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Tome premier. A - B.
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gnc de Charles VI, en 1400, le fameux Maximiiiende Bethune l'acquit l’an 1597, & elle est demeurée de-puis à ses descendans, qui en jouissent encore aujour-d'hui. Voyez. Henrichemont , qui est le nom de laville. * Piganiol de la Force , t. 6 , p. 54.

BOIS- COMMUN , pecire ville de France , dans leCatinois, aux confins de l’Orléanois, près du ruisseaudes Ondes, à six lieues, & au couchant de Montargis,avec un château. * Baudrand , éd. 1705.

BOIS-DAUPHIN, seigneurie d’Anjou, proche duMaine.

BOIS-LE-DUC, anciennement Bos-le-Duc, &par corruption Boleduc ôc Bolduc , en flamand’sHertogenisos : elle est fur la petite rivière de Dom-mele & d’Aa, qui s’y joignant prennent le nom de Dy-íe, â deux lieues de la Meuse, dans le Brabant hollan-dois. Son nom latin est Stlva Ducis ou Boscum Duels ,qui veut dire bois du duc. Elle a été ainsi nommée, parceque ce n’étoit anciennement qu’un bois où Henri, ducde Brabantfit bâtir une maison pour la châtie l’an117a. La situation importante de ce lieu-là, qui est turles confins du duché de Gueldres, engagea le duc Go-defroi à y fonder une ville qu’il fit fermer dc muraillesFan 1183. Elle devint si considérable, quelle fut l’unedes quatre premières du duché , après que celle de 777-lemont lui eut cédé cette prérogative. Elle a fait lor.g-tems partie du diocèse d’Utrechr; mais Fan 15 39,1e papePaul IV, à la priere de Philippe II, roi d’Espagne,y érigea un évêché, ôc son église principale dédiée à S.Jean l’Evangéliste, fut faite cathédrale. Scn premierévêque fut François Sonnius. Cette ville fut fort atta-chée à la religion catholique & au roi d’Espagne. Com-me elle étoit très - forte par fa situation dans les ma-rais, qui la rendent presque inaccessible, elle résistalong rems aux Etats Généraux. Enfin leur armée com-mandée par Frideric Henri 'de Nassau, prince d Orange,l’ayant assiégée Fan 162.9 , elle fut contrainte faute desecours de se rendre. Les habitans de la ville ôc deroute la mairie, qui est de grande étendue , ne purentobtenir le libre exercice de la religion catholique , quiy fut entierement supprimé. Levêque Michel Ophoviusavec tous les ecclésiastiques, les Religieux ôc les Re-ligieuses furent obligés de le retirer dans les terres d’Es-pagne emportant seulement leurs ornemens & leursmeubles : mais tous les biens en fonds furent confisquéspar les états. Les Catholiques qui font encore en très-grand nombre, ont obtenu cependant de s’aflemblerdans des maisons particulières pour y faire l’oíficedivin ; & il y a jusqu’à onze maisons destinées àcet usage. * Longuerue, Descrip. de la France, part, 2,

Bois-le-Duc est d’une figure triangulaire , "enceintede ses murailles est allez grande , ôc c’est tout ce quepourroit faire un homme à pied, que d’en faire le touren une heure & demie. Ses murs, quoique d’une forti-fication irréguliere, font flanqués de sept gros bastions,& entourés de fossés larges & profonds dans lesquelscoulent la Dommele ôc l’Aa , dont l’abondance deseaux est si grande quelquefois, principalement en hi-ver , qu’on ne peut aller de la campagne dans la ville,qu’en bateau, tous les environs se trouvant inondés.Au sudîoucst de la ville, dans l’endroit le plus élevé ,environ à cent quatre-vingts toises de la Vucbterpoorte ,il y a un fort bâti par les Espagnols que l’on nommele fort Saint Antoine, qui défend Feutrée de la rivierede Dommele, fur les bords de laquelle il est con-struit. Un peu plus haut, on en voit un autre qui estun pentagone régulier à cinq bastions, que l’on nommeJe fort Isabelle, ou le grand fort. A l’orienc de la ville,à la distance d’environ deux cents trente-cinq toises, ontrouve encore un autre fort aussi à cinq bastions, nom-mé le fort Petlar . Celui de Crevecœur, à l’embou-chure de la Meuse, à deux lieues ou environ de Bois-le-Duc, a. été rasé durant la guerre que le feu roi LouisXIV a fait aux Hollandois. * To. Blaeu, Theatr.tjrb. Beìg.

Il y a cinq portés dans cette ville, fçavoir; la Vuchter-poorte,âire la porte de Picardie, F Hintemmer-poorte, ducôté de Grave & Nimégue : VOter-poorte , vers Bommelôc Utrecht; U porte de S. Jean , versHeusden, dc la

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porte de S. Antoine, appeliée vulgairement Duck poorte :outre trois portes d’eau, dont la grande qui est vers laHollande, íe nomme den Boom, Fautre le grand Hehel,ôc la troisième le petit HeyeL II y a plusieurs canaux qui

traversent la ville, dont quelques-uns portent bateaux;

on y compte pour Fufage du public jusqu’à li ponts depierre, xxxm ponts de bois, ôc presque autant deponts particuliers. La maison du gouverneur est f° ri:belle.

Entre les édifices publics, on remarque la grandeéglise de saint Jean, qui a ci-devanc servi de cathédrale»& qui pafic pour une des plus belles des Pays-Bas : il /avoit un chapitre de xxx chanoines, fondé Fan 1366»par Jean d’Arckcl, évêque de Liège. Le clocher de l’é-glise est de bois, soutenu par quatre colonnes de pierre »il fut construit Fan 1516 : il étoit placé au-délions duchœur, &c fa hauteur étoit telle qu’on en pouvoit décou-vrir la ville d’Anvers. Le 24 de juillet 15 84 , la foudrebrûla cette tour, &c on en ôta la partie lupérieure. Onestime beaucoup les orgues de cette église. Le tombeaude Févêquc Maíius subsiste encore, ainsi que le maître-autel, où l’on a placé deux tables avec les commande-mens de Dieu.

11 y avoir outre la cathédrale, quatre autres paroiflès ;fçavoir celle de sainte Catherine, celle de saint Jacques,celle des Croisiers, &c celle de saint Pierre fur la plainedu château. Ces paroiíles avoient été érigées en 1569,par 1 evêque François Sonnius. On y comptoir aussi xv.imonastères ; fçavoir des Dominicains, desGuillelmìtes ,des Récolets, des Croisiers, des Bogards, des Alexiens,des Jésuites, des Capucins, des Chartreux, des Clarifies,des religieuses de sainte Gertrude, des sœurs noires, desHospitalières & des Beguiues. Tous ces convens Foncmaintenant employés à d’autres usages.

BOIS-LE-V1COMTE, château de France, dans levicomté de Paris.

BOIS-SEIGNEUR-ISAC , prieuré d’hommes, auPays-Bas, dans le Brabant espagnol, à une petite lieuede Nivelle.

BOISCI,’ancien peuple Scythe, dont parle Jornandesde reb. Get.c. 23 , qui dit qu’il fut du nombre des nationsvaincues par les Huns.

BOITZEMBOURG. Voyez. Botzenbourg.

1. BOIUM. Diodore , /. 4, nomme ainsi une villeoccupée par les Gaulois. Orcélius avertit qu’il faut lireVeium.

2. BOIUM, forterefiè, quelque part vers la Thrace ,selon Cedrene. Gabius lit B ion dans Curopalate; cetteremarque est d’Ortélius, Tbefaur.

BOKE-MEAJLE ou Bolke-Mei ale , selon de Villedans son Atlas, province d’Afrique, sons l’équateur, quila coupe en deux parties, dont la plus grande est en-deça.Elle ales royaumes de Gabon & de Loango au couchant,les forêts de Bakke Bakke au levant, les Anzicains aumidi, ôc le royaume de Biafara au nord. Les Jagas, peu-ple qui habite une partie du royaume de Loango, peu-plent aussi cette province, qui tire son nom de la villesituée dans fa partie la plus méridionale. Comme lesforêts de Bakke-Bakke font remplies deléphans, cesJagas en vont négocier les dents, dont ils trafiquent en-suite avec ceux de la côte : ils font tributaires du roi deLoango, en forte qu’ils font obligés de Faccompagnerà la guerre. Dapper. Afrique, p. 3 5 8 , dic : Ce font lesLovangois qui vendent le plus d’y voire aux Européens ,ils le vont acheter des ]agos â Bokkt-Meal , où ils porteurdu sel dans des panniers fur la tête de leurs esclaves. LesJagos tirent les dents d’éléphant, de certains petits hom-mes nommés Mimes, ôc Bakke-Bakke, sujets du grandMacoco. Lès Jagos afiùrent (apparemment pour mieuxfaire valoir la marchandise, chaque pays ayant ses four-beries de commerce) que ces nains íçavent se rendreinvisibles lorsqu’ils vont à la chaste, & qu’ainsi ils n’ontpas grande peine à percer de traits ces animaux dont ilsmangent la chair & vendent les défenses. Les Lovangostrafiquent aussi â Bokemeale de grands couteaux de Ma-jumbu, qui est un autre quartier d’où vient le bois rou-ge. Ils y débitent encore de l’huile de palme, des lits dsplume, de F Ananas, de petits pots à boire, & les échan-gent contre ces pieces d’écoffe, qu’on nomme Libongos.

Au reste toutes les dents que les Mimos vendent, ne s° nt

pas