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Tome premier. A - B.
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BET

•At Cornes infaufta fejiinus ab obsédions,

Fer Cuisam fugiens, comitante f adore, recejfìt.

Deux ans après h levée de ce même siège , Ic même roiPhilippe érigea une chapelle à Qhoisi ( Cauciaci ) ; lapatente en elt de Bestisi où il étoit alors, savoir l’an 1185,& des lettres qu’il donna pour l’hôpital de Compiégneportent Aéium Bcjhfìacenfì Palatio. 11 s’en trouve d’au-tres de l’année 1193. Lorsque les rois eurent quitté ceséjour , il y eut des châtelains qui croient des plus grandsseigneurs de France , & dont il est souvent fait mentiondans les archives des églises 6 c des monastères.

il y a eu encore un autre château aussi appelle Betisi,Btftifiacum Cajtrum , mais en Picardie, comme on levoit dans le livre des miracles de saint Angilbert, abbéde Centule.

BETLEY , bourg d’Angleterre dans la province deStafford. On y tient marché public. * Etat présent de laCrande-Bretagne, t. I.

> BETLIS, villed'Asie.au Curdistan.Tavernier dit quec est la principale ville d’un bey ou prince du pays desCuides, leplus puissant & le plus considérable de tous,Puisqu’il ne reconnoît ni 1 e Grand Seigneur ni le roide Perse , au lieu que chacun des autres beis relèventde Fune de ces deux puissances. Cette ville est entredeux hautes montagnes qui ne font distantes l’une de1 autre que de la portée d’un canon. Le château est bâti*ur une butte qui est faite tellement en pain de sucre ,& escarpée de tous côtés , qu’on n’y peut monter qu’entournoyant. Le haut est comme une plate-forme où lechâteau est bâti,Le avant que d’y arriver on trouve troisPonts-levis. On passe ensuite par deux grandes cours , 6 cde là par une troisième qui est plus petite , & qui faitface aux salles de l’appartement du bey. II faut avoirde très-bons chevaux pour monter à ce château , tant lechemin est fâcheux. Í1 n’y a que le bey & son écuyerqui y montent à cheval , d’autres que cet écuyer n’ayanrpas ce privilège. La ville s’fctend de côté 6 c d’autre , dupied de la butte jusqu’aux deux montagnes, & il y a deuxcaravanscras , l’un dans la ville au pied de la butte ,& Fautre comme hors de la ville. Les marchands seretirent en celui-ci plutôt qu’en celui de la ville , >qui estsujet à être rempli d’eati en un instant, quand cinq ousix ruisseaux qui sortent des montagnes voisines, & quipassent dans les rues , viennent à grossir. Le bev ou prin-ce qui commande en ce lieu là , peut mettre fur'piedvingt ou vingt-cinq mille chevaux, & quantité de rrès-bonne infanterie composée de bergers du pays , quifont toujours prêts au moindre commandement. Ainsile roi de Perse ôc le Grand Seigneur ont intérêt de nepas rompre avec lui, pavee que ,de quelque côté qu’ilfe rangeât , il pourroit aisément fermer le passave à ceuxqui voudroient prendre la route d’AIep à Tauris , oude Tauris à Alep.ll n’y a point de détroits de montagnesplus faciles à garder j dix hommes les défendroient con-tre mille. En approchant de Betlis , quand on vientd’AIep , on marche un jour entier entre de hautes mon-ra gnes escarpées, Sc l’on a toujours de côté & d’autreEs torrens & la montagne , le chemin étant taillé dansle roc en beaucoup d’endroits.

BETONIA , petite Ile ou bourg de la Morée» dansla Zaconie , ou pays des Mainotes , à l’occident , & àcinq ou six lieues de Malvasia, selon Sanson , dans facarte de la Morée.

BETOR 1 GL INSUL/E : âhicus le sophiste , citéPar Ortelius , dit : 11 trouva quantité de laiton (Auri-cbalcum ) dans les isles Orcades , 6 c dans les isles Be-soriques : apiid Orcades inf ulas & Betoricas aurïchal-tum plurimum invenit. Ortelius entraîne par 1 autoritéde Cambden, dit après lui qu’Aîthicus a vouiu desi-Lucr par là les Hébrides.

BETPHAGÉ : Corneille fait un grand article sous cetitre. Le vrai nom est Beth-Phage. Voyez, ce mot.

BETPROCLUM, selon Ortelius, qui dit que c’étoitune ville de Phenicie ; il cite le livre des notices de l’Em-P’re, où l’on trouve ,fett. 23. sous le département de1 henicie que lesSarazins y étoient en garnison. EquitésSaracenì indigente Betproclis. 11 lisoit apparemment Bet-proeli, au génitif, au lieu que sédition du Louvre porte■Betproclis , à l’ablatif. Lc nominatif étoit BetprocU,selon le P. Labbe*

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BETRIACUM. Voyez. Bedriac,

BETTEGENE , lieu de la Palestine, selon Guillau®me de Tyr cité par Ortelius.

BETTERES , Bítt íp i; , ancien peuple de l’Es-pagne Tarragonnoisc, vers la mer, entre l’Ebre & lesPyrénées , selon Ortelius. II cite Strabon , l. }. p, 160.qui ne dit pas que ce fût un peuple. II est question dansce dernier d’une route, qui va des Trophées de Pom-pée à Tarragone en passant per Jungarhm Campum &Bcterres , & Campum Fœnicularuim. II entend par lesTrophées de Pompee ce que les itinéraires appellentSummum Fjrcmum, qui est le passage des Pyrénéesnommé Col de Permis. Jungarius Campas , ou plutôt' Jmcarius , est expliqué à l’article Figueras. La mêmeroute est exprimée plus en détail, dans l’itinéraire d’An-tonin :

Summo Pyrenteo

M. P.

Juncaria

XVI.

Ciniana

XV.

Aquis Voconis

XIII.

Secerras

XV.

Casaubon croît que Secerra d’Antoninest la même choseque Betteres de Strabon.

BETTMERSDORFF , bourg d’Allemagne . au cer-cle de la Basse-Saxe, dans la principauté de Halber-siadt, fur la riviere de Selke , à quatre lieues de la ville -de Halberstadt, vers le midi. + Baudrand , éd. 1705.

Ce bourg est inconnu à 2 Teyler.

BETTONA , château selon Baudrand, village selonMagin , en Italie , dans l’Ombrie, au bord méridio-nal du Topino , qui à peu de distance fe joint avec leChiascio , avec lequel il va sc perdre dans le Tibre.C’esl la Vettona des anciens.

BETULA. Voyez. B^ecula 2.

BETUL 1 E. Voyez. Bethulie.

BETULLO , Betullo ou B^etulo. Mêla, /. 2. c, 6.selon quelques éditions, a Betullo , selon d’autres, Bee~tullo. Prolomée.de sédition de Bertius,fait mention d’unpeuple qu’il nomme les Betules , auquel il donne lepromontoire Lunaricn , Diluron & Blanda. J’explique-rai ces lieux par leurs noms modernes dans la fuitede cet article. Le texte même de Ptolomée porte :

BAITOTAslN,

Aowapisv Luríarium Promonto - 18. d. 30. j 41.d. 30.

Aupov, ritem, r

AKovpav, Dilurum , ir * o. j 41. 45.

BAcìnFct , Blanda , ty. 3 4^» 2»

Personne ne doute que Blanda de cet auteur ne soitaujourd’hui Blancs : ce point fixe servira à trouver sesautres. Ce mot BAlTOYAíiN semble avoir été regardépar M. de Marca , comme le nom particulier d’un lieu.Si c’étoit celui d’une ville , Ptolomée y auroit ajouté lalongitude 6 c la latitude , ce qu il n a pas fait. Orteliuscite aussi Ptolomée , comme ayant parlé d’une ville,par où l’on voit qu’il a suivi 1 édition latine , où Betu-lon a une longitude & une latitude, savoir, 17 deg.y o min. & 41 d. 20 min. Ceux qui suivent cette opinionmettent Betulon, & les trois lieux marqués ci dessusdans le pays du peuple Laetanien. Bertius prend Banov-Awi' pour le nom d’un peuple , & l’expriine en latinpar Bœtulorum au génitif, suivant l’usage ordinaire dePtolomée. Molet, dans son édition des Aides, ajoute aumor Batulon en forme d’explication ( Betholumfluv. estBefon vulgo. ) Cela veut dire, selon lui, que le Betulonde Ptolomée, appelle Betholon , par d’autres, est une ri-vière nommée vulgairement Befon . On voit bien qu’il avoulu parler duBEsos,& il faut convenir que'a longitu-de 6 c la latitude que les anciennes éditions de Ptoloméeajoutent au moxBœtulon,con viennent assez a l’embouchuredu Besos, si l’on suppose que celles que Ptolomée donneà la ville de Barcelone est juste ; ôc alors 1 e peuple Ba-tuli de Bertius ne fera plus qu’une nation imaginaire del’invention d’un copiste , qui n’a pas copié exactement,L’aurorité de Pline , /. 3. c. 3. n’est nullement favo-rable à ceux qui prennent se Bteculon de Ptolomée pourune riviere 3 car il en fait une petite ville de citoyensRomains. Oppida civiurn Romanorum : Batalo ,lluro ,siitmen Larmm : Blanda-. fiumenAlba: Emptyta . &c,