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«dix toises Fune deTautre. Les deux tiers de cette ville fontfurie bord des précipices& íur des rochers escarpés, iln'ya qu’un leul côté où les charrettes puillent aborder, Ôcqui n’a pas soixante pas de largeur.-Elle a trois portes,la grande, la porte Gaunat, & celle Fortereau. Le châ-teau joint la ville, & est bâti lur un rocher presque mac-cdsible. Les murailles en font fort épastles Sc munies-de tours, dont Tune est des plus hautes Ôc des plus gros-ses qui íe voyent. Ce château, excepté la groílè tour, aété bâti par Jean de -tìrostè, maréchal de France. *Pigamol de la force , Descr. de la France ,t. 6 , p. 46.
ISOUiSEVlLLER, ou Buschweiller , (la Sei-gneurie de; pair canton des .pays réunis de Lorraine,aux confins de l’Alíacc, entre la principauté de Lutzel-llein ôc les seigneuries de Neuville ôc de Lichtenberg ;c'est un ancien fiefdel’églisede Metz en 1436 Sc 1461.,-Sc par les comtes de Deux Ponts Sc de Hanau qui lucce-detent à la maison de Lichtenberg, donc le dernierTiommé Louis, ne lailíà que deux filles qui fuient seshéritières. Anne épouía Philippe, comte de Hanau ; &Eíizabeth , Simon Vecker, comte dc Deux Ponts. Phi-lippe IV, comte de Hanau, acquit la portion des com-tes de Dctix-Poots, par son mariage avec Marguerite-Louise, fille de Jacques, comte de Deux-Ponts, Ôc de-puis te temps-là les comtes de Hanau ont possédé cetteseigneurie-, laquelle consiste au bourg de Buuílèveiler,& cPingWeiler, & aux villages d’Obersulzbac, Neder-íùhzbach , Outweiler , Menguenhot, Qii-s- htwillec ,’Mn telhoulen, Orzenheim, Frangucnheim, ôc Volthim.Voyez. l’article Hanau Lichtenberg. * D Audifret ,Geog./. i,p. i7i .
Piganioi de la Force, dans fa description de la Fran-ce, t 6, /> 341, nomme ce lieu Booxviller , Sc enfait une petite ville ou'il décrit ainsi : Bouxwiller estune peutc ville située dans un fond, au milieu de troismontagnes dont elle est commandée, jusqu’á voir distin-ctement tous ceux qui palíènt dans les rues. Son enceinteest de maçonnerie de vingt-cinq pieds de hauteur, per-cée de crcnaux aslèz éloignés les uns des autres, Sc flan-quée de tours d’espace «n espace. Il a un chemin deronde couvert de tuiles, qui communique tout autourde la place. 11 reste au pied du mur quelques vestigescfunefauílè braye qu’il y avoit autrefois, de même que-du revêtement du folié qui est large de huit à neuf toiles{k dans lequel est une petite fontaine dont on peut rete-nir l’cau quand 011 veut. Le comte d’Hanau a (on châ-teau dans l’endroit de la ville le plus bas. II n’y a d’autrcdéfense qu'u n folié qui l’entoure, Sc qui a dix ou douzetoises de largeur fur dix de profondeur. Les environsde cette ville (ont très-fertiles.
BOUSSOLE, instrument qui par le moyen d’uneaiguille de fer touchée avec la pierre d’Aiman, sert àfaite connoître de quel côté est le nord du lieu où l’one st> sur tout sur mer, même sur terre, en des lieux-qu’on ne connoît pas aflez pour s’y orienter. Cet instru-ment seroL d un uíage très-simple & d’une utilité beau-coup plus grande qu’i! n est en effet, si! montroit tou-jours exactement le vrai nord; mais on a observé qu’ils’en écarté plus ou moins en divers lieux, Sc c’est cequ’on app e ^ e & cette déclinaison est su-
jette à de grandes variations en un même lieu , & aprèsquelques années elle n’est plus la même. L'histoiredes observations qu on a faites à ce sujet en divers lieux& en divers temps est quclq ue dmse de bien curieux.On s’est trop hâté de dreiler des systèmes généraux pourconnoîtfe les longitudes par le moyen de ces íystêmes.D'autrcs observations qui ne s y accordoient pas onttout renversé. Cette histoire mériteroic d’avoir ici faplace, mais elle demande trop d’etendue, & nol)S [ aréservons pour la publier à la fin de cet ouvrage. Auflî-bien c’est un traité indépendant qui vaut bien la peinedette donné à part.
I. BOUTA, ancienne ville de la Libye intérieure,selon Ptolomee, /. q., <j. En grec B mût*. Ce mot est
de trois syllabes, Bo-u-ta. Celte ville étoic vers laíburce du fleuve Ciniph Ct
1. BOUTA, ville de la Prude Polonoiíè, au terri-toire de Mirchaw, cinq milles géographiques & au fud-ouest de Dantzig, a un peu moins de deux ôc demide Mirchaw* Sc à cinq quarts de mille de Bernn.
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Il ne faut pas la confondte avec Butow.
BOU 1 AN, royaume des indes, d’une fort grandeétendue, maïs dont 011 n’a pas une exacte connoillance.Voici ce que Tavernier, dans ion voyage des Indes, /•3 , c. 15, témoigne en avoir appris des gens du paysqu’il a trouvés a Patna, la plus grande vihe de Ben-gale , ôc la plus íameuíe pour le negoce , d’où part tousles ans une caiavane lur la fin de décembre.Cette ca-ravane arrive le huitième jour à Gorrochepour, der-niere ville de ce côté-la des états du grand Mogol, oàles marchands fonr leurs provisions pour une partie duvoyage. Deia jusqu’au pied des hautes montagnes, ily a huit ou neuf journées ou la caravane loutíre beau-coup, a cause que le pays est plein de forêts, oùíonCquantité cl éléphant. Clivages, qui viennent fans biuicemporter les vivres dont Us ft peuvent saisir. Ces mon-tagnes font connues aujourd’hui lous le nom de Nau-grocot, ôc on ne les peut palier en moins de neuf oudix jours. Comme elles lont son étroites, avec degrands précipices, quunntc de gens descendent de diverslieux, ôc la plus grande partie est de femmes ôc defilles., qui viennent faire marché avec ceux de ia cara-vane pour porter les hommes, les marchandises SCles provisions au-delà de ces montagnes. Ces femmesont un boutlet fur les deux épaules, Sc elles y atta-chent un gros coussin pendant lur le dos, fur lequelIllumine est assis. 11 y a trois femmes qui íe relayentpour porter un homme tour à tour ; ÔC quant aux pro-visions & au bagage, on les charge íur des boucs,qui portent jusqu’a cenrcinqua; te Uvres, e^ux qui veu-lent mener des chevaux lont contraints souvent dansries paíîages étroits Sc dangereux , dc les faire guindéeavec des cordes. Au sortir de tes montagnes on a desbœuf, des chameaux dc des chevaux, ôc même despaleikis pour voiturer jusqu’a Bouian. Le pays est bon,& il y croît du bled, du 11s, des légumes, ôc du vinen abondance. Tout le peuple, lant hommes que fem-mes, s habille 1 été de giolle toile de coron ou dechanvre, ôc ('hiver de gros drap qui est presque defeutre. La coèfíure des uns dc des autres est un bon-net , autour duquel il y a pour ornement des dents deporc , avec des morceaux ronds ex caries d écaille detortue, grand comme une de nos pièces de quinze fols.Les plus riches y mêlent ries grains de corail ou d’ambrejaune , dont leurs femmes íe lont aulh ries cothers. Ilsportent tous des btaUeiets au bras gauche, depuis lepoignet jusqu au coude, mais ceux ucs femmes fontfou étroits. Ceux des hommes lont de la largeur dedeux doigt», ils ont à leur cou un cordon de foie où ilspendent un giain de cotail ou d’ambre jaune, ou unedent de porc qui leur vienr lur i'estomacb, & á leurcôté gauche ris ont des ceintures, où des dents de porcpendent encore a des attaches de ces mêmes grains decorail ou d’ambre. Ils font idolâtres, & ne laiflenr pasde manger de toute torte de viande, hormis de lavache qu ils adorent, comme étant la mere nourricede tous les hommes. Ils aiment fou lVau-de-vie ; Scquand ils ont fini leur repas , ils brûlent de l’ambrejaune. On fait un fort grand trafic de nuise dans leroyaume de Boutan , & c est ou l'on trouve la plus ex-cellente rhubarbe. Il y croît de la íemencine, qui estde la poudre aux vers , ôc d’autrcs Icrics de drogues.Ce pays est auiìi tore aoondant en marnes, ce qui faicqu’on en apporte de belles fourrures Les peuples deBoutan lont gens robustes (k de belle taille î mats ils oncle viiage un peuplac, Ôc surtout le nez. Les femmesfont plus glandes Ôc plus vigoureuses que les hommes,qui ne íçavenc ce que c est que le métier de ia guerre.Le grand Mogol seioit a traindte pour eux ; mats de cecôré-là, qui est à leur midi, tout Ie pays est plein dehautes montagnes Le de puisages étions, Sc il n y a quedes bois du côté du nord , Sc presque toujours ries nei-ges. Au levant Ôc au couchant, ct lont de vastes deíerts,où l’on ne trouve guère que des eaux a mer es. Sc cequ’il y a dc pays appartient à des rajas , qui n’onc pasbeaucoup de forces. Le roi de boutan a toujours lept ouhuit nulle hommes pou, ta garde,Leurs armes ordinairesfonr I arc & la flèche. La plupart ont aufli la hache dcla rondache, avec une pointe de l'autre côte, commeun marteau d’armes. il y adéya long temps qu’ils ont