asie , auprès de Ctesiphonte ,selon Zoíìme, /. 3, cité par Ortelius. Ammien Mar-cellin , l. 24. en parle aussi , mais fans la nommer, Scse contente de la désigner, en disent qu’elleétoitdansune des iíles que formoiten cet endroit l’Euphrate , ense divisant en plusieurs canaux.
BESYNGETl , nation anthropophage de l’inde,au-delà du Gange , selon Ptolomée , /. 7. c. 1. Etiennela nomme Bessygit/E. Voyez, Bessyga.
BESYPARUM, place de Tbrace, selon Procope,JEdif l. 4. c. 11. Cousin, dans se traduétion de cetauteur, dit Vesiparum.C etoit un des forts que Justinienavoit élevés dans la province de Rhodope.
1. BETA, ville de l’Ethiopie , fous l’Egypte, selonPline, l. 6. c. 29. dans quelques exemplaires. Dale-champ écrit Beda , le pere Hardouin Peta : commePline est le. seul des anciens qui ait nommé ce lieu, onne peut guères savoir laquelle de ces trois orthographesest la meilleure.
2. BET A, selon Sanfon dans son atlas , rivière del’Amérique méridionale. Elle coule dans le pays deParia, Sc se rend dans l’Orenoque du côté d’occidenr,vis-à-vis du lac de Casipa. Elle est nommée Meta parde l’Isle, dans fa Caire de la terre ferme. Elle se jointaux rivières de Pato & Casanar, & après avoircoulé ensemble dans un même lie j cette rivieve se par-tage en deux branches dont seine va au sud de Listed’AMMAPARE , se joindre à la riviere de Guiare, avec'laquelle elle se perd dans l’Orenoque ; l’autre brancheva au nord de la même isle se joindre à la riviere deVocari, déja prête à tomber aussi dans l’Orenoque.
BETACHORA. Voyez. Bethoron.
BETAGABEORUM ou Tagabeorum Vicus, vil-lage de la Palestine, àdotizeheues de Gaza, selon Su-rius . dans la vie de saint Euthyme, abbé. * Ortelius ,Thesaur.
BETAGBARA.On trouve dans la conférence de Car-thage , ( Die 1. c. 106,p. 186. éd. Dnp'm. ) qu'il y estfait mention entre les évêques d’Afrique, de Janvier*évêque de ce lieu . J an uar'ms epiieopus Betagburita -nus. On ne fait en quelle province étoir ce siège.
BETANÇOS ou Betanzos , selon Baudrand, éd.1703. ville d’Espagne , dans la Galice, près de la côtede l’Océan, & vers le havre de la Cologne, entreles rivières de Mandeo Sc de Cascas, à trois lieues dela ville de la Corogne , Sc à neuf de Compostelle.Corneille, Ditl. distingue Betanços , dont il parle furla garantie deMaty , d’avec Betance , dont il fait unautre arricle tiré du voyage de Jouvin de Rochefort.C’cst pourtant ia même chose.
BET ANE. Voyez. Bethanie.
BETARlS, village de Lldutnée , selon Joseph, T)ebcllo, 1.8. c. 4.
BETARMONES.Fçyeî. Curetés.
BETARO > selon Ortelius, ville mariti-
me de la Phénicie, entre Diospolis & Céserée de Stra-bon. II en est fait mention dans l’itinéraire d’Antonin.Simler lit aussi Betharo Sc Bedaro , & Hermolaiiscroît que ce lieu ést nommé Baf.tarrum par Etiennelc géographe.
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BET A SU, ancien peuple de la*Gauie Belgique. PIEne, /. 4. c. 17. & Tacite, Hifi.l. 4. en font men-tion. Le pere Hardotnn, in Le. Plinii , observant qu®Pline nomme de fuite ces peuples Sunici , Fnfiubo-nes , Beta/l, &c„.explique lés Sunici par le pays quiest aujourd hui le Luxembourg les Betasi parle paysâcjuliers , Sc pour les Frisiabones, qui font entredeux, il les place dans ie pays de Limbourg. Ce noms’écrit Betasi , Bf.tasii & Bethasii. Qudques-uns,comme Btatus Rhenanus , i’emeudent du Brabant. Di-vaeus est aussi de ce sentiment, & dit : Auprès de Halle»en Brabant, est un village nommé Beetz. Je ne vou-drois pas assurer qu’il rire son nom des Betasiens ; maisje fuis persuadé qu’ils ont habité cette contrée. Orteliusparle encore d’un auteur, qui met Mastricht dans lepays des Betasiens. Le pere Hardouin remarque queceux qui chercherìt au-delà du Rhin les peuples quePline a nommés dans le passage cité , ne le font quefaute de savoir qu’elles éroient les bornes de la GauleBelgique, où ces peuples étoient situés.
BETASIMUS , nom d’une riviere quelque part versl’Egypte , ou la Syrie. Jean M ose u s en parle dans la viede Théodore. * Ortel.TheC.
BETAU. Vojcz Betuve.
BETELFAGUI , ville de i’Arabie - Heureuse, datíSLYenien, à environ dix lieues siançoiscs de la mesRouge. Elle estau nord , & à environ trente-cinq lieuesde Moka. On y va en deux petites journées en cô-toyant les montagnes, & on trouve vers les deux tiersdu chemin la ville de Zebit ou Zebide ; cette derniereparole avoir été grande Si considérable, & il n’y Spresque point d’eau, quoique quelques géographes ymarquent une riviere. II est vrai que fur toute cetteroute on trouve divers petits ponts qui íervent à passerles ruisseaux , où plutôt les torrens qui descendent desmontagnes en certains rems, mais qui n’arrivent pres-que jamais jusqu’à la mer, se perdant dans les fablesbrûlans de cette côte.* La Roque , Voyage de l'ArabieHeureuse, p. 104.
La ville de Berelseguì, quoique plus grande que cellede Moka, est du même gouvernement ; Sc le gouverneurde Moka y tient un lieutenant qui prend aussi la qualitéde gouverneur. Elle est ornée de fort belles mosquées,dont les hautes tours bp minarets, font blanchies en de-hors comme en dedans. Les maisons y font de brique , àuih Sc deux étages, avec des terrasses. La ville n’a pointde murailles ; à une portée de mousquet, on voit unfort joli château, où il n’y. apoint d’autre eau que celled’un puits extrêmement profond. L’eati que l’on en rirepar le moyen d’un chameau, fort toute fumante, commesi elle bouilloir, de forte qu'il est impossible d’en boired’abord ; mais en Ia laissant reposer pendant la nuit,elle devient la meilleure Sc la plus fraîche qu’on sau-toir trouver.
II y a en cette ville un fort grand bazar, ou marché aucafé , qui occupe deux grandes cours avec des galerieícouvertes, C’est là que les Arabes de la campagne vien-nent apporter leur café dans de grands secs de natte. LeSmarchands qui en veulent acheter, le fonr par l’entre-mife des banians, gens qui font en Arabie toutes lesfonctions des Juifs de Turquie & des courtiers de l’Eu-rope, sur-rout pour le commerce du café , qu’ils saventparfaitement connoître.
' Dans le milieu du bazar, il y a un divan ou sopha,élevé de quatre pieds » où sc mettent fur des tapis lesofficiers de la douane, & quelquefois le gouverneur enpersonne. Ces officiers tiennent registre du poids qui sisfait en leur présence , Sc du prix du café qui est vendu ,pour en faire payer les droits au roi. Les pescurs se ser-vent de grandes balances, & pour poids, de grosses pier-res enveloppées dans de la toile.
Pour tout droif de vente fur le café, le vendeur seulpaye la valeur d’un sol par piastre dn prix qu’il est ache-te sel faut toujours payer ces achats comptant, les vil-lageois Arabes ne faiseur aucun crédit. On paye en pia-stres Mexicaines ; celles du Pérou & les Sevillanes n’ayantpresque pas de cours depuis que les Portugais leur enmêlèrent, disent-ils, de fausses de cette espèce. Us re ~çoivent aussi l’or en séquins.