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Tome premier. A - B.
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BRONGUS, riviere de la Moesie,où elle feperddans Lister, selon Hérodote. J’en rapporte le passagesu mot Angms .

BRONI, bourg d’Italîe, au duché de Milan, dans lePavefan, à trois lieues de Ravie, Sc à sept de Plaisance& de Tortose. Baudrand dit que c’est la Blandengn ades anciens. Voyez, ce mot.

BRONIIJM, village dont il est parlé dans la vie de5 . Gérard abbé, in Lemacenji Pago, an pays de somme;c’est ce que nous appelions aujourd’hui le pays d’entreSambre Sc Meuse. Il y avoir dans ce lieu une abbayedont ce saint fut abbé vers l’an 931 , & la même linsdoute qu’on appelle aujourd’hui S. Gérard.

BRONS, bourg de France, en Bretagne, environ àcinq lieues & demie de Montcontour, & de la Trinité,à quatre & demie de Comper, Sc à deux & demie de«sogon,près de la Rance, dans l’évêche de S. Malo. *Robert áe Vaugondy, Atlas.

BRONSBROO ou BROMSEBRO, village de Sue-de, dans la Blekingie, aux confins de la province deSmaland, avec t un pont, fur un ruisseau, au fond d’unpetit golfe, où l’on passe en allant par terre de Chrisfia-nople à Calmar, à cinq lieues de cette premiere ville.Ce lieu est célébré par le traité qui s’y fit l’an 164;, entreles couronnes de Suede Sc de Danemarck.

BRONTOTAS, lieu d’Italie, à trois milles de Rome.C’est 011 Anthemius prit possession de l’Empire, selonCassiodore.

BRONTRUT. Voyez. Porentru.BROODWATER, riviere d’Irlande, dans la provin-ce de Munster, où elle prend fa source, au comté deKerry, traverse le comté de Corke, Sc une partie decelui de Waterford, passe à Lismore,à Youghal, Scpuis fe jette dans la mer par une large embouchure. Onappelle austî cette riviere Blackwater. Baudrand , Maty.Robert de Vaugonây , Atlas.

BROQUIERS, bourg de France, avec titre de mar-quisat , dans le Rouergue, fur les confins du Langue-doc , à six lieues de Lodeve , au diocèse de Vabres.

BROSSE, ou BROUSSE, bourg de France, dansh Marche, fur la rivière d’Anglin, assez près de fasource.

BROSSIGNY, pareille de France, dans la Breta-gne, proche Fougères, dans la partie septentrionale dudiocèse de Rennes. Nous ne parlons de ce village qu’àcause d’un étang qui est à son voisinage, Sc qui peutPasser pour une merveille.

Il est situé dans un vallon d’environ trois quarts delieues de circuit, dont il occupe le fond. Indépendam-ment d’un petit nombre d’ifles flottantes qu’on voirfur fa surface, Sc donc quelques-unes font garnies d’ar-bres, il est presque entierement couvert d’une grandeprairie, adhérente à la chauffée, fans tenir aux autresbords de l’étang. Cette prairie est entierement soute-nue fut l’eau ; quand l’étang est plein, elle est de niveauavec la chaussée, & quand les eaux baiflènt, elle for-me une espece de glacis. Son épaisseur est d’environ sixpieds. Cette espece de croûte est d’un tissu spongieux,Sc humide, cependant afíèz ferme pour qu’on puiííè s’ypromener. Cet étang ainsi couvert devroit naturellementêtre peu poissonneux : cependant la pêche y est ttès-absn-dante, & le poisson est gros. Mém.de VAcadémie , 1749.

BROTO, ou BRATOU, bourg d’Espagne, auroyaume d’Aragon, dans les Pyrénées, fur la petiteriviere d’Ara, au dessus d'Aiufa. Ce bourg donne ionnom à une vallée par laquelle on paíse en Bigorre, pro-vince de France. * Baudrand , éd. 1705.

BROTOFS 1 NA, bourg de l’empire Ruflìeu, dansle duché de Moscow , à trente vetstes, on si x fieuesd’Allemagne, de la ville de Moscow.

1. BROU, petite ville de France, fur la riviere dela Douxaine, ( Ouzane ) au-dessus de Dangcau, danssélection de Châteaudun, du diocèse de Chartres, dontles églises font fous le titre de sainte Magdelaine Sc desaint subit,, évêque de Chartres. C’est une des baron-mies du Perche : elle ressortir au présidial de Chartres.

II y a aux environs de Brou les Marnieres dires duFour , qui ont cela de singulier, qu on n’y peut pas tra-vailler depuis le mois d’avril jusqu’au mois d’octobre ,

BRO

parce qu’alors on ne peut y tenir de chandelle allumée.* Journal de Verdun , Oct. 1732.

2. BROU, église de France, en Bresse, â un milleou environ à l’oiient de la ville de Bourg. Marguerited’Autriche, veuve de Philibert II, duc de Savoie, sicbâtir ce beau morceau d’architecture; on a souvent vûles architectes les plus habiles fe détourner de leur route,pour aller examiner ce chef-d’œuvre. Le monastère,l’églife, 8 c les ornemens nécessaires pour le service desautels furent commencés en 1515, Sc finis en 1518.L’églife est médiocrement grande. Parmi ce qu’on ad-mire le plus dans l’intérieur de cet édifice , font lesmausolées qui font placés dans le chœur. Celui qui estau milieu renferme le corps du duc Philibert de Savoie ;mari de la fondatrice. La représentation de ce princeest si finie, qu’il n’y a peut-être pas en Europe une plusbelle statue. Les gentilshommes qui portent les armesde ce prince , Sc qui lont autour du lit de parade, fonccomparables aux antiques du meilleur goût. Le tombeaude Marguerite de Bourbon , mere du duc Philibert, està droite de celui de son fils. On voit au bas de ce mo-nument des pleureuses, donc les figures sont très-recher-chées, Sc finies dans la derniere exactitude. Le mausoléede la fondatrice est à gauche de celui du prince sonmari, Sc on mec au dessus de tour ce qu’il y a de plusparfait en sculpture, les deux pleureuses quì sont auxpieds de cette princesse. Outre ces tombeaux on estimeinfiniment le piédestal d’une statue de faine André. Ilest a jour, Sc d une delicateste surprenante par rap-port au poids de la statue dont il est chargé. Quoiqueles formes du chœur soient de bois de chêne, Sc que cebois soit rude, rien n’estplus délicatement fini que ce rouvrage. On admire fur-tour les statues qui en sont laséparation : ce sont les anciens patriarches & les pro-phètes représentés dans leurs saints enthousiasmes, dansdes attitudes qui marquent un goût excellent, Sc beau-coup de génie & d’imagination dans les sculpteurs. Onn'estime pas moins les peintures des vitres, dont lecoloris est d’une vivacité surprenante. Ce couventest occupé depuis quelque temps par des Augustins dé-chaussés : Sc quoique cette maison n’ait pas été dotée àproportion de l’entcetien du bâtiment Sc des servicesdont elle est chargée, les religieux qui en sont en pos-session , ont néafitnoins fait jusqu’à présent toutes lesréparations nécessaires, avec beaucoup d’exactitude Scde dépense.

BROU AGE, petite ville de France, en Saintonge,avec un port de mer , Sc des salines les plus belles detout le royaume. La marée monte jusques sous ses mu-railles & une lieue plus haut. Adrien de Valois croit quec’est le Santonum Portos de Ptolomée; mais deLonguerue, dans fa description de la France, part. 1,p. 162, assure que Brouage est un lieu fort moderne ,inconnu à route l’antiquité, Sc dont il n’est fait aucunemention avant la troisième race des rois de France. Cen’étoit autrefois, selon ce fçavantabbé, qu’un village& une simple seigneurie qui appartenoic à la maison dePons, d’où elle vint par succession aux seigneurs deMirambeau, Sc c’est d’eux que les rois ont acquis cetteseigneurie qu’ils ont unie à leur domaine. Elle fut d’a-bord nommée Jacqueville , du nom de Jacques dePons son fondateur, Sc fut fortifiée par Hardouin deVilliers, après la bataille de Moncontour, pour la dé-fendre contre les réformés.Cette place qui est de difficileaccès , à cause des marais qui l’environnent, a été forebien fortifiée sous Louis XIII , par le cardinal deRichelieu. Ce grand ministre obtint du roi que ce gou-vernement seroit distrait de la province de Saintonge,comme il est encore aujourd’hui, Sc il laissa çetre mêmeplace en mourant à son neveu le duc de Brezé, qui luiavoir succédé à la charge de grand maître, Sc surinten-dant de la navigation. Ce duc ayant été tué l’an 1646,au siège d’Orbitclle, fur la côte de Toscane, LouisFoucaut de S. Germain, comte d’Ognon, vice amiralde France, qui commandoit pour le duc de Brezé àBrouage, s'en empara, fit la guerre au roi pendant lestroubles, ôc le contraignit à lui donner le bâton de ma-réchal de France, pour rendre cette importante place l’an1653. Ensuite elle a été soumise augou vernemenr d’Aonix.