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Tome premier. A - B.
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1. BOLURUSj ville de Grece, dans k Thesprotíe,selon Etienne.

2. BOLURUS, ville des Tralliens, dans l’Illyrie se-lon le même. C’est peut-être la Bolerus de Cedrcne 8cde Ctiropalate, selon Ortelius.

BOLICA, étang de Grece, dans la Macedoine, prèsde la ville d’Olynthe, dans lequel se jettoient deux riviè-res, fçavoir Amnites, & la nviere d’Olynthe à ce quenous apprend Athenée,/. 8. Ortélius met Boltca dansl’ordre alphabétique, quoiqu il donne pour le nom grec

1. BOLZANO, ville d’Allemagne, au comté de Ti-rol, 8c dans le petit pays d’Etfchíand. Les habitans lanomment Poscten ou Bozjcen j ce font les Italiens quirappellent Bolzano. Elle est lur la riviered’Eifoch, quise rend dans l’Adige deux mille pas plus bas : elle estpresqu’au milieu, entre Brellènon au nord & Trente aumidi, à hx milles d’Allemagne de chacune, & à mêmedistance du mont Verner, & à douze milles d’inspruck.* Baudrand, éd. 1705.

2. BOLZANO, bourg d’Italie, dans l’Etatde Ve-nise, au Vicentin, à deux lieues ou environ de la villede Vicenze , du coté du levant. * Baudrand, édit.1705.

BOMAREI, ancien peuple d’Asie, vers la Margianc,selon Pline, /. 6 , c. 16.

BOMAR^O , en latin Polymartium , château & bourgd’Italie, dans l’Etac de l’Eghíe, dans la province du Pa-trimoine, avec titre de duché. Il y a un bourg, qui a étéautrefois plus grand, & est au milieu, entre Viterbe aucouchant & Horta au levant, à quatorze milles de CittaCastella, en allant à Orviete. C’étoit autrefois une villeépiscopale.

BOMBAEA, montagne d’Afrique : elle étoit creuse;& Synesius, Epift. 104, dit que l’art & la nature avoientconcouru à en faire une forterellè. Ortélius, Tbefaur.croit quelle étoit auprès de Cyrene.

BOMB A 1 M. Quelques - uns écrivent Bombay , en-tr’autres le traducteur françois du Voyage d'Oving-ton. .

C’est une petite iste de la mer des Indes, fur la côte deDécan : elle est située 3 u 19 e1 de latitude septentrionale.Cette iíle tire son nom de la bonté de son port ; elle a étédécrite par Ptolomée sous le nom de Mìlìzjgerïs. Avantque de tomber entre les mains des Anglqis, elle a appar-tenu à la couronne de Portugal, qui la céda à P Angle-terre, en saveur du mariage de l’Infante de Portugalavec le roi Charles II, en i 64 r. Elle a été donnée de-puis à la compagnie des Indes orientales, pour la com-modité de ses vaisseaux, 8c la facilité de son commerce.*Ovington, Voyages, t. i,p. 125.

Cette iste produit une grande quantité de coco, donton fait un grand débit; mais en récompense il n'y a guè-tes de bled ni de bétail que celui que l’on y porte deslieux voisins ; on y en porte même fort peu, encore nes’y trouve-t-il pas bon : l’eau n’y vaut rien non plus ; &touc cela joint avec le mauvais air, fait que l’on y perdbeaucoup de matelots & de soldats. Si l’on a donné lenom d’istes Fortunées à certaines istes de l’occident, àcause de la pureté & de la bonté de leur air, on peutavec raison nommer cette iste d’orient, IJle Infortunée ,parce quelle a des qualités entierement opposées. Eneffet soit que ce soit la puanteur du poistòn, que l'onmet au pied des arbres au lieu de fumier, qui corrompel’air, soir que l’air soit lui-mertie corrompu par les exha-laisons de la terre, il est constant que le séjour de cetteiste est mortel aux Européens. On y meurt si promp-tement, que les Anglois disent, comme en proverbe,que deux moulions font, dans cette iste, l’âge d’un hom-me. La quantité prodigieuse de vermine & d’insectesque l’on y trouve, fait voir jusqu’à qtiel point l’air y e stcorrompu : les araignées y font grostès comme le pouce,& les crapaux ne le font guet es moins qu’un petit ca-nard. Les blessures 8c les contusions s’y guérisiènr rare-ment ; & s il arrive quelquefois qu’on en réchappe , cen’est qu’avec beaucoup de peine, & avec un foin extra-ordinaire. Cette corruption se fait fur-tout sentir aux en-fans, qui par leur delicatelíè lotir moins capables d’y ré-sister. L’on a remarqué plusieurs fois que de vingt en-fans, à peine y a-t-il un qui puiste par venir à un âge mur.

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De-là vient la difficulté que 1 on a d peupler cette iste > &l’obligation où l’on fe trouve d’y envoyer continuelle-ment de nouvelles colonies.

Bombay a une forterellè qui fait fa défense ; elle estconstruite suivant les réglés de l’art, & commande le P ort -& les lieux circonvoisins. Un des facteurs de la comp a "gnie angloife y réside, avec la qualité de gouverneur;c’est lui qui réglé & décide toutes les assures de l’â »tant par rapport aux habitans, que par rapport aux sol-dats.

L’iste est embellie de plusieurs beaux bâtimens, oUlogent les Anglois 8c les Portugais : ceux-ci ont libreexercice de leur religion, & la liberté de bâtir des égli'ses. Les Anglois n’ont pas encore pCx parvenir à en avoirune, parce que les guerres qu’ils ont eues avec le Mogolont interrompu la construction d un bâtiment magnifiquequ’ils ont commencé : ils fe fervent en attendant d unechambre, où ils font le service deux fois le jour. Lesinfidèles, aussibien que les chértiens, ont la liberté dereligion, 8c on toléré le culte idolâtre. Voici ce qu’estrapporte l’Auteur cité, comme témoin oculaire. -- J’en-« trai un jour, par hazard, dans un de lents temples : ce» temple étoit si petit, qu’á peine pouvoit-il y tenir en» même tems neuf ou dix personnes : dans le fond, ost« voyoic par terre l’idole, qui ne consistoic qu’en un visa*»ge fait d’écain, avec un nez large 8c écrasé, 8c des» yeux aussi grands qu’un écu. A droite de l’idole éroic» pendue une petite bourse destinée à recevoir les offtan---des du peuple. A gauche, 8c fort proche de l’idole,» il y avoir un peu de ris brillé, que le Barime (peut-être» Bramine ) lui avoir offert & sacrifié. A l’entrée de la

porte étoit un trompette, qui jouoit pendant tout le» tems du sacrifice. --

La guerre que les Anglois ont eue avec le Mogol a saiebeaucoup de tort à cette iste, qu’elle a fort dépeuplée,elle en a ruiné les arbre fruitiers, & principalement lescocotiers, qui font une bonne partie de la richelles deshabitans.

BOMBI, bourg d’Afrique, en Ethiopie, au royaumède Congo, dans le duché de Bamba. Son seigneur par\ticulier qui a titre de marquis, est vassal du duc de Bam-ba. * Baudrand , éd, 170$.

BOMBON, province de l’Amérique méridionalesau Pérou, dans le gouvernement de Lima, au pied desAndes. Bombon, dit le pere Feuillée, Journal des obser-vations ■> x partie page 423 , est un terreux des plus élevésdu Perou, à dix deg. de la ligne du côté du sud. Cetteélévation rend fes campagnes extrêmement froides, 8Cfait qu’il y tombe aussi très-souvent de la grêle. Le Ma-ragnon ou la riviere des Amazones prend fa naissancedans cette province d’un grand lac appelle Laguna deChineachoca , qui a environ dix lieues de circuit, aux en-virons duquel les naturels du pays font leur demeure. Legrand froid rend ce pays peu fertile, le nxays même quisert aux Indiens n’y vient que très-difficilemenc ; 8c si laprovidence n’avoit pourvu ces peuples de Machas, cepays resteroit désert. I-a province de Bombon dé-pend du ressort de Giianuco, ville bâtie par les Espa-gnols, fur les confins de cette province. Voyez. Gua-

NUCO,

BOMBOS, riviere d’Asie, dans la Cilicie, selon Pline,/.j, f. 27.

BOMBYLIUS : ce nom étant employé par Lyco-phron, Isace son commentateur assure que c’est le non»dune montagne & d’une ville de Grece, dans la Béotie.Ortélius, Tbefaur. avertit qu’au lieu de ce mot il y avoiren marge s-.

BOMI , 2collines de Grece, dans PEtolie ,selon Etienne le géographe. Thucydide en fait men-tion , /. 3.

BOMI FLAVII. Voyez. Arje TlA vi je.

BOMITE, ville d’Asie, sur le mont Aman, qui sépa*roic la Syrie de la Cilicie, selon Pline, /. $ t c. 22.

BOMIUM. Voyez. Bovium.

BOMMEL, ville des Provinces Unies des Pays-B aS *au duché de Gueldre, dans le Betuve, fur la rive gauchedu Wahal, à trois lieues de Bois le-Duc. Elle étoit au-trefois fortifiée; mais ayant éré prise en 1672 P aCFrançois, ils ne la quittèrent l’année suivante qu aptes

l’avoit