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Tome premier. A - B.
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BET

On porte journellement du café à Betelfagui áe lamDnta gne, qui n’en est qu’à trois lieues dé distance. Lewarehé s’y tient tous les jours, à l’exceptiondu vendre*J; 1 , que l e gouverneur Sc les douaniers Vont à la mosquéeI^Pt'ès midi, accompagnés de leurs officiers & de sol-datS , portant les drapeaux de Mahomet Sc ceux dur °i. Les paysans ont l’adresse de ne guères apporter de, quand le prix n’en est pas tel qu’ils peuvent lesouhaiter.

C est à Betelfagui que se font les achats de café pourtoute la Turquie : les marchands d’Egypte & ceux deTurquie y viennent pour ce sujet, Sc en chargent unegrande quantité sur des chameaux, qui en portent cha-îna deux balles, pesant chacune environ deux cens soi-fcante& dix livres, jusqu’àun petit porc de la mer Rou-8 e > qui est à peu près à la hauteur de cette ville , à dix* le ues d’éloignement. Là ils le chargent fur de petits bâ-Huiens, qui le transportent cent cinquante lieues plusa vanc dans le golfe , à un autre porc plus considérable,nommé Gedda ou Ziedden , qui est proprement le port

la Mecque.

De ce port le café est encore rechargé fur des vaisseauxtUl 'cs, qui le portent jusqu’à Sués, dernier porrdu fond^ la mer Rouge, Sc qui appartient au grand seigneur ;^ où étant encore chargé sur des chameaux, il est trans-Porté en Egypte & dans les autres provinces de l’em-Pne turc , par les différentes caravanes, ou par laOier Mediterranée:&c’cst enfin de l’Egvpre que tout* e café qui s’est consommé en France , a été tiré , jus-qu’au rems que ses vaisseaux ont entrepris le voyagede l’Arabie. L’arbre qui produit le café ne se trouve englande abondance dans l’Yemen, que dans trois cantonsP'wcipaux qui font ceux de Betelfagui , deSanan ou Sa-naa , Sc de Galbani, Sc le café du canton de Betel-fagui est pins estimé & plus recherché que celui des«ictix aunes cantons. Jean Òwington, voyageur Anglois,dans ses voyages, t. z. p. 170. nomme Betelfagui Bet-^efock , & Senan ou Sanaa, Sonany , fur quoi j’ajou-tet 'ai ici une réflexion. II est permis aux Anglois , & àEous les peuples du monde, d’accommoder les nomsOrangers suivant le génie de leur langue , quoique cefoie un mal, & qu’il tût plus avantageux que tous lespeuples respectassent les noms propres . les prononças-sent Sc les écrivissent d une maniéré uniforme r après toutl’u sage prévaut sur Futilité qui en reviendroit. Mais jene fais si un traducteur François est bien louable, lors-que, trouvant dans une langue étrangère un nom propreestropié , & écrit d’une maniéré qui le rend méconnois*fable à ceux qui liront fa traduction , il se pique d’uneridicule fidélité , Sc l’exprime de la même maniéré qu’ilest écrit dans l’original. Je voudtoìs qu’avant que detraduire ces noms, il cherchât s’il n’y a pas déjà dansla langue , en laquelle se fait l’inrerprétation , un usageétabli par les voyageurs qui ont fait la même route,ct nommé le même endroit. Voici un exemple qui sertd éclaircissement, & de preuve à ma réflexion. Cha-ula sait que les Grecs nommoient une ville d’AfriqueÎCot PX.!i<feòi', Carcbedon ; les Latins la nommèrent Car -t hago , dont nous avons pris notre mot Carthage. Jedemande à ces traducteurs négligeas, si un homme ,ne fait que le feançois, doit être fort content d’unécrivain, qui traduisant en notre langue un historiengtee, mettroit la ville de Carcbedon toutes les foisqn’il l e trouve dans son auteur, au lieu de dire lav 'He de Carthage, qui est le vrai nom françois., C’estcette diversité qui a jette tant de faux articles dans ledictionnaire de Corneille. Un traducteur peut Sc doitremédier à cette diversité, en mettant dans le texte lernot déjà usité dans fa langue , Sc en ajoutant en mar-§ e ou dans une note, le nom particulier qui est dans^original. Si cette maxime étoit observée, on liroit latraduction avec plus de plaisir & d’utilité.

BETEMESTHAM. Le grec du livre de Judithnomme ainsi une ville voisine de Bethulie, & elleest nommée Betomajlham au quinzième chapitre dumême livre.

BETERA, village d’Espagne , au royaume de Va-lence, entre Murviedo Sc Lirias. II n’est considérableSne parce qu’il a retenu lc nom des anciensB éterons,

BET riz

dont parle Tite-Live , qui dit que le Carthaginois Ha*-milcar fut tué chez eux, selon Baudrat d, édition168a. Ortelius ni Cellarius n’en parlent en aucunéfaçon.

BETERy£ , nom latin de Beziers* Visez cémot.

BETFORT, petite rivière du SuntgaW- Elle prendfa source dans les montagnes de Vosge, une lieue au-dessus de Gyromagny , coule au sud est jusqu’à Betforr,qu’elle traverse , Sc de là au midi. Elle se perd dans laHalle, vis-à vis Dampierre , après fepr lieues de cours.

* Supplément au manuscrit de la Bibliothèque de M.de Corberon , premier Président au Conseil Souveraindé Alsace.

BETH , mot hébreu , qui signifie Maison. II entrédans la composition d’un grand nombre de noms de vil-les , de bourgs Sc de villages de la Terre Sainte. Ettvoici les plusimportans. D. Calmer a fourni la plus gran-de partie de ces articles.

BETH AB ARA. C’est à Bethabara, au-delà du Jour-dain , que saint Jean baptisoir. Le texte latin de saintJean lit Betanìa , au lieu de Bethabara : mais la vraieleçon est Bethabara , comme le remarquent Origene ,saint Chrysostôme Sc saint Epiphane. L’on croît queBethabara y qui en hébreu signifie ia maison du Pas-sage , est le lieu où les Israélites pasierent le Jour-dain sous Jofué; Sc que c’est le gué ordinaire du Jourdain.

* D. Calme t, Dict. Hisl. t. 1. p. jyi. in Juan. rom.8. Hom. 16. in c. 1. sso««. Lib. a. contra Hatres. pag,43 Í-

BETHACAD ; village à quinze milles de Légiondans le Grand - Champ. Euscbe , in lotis , le nommeBxiûtoià&.

BETHACHAMAR ; c’est, selon saint Epiphane , lelieu où étoit né le prophète Abdias. La chronique Pas-chale écii: B/ôa^apàju, Dorothée Bíthacaram, Sc HuerBethacad. On lit cependant dans le même saint Epi-phane Bji S'uxa.fxà.p, à la page 246. * DeVitis Prcphetar *p, 24s, Reland, Palaffi. t. 2. p. 627.

BETHACHARA ou Beth-Hacïíerëm , selon Je*-remie VI. 1. ville située sur une hauteur , entre Jéru-salem & Thecué. Melchias, fils de Rechab, étoitprince de Bethachara , suivant Esdras, liv. 2. chap. 3.v. 1 4.

BETHAGABRA , BetHogabri,ouBethogabriaíL a table de Peutinger met Bethogabri , entre Asca-Ion & Jérusalem. Ptolomée met BethoGABRia au 6ydeg. 30 min. de latitude, & au 31 deg. 30 nain. delongitude. Joseph , de Bello, l. y. c. 4. met Begabrifau milieu de l’Idumée. Guillaume de Tyr dit que lesArabes donnent à Bèerfabée le nom de Bethgabril, Scquelle est à douze milles d’Ascalon. Benjamin dic queBethgaberïn est à cinq para fanges d’Hebron , Sc quec’est la même que Maresa : & les actes de saint Ananiéla placent dans le territoire d’EIeutheropoIis. Tous ceícaractères réunis nous déterminent à la placer entre Eleu-theropolis & Hébron.

BETH-AGATHON , selon Reland, Pahfl. t. 2. p.628. village de la Palestine : ce fut le lieu dé la nais-sance d’Alexion. II en est parlé dans Sozomene, His«

) . 14 - ,

BETH-AGLA, selon D. Calmer, Di£l. II y 2 deuxlieux de ce nom: l’un placé par Eusebe, in BiiâaAaçu ,à huit milles de Gaza, & l’autre placé par saint Jerome ,in Area Athad. à deux milles du Jourdain. Jostié „cap. iy , 6 . attribue Beth-Agla à la tribu de JudasC’est apparemment celle dont parle Euscbe. Et le mê-me Josué, 18 , 21. attribue à Benjamin Tautre Beth-Agla, dont parle S. Jerôme.

BETH-AI ; c’est le lieu où Ozias énvoya.après la nou-velle de la mort d’Holoferne. L interprété Latin écrieBethbir. * Reland, Palaest. rom. ,2. p ag . 628. Ju*

dith. iy, 3-

BETHALAGON, village dans le désert que forti-fièrent Jonathas Sc Simon.-II est nommé B«<Sj8oéa-), ast1. des Machabées, IX. 62. * Reland, Patest- p zg*6 28.

BETHAM AR , village auprès de Gabaa. Ëusebe estparle au mot lìnAJia/js. II est fait mention dans Je#.