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Tome premier. A - B.
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2.2,2, BET

BET

11 connoît donc Batulo 8c llnro pour deux petites villes*Le P. Hardonin dit à cette occasion que Tite-Livé,aulivre vingt-scpt, fait mention de Batula ; d’où il sembleconclure que c’est la même ville ; mais Batula > ou Ba-cnla , dont parleTice-Live en cet endroit ( car les exem-plaires varient ) étoit bien loin de là , puisqu’elle étoitdans le voisinage de Caslulon , & qu’Asdrubal, vaincuauprès de cette ville , passa le Tage pour se rendre versles Pyrénées ; P rater Tagnm ftumen ad Pyrenaum ten-dit. Voyez- Tarticle ILecula 2. Cette ville n’est pointla Bœtulo de Pline , puisque Bœtula ou Batcula de Tire-Live étoit au-delà du Tage par rapport aux Pyrénées.L’Iluro de Pline étoit fur la côte en allant de Barceloneà Ampurias, entre Batulo 8c Blanda. C’est la Dilnrumde Ptólomée, ou plutôt Ailuron, l’A des Grecs diffé-rant du A. II y a apparence que la ville de Bœtulo étoitfur la riviere de même nom, car il y avoir fleuve 8criviere, selon Mêla. Cependant M. de Marca, L z. c. 15*explique la ville de Bœtulo par Badalona , qui n’est plusqu'un village à six mille pas de Barcelone ; 8c, comme ille remarque fort bien, /. 2. c. 17. la riviere Bœtullone sautoir être le Besos , qui passe auprès de Badalona ;Car il couloir auprès du mont de Jupiter , qui n’est pasMontjoui, auprès de Barcelone, mais la montagne deMontgri contigue à Montjou,au pied de laquelle passela riviere du Ter. Car, selon Mêla, /. 2. c. 6. le mont deJupiter se trouvoitentre Ampurias & Blanes: c’est aussientre ces deux villes qu’esl l’embouchure du Ter, quiest le Betullo de Mêla. Ilurum ou lluro, dont il est parléci-dessus , est la ville de Mataro, Pour ce qui est dupromontoire Lunartum, ce nom qui vient d’une figureen forme de croissant fait connoître que c’est celui quiforme la baie de Palamos : il est nommé par quelques-uns , pointe de Palamos , & par d’autres, C. Draconis.

II faut donc conclure qu’il y avoir dans l’ancienneEspagne une ville Betullo , Betullo , ou Batulo ,très-différente de la Batula de Tite Live. Et la villede Betullo ctoit, à ce qu’on croie, assez près du lieu oùest présentement Badalona ; il y avoir aussi une ri-viere de même nom, qui ne peut-être que le Ter sut lesindices qu’en donne-jomponius Mêla ; la variété deséditions de Ptolomée laisse incertain s’il a nommé unpeuple ou une riviere.

BETULO; c’est la même ville que Bascula 3.BETUM &

BETUNA. Voyez. Betusa.

BETUNE. Voyez. Bethune.

BETUNIA , ancien lieu d’Espagne , selonl’itincraired’Antonin , vers Astorga , à vingt milles de cette ville,fur la route de Sarragosse. Les éditions de Surita &de Bertius ont Betunia. Orteil us lit Betunica 11 ya des exemplaires qui portent Botimia ; d’autres Botu-»iA; l’exemplaire du Vatican lit BEDUNiA,qui est lameilleure maniéré & la plus conforme à ce qu’écrir Pto-lomée , /. i. g. qu’il y avoir un peuple nommé Be-duniens , dont la ville étoit nommée Bedunia.BETURIA. Voyez. B^eturia.

BETUSA , ancienne ville de la Mésopotamie, prèsdu Tigre. Quelques exemplaires de Ptolomée, /.y. c. 18.portent BETUNA;son ancien interprète latin liíoitBETUM.

BETUVE ( le) , Betuwe, Betauw & Betue’ : dansdes actes de Pan 1188, il est nommé Batua , contréedes Pays-Bas, au duché de Gueldre , dans la républi-que des Provinces-Unies. C’est une ifle entre le Rhin,le Waal & le Leck , & une partie considérable de l’an-cienne demeure des Bataves , dont ce pays porte en-core le nom avec quelque peu de changement. La Guel-dre se divise en quatre quartiers, qui sont, comme je Pex-plique ailleurs, celui de Nimégue , de Ruremonde , deZutphen , & d’Arnheim ou le Veluwe. * Halma, Ton-neelder Vereenigde Nederlanden , t. r. p. i))-

Lc quartier de Nimégue se subdivise en quatre au-tres qui sont :

V Ryk,van Nimvseegen , ou DiflrìSl de Nimegue ,Dover-Bettnv,ou le Haut Betuve,

Maas en Wzal,c cíi-'a-due,entre la Meuse & le Waal ,Neder-Betinv , ou le Bas Betuve ,

Tbieler-Wzerdt , ou le territoire de Thiel ,B»mmeler-W r aerdt, ou le territoire de Bommel.

Pour ne parler ici que du Betuve , la distinction esthaut 8c en bas est ancienne. Le haut commence au fortde Schenk, forteresse située à l’endroit où le Rhin &le Waal se séparent pour former une grande ifle - oLsetend entre ces deux rivières ; de maniéré néanmoinsqu’il prend encore une lisiere au nord du Rhin , puiS"qu’il comprend la ville de Wagening , & les environsjusqu’à la rivière de Grebbe. La séparation du haut 8Cdu bas Betuve sc prend à la hauteur de Wageninge stpar une nouvelle digue qui traverse , & c’est là que finitle haut Betuve , 8c que commence le bas , qui va jus-qu’aux villes de Thiel 8c de Bommel. Le terroir du hautBetuve est excessivement humide, fur-tout en automne »ou quand le Rhin surmonte Ces digues & sc déborde :c’est un fond de glaise , qui venant à se détremper , rendles chemins très-incommodes aux voyageurs. Après unepetite pluie ils sont encore passables ; mais si les pluiessont fortes, & qu’elles durent, ils deviennent glissans »& ensuite ils ne sont presque plus praticables. II enest à peu près de même dans le petit pays de Maas enWaal, au bas Betuve 8c aux petits cantons de Bommel& de Thiel, où l’on a le plus à essuyer le courant 8cl’impétuosité de l’eau. Les Jhabitans du Betuve sont fortincommodés de l’eau, faute d’avoir des moulins pourl’enlever hors de leurs terres. Ils tâchent de la faire

écouler par des rigoles qu’ils creusent, mais c’est aux dé-pens de leurs pâturages , dont il y a quelquefois un tiersde perdu à cause de cela. Durant les guerres d’Espa-gne contre la république naissante des Provinces-Unies ,ceux du Betuve eurent beaucoup à souffrir de la parcdes Espagnols qui étoient alors dans la Gueldre , & ilsaimoient mieux leur payer des contributions que d’êcrefans cesse exposés aux incendies 8c aux pillages. Les Evê-ques d’Utrecht les ont aussi fort souvent incommodéspar les guerres. L’an 1527 , l’évêque Henri de Bavièrefie une irruption dans le Betuve qu’il ravagea, brûlant& saccageant tout ce qu’il put. 11 obligea ceux de Muritk& de Ryswyck de lui payer de grosses sommes d’argent,& s’en retourna à Wyk te Duursleede , chargé de butin.Ce pays fit encore de grandes pertes lorsque Louis XIV,roi de France, fondit tout-à-coup fur ces provinces, &s’avança jusqu’à Utrecht, à la tête d’une armée. Je parlesuffisamment de l’ancien état du Betuve à l’article desBataves

BETZELINGUE , selon la prononciation fr an coi se ;car l’orthographe allemande demande Botzelingen ,village de Suisse, au canton d’Ury , à demi-lieue d’Alc-dorff ; ce lieu n’est remarquable que pavee qu’on y tientles assemblées générales du pays. Corneille dit que c’estun bourg , où l’on fait toutes les années le renouvelle-ment des magistrats. Cela n’est guères exact. L’assem-blée se tient tous les ans le premier dimanche du moisde mai. * Longucrue , Description de la France , 2. parc.p. 273. Délices de la Suijfe, t. 2. p. 2517.

BEU , selon Baudrand > bourg de Fiance , en Nor-mandie , dans le Hurepoix, à deux lieues de Dreux , àl’orient, &à même distance de Houdan , a Toccident.II y a un beau château.

BAVAGNA , petite ville d’Italie, dans Fétat de l’E-glisc , en Ombrie sur le Clitumno , à six milles de Foli-gni, vers le couchant , & à treize de Spolette. Bau-drand dit queses habitans sont nommés Benevatx. C’etïla Mevania des anciens.

BEVAIS, grand village de Suisse, au comté de Neu-châtel. II y avoir autrefois un prieuré * Délices de laSuiffe,t. 3. p. 53 y.

BEUCENNENSIS. Ortelius nomme ainsi un siègeépiscopal d’Aftiqué, dont il est fait mention dans la con-férence de Carthage,p. 16j . Mais Dupin lit Bengennen-5is , 8c croie qu’il faut peur-êrre lire Beneventensis oilBenentensis, qui étoit un siège de la province Flo-con solaire. Dans les souscriptions du concile d’A ries del’an 314, entre les évêques de l’Afrique sc trouve Ana-stale , évêque de Civitatc Bcneventina. L’évêque du siègeBencemenfis , dont il est parlé dans la conférence de Car-thage , étoit Adeodar. La notice épiscopale d’Afrique ,n. 9. met entre les évêques de la province -Procon-fulaire,Gulosos Beneventenfis, relégué dans Tille de Cor-se la sixième année du roi Hunneric.

BEVECLI ou Beveclar , petite ville d’Angleterre,