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Tome premier. A - B.
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BOU

avoir fait donner ce nom. * ( , a ) Cbronic. Menas, S. Be-st igni. ( b ) No t. C ail. ibidem.

L’an 1031, RoJuiphe III roi de cette Bourgognesupérieure, & surnommé le lâche par quelques auteurs,donna en mourant fa couronne Sc ses états à l’empereurConrad; & c’est depuis ce temps laque les rois d’Allema-gne & les empereurs le sont dirs propriétaires de cetteBourgogne, Lc ontregaidé comme un membre del’Em-pire, sous le nom de royaume d'Arles, tout le pays qui setrouve depuis le mont Jura jusqu’aux bouches du Rhône,prétention chimérique, s'il en fut jamais, puisqu’il est no-toire que les rois Rodolphes, ni même les premiers roisde Bourgogne, n ont jamais possédé tout ce pays; Sc l’onnesora pas voir que le comté d'Arles ou de Provence, nonplus que la Franche-Comté leur ayent jamais appartenu.En effet, du temps que régnoir le roi Robert en France,& Rodulphe le lâche dans la Bourgogne supérieure, lesProvençaux avoient leur comte particulier qui faisoit sarésidence ordinaire dans la ville d'Arles. Glabert Ro-dulfe, l. 3, c. 11, appelle ce comte JVillermum AreU-tenfem, c’est-à-dire , Guillaume, comte d’Arles ou deProvence ; quelques autres auteurs le nomment ducd’Arles. Il y avoir austì dans le même temps un autreGuillaume comte de la Franche Comté ou Bourgo-gne trans-ararique , ou de delà la Sône ; il étoit sur-nommé le Caprff, Sc un ancien écrivain l’appelle CornesTratjJ' gonnanus. Ce sot lui que lc roi Robert chassa duduché de Bourgogne , dont il s’étoit emparé engrande partie , Sc i’obligea de so contenter de son comté.

La Bourgogne inférieure , c’est-à dire , ce qu’on ap-pelle aujourd’hui le duché, sot à la fin donnée par Char-lemagne à Hugues ion fils naturel, {ìirnornnie le Grand& l’Abbé. Voycz.au mot Bourgogne.

C’est an sçavant M. de Buffon, qu’on est redevablede la découverte des marbres de Bourgogne. En 1740,il en fit polir quelques morceaux des carrières <^ui fontauprès de Monbard. Le fond eu est gris, semé de ta-ches brunes, & veiné de blanc, de rouge Sc de jaune.On en a découvert depuis une infinité d’autres. La plusestimée est celle de saint Romain, à une lieue ouest deBeaune. U y a del’albâtre, ou de la briche qui le dispu-te en beauté aux marbres d’italie. On trouve du granit,même du jaspe, près de Sémur, d'Avalon & dans leCharolois. On a exposé des pièces de rous les marbresde Bourgogne dans le magasin qui est au palais des étatsà Dijon.

Il se fait en Bourgogne un commerce considérable defer.

Le gouvernement ecclésiastique s’étend dans quatreprovinces ecclésiastiques, qui font, Lyon, Sens, Besan-çon & Vienne. Il y a en Bourgogne soixante quatrevilles, quatre vingt-douze bourgs, plus de dix-htm centsparoisses, six églises cathédrales, trente-trois collégiales,dix abbayes de Bénédictins, neuf de Bernardins, troisde Génovéhns, dix-sept commanderies de Malthe,neuf Chartreuses , six séminaires, vingt nn couvents deCapucins, six de Carmes, cinq de Jacobins, Sc quatremaisons de l’Oratoire.

Entre les célébrés écrivains auxquels cette provincea donné naissance, on compte saint Bernard, Saumai-se, Bossuet , Buslì Rabutin, la Monnoie, les Cre-billons, Pirron, &c.

BOURMONT, en latin Burnonìs morts , bourg deFrance, dans le Barrois, au Balsigm, fur une monta-gne près de la Meuse, & fat la frontière de Champa-gne , à neuf lieues de Chaumont vers le levant. * Baudr.éd. 1703.

.BOURNEUF, village de France, en Bourgogne,bien bâti, & en forme cìe bourg, de la paroisse de Tou-che, du bailliage &c recette de Châlon sor-Sône, Sc dacomte de Chamilli. Bourneuf n’est séparé de la paroissede Mercurey que par un ruisseau qui a fi source auvillage d’Aluze, passé sous la montagne de ce nom , Screnaissent de l’autre côté, il divise Bourneuf & Mer-curey. C’est Je grand chemin de Châlon à Autun, & J’ ony voit des restes du chemin romain de lune de cesvilles a 1 autre. Les vins de Bourneuf ne font pas demoindre qualité que ceux de Mercurey qui font ex-cellons. *Garreau, Desc.de la Bourgogne, édition de1754 -

BOU ior

BOURNIQUET , en latin Burnkhìldìs c a ft rum , pe-tite ville de France en Guiem.e, dans le Qturci, furl’Aveyrou , aux confins du haut Languedoc & d e l’Al-bigeois, à quatre lieues de Montnuban, à Forient, enallant vers Viilesranche, avec un château fur un rocher,â deux lieues au délions de saint Antomn vers Negre-pehsse, donc elle est á pareille distance. * Baudr and ,éd. 1705.

Le BOURNIQUET, lieu dont i! est parlé dans lespoésies du pets du Cerceau, n e st très-diflerent dela ville du Quercy , ce pere soi - même dit quec’est une madon dans le fauxbotirg d’Orléans oùdemeuroit le cardinal de Bouillon avant fa sortie deFrance.

BOURNONVILLE, lieu de France, en Picardie,dans le Boulenois, ll sot érigé en duché Fan 1600, enfaveur d’Alexandre de Bournonvilse, comte de Hennin.Les lettres de cette érection ne furent point vérifiées,Sc le duché est éteint, comme le remarque Piganioíde la Force, dans fa description de la France, t. 3, p.44. Il y avoit pourtant entre les plénipotentiaires de famajesté catholique au congrès de boissons un seigneurqui portoit le titre de duc de Bournonville.

BOURO, isle dselsie, dans la grande merdes Indes,entre l iste des Celebes & l iste de Ccram. De l’Ifie.écrit ce nom Burro ll ne paroît pas que les Européensy ayent aucun établissement. Ce géographe la comptepour l’une des ìfles Moluqucs. * Baudrand , édition de1 7 °C

BOURON, viile de Turquie, en Europe, dans laRomanie, & dans fa partie méridionale, au midi dulac de Bouton , avec un évêché des Grecs, au nordôc à quinze milles de la côte septentrionale de l’Ar-chipel. * Robert de Vaugondy , cartes de la Grece.

Le Lac de BOURON, lac de Turquie, dans laRomanie. Les anciens Font connu sous le nom deBiftonis palus. Il se forme de plusieurs rivières, dont laprincipale est celle de Bracs, que les Latins appelloientCompfatus, Sc le jette dans F Archipel par un lit, socle bord occidental duquei la ville de Bouton est:située. Voyez. Bistonia & Bistonium Sta-

G N U M.

BOUROU-IERDÉ, ville de Perse, selon Tavernier,'qui dit, après les géographes du pays, qu’elle est à 74*zo de longitude, Sc à 34A 10' de latitude. Il y a quan-tité de bons fruits; mais cequ’il y a de plus particulier,est qu’il s’y recueille beaucoup de safran qui se trans-porte dans tout le pays. ll est som de ce iieu-ià de grandspersonnages qui ont laissé de fort beaux écrits. * Voyagede Perse,l 3 ,c. dernier.

BOURSE. Voyez. Burse.

BOURTANG, fort des Provinces-Unies, dansla sei-gneurie de Gromngue , dans les marais, à huit lieuesde Groningue & à quatre petites lieues du fort d’Eide-ler, fur les confins du bas évêché de Munster. Baudranddit assez mal qu’il est dans 1 a province dans la Transe-silane, c’est ainsi qu’il appelle l’Overiísel, préférant lenon latin au nom vulgaire, ll ajoute que le fort a étébâti depuis quelques années dans le pays de Dren-te, entre des marais, ll devoir dire que ce fore est situédans un grand marais, ôc que ce marais étant foreétendu, est divisé entre diverses provinces qui s’enapproprient úne partie. La septentrionale où est le forede Bourtang, est de la seigneurie de Groningne ; l’orìen-ta le est du bas évêché de Munster, la méridionale est dacomté de Bcnthem, & l’occidentale est du pays deDregte.

BOURI, 011 Bovriu » village d’AIIemagne, au cer-cle de Westphalie,dans l’évêché de Liège. Ortélius acru que ceroít une ancienne ville nommée Elurent* iCluvier au contraire prétend qu ’Eburortia étoit, non uneville particulière, mais le pays du peuple nommé Èbu -rôties Voyez. Eburoni a.

BOUSQUET , ( le ) lieu particulier de Fisse de Mal-the; lieu de plaisance du grand maître. Nous l’avons déjadécrit à l’article Boschetto.

BOUSS AC, petite ville de France dans la partie mé-ridionale du Berri, & vers les frontières du BourbonnoisSc de la Marche, elle n’a environ que cent maisonsmais elle est ceinte de murailles flanquées de tours

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