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dans la place d’armes; il y a un simple logis de bois alfezlong, construit à la maniéré polonoiíe, pour servir delogement au gouverneur.
Le délions des bastions est encore disposé en loge-mens destinés pour la garnison, avec des écuries pour iacavalerie : ce font de larges voûtes portées fur un seulpilier planté au milieu; & tant celles ci que celles descourtines, quoique d’une épaisseur &i d’un ciment à le-preuve, ôc quelles soient encore chargées de dix piedsde terreau moins. Il y a un beau puits au milieu de lacour ; & un arcenal fous une courtine, bien pratiqué Scfort à couvert. Les deux bastions de ia face qui regardela ville ont des cavaliers fort élevés, 6c tous une belleartillerie de fonte, marquée aux armes du seigneur ; en-tr’autres pièces, huit ou dix coulevrines de douze livresde baie, d’une grandeur considérable, avec grand nom-bre d’autres moindres. L arcenal est fourni aussi de toutl’atirail de guerre imaginable , boulets, carcalles , gre-nades de fer & de verre, chaînes, cartouches, mortiersbombes, armes, enfin généralement de tout ce qui sertà défendre une place ; en quoi paroît principalement lapuissance du maître qui l’a faic bâtir 6c fortifier. * Anec-dotes de Pologne, t. 2, p. 303.
BRODZIECK, petite ville de Pologne, dans la Li-thuanie , fur la rivière de Berezina, au palatinat deMinski, à trente-quatre lieues de la ville de ce nom. Del’Isle n’en faic qu’un village. * Baudrand , édition de
1705.
BROECK) (prononcez Brime) gros village de la Hol-lande septentrionale, dans le Wateríand, fans la jutis-diction de Mònikendam , fur la route d Amsterdam acette ville, par Buytkslooc. Il est remarquable par larichesse de ses habitans, qui font un rrès-gros commerceà Amsterdam, principalement en grains Sc en bestiaux,qu ils font venir des pays étrangers. On les voit auxjours de marché, à la bourse, négocier des lettres dechange qui feroient peur à bien des banquiers dans debonnes villes de France 5 c d’Ailemagne.
Baudrand appelle Brockermer ou Btoukermer, un lacde Northollande, entre Amsterdam 6c Monnikendam.II ajoute que les habitans l'ont desséché, 6c en ont laitde bons pâturages ; il veut dire fans dôme le Nater-land.
BROITSCHIA, ville d’Asie dans l'Indoustan, à dou-ze lieues de Surate, 6c à huit de la mer, fur une rivierequi vient des montagnes, qui séparent le royaume de Dé-can d’avec celui de Balagate : elle est bâtie íur une mon-tagne assez élevée, 6c a des murailles de pierres de tailleallez bonnes pour mériter dette mise au nombre desfortes places du pays. Du côté de terre elle a deux por-tes, & deux autres petites fur la riviere par laquelle ony amene beaucoup de bois à bâtir, qu’on n’ofe déchar-ger fans la permiffion expreíse du voyageur. On y faitgarde tant pour- la place même , qui est fort considéra-ble, que parce qu on y fait payer deux pour cent detoutes hs marchandises qui y passent. La ville est assezbien peuplée, aussi bien que fes deux fauxbourgs ; maisil y a fort peu de personnes de condition. La plûpart deshabitans font des ristèrans, qui y font cette forte de toilede coton que l’on appelle Bas t as ; ce font les plus fines detoutes celles qu on fait daos la province de Guzurate.La jurisdiction de la ville de Broitschia s’étend fur quatre-vingt-quatre villages, dont le domaine lui appartient,& autrefois son territoire comprenoit encore trois autresvilles qui ont aujourd’hui leurs gouverneurs particuliers.Toute la campagne des environs est plate 8c unie , si cen’est qu’á cinq ou six lieues de-lâ, vers le stid-est, parois-sent quelques montagnes nommées Pindatfche , qui s’é-rendent jusqu’au delà de Brampour, & qui font très-fertiles, auslì-bien que le reste du pays, où il vient duris, du froment, de Forge 8c du coton en grande abon-dance. C'est de ces montagnes qu’on tire l’agathe, doncon fait plusieurs beaux ouvrages, donc on trouve ledébit à Cambaye. Quatre lieues au-dessous de Broit-schia, la riviere se partage en deux branches, qui yforment une ist e d’une demi-lieue de grandeur, au-deíTòus de laquelle ia riviere entre dans la mer par deuxembouchures. Elle n’a point déport, mais feulementune rade, d’autant plus dangereuse, que les navires qui
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peuvent y mouiller à sept brades d’eau s’y trouvent expo-sés á tous les vents. A huit lieues de la même ville qu’onappelle Janhuyfar ou JamhouJer , où l’on fait de l’indigoen fort grande quantité; 6c íur le chemin d’Amadabaton voit le fépulchre d’un saint Mahométan, nomméPolémedony, où les Maures ou Mogols vont en pèleri-nage avec tant de dévotion, que quelques uns fe mettentun cadenat à la bouche pour s’empêcher de parler, Scne 1 otent que dans le temps du repas. * Mande/lo, voya-ge des Indes, L 1.
BROLO, forteresse de Sicile, dans la vallée de Demo-na, entre les caps d’Oilando 6c Negro. * Davis)' , Sicile.
BROMISCUS, ville de Grece, â l’endroit où 1 étangde Bolbé le vuide dans la mer, félon Thucydide, /. i„Elle étoit donc dans la Macédoine, comme le conclutOrtélius. Voyez, Boi.be.
BROiVUTOMAGUM. Voyez, Borubtouagus.
1. BRQMLEY, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Stastord. On y tient marché public. * Etatprésent de la grande Bretagne , r. 1.
z. 8ROMLEY, bourg d’Angleterre, dans la provin-ce de Kent. U a droit de tenir marché public. * Etatprésent de D grande Bretagne , t í.
1. BROMàBERG, pente ville de Pologne, dans laPrusse royale. C’est la inême que Bvdgost. Voyez, cem or.
x. BROMSBERG, ou Bidgost , petite ville de Polo-gne, dans la Prusse royale, au quartier qu’on nommePommerelle, íur la pente ri vitre de Berda, qui fe jettedans la Vilìuls. U y a un collège de Jésuites.
BROMSGROVE, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Wotcester. On y rient marché public. * Etat.présent de la grande Bretagne > r. 1.
BROMYaRD , bourg d’Angleterre, dans la provincede Hetefotd. On y uent marché public. * Etat présentde la grande Bretagne, t. 1.
BRON. P'oyez.'ò. Rembert.
BRONCHOR8T, bourg des Provinces-Unies desPiys-Bas, avec titre de comté, dans le quartier de Zut-phen, entre la ville de ce nom 6c celle de Doesbourg,íur la rive droite de flíìel. * D ict. géographique des Pays-Bas. .. ,
BRONDOLE. Corneille met une ville de ce nom eaItalie, dans le Vicentin. C'est BreKdola.
BRONDOLO, petite iste du go.fe de Venise, au-près de ia ville de Cluoggia; Pline la nomme Brtindu -lus\ le Dandolo Fappellé tantôt Brentalts , 6c tantôcBritndulus : elle est formée par les deux nvieres, l’Adigcdc le Tartaro. Elle reníennoic autrefois beaucoup plusde terrein, 6c étoit très-penplée. La mer qui est devantcette isle fe rellerroit en un port fort sûr, large d’environquatre milles, avec un banc au milieu formé du charia-pe des deux nvieres qui s’y débouchoient, de fortequ’on a vù en même-temps deux armées navales, I unedes Vénitiens, 1 autre des Génois . fans aucune confusionentr’clles. Le territoire qui fut brûlé en 808 recommen-ça à fe rétablir; mais enfune d fut enticremenc saccagémr les Génois Fan 1579. dc pour les en chasser enuere-menc, les Vénitiens détruisirent a coups de canon unchâteau qui étoit séparé de Fille p ar un profond canal.H y en a qui prétendent qu en un lieu de la mer surnom-mée Sairats , Sacré, où f on voit fous seau de vieillesmurailles, st y avoir un monastère de filles de sainteCatherine du désert, qui ont été ensuite transférées àChioggia. On ne voit aujoutd hui a Biondolo d autreéglise que celle de saint Michel, dont le P. Coronellirapporte plusieurs miracles. Elle etoit autrefois très—fréquentée; mais cene dévotion est fort refroidie, & iln’y a plus qu’un seul chapelain. Vers le milieu du siécìapassé, la répubsiq^ v c ou !f t aíîur f 1 « P orts P^ sproches de la capitale, fit elever un fort hexagone à Fen-ttée de cela i-ci ; mais la nouvelle coupure de la Brenre,^ les eaux de divers canaux qui y aboutissent, y ontapporté tant de limon , que cc fort ayant été reculé durivage, est devenu inutile Outre le chapelain dont on aparlé, il n’y a d’autres habitans dans FfiD qu’une feulafamille qui garde les écluses qui soutiennent la Brente ,8c donnent l’enttée dans la Lagune de Chioggia. * Certf*nellí, Ifolar.jwrí. 1 ,p. 6x.
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