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BREUÍL-BENOIT , (le) Brolium Benedicîì , abbaye d’hommes de l’ordre de Cîreaux, filiation deVaux de Cernay, en Normandie, diocèse d'Evreux ,fil r !a gauche de la riviere d’Eure , entre Dreux & Anet,fondée l’an r i;7-
BREUIL-GRÓLLAND ou Bois-Grolland, abbayede France, en Poitou. Voyez. Bois Groll and.
BREUIL HERBAUD , Brolitim Arbaudi , abbayed’hommes de Tordre de saint Benoît, dans le diocèse deLuçon , près de Paluau, dans les bois.
BREUNA, riviere de Suisse, dans les bailliages d’íta-lie, où elle coule dans une vallée que Ton appelle Val-Breuna, Óc par corruption Val-Brenna ou Val Bregna.Cette vallée est le troisième ôc le dernier de ces troisbailliages, qui est long ôc étroit, enclavé entre le Livincr-Thal, du canton d’Uri, ôc le Galanker-Thal, qui est desGrisons. Les Latins la nomment Vallis Plenia , les Alle-mands Palenz.er-Thaï , ôc Breuner-Tbal. Ce derniernom lui Vient de Breunes, anciens peuples dont Pline faitmention entre les habitans des Alpes, ou de la rivierenommée Breuna , qui l’arrole, Ôc non pas Brenna,comme les cartes la marquent d’une cartographe vicieuíe.Cette riviere y prend fa lource dans Textrémité du pays,dans le Vogelberg. Cette vallée contient un petit nom-bre de villages, dont les principaux íont Palewca , d’oùvient le nom de Palenz.er-Tbal , rapporté ci dessus,Marvalia; Abeliafca , en allemand Abloefih. Auprèsde ce dernier, dans les rochers des montagnes qui sépa-rent cette vallée d’avec le canton d’Uri, on tiroir autre-fois des escarboucles, qui ne cédoient en rien â cellesqui viennent de Tonent; mais comme la depense qu il yfailoit faire surpasloit le profit qu’on en tiroir,on a aban-donné la recherche de ces sortes de pierreries. Il se trou-ve aussi dans la mème vallée des mines de cuivre ôc deplomb, où Ton travaille. * Delices de laSmJseft. 3,f. 51 6.
1. BREUNI, ancien peuple de la Vindelicie, selonPtolomée, /. z, c. 13. Aventín croie que c est présente-ment Perlacherbeyd,\\ ajoute qu’ils lont nommés Brennipar Horace & par Florus.
z. BREUNI, peuple des Alpes, chez les Lepontiensselon Pline, /. 3, c. zo. Voyez. BreunaÎ
BREVOGNE, petite riviere de France, en Norman-die , dans le Cotentin, où elle a quatre sources, dontles principales viennent de la forêt de saint Sever. Etantréunies elles pallènt fous les ponts Gentil & à la Malade,proche Clinchamp-, Pont-Vieil, près de Coulonce.Cette riviere, grossie de quatre ruilíeaux qui n’ont pointde nom, tombe dans la Vire, au-deílus dEtouri. * Com.Dict. Vaudome , Manusc. géogr.
BREWQOD, bourg d’Angleterre, dans la provincede Stafiord. On y tient marché public. Etat présent dela Grande Bretagne , t. 1.
BREVOORT, petite ville des Pays Bas, aux Pro-vinces-Unies, dans le comté de Zutphen , fur les con-fins du pays de Munster. * Diction, géogr. des Pays-Bas.
BREUSCH, (la) riviere de France, dans T Alsace.BREY, petite ville d’Allemagne, au pays de Liège,fur les frontière du Brabant, au comté de Lootz, envi-ron à quatre lieues de Mas-Eick.
1. BREYN, bourg de TEcoíIè septentrionale, dansle comté d’Assint, avec un château lut le lac qui portele même nom. * Batidr. éd. 1705.
z. BREYN, lac de TEcolsè septentrionale, dans lecomté d’Assint : il s’érend en forme de golfe de Test âl’ouest Tespace de quinze milles, & se rend ensuite dansl’Océan occidental. * Baudr. éd. 1705.
BREYSICE1. Voyez. Breisich.
BREZÉ, bourg de France, en Anjou, avec titre demarquisat, au midi de Saumur. * Baudrand, édition de1705.
BREZOLLE , bourg de France, dans le Perche , àtrois ou quatre lieues de Verneuil. * Baudrand , édit.1705.
BREZOLS, bourg de France, dans le Querci,prèsde la ville de Montauban.
BR1ADA, ville d’Asie, daus la Pisidie, Félon Artemi-dore cité par Strabon , 1 . n,p. 570. Le nominatif grecest Brias.
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BRIANÇON, vide de France, dans le Datiphiné, à feptlieues d Embrun. Gette ville est ancienne, ôc siruée dansla partie la plus haute du Dauphiné,íous un château qui estíur un roc escarpé. Ceux de la ligue s’en saisirent dans lexvi siécle, mais Lesdiguieres la leur enleva en 1590.Deux ruilíeaux, dont Tun porte le nom de Dure, & Tau-tre celui d’Auce, le joignent au-dellous de Briançon»ôc compolent le nom £k la riviere de Durance. La man-ne de Briançon pâlie pour la sixième merveille du Dau-phiné, on la recueille près de cette ville lut les feuillesd’une espece de pin qu’on nomme Meleze. La man-ne tombe la nuit fur les feuilles de cet arbre, ôcse fond au premier rayon du soleil. Elle n est ja-mais si abondante que pendant les chaleurs excessi-ves. A quelque distance de cette ville on trouveune roche percée que Ton appelle PtRrois Rostang,au-dellùs de 1 entrée de laquelle on lit cette inscription,D. C&fan Augujlo dedicata. Salutate eam. * Pigan'tolde la Force, t. 3, p. Z41 , 8c 161, Long, 14 e1 zo , lac.44 d 5 Sb
Il n’y a jamais eu devêché à Briançon ; je ne fçaisfin quel fondement Huhner y en place un.
BRIANÇÛNNET , forterelîe de Savoie , dansla Tarentaiíe , auprès de la ville de Moustiers.C’est un rocher rond, inaccessible de tous côtés,si ce n’est du côté de la riviere où font deux ou troiscents degrés pour y monter j il fut pris Tan 1600 , fous lerégné d’Henri IV, par le duc de Leídiguìeres. Le passagecommun de la Savoie à la Tarentaise, Sc delà d Tltalie,est en ce r endroit, & il étoit ailé de le garder parle moyen de cette forteresse, mais elle est presqueruinée. * Baudrand, édition de 1705. Davity ,Savoie.
BR1ANÇONNOIS, (le) pays de France, dans leDauphmé, á Torient du Grailivaudan, & à l’occidencdu Piémont. Il failoit autrefois partie des Alpes Cot-tiennes, ôc ensuite du marquisat de Suie, dont on croiequ’il a été démembré. Briançon sa capitale, en latinBrigantio , qu’on écrit quelquefois Brigantia ou Vri-gantta, étoit une des villes des Segusiens, comme Pto-lomée le remarque, c’est-à dire du territoire de Suie.L’empereur Julien, dans fa lettre aux Athéniens, dit queBrigantia étoit dans les Alpes Cottiennes. L’itinéraired’Antonin &c la carte de Peutinger marquent Brigantio ,ÔC Ticinéraire de Bourdeaux á Jérusalem sous Constan-tin , place Briançon dans les Alpes Cottiennes, commefait Fauteur de la carte de Peutinger. Le Briançonnoiss’étendanc des deux côtés des Alpes, étoit encre les deuxroyaumes de Bourgogne & d’Italie , 8c le pays étant en-vironné de montagnes de très-difficile accès, les habi-tans étoient presque libres. On ne sçaic point en queltemps ils reconnurent le dauphin de Viennois ou lescomtes d’Albon ôc de Graihvaudan. Mais on veut quedu temps de Frédéric. BarberoulTè, Guignes, qu’on nom-moit aussi dauphin, obtint le droit de battre mon*noie dans la bourgade de Cezane, au pied du moncGenevre. 11 lui accorda aussi une mine d’argént quiappartenoit à TEmpire dans TEmbrunois, à Rame ouRoame, qui est un lieu fort ancien, puisqu’il en éli-sait mention dans Ticinéraire de Bourdeaux à Jérusalem,ôc dans celui d’Antonin. * Longuerue, Desc. de la Fran-ce , part. 1 j p< 3 1 4* .
A l’égard des habitans du Briançonnois, ils avoiencleurs loix ôc leurs libertés particulières distinguées decelles des sujets du dauphin , & ds ne vouloient recon-noître leurs princes , même ceux de la maison de Fran-ce, qu’à la charge de les maintenir dans letac où ilsavoient été de temp s immémorial. Les dauphins pre-noienc la qualité de marquis de Cez.ane, & toutes lesdépendances du Briançonnois qui sont à Torient desAlpes, du côté du Piémont, & qui pour le spirituel onctoujours fait partie des diocèses'de Turin Ôc de Salaces,ont été cédé pár Louis XIV, au traité d’Utrecht Tan. 1713, au duc de Savoie, qùi en échange a cédé à laFrance, tout ce qui lui appartenoit à Toccidenr des Al-pes , dans le diocèse d’Embrun.
BRIANEA COLLIS, colline d’Asie» quelque partvers la Galatie ; il en est fait mention dans la vie de S.Théodore abbé. * Ortel. Thef.
BRIANTICA, contrée de la Thrace, On la nom-