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Tome premier. A - B.
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v „, B O R

ville de Rome, qui elt au côté occidental du Tibre, &k quartier où sont le palais du Vatican Sc la Basilique desaint Pierre. * Battdr. éd. 1705.

BORGO DI SAN S EPOLCRO, ville 4 'Icalie, dansles états du grand duc de Toscane, dans l’Ombrie, furla frontière de Toscane, près du Tibre, avec un évêchésuffragant de l’archevêché de Florence. Elle étoit autre-fois de l’Etat de FEglife ; niais le pape Eugene IV l’enga-gea aux Florentins auxquels elle elt demeurée depuis, &elle appartient au grand duc. Son évêché fut érigé en1 5 1 5 > P ar héon X. Elle est à cinquante milles de Flo-rence au levant, &à huit feulement de Citta diCastello.* Battdr and, éd 1705.

BORGO DI SESIA, bourg d’Italié, au duché deMilan, & dans le territoire de Novari, lur la Sesia, 8caux confins du Piémont, 8c territoire de Verceil, dontd a fait autrefois partie, à vingt-quatre milles de Ver-ceil , au septentrion : à douze du lac Major, au cou-chant, & d vingt de Novare. * Baudrand ,.édition dé1705.

BORGO DI VAL DI TARO, petite ville d’Italie,au duché de Parme, capitale de la principauté de ValdiTaro, au pied des montagnes de l’Apennin. Elle appar-tenoit autrefois aux princes de Val de Taro, de la mai-son de Landi, qui en avoir hérité des Fresques; mais de-puis plus de trente ans elle est au duc de Parme, quis’en estaccommodé avec les héritiers. Elle est à trente-cinq mil-les de Cremone au midi, en allant vers Saríane, dontelle est à pareille distancé, & à vingt-cinq milles de Bo-bio au levant. * Baudr. éd. 1705.

BORGODI, peuple ancien de l’Arabie heureuse, se-lon Pline, 1.6, c. 28.

BORGUM CENTENARIUM, comme lit Ortélias,ou Burgum Centenarium, comme porte séditiondes Notices de l’Empire,faite de l’imprestìon du Louvre,seft. 57. C’étoit un lieu de garnison dans la Valérie,province fur le Danube. Lazius croit que c’est présente-ment Zentmar, & dit que ce lieu est nommé dans i’itiné-raire d’Antouin. 11 saur donc que ce soit le BurgiUm decet auteur.

BORGUS CENTENARÍUS. Voyez, Famcie précé-denr.

BORGUS, riviere de la Sarmatie Asiatique, où ellese jette dans le Pont Euxin. Stuckius croît que c’est lariviere Burca , de Ptolomée. * Arrian. Pe-

çipl.

BORIA, petite ville d’Espagne, au royaume d’Ara-gon, fur les frontières de la Navarre, à trois lieues deTaraçone, au levant, fur le chemin de Sarragoffe, 8cautant de la riviere d'Ebre. * Battdr and, édition deÏ705.

BORICUS OCE ANUS. Priscien observe sur ce versde Virgile,

Oceantm interea surgens Jurera reliquit tque ce mot signifie la. même chose qu Ethiopique. * Ortcl,

Thés.

BORIIARIUS, ancien lieu dé la Thrace, selon Proco-pe, JEdtfic. I. 4.

1. BORIQUEN, ancien nom de Fille de Portoric.Voyez, ce mot.

2. BORIQUEN, ifle de I’Amériqiie sept. ( Baudranddit méridionale, 8c se trompe, ) á six lieues ou environ,au vent de Port Ric, à 17^ xo' de latitude septentrio-nale, 8c peur avoir huit à dix lieues de circonférence.Les Flibustiers la nomme austì l’Ile a Crabes. Elle estbelle & allez grande. Il y a des montagnes & du platpays, Sc par conséquent des sources & des ruifleaux. LesAnglois s’v étoiem établis il y a nombre d’années, & yavoient déja fait beaucoup d’habitarions. Mais les Espa-gnols eonnoiflàm le préjudice que ce voisinage leurpourroit apporter, firent un armement, les surprirent,Sc taillèrent en pièces rous les hommes, & emmenerenrles femmes & les enfans qui furent dispersés dans Porr-Ric 8c saint Domingue, oùils font encore aujourd’hui.Cette ifle est à présent entierement deíerte. Il y a appa-rence que les Espagnols Font habitée autrefois ; car iln’est pas poflìble que les lizieres d’orangers & de chro-mas, qu’on trouve par tout, ayenc été plantées 8c cul-

tivées par ìes Anglois dans le peu de terris qssijs y Otstdemeuré; C’est avec raiíon que les Flibustiers ont ap-pellé cette ille, l’Ijle à Cabres : elle en est toute pleine ;8c on y en trouve de toutes fortes d’especes. On y trou-ve aulíi & en quantité, des pompes de raquettes que lesAnglois appellent poires piquantes. Il faut être adroitpour les cueillir, 8c pour les peler, fans le remplir lesdoigts de leurs épines, qui íont presque imperceptibles!Ce fruit est tout-á-fait rafraîchilíant; il approche plus d*la figure d'une figue que de tout autre fruit. Sa pre-mière peau est verte, allez épaifle, & toute hérissée dspetites épines. Il a fous cette peau une autre enveloppeblanche plus mince & plus môle, qui renferme unesubstance d’un rouge tres-vif, toute paríemée de petitesgraines comme les figues. Ce fruit a un goût agréable»sucré, avec une pente pointe d aigreur qui réjouit, LLqui semble néteyer l’eítomac. Il cerne Furine en couleurde sang, fans cependant cailler aucun mal. On voie en-core dans cette ifle quantité de ramiers, de perdrix, deperroquets, de grives, d’ortolans, d’oifeaux de mer &d’eau douce, des cochons marons., des lézards & destatous. On trouve en distérens endroits des cannes desucre & des ignames lauvages, tant que l’on en vêtir»C’est dommage qu’un pays si agréable & si fécondsoit abandonné, 8c que la politique des Espagnols nepermette pas aux autres Européens de s’y établir 5 esteffet, il pourroit à la fin y venir des gens si puiflants,que leur voisinage deviendroic incommode & mêinedangereux pour leur colonie de Port-Ric. Au reste celieu est fort sain, les eaux en fout bonnes, les arbresbeaux Sc point chargés de moufle, les fruits gros 8c biennourris, 8c le gibier gras 8c d’un trèsbon goût. * Lépere Labat . Voyage aux illes de F Amer. t. 2 , />»28$. , ,

L’ifle n’a point de port á la vérité ; mais elle a ds bon-nes rades, 8c un acul du côté de Porto Ricco qui pour-roit bien tenir lieu de port.

BORISSO^V ou Borysow, ville de Pologne, au du-ché de Lithuanie, fur La riviere de Berezina, au palatUnac de Minsky, au levant d’été, Sc à vifigt-trois lieu» dela ville de Mìnsky, Cette ville qui a pris & conservé ccnom de Boris, fils de Polocko son fondateur, a étéconsidérable; mais les guerres contre les MoscovitesFont presque ruinée. Elle est défendue par un château.

* Baudr. é d. 1705.

BORISTHÉNE. Voyez NiEPER,qui est le nom mo-derne 8c vulgaire de cette riviere,

BORKELO. Voyez Borcklo,

BORKUM , petite ifle des Provincés-Untes clu Pays-Bas, à l’embouchure de la riviere d’Ems, qu’elle parta-ge. Le cours de cette riviere qui paíiè au íud-ouest, estnommé Lester Embs : celui du nord-est est appelléOoster Embs. II y a dans l’ifle un village nomméBorcum. dans fa partie occidentale. Les anciens ontconnu cette ille fous le nom de Fabria. Vi

mot.

oyez ce

BORMANNI, ancien nom d’un lieu de la GauleNarbonnoife , quelque part vers le Languedoc, selonPline,/. 3 , c. 4.

BORMES , bourg, lur la cote de Provence, entreToulon & saint Tropes. * Baudrand , édition de

BORMIA, (la) riviere dltalie, Elle a fa source enPiémont, dans les Langues, au marquisat de Ceves 5d’où étant accrue de quelques torrens,el!e passe à Acqui,& ayant reçu la riviere d’Orbe, se rend dans le Tanare,au-dessous d’/Uexandrie.

BORMI./E AQU/E. Caslîodore, Variar. t o, qui âixmention de ces eaux, & dit quelles font utiles aux goût*teux, ne dit point où elles écoient. Ortélius dit quefournies lie Bo rniti^í Aqu^e , & demande si ce ncfvnCpas les mêmes que Burmienjes, que Baccius & Simlefdécrivent dans le voisinage de 1 Adda. Ce font deseaux entre les sources de F Adda & de l’Oglio, où sontaujourd'hui les eaux de Bormio. Voyez au moiAq vje.

BORMIO , ville du pays des Grisons; les Allemandsl’appellent Worms. Elle est la principale du comté d«même nom. Elle est située au cœur de ce comté, auconfluent de l’Adda & de l’Isollaécia, dans un vallon