Quelques places fur la côte de Coromandel enAsie, comme Gondelour, Madras ou le tore saintGéorge, Visigapatan, Ganjam & autres lieux où lesAnglois ont leur part du commerce des Indes orien-tales.
La Mer de BRETAGNE, la Manche ou Canal ,détroit de l’Océan, qui s'étend entre les côtes au nord ,& celles de France au sud, depuis les ides d’Ouelîantjusqu’au pas de Calais, où commence la mer d’Allema-gne. * Baudr. éd. r 70;.
La Nouvelle BRETAGNE, pays 6c presqu’iíle deì’Amérique septentrionale, au Canada, au nord dugrand fleuve de saint Laurent & de l'ide de Ter te-Neu-ve , au midi des nations du nord, 6c à l’est de la BayeSauvage 6c de la Baye de Hollande-. On y a bâti laNouvelle Brest furie cap méridional, vis à-vis deBelle-Iíle ; elle s’érend en largeur depuis le ; i d de latitu-de jusqn’au 5 5 , & peut avoir quatre-vingts lieues delongueur. L’air y est trèá-froid, 6c le terroir stérile. LesAnglois n’y en tirent que des peaux de castor. Ils y ontconstruit le fort Charles.
Ce font les François de la province de Bretagne quiont ainsi nommé ce pays. De l’ifle n’y a point eu d e-gard, & appelle petits Eskimaux ceux qui occupent ceterrein dans ía carte du Canada. C’est la partie la plusorientale de la terre de Labrador.
BRETANI&
BRETANIA. Voyez. Grande Bretagne.BRETENHAM, 011 plutôt Brettenham, villaged’Anglererre, dans la province de SuísoIck,fur la rivierede Bretton. C’est le Combretonium de ^itinéraire d’An-tonin.
ï. BRETEUIL, petite ville dc France, dans la hauteNormandie, avec titre de comté : elle est située fur la ri-viere d’Iton, à six lieues d’Evreux, entre cette ville & cellede l’Aigle, de Verneuil, de Couches, de Damville & deTillers. On y tient marché tous les lundis 6c les same-dis , & il y a foire le jour de saint Marc. La ville deBreteuil fut donnée à Robert de Montfort par Henri II,duc de Normandie & roi d’Angleterre, &c Amicie, sœurde Montfort, la vendit au roi Philippe-Auguste, lan1210, ensuite elle devint le partage de Charles roi deNavarre, qui la céda Fan 1410, au roi Charles VI, enéchange d’autre terres. * Corn, Dict. Mémoires drejfe'sfur les lieux en 1 705.
2, BRETEUIL, petite ville de France, dans le dio-cèse de Beau vais : elle est située à six lieux d'Amiens,entre Mondidier, Crevecœur & Conty, au deíïòus dessources d’un ruisseau, qui forme un étang, d’où íort unepetite riviere. On voit en cette ville une abbaye de Bé-nédictins de la congrégation de saint Maur, du thre deNotre Dame de Breteuil, en latin Beata Maria de Breto-l ‘°,dont dépendent íept prieurés & vingt-huit cures. LesNormands ayant ruiné cette abbaye, elle fut rétabliepar le c ornte Gilduin ou Hilduin, qui obtint du pape LéonIX, la confirmation de Ion revenu Fan 1050. L’églifefut consacrée l e 2 5 de mai 116;, par meílire Barthélé-my , évêque de Beauvais. Le roi en est patron. Ce Gil-duin étoit comte de Breteuil 6c de Clermont, & Vicom-te de Chartres- Il y a plusieurs chapelles à Breteuil, fça-voir celles de la Vìerge, <J e sej nt j ean } Ju ehâteau, desMaladreries & de l’hotel-fiso^ On y tient toutes les se-maines un marché considérable fous une fort grandehalle. * Corn. Dict. Mémoires dressés fur les lieux.
Louvet, histoire du Beauvoisis, croît que c’est l’an-cicnne Bratuspantium. Voyez, ce mot.
BRETIGNI, village de France, dans l’isle de France,fur la riviere d’Orge, au-destous de Montlheri, & à unelieue plus bas que Châtres, où fut conclu en r;6o, letraité de paix entre Jean, roi de France, A Edouard,roi d’Anglcterre. Il est à remarquer que la plupart deces auteurs se sent trompés au sujet de ce village. Commeil est à une lieue de Châtres, lieu qu’ils ne connoiffoientpas , ils ont dit qu’il étoit mis pour Chartres, quoiqu’auxenvirons de cette ville il n’y ait aucun lieu nommé Brett-gni. Celui-ci est a cinq lieues de Paris au midi, en allantvers Etampes. * Baudr and, édit. 1705.
Le vin du territoire de Brerigni étoit si mauvais qu’ilavoir p aisé en proverbe, pour dire du vin désagréa-ble. On ajoute qu’il falloir danser les chevres. Le Beuf,
B RE
âtoc. de Paris ,prétend que ce dernier proverbe vient dece qu’un habitant de ce pays, nommé Ghévre, avoirla folie, quand il étoit ivre, de faire danser fa femme& fes filles.
M. le président Hainaut, d’ailleurs si exact dans Fex-cellent ouvrage qu’il nous a donné fur Ehistoire deFrance , a placé ce village près de Chartres.
BRETINA, ancienne ville d’italie , aux pays desInfubres, selon Ptolomée , /. 22, c. 6. On croit quec’est aujourd’hui Barlafina , village entre Milan 6c Corne.Corneille , Baudr and , Dict.
BRETOLAìUM, ville des Lusitaniens, dans lesterres, selon Ptolomée, /. 2 , c. 5. Molet croie quec’est Bretulla village dans la province d’Alentejo, enPortugal.
BRETON. ( le Cap ) Voyez, an mot Cap.
BRETON, (le Pertuís ) Voyez. Pertuis.
1. BRETONS, ( les ) anciens habitant, de l iste de laGrande Bretagne.
2. BRETONS, ( les ) habicans de la Bretagne, pro-vince de France.
1. BRETTEN, ville d’Allemagne, dans la Suabe ,au Creichgou : elle appartient à sélecteur Palatin, avecson bailliage ou territoire : elle est petite, & située furla frontière du Wirtenberg, dont elle faifoic partie, àdix mille pas de Phihíbourg au levant. * Buudrand, éd.I 7 °s. G’est la patrie du fameux Melanchton.
\ ìì" ER-ETTtiN , petite ville de Suede, dans la Dalie,a Fextrémité la plus occidentale du lac Vener, prochela Gothelba. Elle est différente de VenerSnrç ouVaneríborg, avec laquelle Baudrand la confond. * Ro-bert de Vaugondy , Couronnes du nord.
BRETTENHAM. Voyez. Bretenham.
BRETT 1 GAU, vallée de Suisse, au pays des Grisons,entre le Rhin & le comté de Tirol, le long de la rivierede Lanquart. La forteresse de Castels en est le principallieu.
1. BREVAL, seigneurie de France, en Normandie,près de la ville de Cherbourg.
. 2. BREV AL, abbaye de France, en Normandie , audiocèse de Rouen. Ce font des dames de 1 ordre de C!-teaux.
BREVAL ou Breuil-Benoit, prieuré de France,'en Normandie, ordre de Cîteaux, dans la paroiffè deMarcilli, au bord septentrional de ia riviere d’Aure,en Normandie, à íept lieues d’Evreux, du côté du midi»
* Baudr. éd. 1705.
BREUBERG, (le) petit pays d’Allemagne, dans lecercle de Franconie, le long du Me y n, entre le comtéd’Erpach & l’archevêché de Mayence : il peut avoircinq lieues de longueur, & une ou deux de largeur Oun’y trouve que des villages, & le château de Breuberg ,dont il a tiré son nom. C’est une seigneurie qui appar-tient en commun aux comtes d’Erpach 6c à ceux deWertheim; & ce fur Rodolphe, comte de Wertheim,qui Facquit en Epousant élizabeth, héritière de Michel,seigneur de Breuberg. Les comtes de Lceuwenstein 1 »postédoienr avec les comtes d’Erpach depuis la trans-action qu’ils firent en 15 51 j ils y dérogèrent depuis lesuns 6c les autres ; fçavoir, Jean Thíerri, comte deLceuwenstein, Fan 1637, lorsqu’ils demanda à Fempe-reur d’avoir seul le droit d’y tenir garnison dans le châ-teau de Breuberg; & George Albert, comte d’Erpach,Fan 1644, par l’invasion de ce château. La transactionconfirmée tout de nouveau par les traités de Westpha-lie, dans le quatrième article desquelsil est dit que lamaison d’Erpach, 6c particulièrement les héritiers dcGeorge Albert, feront rétablis dans le château de Breu-berg, & dans tous les droits dont ils jouilíent en com-mun avec les connés de Lœuwenstein, tant pour ce quiconcerne la direction de la garnison que pour les autresaffaires. * D'Audifret , Géogr. t 3
BREUCI, ancien peuple de la Pannonie, selon Pto-lomée , /. %, c. 1 6. Pline, /. 3 , c. z 5, ses met auprès dela Save. Scrabon,/ 7 ,p. 314, & Dion Calfius,/. 55,p. 568 , parlent aussi de ce peuple.
BREUCOMAGUS. Voyez. Brocomagus.
BREUL, lieu particulier de France, dans la Brie. Ilest remarquable par l’hermicage de S. Fiacre, dont ilporte le nom.