Band 
Tome premier. A - B.
Seite
63
JPEG-Download
 

, . BOL

dc c etre derniere nef a une petite ouverture par ou vientUn rayon de soleil, & il arrive que ce rayon marque surra ligne le solstice & les équinoxes.

Entre les tours remarquables de la ville de Bologne,c elle qu’on appelle d’Asinelli l’emporte par fa hauteur ,Hui est de 576" pieds. Elle fut faite l’an 1109 , par Gé-*ard Asinelli. Mais la tour de Garifende est la plus regar-de, quoiqu’elle n’ait que 130 pieds d'élévation, parceSu elle n’est pas achevée. Elle fut bâtie par O thon &Par Philippe Garifende, l’an 1110. Elle penche de neufP^eds hors de destùs ses fondemens. Les avis font parta-ges fur ce fait ; & on doute si elle a été ainsi bâtie ex-près par i’architecte, ou si elle est devenue ainsi pen-chante avec le tems. Miflon doute quelle ait penchéJU commencement : cela , dit-il, n’a point été bâti pourservir d’ornement, & il n’étoit pas question de faire

bel esprit quand on l’éleva ; il étoit plus à propos«e songer à lui donner de la solidité, que des airs pen-chés qui ne signifient rien : d’ailleurs ce n’est point unechose qui soit si difficile de bâtir une tour qui loir unPeu penchante, comme on peut facilement l’éprouverCn mettant en pile les dames d’un tric-trac.

Les pierre luisantes, que l’on appelle Pierre de Bolo

, se prennent à trois milles de cette ville au bas duifiont Paterno : on en trouve aussi en plusieurs autres en-droits d’Italie. Elles font blanchâtres en dehors avecQuelques points brillans, groífes comme un œuf médio-cre, & ordinairement plus petites. Ces pierres étantcassées, ie dedans est brillant & fort semblable à du*alc qu’on trouve aux endroits où l’on fait le plâtre.Elles fervent à plusieurs expériences physiques qui pa-toiílènt n erre que de pure curiosité, mais qui ferventpar les conséquences qu’on en tire,d dévoiler le mécha-siisme de la nature.

Le superbe palais Celesi est devenu un des plus grandsornemens de Bologne 8 c de l’Italie. J'ai déja dit que laville de Bologne avoir été anciennement fameuse par lesurnom de Mere des Etudes, qu’elle conservoit de-puis plusieurs siécles. Après la renaissance des lettres enïtalîe, les principales villes d’Italie formerent des sodé-es littéraires. Bologne eut la sienne, qui prit le nom deG/i Inquieti. Eli avoir été enrichie des ouvrages desplusexcellens peintres, & étoit devenue une école fa-meuse pour les beaux arts, aussi-bien que pour les scien-ces. II s’y étoit formé une académie de peinture, desculpture 8 c d architecture. On y a ajouté dans cesderniers tems une nouvelle société, dont le principal foinest de rassembler les sciences les plus utiles par leur rap-port mutuel. L’académie de Gli Inquieti a été unie àcette société, 8 c n en fait plus qtt’une avec elle sous lenom de l’Académie du nouvel institut des sciences. OnL joint aussi à ce corps l’académie clémentine des beauxarts ; de forte que l’institut comprend maintenant lessciences & les arts, A assure à la ville de Bologne laqualité de mere des études dans toute l’étendue de fasignification.

Les matières philosophiques qui se traitent dans^ e tte académie sont partagées en six chefs s fçavoirà physique, les mathématiques, la médecine, l’a-n atomie, la chymie, & l’hisioire naturelle. Elle a entrescr professeurs, qui font des leçons publiques, dessça-Vans du premier ordre, qui enseignent l’histoire na-turelle , l’hydrométrie, l’astronomie, les mathéma-tiques , la physique expérimentale 8 c la chymie.

Outre ces académies, qui, quoïqu’unies ensemble,sc gouvernent pourtant chacune par des réglemensparticuliers qui leur font propres, il y en a encore aBologne une autre qui porte le nom de Gli Otioji, paropposition â celle des Inquieti. Ces noms, où il paroittant de contrariétés, signifient le même penchant pourfcs sciences. Les Oijtss s’appellenr ainsi, à cause qu ilsconsacrent à l’étude le loisir dont ils jouissent, & les in-quiets renoncent â l’oisiveté en faveur des sciences qu ilscultivent avec un zélé infatigable.

II faut remarquer que Bologne est le siège d’un ar-chevêque, & la seconde ville de l’état de l’Eglise. Onallure qu elle est un peu plus grande que Florence , pluspeuplee d un tiers, &.même plus riche. Après quantitéde guerres qu’elle avoir eues avec sos voisins, & aprèsplusieurs divisions intestines qui l’avoienc cruellement

BOL 6?

dechiree, elle íe donna au pape Nicolas l’an 1178 , âcondition qu’on ne la meuroit point sous le fléau d’unecitadelle ; que les biens de ses citoyens ne fèroient pointsujets à confiscation, sous quelque prétexte qne ce sûr,ce qui fait qu’on dit : Bolognefi fenz.ii fifeo & citadclla ,8 c quelle auroit toujours un auditeur de rote & unambafladeur à Rome ; clauses qui ont été jusqu ici fidè-lement observées.

L’université de Bologne fut fondée l’an 4x5, parThéodosc le jeune. C’est par rapport à cet ancien privi-lège qu’elle met sor fa mon noie Bononia docet ; elle ymet aussi le mot Libertas dans l’écu de ses armes.

La petite rivière de Reno , qui y pâlie, ne' soi seroicpas d’un grand trafic pour son commerce , fans le canalde communication qui joint cette riviere au Po. U ya dans cette ville quatre cents moulins à soie. Ellefait aussi négoce dc cire , de chanvre , de lin , de jam-bons , de iauciflons, de savonnettes, de tabac , deparfums. Les petits chiens de Bologne ont été sor cà la mode en France & ailleurs.

Les maisons de cette ville font communément bâtiesde pierre & de brique, avec un enduit qui couvrele tout; il y en a aussi quelques-unes de pierre detaille. Presque toutes les rues ont de doubles porti-ques, comme à Padoue, mais ces portiques font beau-coup plus larges & plus exhaussés. Les rues font assezdroites ; & à mettre le tout ensemble, on peut dire queBologne est une belle & bonne ville.

BOLONOIS, (le) en Italien II Bolognefe, pro-vince. d'Italìe , dans l’Ecat de l’Eglise. Il faiíoit au trésors!partie de la Romagne, 8 c prend ce nom de Bolognesa capitale. Il est borné au nord par le duché de Fer-rare, â l’orient par la Romagne, au couchant par leduché de Modene, & au midi par la Toscane , doncle mont Apennin la sépare. Ce pays est très-agréable& très-fertile en toutes choses, mais il n’a point d’au-tre ville considérable que fa capitale. Il est d’ordinairegouverné par un cardinal légat de la part du pape. *Baudrand, éd. 1705.

1. BOLSEN A, petite ville d’Italie, dans le patrimoinede saint Pierre, connue des anciens fous le nom deVulfinii ou Volfìnii. Voyez Vulsinii. Elle est près dtilac auquel elle donne son nom, sor son bord septen-trional , aux confins du territoire d’Orviere, sor la routede Siene à Rome. C’étoit autrefois le siège d’un évê-ché, qui a été transféré â Orviete. Elle en est à dix mil-les au midi, à neuf milles d’Acquapendeme , & à íixde Montefiascone. * Baudrand , édit., 1705.

x. BOLESNA, ( Lac de ) lac d Italie, dans le patri-moine de saint Pierre. Voyez, au mot Lac son articleparticulier.

BOLSWERT ou Bolswart , ville des Provinces-Unies, dans la Frise, au comté de Wcstergoe, à deuxlieues & demie de Franecker, 8 c à deux pentes lieuesidu Suiderzée. * Dictionnaire géographique des Bays-Bas.

BOLTON, petite ville d’Angleterre au comté deLancastre , environ à vingt milles de cette ville au midi,en allant vers Chester, 8 c à cent quarante-six nulles deLondres. * Baudrand , ed. 170^.

BOLUDUI; ( le ) c’est, selon Baudrand , une riviered’Espagne, au royaume de Grenade. Elle a, dit il, fasource vers Tresignano, pâlie à Santa Cruz, & sous;Terguc, reçoit la riviere de Marchena ensuite prenantle nom de Rio d’Almeria, pâlie à Almeria , où elle si»jette dans la Méditerranée. 1

Cette riviere n’est connue que sous le nom de riviered’Almeria. Sa source est marquée auprès de Fanana patSanson k de l’Iíle, qui ne sa nomment point ; ce derniermet lur les bords un village nomme zllbolodui. Le pre-mier yen mec plusieurs de silice, fçavoir Dona Maria,AIboíodui, Santa Cruz, Venra d Alcober, serque, 8 clui joint une riviere, grossie de plusieurs autres, au-delsos d’Alhambra la Secca, avant que de la fairearriver à Almerie; mais il ne nomme aucupe de ces riviè-res. De l’Ifle y fau encrer cette seconde riviere au-,dessus d’Albolodui.

BOLUM, ville d Asie, dans la Persarmenie : elleétoit aux Laziens, & voisine de la ville de Theodosie,selon Procope, Berficor. 1, 1 .