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Tartares font des turbans : leurs habits font auílì faits dscette étoffe ô£ de Craskfl. Ils n’y apportent ni or, niargent, ni pierres précieuses,™ épiceries: leur retour estde foie travaillée, de peaux de vache de Ruffie, d’es-claves & de chevaux. J’ostris à ces Indiens, entre les-quels il y en avoir des rives du Gange & du golfe deBengale des kreífez & des draps, mais ils n’en firentaucun cas. Les Persans y apportent du crasko, des drapsde laine, des toiles, des étoffe de foie, de l’argomack.Je connus qu ils fe fourniífoient de drap par la voie d’A-lep. Les Moscovites y portent des peaux de Ruffie, despeaux de mouton, des brides, des selles, des plats debois, & en rapportent des étoffes de laine, & du cras-ko , mais en petite quantité. En tenrsde paix que le com-merce avec le Catay est ouvert, on leur apporte dumusc, de la rhubarbe, du satin & du damas.
On ne s’accorde pas fur la latitude de cette ville : lesextraits tirés par Ismaël Bouillaud, de la syntaxe desPerses du médecin George Chrysœocca, lui donnent86 J 50'de longitude, & 3zo' de latitude. Albirunicompte 86 d 30'de longitude, & 39 e1 zo'de latitude.Alfaras met 87“* 50' de longitude : fa latitude est lamême que celle d’Albiruni.Nalfir-Eddin compte p6 dde longitude, & 39 e1 de latitude. Ulug-keig 96 d 30' &39 d 50s U faut compter pour rien la différence , qui fetrouve entres les longitudes. Avant la précision que laméthode de nos modernes a donnée à cette forte de sup-putation,on ne mertoit guèresles longitudes qu a peu près:d’ailleurs la différence de 86 à 96^ pour la longitude, nesubsiste plus, quand on fçait que quelques Arabes pren-nent leur premier méridien avec Ptoloméeaux Canaries,
6 d’autres Arabes le prennent au détroit de Gibraltar.C’est la source de cette diversité d’expreffion, quoi-qu à parler selon l’exacte géographie ce détroit soitde plus d’onze dégrés oriental que flfle de Fer.
BOLA, ancienne ville d’Italie, au pays des sslques.Virgile. Mneid. 1 . 6 ,7.775.
Pometios cafirumque Inui, Bolamque Coranique.
Etienne le géographe dit : Bola ville d’Italie. Diodorede Sicile, /. 14, in fine , dic Bola au pluriel. Tite-Live ,/. 4, c. 49 , dit par un V, Vola auffi au pluriel, &écrit par-tour Vola, ou Volant lorsqu’il parle de seshabitans. Pline, /. 3 , c, 5, dit Bolani par un B, & De-nis d’Halicarnaííè, /. 8 , dit hUh. Pline la met
dans le Latium C’est Tite Live qui nous apprend qu’elleétoit une ville des tiques. JEquos , dit il, accepta cladesprobibuit Volants , sua genîis populo , prafidium ferre. Ilfait voir dans un autre passage qui fuit, qu’elle n’éroitpas éloignée de Lavicum, & que leurs territoires fe tou-choient. Plutarque , in Coriolano , dit qu’elle n’étoicqu’à treize mille pas de Rome.
BOLACA, ville du Péloponnéfe, dans la Triphy-lie, selon Polybe, /. 4.
BOLANI. Voyez, Bola.
BOLAODYPARA, BcXa-olíivafa , bourg de Thrace,où l’on faisoit commerce de bœufs, selon Procope.1 Edifie. I. 4.
BO L ASUM, ville des Asques, peuple d’Italie. ,
comme écrit Diodore de Sicile, cité par Ortélius : cedoit être la même chose que Bola.
BOLIDE,, ville d’Asie, dans la Carie, selon Etiennele géographe. II avertit qu’on la nommoit auffi Hé-raclée.
BOLBiEOTES. Le même Etienne nomme ainsi unerivière , si on en croît les éditions ordinaires. Ortéliusa même crû que ces mots, on U nomme auffi Heraclée,qui paroisiènt transposés dans le grec, regardent lariviere, ce qui est une erreur. Berkelius croit avec plusde fondement que Bolbaotes n'est pas le nom d’aucuneriviere, mais bien un adjectif qui désigne un habitantde Bolbe.
BOLBE , bóa/ 3<; , ville Sê marais , félon Etienne.Thucydide, L 4, en fait mention. Elle étoit dans laMacedoine, près d’Apollonie, selon Scylar, Pertpl.Eschyle In Perfîs , &c Aristote de Hift. Anim. I. z , enparlent auffi.
BOLBENA, contrée d’Asie, dans la grande Armé-nie, selon Ptolomée, /. 5, f. r z.
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BOLB 1 TINA, BsA/3/n%, ville d’Egypte, selon Etiennele géographe. C’est de-là fans doute que prenoit sonnom la seconde bouche du Nil, que Ptolomée, /. 4, ç ‘; , appelle Bolbitinum Oftium. Pline, l. 5 , c. 10, I enomme de même ; c’est présentement le bras deRascbit ou de Roffette , nom qu’il prend d’une villevoisine.
BOLBONE, selon Baudrand, éd. 1705 , abbaye deFrance, au comté de Foix, dans le haut Languedoc jau diocèse de Mirépoix, elle est de Tordre de Li-teaux.
BOLBULdE, iíle d’Asie, sur la côte d’Ionie, selonPline, /. 5, c. 31.
BOLCÁNES. ( les ) Baudrand donne ce nom à 1 ®plus septentrionale des isies Marranes.
BOLCKENHAYN, selon Zeyler BolckenheiM»selon Baudrand , e'd. 1705, petite ville de Silésie, au du-ché de Schweidniss. ■
BOLDO, bourg d’Asie, dans la Phénicie, en Sy-rie, près de la ville de Gibier. On tient que c’est l’an-cienne Paltus qui étoit épiscopale. * Baudrand, éd»
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BOLDORA, ou Bolderavja , riviere du duchéde Courlande, où elle fe forme des eaux de la Musi®&c de quantité de ruisseaux, dont la plupart s’y perdentau dellus de Mittau qu’elle arrose ; de là elle se jettedans le golfe de Livonie, dans la partie méridionale du-quel elle a son embouchure. * Robert de Vauvondl »Atlas. 6 '
BOLDUC. Voyez, Bois-ie-Duc.
BOLEGALDUS, selon quelques exemplaires d’An-tonin, ou Bolelasgus.
BOLEI, lieu du Péloponnéfe , au royaume d’Argos ,selon Paufanías, /. z, c. 3 6,qui dit que c’étoient des amasde pierres de taille.
BOLELASGUS , selon quelques exemplaires d’An-tonin , ancien lieu de la Galatie, fur la route d’Ancyreà Ta via , à xxi v. M. P. de la premiere.
BOLENA, ville de la Morée, au duché de Cla-rence, à cinq lieues du golfe de Lepante, & à douze dePatras. C’est le siège d’un évêque qui reconnoît l’ar-chevêque de Patras pour son métropolitain. * Rau-drand, éd. 1705.
BOLENBERG, ou Bolenbourg , bourg d’Allema-gne , dans la baste Saxe, au duché de Mecklenbourg ,fur la mer Baltique , entre Wismar & Tra ve m ri-de , à cinq lieues de la premiere, * Baudrand , édit.I7 °f
BOLENE, petite ville de France, dans la Proven-ce, au comrat de Valsons, fur la riviere deLets, àune lieue & demie de Saint Paul - trois - Châteaux.Elle appartient au saint siège, & étoit autrefois dé-fendue par un château dont on volt encore les rui-nes.
BOLENSIS, siège épiscopal d’Afrique. Saint Au-gustin , Vit. Ambrof. fait mention des deux évêquesqu’il désigne ainsi par leurs sièges Bolenfìs &c Colos -Jttanus. Seroit - ce pour Bullenfis & Culufitanus , quicroient des sièges connus d’ailleurs dans T Afrique Pro-coníukire ?
BOLENTIUM, ville de la haute Pannonie, feloaPtolomée, l. z , c. 15. Villanovanus croit que c’est pré-sentement Rackelsburg.
BOLERUM , lieu de Bulgarie , selon Cedrene 8 CCuropalate , cités par Ortélius. The saur. Voyez. Bo-lyrus.
BOLEROS. Voyez. Bolyrus.
BOLESK. Voyez. Tobolskoy.
BOLESLAFF ou Bouleslau ou Buntzlau , ville deSilésie, qu’il ne faut pas confondre avec deux autresvilles nommées de la même maniéré, &c qui son cdans la Bohême. Celle-ci est fur la riviere de Bober ££dans le duché de Jauer, à cinq milles de la ville deLignitz. C’est la patrie du célèbre Opitius. L an 1468 »elle fut une des villes ravagées par Henri duc de Munst-berg, fils de George, roi de Bohême, paree qu’elk ss’étoient données à Mathias roi de Hongrie. Cette videfut prise & reprise à diverses fois durant les longuesguerres civiles d’ Allemagne, & même elle fut brûlée e£